Le troisième jour de Rajab est l’anniversaire du martyre de l’Imam Ali Al-Hadi (que la paix soit sur lui).

Les fidèles d’Ahl Al-Bayt (que la paix soit sur eux) commémorent en Irak et dans le monde, chaque année le troisième du mois béni de Rajab, le triste anniversaire du martyre de l’Imam Ali Al-Hadi (que la paix soit sur lui) le dixième de nos saints Imams (paix soit sur eux).

Comme le troisième Rajab 254 AH, les membres de la Maison de la Prophétie, leurs amants et fidèles ont été témoins de son douloureux martyre, qui était une nouvelle choquante pour eux, qui a profondément affecté l’imam Al-Hassan Al-‘Askari pour le martyre de son père Imam Ali Al-Hadi (paix soit sur eux deux) et il n’avait alors que quarante ans. L’imam Al-Hassan Al-Mujtaba (que la paix soit sur lui) a dit: « Il n’y a aucun de nous (Imams) n’est mort que empoisonné ou tué. »

L’Imam Al-Hadi (que la paix soit sur lui) est né dans le village de Surya dans les environs d’Al-Madina en 212 AH (214 AH dans une autre tradition) et est mort martyr et a été enterré à Samarra en 254 AH. Sa mère était Om Walad et son nom était (Sumana la Marocaine) et appelé (Om Al-Fadl). Il (que la paix soit sur lui) a quatre fils et une fille, et ils sont l’Imam Al-Hassan Al-Askari (la paix soit sur lui), Al-Hussein, Mohammad, Jaafar et Ulayyah.

Depuis sa petite enfance, l’Imam Al-Hadi (que la paix soit sur lui) était un modèle parfait de l’Islam. Il était sans défauts, et était orné de toutes les bonnes qualités et vertus. C’est pour cette raison que les gens l’appelaient «An-Naqi» qui signifie pur et saint, et «Al-Hadi» qui signifie guide. Il était bien connu par sa science, ses connaissances, sa piété, son culte.

Cheikh At-Tusi a raconté que l’Imam Al-Hadi (que la paix soit sur lui) avait 185 étudiants qui apprenaient et racontaient pour lui, parmi lesquels Al-Fadl Ibnu Shathan, Ali Ibnu Mehzyar, Dawud Annaysaburi, Ahmad Ibnu Is’haq et d’autres grands savants.

Imam Ali Al-Hadi (que la paix soit sur lui) a vécu dans la ville de son grand-père le Messager d’Allah (les prières et la paix d’Allah soient sur lui et sa sainte Famille) depuis près de vingt ans. Al-Mutawakkil Abbasi l’a amené à vivre à Samarra où il a vécu vingt ans jusqu’à ce qu’il soit tué par le poison et enterré dans sa maison où se trouve maintenant son sanctuaire sacré, après cela, il (que la paix soit sur lui) a passé une longue période de sa vie dans les prisons des Abbassides. Le meurtrier de l’Imam Al-Hadi (que la paix soit sur lui) était soit Al-Mu’tamid Al-Abbasi comme mentionné par Ibn Babawayeh, soit Al-Mu’taz Al-Abbasi comme indiqué par d’autres historiens.

Au moment de sa mort, un groupe de Bani Hashem des Talibyyin et des Abbassyennes s’est réuni chez lui avec un grand nombre de chiites, puis la porte du couloir a été ouverte, un serviteur noir en est sorti suivi d’Abu Mohammed Al- Hassan Al-‘Askari (que la paix soit sur lui) sans couvre-chef et avec des vêtements fendus, son visage ressemblait à celui de son père (que la paix soit sur eux deux). Une fois qu’ils l’ont vu ainsi, toutes les personnes présentes, même les enfants d’Al-Mutawakkil, se sont levées.

L’Imam Al-‘Askari (que la paix soit sur lui) s’assit devant eux, ils se turent alors, tout ce que l’on pouvait entendre, c’est seulement la toux et les éternuements, puis un serviteur est sorti apportant les chaussures d’Abu Mohammed (que la paix soit sur lui) puis les funérailles de l’Imam Al-Hadi (que la paix soit sur lui) ont été conduites dans la rue dirigée par son fils Imam Al-‘Askari (que la paix soit sur lui), notant qu’il avait prié à l’avance sur son père l’a enterrer dans sa maison, et tout Samarra resta alors dans la douleur et la douleur.

https://alkafeel.net/news/index?id=12498&lang=fr

Le 3 Rajab, Martyre d’Imam Ali al-Naqi, al-Hadi, Le 10e Imam du descendant du Prophète (صلی الله علیه و آله وسلم)

  Imam Ali Naqi, Al-Hadi, Le dixième parmi les Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p), a mené sa vie dans une activité intense centrée sur la culture islamique. Il enseignait et même les savants étaient parmi ses élèves. On dit que ceux qui transmettaient ses connaissances étaient au nombre de cent quatre-vingt transmetteurs environ.

 L’Imam est né à Médine, le 5 Rajab, 214 A.H. Sa mère était une femme magrébine du nom de Dame Samana.

Il fut le meilleur homme de son temps, un grand érudit et la quintessence de la grandeur, de la générosité et de la douceur.

Il vivait dans une chambre très simple et passait la majeure partie de son temps à la lecture du saint Coran. Il est le dixième successeur du Prophète de l’Islam (P) et avait pour charge la protection de l’Islam de toute déviation et falsification. C’est pour cela que le calife sanguinaire de l’époque le garda toute sa vie en résidence surveillée dans un camp militaire (askar).Ainsi les contacts entre lui et ses adeptes étaient très réduits.

A Médine l’imam Al Hâdi (P) était une référence incontestable pour les musulmans et c’est pour cela que le calife Al Moutawwakil le fit venir en Irak à Samarra. Mais la lumière de la guidance de l’imam était si forte que le calife ne pouvait l’éteindre. Il mourut empoisonné à Samarra, le lundi 3 Rajab, 245 A.H à l’âge de 42 ans. Il fut inhumé à Samarra où se trouve son mausolée.

Grâce à sa relation avec Dieu, à ses moralités dans ses liens avec les gens, à ses bonnes échanges avec eux, au soins qu’il leur procurait, mais aussi grâce à sa distinction dans tous les domaines de la science, l’Imâm al-Hâdî (p) a pu s’assurer une grande présence entre les gens, présence qui manquait à tous les gouverneurs de son époque. Cela a incité le calife al-Mutawakkil à dépêcher un émissaire à Médine, avec la charge d’emmener l’Imâm (p) à Samarrâ. Craignant les activités de l’Imâm (p) après avoir constaté la sympathie que lui montrait le peuple, il voulait ainsi l’avoir sous les yeux, afin de le contrôler.

Il nous est indispensable, en commémorant ce grand Imâm, de rappeler certaines de ses paroles qui nous présentent l’Islam dans toute sa clarté et sa pureté car, comme tous les autres Imâms (p), l’Imâm al-Hâdî (p) n’agissait pas à partir d’un effort intellectuel ou d’une pensée personnelle. Il ne faisait qu’exprimer l’Islam du Messager de Dieu (P) et l’Islam de Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire.

« Sois le partisan de ceux dont les paroles sont :

Notre Grand-père le tient de Jabrâ’îl,

Qui le tient du Créateur ! ».

Il a prouvé que la foi n’est une simple idée qui se localise dans le cœur et les sentiments, mais qu’elle est un mouvement vivant dans toutes les articulations de la vie de l’homme, dans toutes ses conduites, ses attitudes et ses actions.

Il a prouvé l’importance de la présence du Coran à toutes les époques, et ce dans les paroles qu’il a adressées à Ya’qûb Ibn As-Sikkît qui lui avait posé la question suivante : « Comment se fait-il que le Coran devient plus frais au fur et à mesure qu’on le lit et qu’on l’étudie ? ». L’Imâm a répondu : Le Coran, Il en est ainsi car  » Dieu ne l’a pas révélé pour une époque à l’exclusion d’une autre époque, ni pour un peuple à l’exclusion des autres peuples. Il est ainsi neuf à chaque époque, et il est ainsi frais et vivace pour chaque peuple et ainsi de suite jusqu’au Jour de la Résurrection ».

S’adressant à certains de ses compagnons de la crainte révérencielle et de l’obéissance, l’Imâm al-Hâdî (p) a dit : « Celui qui craint Dieu sera craint, celui qui obéit à Dieu sera obéi et celui qui satisfait le créateur ne se soucie pas du mécontentement de la créature ». Il a dit au sujet des biens et de l’Autre monde : « Dans ce bas-monde, les gens dépendent de leurs biens. Dans l’Autre monde, de leurs actions ». Personne ne saura être sauvé que par son action et par la miséricorde de Dieu.

L’Imâm al-Hâdî (p) a affronté l’idée courante chez beaucoup de monde parmi ceux qui sont habitués à attribuer les problèmes aux jours et au temps. Ils considèrent ainsi que tel jour est de mauvais augures, ou maudissent les jours. Pour certains le chiffre 13 est de mauvais augure, pour d’autre c’est le fait de voyager mercredi. A ce propos, al-Hassan Ibn Mas’ûd dit : « Je me rendais un jour chez Abû al-Hassan ‘Alî Ibn Muhammad, l’Imâm al-Hâdî (p). En route, j’ai eu mal au doigt, un homme monté sur une monture m’a bousculé et j’ai eu une entorse à l’épaule, puis me trouvant au milieu d’une mêlée, mes vêtements ont été déchirés. Je suis donc entré chez lui en accusant cette journée d’être de mauvais augure. Alors l’Imâm (p) m’a dit : «O Hassan ! Tu entres chez nous et tu fais porter la responsabilité de ta faute à celui qui n’est pas fautif ? O Hassan ! Quelle est la faute des jours et pourquoi vous les accusez d’être de mauvais augure chaque fois que vous y êtes châtiés pour vos fautes ?   ((La corruption est apparue sur la terre et sur la mer par suite des actes accomplis par les mains des hommes afin que Dieu leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont fait. Peut-être reviendront-ils !)) (Coran XXX, 41) ».

https://hajij.com/fr/islamic-countries-and-sects/islamic-events/item/10234-le-3-rajab-martyre-d-imam-ali-al-naqi-al-hadi-le-10e-imam-du-descendant-du-prophete

La vie de l’Imam Ali al-Hâdî (p)

L’Imam Ali Al–Naqi (Que le salut de Dieu soit sur lui), naquit le quinzième jour du mois de Zil–Haje, ou selon certains historiens, le deuxième jour du mois de Rajab, de l’année 212 de l’Hégire, à Siera, aux environs de Médine.Imam Ali al-Naqi (P) connu sous le nom de Hadi (guide), le dixième imam des musulmans chiites, est né en l’an 212 de l’hégire lunaire (828 après JC) dans la ville de Médine, dans la péninsule arabique du martyre de son père, Mohamad al-Taqi (P), a assumé la responsabilité de guider la communauté musulmane.Titres et sa lignéeL’Imam al-Hâdî (p) est le dixième Imam des chiites, son père est l’Imam Muhammad al-Jawâd (p), le neuvième Imam des chiites, et sa mère une servante(1)nommée Samâna al-Maghribîyya (2)ou Sûsan(3).Les titres les plus connus du dixième Imam des chiites sont : an-Naqî et al-Hâdi(4). On l’appela al-Hâdî (celui qui guide) parce qu’à son temps, il était considéré comme le meilleur des guides vers le bien(5). Il eut d’autres titres aussi comme : an-Najîb, aal-Murtadâ, al-‘Âlim, al-Faqîh, al-Amîn, at-Tayyib, al-Mutiwakkil, al-Khâlis, an-Nâsih(6).Le dixième Imam et son fils, l’Imam al-Hasan al-‘Askarî (p), sont connus sous le nom d’al-‘Askarîyayn(7) (: les deux ‘Askarî). Cela parce que les califes abbassides les avaient enfermés, à partir de l’an 233 H, à Samarra, jusqu’à la fin de leurs vies, dans un endroit nommé ‘Askar(8).Son kunya (surnom) est : Abu al-Hasan(9), et dans les sources chiites on l’appelle Abu al-Hasan al-Thâlith, ou le troisième Abu al-Hasan(10), pour ne pas le confondre avec le premier Abu al-Hasan, à savoir l’Imam al-Kâzim (p), et le deuxième Abu al-Hasan, l’Imam ar-Ridâ(11).Les preuves de son ImamatIl a précédemment été dit que pour prouver l’authenticité de chaque imam, on peut utiliser des preuves et des raisonnements divers dont les uns sont ceux qu’un Imam exprime pour son successeur. Ici, on s’en tient à énumérer ces preuves :Ismaïl bin Mehran a dit d’avoir adressé cette parole à Son Eminence Abu Jafar (p) dans son premier voyage à Bagdad : Que je sois un sacrifice pour vous ! J’ai peur qu’il vous une chose dans ce voyage. Qui sera l’imam d’après vous ? Son Eminence se tourna vers moi et dit : Ce dont tu as peur n’arrivera pas cette année.Je me suis rendu chez lui à l’époque où Al-Mutassam le convoqua à Bagdad pour lui dire : On vous emmène à Bagdad, qui sera donc l’imam d’après vous ? Son Eminence pleura tellement que sa barbe fut mouillée et il dit : Maintenant, il y a le péril. L’imam passera après moi à mon enfant Ali. (12)Kheirani a transmis cette parole de son père : Pour accomplir une mission, je tenais compagnie de Son Eminence Abu Jafar (p). Ahmad bin Issa Ashâri venait chaque nuit, à l’approche du bon matin, pour prendre des nouvelles de l’état de santé de Son Eminence Abu Jafar. On avait plané que si l’envoyé de Son Eminence Abu Jafar venait voir mon père, Ahmad bin Issa se levait pour qu’ils puissent parler en privée.Kheirani a dit : Dans une de ces nuits où l’envoyé de Son Eminence Abu Jafar (p) entra chez mon père, moi et Ahmad bin Muhammad sommes sortis pour qu’ils puissent parler en privée. Ahmad marchait en écoutant leurs paroles. L’envoyé de Son Eminence s’adressa à mon père : Ton Seigneur te salua et dit : Ma mort s’approche. L’Imamat passera à mon enfant Ali. Vous aurez les mêmes devoirs à son égard que jusqu’ici envers moi.L’envoyé d’Imam sortit. Ahmad bin Issa retourna et dit à mon père : Quel était le message de l’envoyé d’Imam ? Il dit que c’était bénéfique. Ahmad dit : J’ai tout entendu. Et puis, il a raconté tout ce qu’il avait entendu. Mon père dit : Tu as commis une chose interdite ! Ne sais-tu pas que le Coran a dit : N’espionnez jamais ? Maintenant que tu as entendu la parole, tiens-la dans ta mémoire car on en peut-être aura un jour besoin, mais n’en parle à personne.Kheirani dit : Le matin du même jour, mon père copia le message de Son Eminence Abu Jafar (p) dans dix versions, confiant chacune chez l’un des compagnons. Il dit : Si ma mort survient, ouvrez les lettres et agissez d’après les commandes contenues.Mon père a dit : Quand Son Eminence Abu Jafar (p) fit son passage, je n’ai pas sorti de chez moi jusqu’à ce que j’aie appris que les séniors de la famille sont réunis chez Muhammad ibn Faradj pour parler la question de l’Imamat. Muhammad ibn Faradj me transmit ces savoirs et sollicita que j’aille aussitôt à sa rencontre. J’ai monté à mon cheval pour me rendre chez Muhammad ibn Faradj. Il y avait chez lui, un groupe des séniors discutant les moyens de faire le contact avec l’Imam. La plupart d’entre eux, doutaient sur la question. Je me suis adressé à ceux chez qui j’avais confié une copie du message d’Imam pour dire : Apportez les lettres. Ils apportèrent. Je me tourné vers la foule présente : C’est un message que Son Eminence Abu Jafar (p) m’a commandé de vous transmettre. Certains ont dit : Si seulement il y avait un autre pour authentifier vos paroles. J’ai dit : Par hasard, le Dieu Eminent en a préparé les moyens. Abu Jafar Ashâri a aussi entendu ce message et il peut attester. Demandez-le-lui. Les présents ont demandé cette chose à lui, mais Abu Jafar refusa d’apporter son témoignage. Je l’ai invité à un Mubahala (maudire mutuellement pour que le fautif perde) mais il eut peur de Mubahala et dit : Oui, j’ai aussi entendu ce message, mais je voulais le garder pour moi car ce serait un honneur pour moi en tant qu’un homme arabe et que vu le Mubahala, j’ai décidé de ne plus le cacher. Après la fin de ces choses, tout le monde fut d’accord avec Son Eminence Abalhassan.Cheikh Mofide (Que Dieu Bénisse)  a écrit, après avoir raconté l’histoire ci-dessus : Il existe abondamment de choses à dire sur cette question. Il sera long à écrire s’il faut tout raconter. L’accord parmi les compagnons sur l’Imamat d’Abalhassan (p) et l’absence d’autres prétendants nous enlève le besoin d’apporter d’avantage de témoignages. (13)Saqr ibn Abidalf a dit d’avoir entendu de Son Eminence Abu Jafar Muhammad bin Ali (p) : L’Imam d’après moi sera mon fils Ali. Sa commande sera comme la mienne et sa parole ma parole et il faut se soumettre à lui comme vous aviez l’habitude de m’entendre. Après lui, l’Imamat arrivera à son fils Hassan. (14)Muhammad bin Uthman Koufi a dit d’avoir adressé cette parole à Son Eminence Abu Jafar (p) : S’il vous arrive (à Dieu ne plaise) un accident, à qui devrons-nous nous référer ? Il dit : A mon fils Abalhassan. Puis, il dit : Il arrivera bientôt un temps dur. J’ai demandé : Où est-ce qu’il faut aller pendant ce temps ? Il me dit : En Médine. J’ai demandé : En quelle ville de Médine ? Il répondit : En la Médine du Prophète. (15)Umayya bin Ali Qeïssi a dit d’avoir adressé cette parole Abu Jafar le second (p) : Qui sera votre successeur ? Il dit : Mon fils Ali. Puis, il ajouta : Il y aura bientôt un temps de difficultés surprenantes. (16)Muhammad bin Ismaïl bin Yazâ a transmis cette parole de Son Eminence Abu Jafar (p) : L’Imamat passera à mon enfant Abalhassan, bien qu’il ait sept ans. Puis, il ajouta : Oui, de sept ans et encore moins comme il était tel pour Jésus. (17)Haroun bin Fazl a dit : J’ai rencontré Abalhassan (p) au jour de la mort de son père. Il m’a dit : A Dieu nous sommes et à lui nous retournons. Mon père Abu Jafar (p) a fait son passage. J’ai demandé : Comment savez-vous qu’il a fait son passage ? Il dit : J’ai senti une certaine modestie sans précédente envers Dieu Eminent. (18)Un groupe d’habitants d’Ispahan comme Abulabbas, Ahmad bin Nazr et Abu Jafar Muhammad bin Alavieh, ils ont dit qu’il y avait un homme chiite en Ispahan nommé Abdalrahman à qui on a demandé : Pourquoi as-tu accepté l’Imamat d’Ali Naqî parmi tous les prétendants ? Il dit d’avoir constaté une chose chez lui qui fut une preuve consolidant sa foi : J’étais un homme pauvre mais téméraire au moment de parler. Les habitants d’Ispahan m’ont confié en compagnie d’un groupe, la mission de porter plainte chez Mutawakil le calife. Un jour quand j’étais chez le calife, celui-ci ordonna qu’un certain Ali bin Muhammad-Ridha se présente. J’ai demandé à quelqu’un qui était cet homme qu’on a convoqué, ayant l’impression qu’on avait l’intention de le tuer. Il dit : Cet homme est un Alawite dont les apostats croient à l’imamat. Je me suis dit : Je reste ici-même pour connaître cet homme.Entre temps, Ali bin Naqî arriva, monté sur un cheval. La foule lui a ouvert un passage, le regardant. Dès que je l’ai vu, j’ai senti dans mon cœur une certaine affection pour lui, priant Dieu de le débarrasser du mal qui allait lui arriver de Mutawakil. Quand il passait près de moi, il me regarda et me dit : Dieu accepta ta prière ; ta vie sera longue et tu auras abondamment de biens et d’enfants.De ces mots, j’ai eu un frisson mais je n’ai rien déclaré à mes compagnons.Puis, j’ai retourné à Ispahan. J’ai eu des biens foisons. Seulement dans ma maison, je possède des biens équivalents d’un millions drachmes, à part ma richesse en dehors de la maison. Dieu m’a accordé dix enfants. Maintenant, j’ai soixante-dix ans et quelques. Je crois à l’Imamat d’un homme qui savait ce qu’il y avait dans mon cœur et dont Dieu a accepté la prière à mon encontre. (19)L’Imam Hadi était très populaireL’Imam Hadi était très populaire et a servi comme scientifique, spirituelle et politique de référence de la communauté islamique, un fait qui n’aimait pas les gouvernants abbassides, de sorte que, comme ses honorables ancêtres ne sont pas morts de causes naturelles et a été empoisonné année lunaire 254 AH pendant le califat d’al-Mu’tazz al-Abassi.La période de l’Imamat de Hazrat Ali al-Naqi a coïncidé avec la période de six califes de l’usurpatrice dynastie abbasside. Motavakel gouvernement abbasside déplacé pour forcer l’Imam Hadi de Médine au centre du califat de ces jours, cet est à Samarra (situé en Irak), et eu cette immaculée sous surveillance totale.

La qualité morale notre Imam(p) est typique de celle des membres de cette maison sacrée. Même emprisonné, en confinement ou en liberté, ces âmes sacrées ont toujours voué leur existence à l’adoration d’Allah et à la défense de cette religion. La vie de notre Imam(p) fût à l’image de ces qualités.

L’Imâm al-Hâdî(p) a fait face à beaucoup de problèmes intellectuels qui s’étaient imposés sur la mentalité musulmane et qui l’avaient fait dévier loin du droit chemin. A son époque a sévi le problème de ceux qui prônaient le déterminisme, un dogme selon lequel Dieu aurait déterminé les actions des hommes et que ceux-ci ne sont pas libres d’obéir ou de désobéir car, selon les tenants de ce dogme, l’obéissance et la désobéissance sont déterminées par Dieu.La qualité morale Imam Hadi(p) est typique de celle des membres de cette maison sacrée. Même emprisonné, en confinement ou en liberté, ces âmes sacrées ont toujours voué leur existence à l’adoration d’Allah et à la défense de cette religion.La vie de Imam Hadi(p) fût à l’image de ces qualités.

L’Imam Hadi était très populaire et a servi comme scientifique, spirituelle et politique de référence de la communauté islamique, un fait qui ne aimait pas les gouvernants abbassides, de sorte que, comme ses honorables ancêtres ne sont pas morts de causes naturelles et a été empoisonné année lunaire 254 AH pendant le califat d’al-Mu’tazz al-Abassi. (20)Communications avec les chiitesL’Imam al-Hâdî (p) entretenait ses relations avec les chiites à travers des lettres et un réseaux de ses représentants qu’on appelait l’Organisation de la wikâlat.Selon Ja’faryân durant l’époque de l’Imam al-Hâdî, la ville de Qom était le foyer le plus important des chiites iraniens, et il y avait des relations très solides entres les chiites de Qom et les Imams (p) (21)Muhammad b. Dâwûd al-Qummî et Muhammad Talha étaient des représentants qui rassemblaient les lettres, les cadeaux et les Khums des chiites de Qom et de son alentour et les transmettaient à l’Imam al-Hâdî (p) (22)Durant l’Imamat de l’Imam al-Hâdî (p), malgré la répression des abbassides, l’Imam al-Hâdî (p) avait une bonne relation avec les chiites de l’Irak, de l’Egypte, de Yemen, etc.Selon Ja’fariyân, les représentants de l’Imam jouaient aussi des rôles dans la résolution des problèmes juridiques et théologiques des gens, et dans la confirmation de l’Imamat de l’Imam suivant (23)Ali b. Ja’far al-Hamânî, Abû Ali ar-Râshid et Hasan b. ‘Abd Rabba et son fils Ali (selon certains rapports) faisaient également parties des représentants de l’Imam al-Hâdî (p) (24) Selon certains rapports de Muhammad b. Umar al-Kashshî, le savant de la science des Rijâl chiite du 4e siècle de l’hégire, Ahmad b. Is’hâq était aussi l’un des représentants de l’Imam al-Hâdî (p). (25)Problème de l’invention du Coran et la position de l’Imam al-HâdîL’une des questions les plus importantes du troisième siècle de l’hégire (neuvième siècle a.c.) qui préoccupé beaucoup l’école de la pensée sunnite, était la dispute sur la question du Hudûth et du Qidam (création ou éternité) du Coran, ce qui a créé des divisions et les différents courant de l’Islam.Les chiites ont gardé le silence en suivant les instructions des Imams (p) sur cette question. Dans une lettre alors l’Imam al-Hâdi (p) a ordonné à l’un des chiites de ne pas se prononcer sur cette question et de ne pas faire preuve de partialité à l’égard des opinions concernant la création ou l’éternité du Coran  (26)Science de Kalâm (théologie) de l’Imam (p)En raison des divergences d’opinion entre les différentes sectes chiites, il était difficile pour l’Imam (p) de diriger le peuple. Les chiites étaient dispersés dans différentes régions, ce qui signifiait que de temps en temps, ils étaient influencés par des opinions différentes. Dans cette confusion, les groupes non chiites et les oppositions anti-chiites ont provoqué ces désaccords et les ont faussement projetés, plus profondément qu’ils ne l’étaient réellement.Il y a une narration d’al-Kashshî qui montre explicitement une personne composée de trois sectes appelées Zurariyya,’Ammariyya, et Ya’furiyya et attribuée à chacun des grands compagnons de l’Imam as-Sâdiq (p) (Zurâra b. A’yan, ‘Ammâr as-Sâbâtî, et Ibn Abî Ya’fûr).Les Imams (p) des chiites ont parfois été confrontés à des questions, dont l’origine de certains étaient ces désaccords entre chercheurs chiites – qui étaient parfois simplement axés sur la discussion ou parfois plus profonds – et les Imams (p) devaient alors juger ou arbitrer ces questions.Un de ces questions était Tashbih et Tanzih des attributs Divins. Depuis le début, les Imams (p) des chiites ont insisté sur la vérité de la théorie de Tanzih.Les discussions sur Hishâm b. al-Hakam et Hishâm b. Sâlim sur Tashbih et Tanzih ont provoqué des désaccords entre les chiites et les Imams (p) ont fréquemment rencontré des questions sur ces sujets.Par conséquent, plus de vingt et une (21) narrations sont rapportées par l’Imam al-Hâdî (p) sur le Tanzih dont certaines sont très complètes et indiquent toutes que l’Imam (p) a approuvé Tanzih (27)En ce qui concerne les opinions des Imams (p) sur la prédestination et le libre arbitre, il existe un traité complet attribué à l’Imam al-Hâdî (p). Dans ce traité, les principes théologiques chiites concernant la prédestination et le libre arbitre sont expliqués selon le Coran et l’interprétation du Hadîth, La jabr wa la tafwîd bal amrun bayn al-amrayn (il n’y a ni prédestination ni libre arbitre, mais un décret entre ces deux questions) rapportée de l’Imam as-Sâdiq (p) (28)Parmi les récits rapportés par l’Imam al-Hâdî (p) avec le titre de Ihtijajat, la plupart concerne la prédestination (jabr) et le le libre arbitre (ikhtiyâr) (29)HadithsDans divers livre de compilation de Hadiths chiites, comme : les quatre livres, Bihâr al-Anwâr, Tuhaf al-‘Uqûl, al-Ihtijâj, et Tafsir de ‘Ayyâshî, certains hadiths sont rapportés de l’Imam al-Hâdî (p).Dans Musnad al-Imam al-Hâdî près de 350 hadiths sont attribués à l’Imam Hâdî (p). Les hadiths qui sont rapporté de lui sont moins nombreux que les hadiths rapportés des autres Imams chiites. Certains considèrent que cela était à cause de la résidence surveillée et forcée de l’Imam à Samarra sous le gouvernement abbassyde.Les hadiths attribués à l’Imam Hâdî concernent différentes thématiques comme : at-Tawhid (Unicité Divine), Imamat, Ziyarat (Visite Pieuse), Tafsir (interprétation coranique), et divers chapitres juridiques (pureté et propreté, prière, jeûne, aumône, mariage, adab). Plus de 21 hadiths attribué à l’Imam Hâdî (p) concernent at-Tawhid et le at-Tanzih (30)Précisons également que dans les hadiths attribués à l’Imam Hâdî (p), il est appelé par divers titres et noms, dont : Abi al-Hasan al-Hâdî, Abi al-Hasan at-Thalith, Abi al-Hasan al-Akhîr, Abi al-Hasan al-‘Askarî, al-Fagih al-‘Askarî, ar-Rajul, al-Tayyib, al-Akhîr, as-Sâdiq b. Sâdiq, ou al-Faqih tout court. Certains pensent que la raison de toutes ces diverses appellations était la dissimulation pieuse (taqiyya) (31)InvocationsL’Imam al-Hâdî (p) a fait de grands efforts pour éduquer et familiariser les musulmans chiites avec les enseignements chiites par le biais des Du’a (invocation) et de pratiques de la Zîyârat (notamment visite pieuse par la lecture de texte). Ces points ont eu une grande influence dans le domaine chiite et ont régulièrement inspiré certains concepts au sein de la société chiite.Ainsi les deux textes de la Zîyârat al-Jâmi’at al-Kabîra (32)et de la Zîyârat al-Ghadîrîya sont de l’Imam Hâdî (p).Le texte de la Zîyârat al-Jâmi’at est connu pour être un texte imamologique. Le texte de la Zîyârat alGhadîrîya est axé sur le double principe chiite d’at-Tawallâ et d’at-Tabbarâ, et les vertus de l’Imam Ali (p).

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Imam Ali al-Naqi al-Hadi (P)

Le dixième Imam est Ali Naqi, Al Hâdi, fils de Muhammad (P). Sa mère était une femme magrébine du nom de Dame Samana.L’Imam est né à Médine, le 5 Rajab, 214 A.H.

Il fut le meilleur homme de son temps, un grand érudit et la quintessence de la grandeur, de la générosité et de la douceur.

Il vivait dans une chambre très simple et passait la majeure partie de son temps à la lecture du saint Coran. Il est le dixième successeur du Prophète de l’Islam (P) et avait pour charge la protection de l’Islam de toute déviation et falsification. C’est pour cela que le calife sanguinaire de l’époque le garda toute sa vie en résidence surveillée dans un camp militaire (askar).Ainsi les contacts entre lui et ses adeptes étaient très réduits.

A Médine l’imam Al Hâdi (P) était une référence incontestable pour les musulmans et c’est pour cela que le calife Al Moutawwakil le fit venir en Irak à Samarra. Mais la lumière de la guidance de l’imam était si forte que le calife ne pouvait l’éteindre. Il mourut empoisonné à Samarra, le lundi 3 Rajab, 245 A.H à l’âge de 42 ans. Il fut inhumé à Samarra où se trouve son mausolée.

A l’époque de l’imam Al Hâdi la chirurgie n’était pas bien connue. Un des musulmans avait un fils qui était malade et le médecin lui conseilla la chirurgie. Ce qui fut fait mais l’enfant succomba à la maladie et la famille blâma le père d’avoir accepté l’opération.

L’homme alla voir l’imam et lui raconta ce qui était arrivé. L’imam le rassura en lui disant qu’il n’avait fait que son devoir. Cet incident eu pour effet la réhabilitation de la chirurgie qui à l’époque ne se pratiquait que dans le monde musulman.

Les faux dévots sévissaient beaucoup à l’époque de l’imam. Et sous prétexte d’ascétisme, ils prétendaient que la beauté de la nature peut dévier les musulmans de la voie de l’adoration de Dieu. Quant à l’imam recevant un jour une fleur d’un jeune garçon , il la baisa puis la posa sur ses yeux et dit : « Quiconque reçoit une fleur , puis la pose sur ses lèvres et sur ses yeux et dit ‘’allahoumma salli ‘ala Muhammad wa ali Muhammad (mon Dieu salue et béni Muhammad et la famille de Muhammad)’’ , alors Dieu lui écrit autant de bonnes actions qu’il y a de graines de sable dans le désert de Alej et efface pour lui autant de mauvaises œuvres »

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Un bref aperçu sur le neuvième Imam Muhammad al-Jawâd (P)

Imam Muhammad al-Jawâd (a)  ou Imam Muhammad Taqî (a), Muhammad b. Ali b. Mûsâ b. Ja’far, connu sous le nom d’al-Jawâd, est le neuvième Imam des chiites duodécimains. Il est né en l’an 195 H. à Médine; et a été tué à l’âge de 25 ans,  par Mu’tasim  . Il est enterré à Bagdad- Kazumiya à côté de son ancêtre Imam Musa Al-kazim  (as) .Après le martyre de l’Imam ar-Ridâ (a), certains chiites ont pris son frère, Abd Allah, pour l’Imam suivant. D’autres ont rejoint les Waqidites. Mais la plupart ont admis l’imamat de son fils, l’Imam al-Jawâd (a), malgré son jeune âge.Son époque fut très sensible. Il était donc en relation avec les chiites par l’intermédiaires de son représentant.Les débat juridique et théologique de l’Imam al-Jawâd (as) notamment à propos des thèmes comme le pèlerinage de hadj, et la Loi concernant le « vol », sont très connus.Ses titres et sa lignéeMuhammad b. Ali b. Mûsâ b. Ja’far b. Muhammad, est le neuvième Imam des chiites duodécimains, connu sous le nom de l’Imam al-Jawâd (as). Son père est l’Imam Ali ar-Ridâ (as), le huitième Imam chiite, et sa mère Sabika une fille issue de la famille de Mariya Qibtiyya- une des épouses du Prophète (s). Précisons que dans certaines sources, le nom de sa mère est mentionné : Khayzarân ou Rayhâna.Son titre est Abû Ja’far, et dans certaines sources on l’a nommé Abû Ja’far ath-Thânî, afin de ne pas le confondre avec Abû Ja’far al-Awwal, c’est à dire Imam Muhammad al-Bâqir (as) .Son surnom le plus connu est al-Jawâd, mais il en a d’autres comme : Taqî, Murtadha, Radhî, Mukhtâr, Mutawwakkil et Muntajab .Sa naissance et sa mortL’Imam Mohammad Ibn Ali at-Taqi (le pieux), parfois nommé al-jawâd (le magnanime) ou Ibn ar-Ridâ  est le fils du huitième Imam.  il est né le 10 Rajab en 195/809 à Médine et, selon des traditions chi’ites, est mort martyr le 29 Dhul Qi’dah en 220/835, empoisonné par sa femme, la fille de Ma’mûn, sur l’instigation du calife Abbasside Mu’tasim. Il fut enterré aux côtés de son grand père, le septième Imam, à Bagdad-  Kâzimayn.Il devint Imam après la mort de son père, sur Ordre divin et par décret de ses prédécesseurs. Au moment de la mort de son père, il était à Médine.Ma’mûn l’appela à Baghdad qui était alors la capitale du califat et lui manifesta extérieurement beaucoup de bienveillance. Il donna même sa fille en mariage à l’Imam et le garda à Bagdad. En réalité, il voulait de cette manière exercer une étroite surveillance sur l’Imam, à la fois de l’extérieur et de l’intérieur de sa famille.L’Imam passa quelques temps à Bagdad et puis, avec le consentement de Ma’mûn, repartit pour Médine où il resta jusqu’à la mort de Ma’mûn. Quand Mu’tasim devint calife, il appela l’Imam à Bagdad, et comme on l’a dit plus haut, le fit empoisonner par sa femme.Malgré son très jeune âge, l’Imam(as) avait une forte personnalité qui suscitait chez tous ses interlocuteurs le plus grand respect et la plus haute considération. Un jour, et alors qu’il regardait d’autres enfants jouer, le Calife al Ma’mûn passa avec son escorte. Tous les enfants s’enfuirent excepté le futur Imam al Jawâd(as). Al Ma’mûn le regarda avec intérêt et lui dit : « Pourquoi ne t’es-tu pas enfui comme les autres gosses ? « L’Imam al Jawad(as) répondit : « Le chemin n’est pas si étroit pour que je sois obligé de le libérer pour vous et je n’ai rien commis qui mérite une sanction. Je pense que vous raisonnez assez pour ne pas me punir si je ne le mérite pas. C’est pour cela que je n’ai pas bougé. » Al Ma’mûn fut très intrigué de la logique d’un si jeune enfant et lui demanda comment il s’appelait L’Imam(as) répondit : « Je m’appele Mohammed ibn Ali ar-Reza ! » L’Imam fut le plus grand érudit de son temps, le plus généreux et le meilleur bienfaiteur. Il fut très coopératif, gentil et de bonne disposition, et très éloquent. Il avait l’habitude de monter sur son cheval en apportant de l’argent et des aliments pour les distribuer aux nécessiteux. Son savoir fut célèbre parmi les gens. Une fois quatre-vingts de ses disciples se réunirent chez lui à son retour du Hajj et lui posèrent diverses questions. L’Imam répondit à tout ce qu’on avait demandé et tout le monde fut satisfait . Un jour plusieurs personnes se rassemblèrent autour de lui à la Mecque et lui posèrent des milliers de questions en une séance. L’Imam répondit à toutes les questions sans hésitation ni fausse note. A l’époque il n’avait que neuf ans. Mais un tel phénomène (miraculeux) n’est pas inhabituel chez les Ahl-al-Bayt. Le Calife Mamoun al-Rachid accorda la main de sa fille à l’Imam après l’avoir soumis à une épreuve très difficile ; cet événement est bien connu dans l’histoire. Il convoqua tous les notables Abbasside, les savants de l’époque et bien sûr l’Imam al Jawad(as). Parmi ses personnalités présentes figurait Yahia ibn Akhtam qui était une grande figure scientifico-juridique et également juge(Hakim). Yahia ibn Akhtam lui posa la question : « Que dis-tu concernant un croyant en état d’Ihram (sacralisation) qui aurait tué un animal ? » L’Imam(as) répondit : « A-t-il tué cet animal hors du lieu sacré ou dedans ? Connaissait-il l’interdiction de tuer l’animal ou non ? L’a-t-il tué par accident ou bien exprès ? L’homme est-il libre ou esclave ? Est-il petit ou grand ? Est-ce la première fois ou est-ce une récidive ? L’animal était-ce une volaille ou autre ? était-il petit ou grand ? L’homme regrette-t-il son acte ou non ? étais-ce durant la nuit dans son nid ou la journée hors de son nid ? l’Ihram était-il fait pour la Umra (petit pélerinage) ou al Hajj (grand pélerinage) ? Yahia ibn Akhtam fut tellement gêné par ces détails auxquels ils n’avait pas pensé qu’il se sentit malmené et avili. Les gens présents restèrent comme des écoliers lorsque l’Imam(as) tenu absolument à répondre lui-même à toutes ces questions. Sur cette démonstration de Sciences de l’Imam al Jawad (as), les notables et les savants quittèrent le palais la tête base et le visage noircis. Mort de l’Imam (as) Al Mou’tassim était aussi mauvais que son frère mais beaucoup moins calculateur et stratège. Il ne voulut pas perdre de temps avec une telle menace à son pouvoir illégitime qu’était l’Imam al Jawad(as) et les Ahl’ul Bayt en général. Il ordonna à son neveu Ja’far de faire mourir l’Imam(as) et ce dernier commanda à sa soeur d’empoisonner son mari de la même manière que l’avait été l’Imam ar-Reza(as) ce qu’elle fit. Cet acte diabolique eut lieu le 26 Zoul Hijjah de l’an 220 de l’Hégire.Ses enfantsSelon Cheikh al-Mufîd, l’Imam al-Jawâd (a) a eu quatre enfants appelés :Ali (Imam al-Hâdî (a)) Mûsâ Fâtima AmâmaCependant, selon certaines sources l’Imam (a) avait trois filles nommées :Hakîma Khadîja Umm KulthûmWaqifitesLes Waqifites étaient une autre secte active, contemporaine avec l’Imam al-Jawâd (a). Ils se sont arrêtés sur l’imamat de l’Imam Mûsa b. Ja’far (a) et n’ont pas accepté l’imamat de l’Imam ar-Rida(as). Lorsque l’Imam al-Jawâd (a) a été interrogé sur le sujet de prier derrière les Waqifites, il (a) a interdit aux chiites de le faire.ZaydismeLes Zaydites étaient un autre groupe contemporain avec l’Imam al-Jawâd (a) qui constituaient une autre ramification des chiites. Leur animosité contre le chiisme duodécimain et leur calomnie contre les Imams (a), ont conduit à un positionnement rigoureux des Imams (a) contre eux. Par exemple, l’Imam al-Jawâd (a) en citant ce verset : « Ce jour-là, visages humbles, absorbés, harassés » (88: 2-3)Hadiths de l’Imam al-Jawâd (a.s.)الْمُؤمِنُ یَحْتاجُ إلى ثَلاثِ خِصالٍ: تَوْفیقٍ مِنَ اللّهِ عَزَّوَجَلَّ، وَ واعِظٍ مِنْ نَفْسِهِ، وَقَبُولٍ مِمَّنْ یَنْصَحُ(بحار‌الانوار، ج75، ص358)Le croyant doit avoir trois qualités: être dans les bonnes grâces de Dieu, être un bon prédicateur pour lui-même, et accepter les paroles de la personne qui le conseille.إیّاکَ وَ مُصاحَبَةُ الشَّریرِ، فَإنَّهُ کَالسَّیْفِ الْمَسْلُولِ، یَحْسُنُ مَنْظَرُهُ وَ یَقْبَحُ أثَرُهُ(بحار‌الانوار، ج71، ص198)Évitez l’amitié des méchants, car une personne méchante est comme une épée empoisonnée qui est belle mais dont les effets sont laids et dangereux.مَن لَم يَعرِفِ المَوارِدَ أعيَتهُ المَصادِرُ(مسند الامام الجواد، ص 243)Celui qui ne sait pas comment entrer dans un chemin, sera dévasté en sortant.عِزُّ الْمُؤْمِنِ غِناه عَنِ النّاسِ(بحارالانوار، ج72، ص109)La dignité du croyant réside dans son désintérêt pour les richesses des autres.مَنْ أصْغى إلى ناطِقٍ فَقَدْ عَبَدَهُ، فَإنْ کانَ النّاطِقُ عَنِ اللّهِ فَقَدْ عَبَدَ اللّهَ، وَ إنْ کانَ النّاطِقُ یَنْطِقُ عَنْ لِسانِ إبلیس فَقَدْ عَبَدَ إبلیسَ(کافی، ج6، ص434)Toute personne intéressée par un orateur sera son serviteur, donc si l’orateur parlait d’Allah, il serait le serviteur d’Allah, et si l’orateur parlait au nom de Satan, il serait le serviteur de Satan.لَوْ سَکَتَ الْجاهِلُ مَا اخْتَلَفَ النّاسُ(بحارالانوار، ج75، ص81)Si les ignorants avaient choisi de se taire, les gens ne seraient pas divisés par la dissension.مَنِ اسْتَحْسَنَ قَبیحاً کانَ شَریکاً فیهِ(بحارالانوار، ج75، ص82)Quiconque a loué un acte [ou d’un mot] laid aurait une part dans cela.لَنْ یَسْتَکْمِلَ الْعَبْدُ حَقیقَةَ الاْیمانِ حَتّى یُؤْثِرَ دینَهُ عَلى شَهْوَتِهِ، وَلَنْ یُهْلِکَ حَتّى یُؤْثِرَ شَهْوَتَهُ عَلى دینِ(بحارالانوار، ج75، ص81)Un serviteur d’Allah ne trouverait jamais la vérité de la foi jusqu’à ce qu’il préfère les règles de sa religion à ses désirs, et il ne serait jamais succomber jusqu’à ce qu’il préfère ses désirs aux règles de sa religion.ثَلاثُ خِصالٍ تَجْتَلِبُ بِهِنَّ الْمَحَبَّةُ: الاْنْصافُ فِى الْمُعاشَرَةِ، وَ الْمُواساةُ فِى الشِّدِّةِ، وَ الاْنْطِواعُ وَ الرُّجُوعُ إلى قَلْبٍ سَلیمٍ(بحارالانوار، ج75، ص82)Trois qualités vous rendront adoré par les autres: la justice quand vous les traitez, la commisération avec leur détresse et la recherche d’un cœur de spiritualité.التَّوْبَةُ عَلى أرْبَع دَعائِم: نَدَمٌ بِالْقَلْبِ، وَاسْتِغْفارٌ بِاللِّسانِ، وَ عَمَلٌ بِالْجَوارِحِ، وَ عَزْمٌ أنْ لایَعُودَ(کشف‌الغمه، ج2، ص349)La repentance serait acceptée par quatre signes: ressentir des regrets au coeur de soi, chercher le pardon par la langue (Istighfar), demander une compensation par des actes, et une décision sérieuse de ne pas répéter le péché.

https://fr.al-shia.org/un-bref-apercu-sur-le-neuvieme-imam-muhammad-al-jawad-p/

Il naquit, le 10 Rajab 195 A.H., à Médine et mourut empoisonné à Bagdad le 5 zoulqa’da 220 A.H.

Il fut inhumé derrière le mausolée de son grand-père, l’Imam Moussâ al-Kâzim, à Kâzimiyya où se trouve aujourd’hui également son propre mausolée.

L’Imam fut le plus grand érudit de son temps, le plus généreux et le meilleur bienfaiteur. Il fut très coopératif, gentil, de bonne disposition, et très éloquent.

Il avait l’habitude de monter sur son cheval pour apporter de l’argent et des aliments aux nécessiteux.

Un jour plusieurs personnes se rassemblèrent autour de lui à la Mecque et lui posèrent des milliers de questions en une séance. L’Imam répondit à toutes les questions sans hésitation ni fausse note. A l’époque il n’avait que neuf ans. Mais un tel phénomène (miraculeux) n’est pas inhabituel chez les Ahlul Bayt (p).

 Débat et sciences de l’imam

Dans son livre « al-Irshâd », ash-Cheikh al-Mufîd a écrit : « Constatant les vertus de Abû Ja’far (p) en dépit de son bas âge, et le degré qu’il a atteint en matière de science, de sagesse, de culture et de perfection d’esprit, degré qui n’était atteint par aucun des savant de son époque, al-Ma’mûn en était tellement passionné et admiratif qu’il lui a donné en mariage sa fille Umm al-Fadl. Abû Ja’far (p) l’a emmenée avec lui à Médine entouré de toutes les faveurs et de tous les respects de al-Ma’mûn ».

Un peu avant le mariage, un juge du nom de Yahya Ibn Ektham réputé en matière de polémique, interpella l’imam, en présence de Al-Mamu’n, en ces terme : « O Abu Ja’far que dis tu à propos d’un homme vêtu de l’habit rituel du pèlerinage (ihram, qui se porte pendant les rites du Hajj et qui rend illicite certains actes), et qui aurait tué un gibier » ?

L’imam répondit : « cela dépend : l’a-t-il tué exprès ou par accident ? Le chasseur était-il libre ou esclave ? Mineur ou majeur ? Le gibier était-il de la volaille ou autre ? Etait-il petit ou grand ? Le chasseur a-t-il regretté son acte ou pas ? Le gibier était-il tué le jour en liberté ou la nuit dans son nid ? L’habit rituel était-il porté pour le petit pèlerinage (‘omra) ou pour le grand (Hajj) ? ». Ensuite l’imam répondit lui-même à tous les embranchements de la question et Ibn Ektham qui n’avait pas prévu tous ces détails à sa propre question se sentit très ridicule et avili.

Perplexe, Ibn Aktham ne savait pas quoi dire et il s’est mis à marmotter. Toute la séance s’est rendue compte de son échec et de sa honte. Al-Ma’mûn a donc pris la parole et a dit : ‘Gloire à Dieu pour cette bénédiction et pour la justesse de mon choix’. Puis, regardant les siens, il leur a dit : reconnaissez-vous maintenant ce que vous avez nié hier ?.

Puis, se tournant vers Abû Ja’far, il lui a dit : Veux-tu demander la main de ma fille, ô Abû Ja’far ?. Recevant la réponse affirmative, al-Ma’mûn lui a dit : Que je sois sacrifié pour toi ! Je te donne ma fille Umm al-Fadl en mariage, même si certains ne le souhaitent pas. Après cela, al-Ma’mûn lui a demandé de poser une question à Ibn Aktham. Abû Ja’far (p) a dit à Ibn Aktham : Puis-je te poser une questions ?. Il a répondu : C’est à toi de décider. Je saurais peut-être répondre, sinon tu me donneras la réponse.

Abû Ja’far (p) lui a donc posé la question suivante : Que dis-tu au sujet d’un homme qui a regardé une femme au début de la journée mais que son regard était illicite. Quelques moments plus tard, la femme lui était licite. A midi, elle lui était illicite. Dans l’après-midi, elle lui était licite. Au coucher du soleil, elle lui était illicite. Au moment de la prière du soir, elle lui était licite. A minuit, elle lui était illicite. A l’aube elle lui était licite. Qu’en était-il de cette femme ? Et pourquoi elle lui était tantôt licite tantôt illicite ?

Yahyâ a répondu : Par Dieu, je ne connais pas la réponse ! Peux-tu nous la donner ?

Abû Ja’far (p) a dit : ‘Cette femme est une esclave qui appartient à un certain homme. Un homme étranger l’a regardée au début de la journée et son regard était illicite. Quelques moments plus tard, il l’a achetée, et là il lui était licite de la regarder. A midi, il l’a affranchie et il ne lui était plus licite de la regarder. Dans l’après midi, il s’est marié avec elle et elle lui était devenue licite. Au coucher du soleil, il a juré de ne plus la prendre comme femme et elle lui était devenue illicite. Au moment de la prière du soir, il a versé une expiation et elle lui était redevenue licite. A minuit, il l’a divorcée et elle lui était devenue illicite. A l’aube il s’est remarié avec elle et elle lui était redevenue licite.

Alors, al-Mâ’mûn s’est adressé aux siens et leur a dit : Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui saurait répondre à une telle question ?

Ils ont tous répondu : Par Dieu ! Que non. Le commandeur des croyants sait mieux que nous ce qu’il y à faire.

Tout cela nous permet de dire à propos de l’Imâm al-Jawâd qu’il est « l’Imâm miraculeux ». Avec toute cette science qui lui est inspirée par Dieu, il est vraiment un miracle dans la mesure où les savants de l’époque ne pouvaient pas l’égaler alors que lui n’était qu’un jeune garçon.

L’Imâm al-Jawâd (p), le miracle de l’Imâmat

L’Imâm al-Jawâd (p) est celui qui, très tôt, a été ouvert à la ligne de l’Imâmat (il a été imam alors qu’il était un jeune garçon). On peut dire à son compte ce qui est dit par Dieu en ce qui concerne la prophétie de Yahyâ (p) : ((Nous lui avons donné la sagesse alors qu’il n’était qu’un petit enfant)) (Coran XIX, 12). Après la mort de son père, l’Imâm ‘Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p), l’Imâm al-Jawâd (p) a assumé toutes les responsabilités de l’Imâmat.

Car son Imâmat était ouvert à toute la réalité alors qu’il était encore très jeune. Il a surpris les raisons tellement ses sciences étaient immenses, tellement il donnait les réponses exactes aux questions les plus compliquées qu’on lui posait, tellement il avait le pouvoir de montrer les qualifications de la loi divine.

Dès sa tendre enfance, l’Imâm a pu prouver la validité et l’efficacité de l’Imâmat.

‘Alî Ibn Ja’far, Safwân Ibn Yahyâ, Mu’ammar Ibn Khallâd, al-Hussein Ibn Bashshâr, Ibn Abû Nasr al-Bîzantî, Ibn Qayâmâ al-Wâsitî, al-Hassan Ibn al-Jahm, Abû Yahyâ as-San’ânî, al-Khayrânî, Yahyâ Ibn Habîb az-Zayyât et beaucoup d’autres (3) ont rapporté que l’Imâm Abû al-Hassan ar-Ridâ (p) a désigné son fils Abû Ja’far al-Jawâd (p) comme Imâm après lui. On lit dans Târîkh al-Mas’ûdî (Histoire de Mas’ûdî) qui le tient d’une chaîne de transmetteurs qui finit par Muhammad Ibn al-Hussein Ibn Asbât, le texte suivant : «’Alî, Abû Ja’far, était sorti à notre rencontre. Je me suis alors mis à le regarder pour pouvoir le décrire à nos compagnons en Egypte. Il m’a dit : ‘Ô ‘Alî Ibn Asbât ! Dieu a donné des arguments en ce qui concerne l’Imâmat tout comme Il a donné des arguments en ce qui concerne la Prophétie. Il a dit à ce propos : « Nous lui avons donné la sagesse alors qu’il n’était qu’un petit enfant » (Coran XIX, 12). Et « lorsqu’il a atteint l’âge adulte, Nous lui donnâmes la sagesse et la science » (Coran XII, 22). Il est donc possible que la sagesse lui soit donnée alors qu’il n’est qu’un petit enfant, ou lorsqu’il atteint l’âge de quarante ans’ ».

Au sujet du bas âge de l’Imâm al-Jawâd (p) lorsqu’il a remplacé son père, l’Imâm ar-Ridâ (p)

Une Tradition rapportée par ‘Abdullah Ibn Ja’far dit : « je me suis rendu avec Safwân Ibn Yahyâ chez l’Imâm ar-Ridâ (p). Son fils Abû Ja’far (p) était debout et il avait trois ans. Nous lui avons dit : ‘Que nous soyons sacrifiés pour toi ! Si quelque chose t’arrive, qui sera l’Imâm après toi ?’. Il a répondu en le désignant du doigt : ‘Mon fils que voici’. Nous lui avons dit : ‘Même à cet âge ?’. Il a répondu : ‘Même à cet âge. Dieu, le Très-Haut, a investi Jésus alors qu’il avait deux ans’ » (Kifâyat al-Athar, p. 324).

Entouré des gens et de ses compagnons, l’Imâm al-Jawâd (p), a assumé les responsabilités de l’Imâmat. Ils enseignait aux gens et les habituait à être tolérants et ouverts. Il le faisait même avec ceux qui n’avaient pas les mêmes avis que lui, surtout lorsqu’ils étaient de ses proches. Quelqu’un lui a écrit une lettre dans laquelle il lui disait : « Mon père est l’un des Nawâsib (ceux qui haïssaient les Gens de la Maison du prophète). Il entretient des vues ignobles. Il vous hait, vous insulte et vous considère comme des ennemis. Il me cause beaucoup de peine et il me fait souffrir. Invoque Dieu pour moi si tu le trouves bon et penses-tu (Que je sois sacrifié pour toi) que je dois le côtoyer ou m’opposer à lui ? ».

L’Imâm al-Jawâd (p) lui a écrit la réponse que voici : « J’ai compris ce que tu as dit dans ta lettre au sujet de ton père. Je prierai pour toi, si Dieu le veut. Le côtoyer vaut mieux que de t’opposer à lui. Il se peut qu’il finisse par s’incliner vers toi et, après cela, vers tes vues. La facilité vient après la difficulté. Sois patient car ceux qui craignent Dieu auront ce qu’ils désirent. Que Dieu te raffermit sur la voie de la reconnaissance de l’Autorité de ceux que tu reconnais. Nous sommes, nous et vous, confiés à Dieu qui ne perd pas ce qu’on Lui confie » (Bihâr al-Anwâr, tome 5, p. 55).

Plus tard, cet homme a dit que son père a fini pour s’ouvrir vis-à-vis de lui. Il ne le contredisait en rien grâce à la prière de l’Imâm et ses instructions.

La Sience de l’Imam Muhammad al-Jawad (as)

Le neuvième Imam des croyants est Muhammad Al Jawad fils de Ali Al-Redha. Sa mère était Dame Sabika

Il naquit, le 10 Rajab 195 A.H., à Médine et mourut empoisonné à Bagdad le 5 zoulqa’da 220 A.H.

Il fut inhumé derrière le mausolée de son grand-père, l’Imam Moussâ al-Kâzim, à Kâzimiyya où se trouve aujourd’hui également son propre mausolée.

L’Imam fut le plus grand érudit de son temps, le plus généreux et le meilleur bienfaiteur. Il fut très coopératif, gentil, de bonne disposition, et très éloquent.

Il avait l’habitude de monter sur son cheval pour apporter de l’argent et des aliments aux nécessiteux.

Un jour plusieurs personnes se rassemblèrent autour de lui à la Mecque et lui posèrent des milliers de questions en une séance. L’Imam répondit à toutes les questions sans hésitation ni fausse note. A l’époque il n’avait que neuf ans. Mais un tel phénomène (miraculeux) n’est pas inhabituel chez les Ahlul Bayt (p).

 Débat et sciences de l’imam

Dans son livre « al-Irshâd », ash-Cheikh al-Mufîd a écrit : « Constatant les vertus de Abû Ja’far (p) en dépit de son bas âge, et le degré qu’il a atteint en matière de science, de sagesse, de culture et de perfection d’esprit, degré qui n’était atteint par aucun des savant de son époque, al-Ma’mûn en était tellement passionné et admiratif qu’il lui a donné en mariage sa fille Umm al-Fadl. Abû Ja’far (p) l’a emmenée avec lui à Médine entouré de toutes les faveurs et de tous les respects de al-Ma’mûn ».

Un peu avant le mariage, un juge du nom de Yahya Ibn Ektham réputé en matière de polémique, interpella l’imam, en présence de Al-Mamu’n, en ces terme : « O Abu Ja’far que dis tu à propos d’un homme vêtu de l’habit rituel du pèlerinage (ihram, qui se porte pendant les rites du Hajj et qui rend illicite certains actes), et qui aurait tué un gibier » ?

L’imam répondit : « cela dépend : l’a-t-il tué exprès ou par accident ? Le chasseur était-il libre ou esclave ? Mineur ou majeur ? Le gibier était-il de la volaille ou autre ? Etait-il petit ou grand ? Le chasseur a-t-il regretté son acte ou pas ? Le gibier était-il tué le jour en liberté ou la nuit dans son nid ? L’habit rituel était-il porté pour le petit pèlerinage (‘omra) ou pour le grand (Hajj) ? ». Ensuite l’imam répondit lui-même à tous les embranchements de la question et Ibn Ektham qui n’avait pas prévu tous ces détails à sa propre question se sentit très ridicule et avili.

Perplexe, Ibn Aktham ne savait pas quoi dire et il s’est mis à marmotter. Toute la séance s’est rendue compte de son échec et de sa honte. Al-Ma’mûn a donc pris la parole et a dit : ‘Gloire à Dieu pour cette bénédiction et pour la justesse de mon choix’. Puis, regardant les siens, il leur a dit : reconnaissez-vous maintenant ce que vous avez nié hier ?.

Puis, se tournant vers Abû Ja’far, il lui a dit : Veux-tu demander la main de ma fille, ô Abû Ja’far ?. Recevant la réponse affirmative, al-Ma’mûn lui a dit : Que je sois sacrifié pour toi ! Je te donne ma fille Umm al-Fadl en mariage, même si certains ne le souhaitent pas. Après cela, al-Ma’mûn lui a demandé de poser une question à Ibn Aktham. Abû Ja’far (p) a dit à Ibn Aktham : Puis-je te poser une questions ?. Il a répondu : C’est à toi de décider. Je saurais peut-être répondre, sinon tu me donneras la réponse.

Abû Ja’far (p) lui a donc posé la question suivante : Que dis-tu au sujet d’un homme qui a regardé une femme au début de la journée mais que son regard était illicite. Quelques moments plus tard, la femme lui était licite. A midi, elle lui était illicite. Dans l’après-midi, elle lui était licite. Au coucher du soleil, elle lui était illicite. Au moment de la prière du soir, elle lui était licite. A minuit, elle lui était illicite. A l’aube elle lui était licite. Qu’en était-il de cette femme ? Et pourquoi elle lui était tantôt licite tantôt illicite ?

Yahyâ a répondu : Par Dieu, je ne connais pas la réponse ! Peux-tu nous la donner ?

Abû Ja’far (p) a dit : ‘Cette femme est une esclave qui appartient à un certain homme. Un homme étranger l’a regardée au début de la journée et son regard était illicite. Quelques moments plus tard, il l’a achetée, et là il lui était licite de la regarder. A midi, il l’a affranchie et il ne lui était plus licite de la regarder. Dans l’après midi, il s’est marié avec elle et elle lui était devenue licite. Au coucher du soleil, il a juré de ne plus la prendre comme femme et elle lui était devenue illicite. Au moment de la prière du soir, il a versé une expiation et elle lui était redevenue licite. A minuit, il l’a divorcée et elle lui était devenue illicite. A l’aube il s’est remarié avec elle et elle lui était redevenue licite.

Alors, al-Mâ’mûn s’est adressé aux siens et leur a dit : Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui saurait répondre à une telle question ?

Ils ont tous répondu : Par Dieu ! Que non. Le commandeur des croyants sait mieux que nous ce qu’il y à faire.

Tout cela nous permet de dire à propos de l’Imâm al-Jawâd qu’il est « l’Imâm miraculeux ». Avec toute cette science qui lui est inspirée par Dieu, il est vraiment un miracle dans la mesure où les savants de l’époque ne pouvaient pas l’égaler alors que lui n’était qu’un jeune garçon.

L’Imâm al-Jawâd (p), le miracle de l’Imâmat

L’Imâm al-Jawâd (p) est celui qui, très tôt, a été ouvert à la ligne de l’Imâmat (il a été imam alors qu’il était un jeune garçon). On peut dire à son compte ce qui est dit par Dieu en ce qui concerne la prophétie de Yahyâ (p) : ((Nous lui avons donné la sagesse alors qu’il n’était qu’un petit enfant)) (Coran XIX, 12). Après la mort de son père, l’Imâm ‘Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p), l’Imâm al-Jawâd (p) a assumé toutes les responsabilités de l’Imâmat.

Car son Imâmat était ouvert à toute la réalité alors qu’il était encore très jeune. Il a surpris les raisons tellement ses sciences étaient immenses, tellement il donnait les réponses exactes aux questions les plus compliquées qu’on lui posait, tellement il avait le pouvoir de montrer les qualifications de la loi divine.

Dès sa tendre enfance, l’Imâm a pu prouver la validité et l’efficacité de l’Imâmat.

‘Alî Ibn Ja’far, Safwân Ibn Yahyâ, Mu’ammar Ibn Khallâd, al-Hussein Ibn Bashshâr, Ibn Abû Nasr al-Bîzantî, Ibn Qayâmâ al-Wâsitî, al-Hassan Ibn al-Jahm, Abû Yahyâ as-San’ânî, al-Khayrânî, Yahyâ Ibn Habîb az-Zayyât et beaucoup d’autres (3) ont rapporté que l’Imâm Abû al-Hassan ar-Ridâ (p) a désigné son fils Abû Ja’far al-Jawâd (p) comme Imâm après lui. On lit dans Târîkh al-Mas’ûdî (Histoire de Mas’ûdî) qui le tient d’une chaîne de transmetteurs qui finit par Muhammad Ibn al-Hussein Ibn Asbât, le texte suivant : «’Alî, Abû Ja’far, était sorti à notre rencontre. Je me suis alors mis à le regarder pour pouvoir le décrire à nos compagnons en Egypte. Il m’a dit : ‘Ô ‘Alî Ibn Asbât ! Dieu a donné des arguments en ce qui concerne l’Imâmat tout comme Il a donné des arguments en ce qui concerne la Prophétie. Il a dit à ce propos : « Nous lui avons donné la sagesse alors qu’il n’était qu’un petit enfant » (Coran XIX, 12). Et « lorsqu’il a atteint l’âge adulte, Nous lui donnâmes la sagesse et la science » (Coran XII, 22). Il est donc possible que la sagesse lui soit donnée alors qu’il n’est qu’un petit enfant, ou lorsqu’il atteint l’âge de quarante ans’ ».

Au sujet du bas âge de l’Imâm al-Jawâd (p) lorsqu’il a remplacé son père, l’Imâm ar-Ridâ (p)

Une Tradition rapportée par ‘Abdullah Ibn Ja’far dit : « je me suis rendu avec Safwân Ibn Yahyâ chez l’Imâm ar-Ridâ (p). Son fils Abû Ja’far (p) était debout et il avait trois ans. Nous lui avons dit : ‘Que nous soyons sacrifiés pour toi ! Si quelque chose t’arrive, qui sera l’Imâm après toi ?’. Il a répondu en le désignant du doigt : ‘Mon fils que voici’. Nous lui avons dit : ‘Même à cet âge ?’. Il a répondu : ‘Même à cet âge. Dieu, le Très-Haut, a investi Jésus alors qu’il avait deux ans’ » (Kifâyat al-Athar, p. 324).

Entouré des gens et de ses compagnons, l’Imâm al-Jawâd (p), a assumé les responsabilités de l’Imâmat. Ils enseignait aux gens et les habituait à être tolérants et ouverts. Il le faisait même avec ceux qui n’avaient pas les mêmes avis que lui, surtout lorsqu’ils étaient de ses proches. Quelqu’un lui a écrit une lettre dans laquelle il lui disait : « Mon père est l’un des Nawâsib (ceux qui haïssaient les Gens de la Maison du prophète). Il entretient des vues ignobles. Il vous hait, vous insulte et vous considère comme des ennemis. Il me cause beaucoup de peine et il me fait souffrir. Invoque Dieu pour moi si tu le trouves bon et penses-tu (Que je sois sacrifié pour toi) que je dois le côtoyer ou m’opposer à lui ? ».

L’Imâm al-Jawâd (p) lui a écrit la réponse que voici : « J’ai compris ce que tu as dit dans ta lettre au sujet de ton père. Je prierai pour toi, si Dieu le veut. Le côtoyer vaut mieux que de t’opposer à lui. Il se peut qu’il finisse par s’incliner vers toi et, après cela, vers tes vues. La facilité vient après la difficulté. Sois patient car ceux qui craignent Dieu auront ce qu’ils désirent. Que Dieu te raffermit sur la voie de la reconnaissance de l’Autorité de ceux que tu reconnais. Nous sommes, nous et vous, confiés à Dieu qui ne perd pas ce qu’on Lui confie » (Bihâr al-Anwâr, tome 5, p. 55).

Plus tard, cet homme a dit que son père a fini pour s’ouvrir vis-à-vis de lui. Il ne le contredisait en rien grâce à la prière de l’Imâm et ses instructions.

En souvenir du martyre de l’Imam al-Jawad (as). Une petite réflexion sur sa noble vie

Il est rapporté que l’Imam al-Ridha (as) a dit : « ce nouveau-né béni, nos chiites n’ont jamais vu  pareil à lui, tant il leur a apporté de bénédictions ».

La naissance de l’Imam al-Jawad (as) a été un énorme défi pour son père et pour leurs fidèles chiites, ceci avant et après sa naissance, car son attente a duré longtemps.   L’Imam al-Redha (as) vécu 48 ans de son âge, sans n’avoir aucune progéniture, et les chiites commencèrent à s’interroger : » qui serait l’Imam après l’Imam al-Ridha (as) ? « 

Après sa naissance, un autre défi s’imposa. Lorsque l’Imam al-Redha (as) mourut, l’Imam al-Jawad (as) n’avait que sept ans. Ce défi a conduit à mettre en doute l’Imamat. Comment un petit garçon qui avait l’âge de 7 ans pouvait-il être Imam pour une communauté qui l’attendait impatiemment depuis longtemps ? Et si nous aimerions discuter la question au niveau coranique, nous  voyons que le Prophète Issa (as) et le Prophète Yahya (as) se sont engagés dans la responsabilité de la prophétie alors qu’ils étaient petits.

Même la raison ne contredit pas le fait qu’un petit garçon s’engage dans la responsabilité de diriger la Oumma islamique.    

Il faut tout d’abord savoir si ce doute soulevé est fondé sur des normes authentiques. De plus, il existe un point important à éclaircir. La mentalité arabe, même avant la venue de l’Islam, refusait qu’une personne jeune soit chef d’une communauté ou d’un commandement. Lorsque l’Islam est venu,   le Prophète (sawas) , à deux fois, a voulu changer cette vision médiocre, ce qui lui a été refusé.

En premier, lorsqu’il a choisi l’Imam Ali (as) comme soutien,  pour appeler à l’Islam à ses côtés. La deuxième fois, lorsqu’il ordonna à Oussama bin Zayd d’être le chef de l’armée dirigée pour combattre les Romains.

Son Imamat

 Il est bien connu qu’Allah accorde aux infaillibles des capacités hors de la norme. De plus, un génie lui est accordé, différent de celui que les humains acquièrent par la voie de la science. Ce génie, dont la source est divine, n’a pas de limites à tous les niveaux .

 Au sujet de son savoir, il est rapporté qu’il a pu répondre à 30 mille questions différentes, dans des séances séparées : fiqh, dogme, sciences naturelles, histoire des religions et autres. Ce qui démontre évidemment les vérités de ce qu’on rapporte. S’il n’avait pas pu répondre à une question, nous le trouverions dans les livres des Mukhalifins , msis cela n’existe pas.

De plus Allah (Le Tout Puissant), pour prouver l’Imamat de l’Imam infaillible, le soutient avec des miracles.  L’Imam (as) a montré plusieurs miracles, surtout ceux qui se rapportent au savoir de l’invisible, qu’Allah lui a accordé.

La période qui a commencé avec l’Imam al-Sadiq (as) jusqu’à l’Imam al-Mahdi (as) se distingue par l’émergence de plusieurs courants polythéistes. Il faut donc y faire face, en argumentant de la futilité de leurs fondements.

Son martyre

Alors qu’il était jeune, les ennemis de l’Islam et des Ahl ul Bayts n’ont pas pu le voir vivant. Sa femme Um al-Fadhel, la fille d’al-Ma’moun, l’empoisonna  un jour où il jeûnait. Il rendit sa noble âme, à l’âge de 25 ans.

Ce qui brise le cœur, c’est que son martyre ressemble à celui de son grand-père l’Imam Hussain (as) en trois aspects :

1-Il mourut, loin de sa famille, de ses proches et de ses bien-aimés.

2-Il est resté 3 jours sans qu’on accomplisse le bain mortuaire pour lui et sans qu’on puisse l’ensevelir.

3-Ce qui est plus attristant encore, est qu’il est mort assoiffé. Il demanda à sa femme maudite une gorgée d’eau, au  moment de son agonie, mais elle la lui refusa. Allah a voulu qu’il meurt de la même façon que l’Imam al-Hussain (as).

Deux mots précieux que je rapporte :

-« Si l’ignorant se tait, les gens n’auront plus jamais de divergences »

 -« La confiance en Allah est le prix de toute chose chère et un moyen de tout sublimer » .

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Martyre de l’Imâm ‘Alî Ibn Mûsâ ar-Ridâ (p)

Ali b. Mûsâ b. Ja‘far ar-Ridâ (a), connu sous le nom de l’Imam ar-Ridâ (a), est le huitième Imam des chiites duodécimains (148 H-203 H). Il est connu sous le surnom d’Abû al-Hasan, et son titre le plus connu est ar-Ridâ. Son imamat dura 20 ans.Il fut mené par force d’al-Mamun Abâssî à Khorasan ; et devint involontairement le prince héritier de ce dernier. Il naquit à Médine et mourut en martyr par al-Mamun à Tûs.Le mausolée de l’Imam ar-Ridâ (a) est à Mechhed où, chaque année, de très nombreux pèlerins des quatre coins du monde se redent pour effectuer des visites pieuses. Les réunions de débat scientifiques qu’al-Mamun organisait entre lui et les autres savants religieux sont très célèbres.Généalogie, sa naissance et son martyreGénéalogie, son surnom et ses titresLa lignée de l’Imam ar-Ridâ (a) est ainsi : Ibn Mûsâ b. Ja‘far b. Muhammad b. Ali b. al-Husayn b. Ali b. Abi Talib (a). Son surnom est Abû al-Hasan et Son titre le plus célèbre est ar-Ridâ.Certaines sources ont déclaré qu’al-Mamun lui donna ce titre ;[1] mais Imam al-Jawâd (a), dans un hadith, a déclaré qu’Allah donna ce titre (ar-Ridâ) à son père (a).[2] As-Sâbir, ar-Radî et al-Wâfî  figurent parmi ses titres.[3]Naissance et son martyreL’anniversaire de l’Imam ar-Ridâ (a) a été rapporté jeudi ou vendredi, 11 Dhu al-Qa’da ou Dhu al-Hijja ou Rabî‘ al-Awwal du 148 H / 766 a.c. ou 153 H / 770 a.c.[4] Cheikh al-Kulaynî a rapporté l’anniversaire de l’Imam (a) en 148 H / 766 C,[5] ce qui est convenu par la plupart des historiens.[6]Le martyre de l’Imam ar-Ridâ (a) a été rapporté vendredi ou lundi de la fin de Safar ou 17 Safar, 21 Ramadan, 18 Jumâdâ al-Ûlâ ou 23 Dhu al-Qa’da, ou la fin de Dhu al-Qa’da de 202 H / 817 a.c., 203 H / 818 a.c. ou 206 H / 821 a.c.[7] Cheikh al-Kulaynî a mentionné le martyre de l’Imam au mois de Safar de 203 H / 818 a.c. à l’âge de 55 ans.[8]Selon la plupart des savants et historiens, l’Imam (a) est mort en martyr en 203 H / 818 a.c.[9] Tabrisî a mentionné son martyre à la fin de Safar.[10]Selon le désaccord ci-dessus, l’âge de l’Imam (a) au moment du martyre est entre 47 et 57 ans ;[11] cependant, l’opinion la plus commune sur son âge est 55 ans.MèreLa tombe attribuée à NajmaOn dit que la mère de l’Imam ar-Ridâ (a) fut une servante qui provenait de Nawba.[12]. On rapporte beaucoup de noms pour Elle.Cheikh as-Sadûq a écrit à propos de la mère de l’Imam :« elle était une concubine appelée Tuktam quand Imam al-Kâzim (a) lui appartenait ».[13] Quand Imam ar-Ridâ (a) est né, Imam al-Kazim (a ) L’a nommé Tâhira.[14]  »Cheikh as-Sadûq dit :« Certains ont déclaré que le nom de la mère de l’Imam ar-Ridâ (a) était Sakan an-Nawbîyya, elle s’appelait aussi Arwâ, Najma et Samâna, et son surnom était Umm al-Banîn.[15]Dans un autre hadith, il est mentionné que la mère de l’Imam (a) était une concubine pieux appelée Najma qui a été achetée par Hamîda, la mère de l’Imam al-Kâzim (a) et douée par Imam al-Kâzim (a) qui l’a appelée Tâhira après qu’elle a donné naissance à Imam ar-Ridâ (a). On a dit que la mère de l’Imam ar-Ridâ (a) provenait de Nawba.[Cheikh as-Sadûq]] écrit à propos de la mère de l’Imam ar-Ridâ (a): » Sa mère fut une servante (esclave), nommée Tuktam, un nom que l’Imam Mûsâ al-Kâzim (a) a mis sur elle quand il l’a acheté. Suite à la naissance de son enfant, Ali aa-Ridâ (a), l’Imam al-Kâzim (a) la nomma « Tâhira »[16].FemmesSon épouse la plus connue est Sabîka [17] de la lignée de Mâriya une des épouse du Prophète Muhammad (s). [18]D’après certaines sources historiques, l’Imam ar-Ridâ (a) avait épousé la fille d’al-Mamun, nommée Umm Habîb ou Umm Habîbah, et à la suite de cette proposition d’al-Mamun, ce mariage eut lieu.[19]D’après at-Tabarî, ce mariage eut lieu autour de l’an 202 de l’hégire lunaire[20].EnfantsIl y a des divergences à propos de nombre des enfants de l’Imam ar-Ridâ (a). Certains disent qu’il a eu cinq fils et une fille, appelés :Muhammad Qâni’,Al-Hasan,Ja‘far,Ibrâhim,Al-HusaynAïcha[21].Sibt b. Jawzî a déclaré que Imam (a) avait quatre fils avec le nom de Muhammad (Abû Ja‘far ath-Thânî), Ja‘far, Abû Muhammad Hasan, Ibrâhîm, et une fille, il n’a pas mentionné son nom.[22]On dit que l’un des enfants de l’Imam ar-Ridâ (a) qui avait 2 ans ou moins est maintenant enterré dans Qazvin, connu sous le nom de l’Imamzada al-Husayn (a).Selon un hadith, l’Imam ar-Ridâ (a) voyagea à cette ville en 193 H Cheikh al-Mufîd n’a pas mentionné d’enfants pour Imam ar-Ridâ (a) autre que Muhammad (a).[23] De plus, Ibn Shahrâshûb et Tabrisî ont la même idée.[24] Certains ont mentionné une fille pour Imam (a) appelée Fatima.[25]ImamatLa durée de l’imamat de l’Imam ar-Ridâ (a) fut 20 ans (du 183 H. au 203 H.); ce fut contemporain du califat d’al-Harun al-Rachid, Muhammad Amîn (3 ans et 25 jours), Ibrâhim b. Mahdi connu sous le nom de Ibn Shikla (14 jours) et al-Mamun qui régna 20 ans dont les cinq année de la fin de vie de l’Imam ar-Ridâ (a) (du 198 H. au 203 H.)[26].Preuves de son imamatParmi les rapporteurs de hadiths de l’Imam Mûsâ b. Ja’far (a) concernant l’Imamat de son fils Ali (a), nous pouvons citer : Dâwûd b. Kathîr ar-Riqqî, Muhammad b. Is’hâq b. ‘Ammâr, Ali b. Yaqtin, Na’im al-Qâbûsî, al-Husayn b. al-Mukhtâr, Ziyâd b. Marwân, al-Makhzûmî, Dâwûd b. Sulaymân, Nasr b. Qâbûs, Dâwûd b. Zirbî, Yazid b. Salît et Muhhamad b. Sanân[27].en voici quelques-uns :Dâwûd al-Riqqî rapporte avoir dit à l’Imam Mûsâ al-Kâzim (a) :[…] après toi, qui sera l’Imam? l’Imam mentionna le nom de son fils en réponse, et dit :  » Lui sera votre Imam après moi »[28].Muhammad b. Is’hâq b. ‘Ammâr dit : » j’ai dit à l’Imam Mûsâ al-Kâzim (a):me dirigeras tu pour que je sache de qui je devrait apprendre ma religion ? il répondit :  » voilà mon fils Ali […] »[29].Bien que la condition concernant la transmission de l’Imamat à la fin de la vie de l’Imam Mûsâ b. Ja’far (a) fut très compliquée, mais la plupart des compagnons et disciples de l’Imam Mûsâ al-Kâzim (a) ont admit la succession de l’Imamat à l’Imam ar-Ridâ (a).Voyage à KhorasanIl est rapporté que l’immigration de l’Imam ar-Ridâ (a) de Médine à Marw eut lieu en l’an 200 H[30].Al-Ya’qûbî écrit que ce fut Mamun qui a fait venir l’Imam ar-Ridâ (a) de Médine à Khorasan, et que son envoyé chargé de cette mission fut Rajâ’ b. Abu Zahhâk, un des parents de Fadl b. Sahl. Il est rapporté que l’Imam (a) a traversé la ville de Bassora pour arriver à Marw, une voie choisie exprès par al-Mamun, pour que l’Imam (a) ne passe pas des villes habitées par les chiites, par peur et anxiété des conséquences imprévues.il est rapporté qu’al-Mamun insista que l’Imam ne passe surtout pas de Koufa, mais de Bassora, Khouzistan et Fars pour arriver à Nishapur.Le trajet de son voyage, d’après l’atlas de shi’a fut ainsi : Médine, Naqra, Hawsaja, Nabâj, Hafr Abu-Mûsâ, Bassora, Ahwaz, Behbahan, Estakhr, Abarqû, Deh-Shir, Yazd, Kharâniq, Rubât, Nishapur, Qadamgah, Deh-surkh, Tûs, Sarakhs, Marw.Dans ce trajet, un événement célèbre eut lieu à Nishapur, au cours duquel l’Imam récita le célébre hadith de Silsilat az-Zahab (سلسلة الذهب).Cheikh al-Mufîd écrit :al-Mamun invita un groupe de la lignée de Abu Talib de Médine à Marw, dont l’Imam ar-Ridâ (a).D’après Cheikh al-Mufîd, l’agent d’al-Mamun chargé de cette mission fut al-Julûdî. Il précise qu’al-Mamun plaça l’Imam ar-Ridâ (a) dans une maison indépendante et le honora avec beaucoup de respect.Imam ar-Ridâ (a) et al-Mamun AbassiIl est rapporté que suite à l’installation de l’Imam ar-Ridâ (a) à Marw, al-Mamun lui envoya ce message : » Je voudrais démissionner et te confier le califat, qu’en penses tu? ».L’Imam lui montra strictement son désaccord. Al-Mamun lui proposa alors sa succession. L’Imam le refusa strictement aussi.Ensuite, al-Mamun lui dit avec amertume : » Umar ibn al-Khattab a effectué une réunion de six personnes dont ton ancêtre, Ali b. Abi Talib ; il y a conclu des conditions à respecter, et a dit celui qui désobéit, se fera décapiter. Tu n’as donc qu’accepter ce que je te demande! »L’Imam lui répondit :« J’accepte alors! mais à la condition de ne pas être obligé ni de donner des ordres, ni d’empêcher, ni juger, ni nommer, ni retirer, ni changer la place de quoi que ce soit! ».Al-Mamun accepta cette condition[31].Il est rapporté qu’ainsi, un lundi, le sept ramadan de l’an 201 H, al-Mamun nomma l’Imam ar-Ridâ (a) comme son vice-calife, et que ce fut un grand jour où al-Mamun demanda aux chiites, qui se vêtaient jusqu’au là en noir (d’après la tradition de Abû Muslim al-Khurâsânî ou en signe de deuil pour les martyres des Ahl al-Bayt (a)), de se mettre en vert. Tous les musulmans se mirent en vert sauf Ismaïl b. Ja’far b. Sulayman b. Ali Hâshimî[32].Al-Mamun envoya ensuite la bonne nouvelle à La Mecque. Ibrahim b. Mûsâ b. Ja’far, le gouverneur de cette ville, la bien reçut, les mecquois firent allégeance avec l’Imam ar-Ridâ (a) et se vêtirent en vert aussi. [33]Le pouvoir qu’al-Mamun a voulu confier à l’Imam ar-Ridâ (a) avait une importance stratégique pour lui. Il régnait à Marw et al-Hasan b. Sahl gouvernait l’Iraq. Alors qu’un groupe des Alides y tentait une révolte, et puisque les gens de l’Iraq n’étaient pas contents du gouvernement de Hasan b. Sahl, ils joignaient les Alides.Cette situation inquiétait beaucoup Mamun. Il parait que la raison de sa persévérance auprès de l’Imam ar-Ridâ (a) afin de luiAnalyse du rapport entre l’Imam ar-Ridâ (a) et al-MamunConfier le pouvoir, était d’empêcher la révolte, et d’avoir l’allégeance des Sâdât (les descendants des Imams (a)).Le rôle politique de l’Imam ar-Ridâ (a) est un des plus important événement durant sa vie. Cet événement demande une analyse profonde des événements politiques dès le début de l’islam, les califats des Umayyades, et la manière dont les Abbassides ont pris le pouvoir, et surtout le rapport très complexe entre les Abbassides et les Alides.DébatsMamun organisait de nombreux séances de débats entre les autorités scientifiques. Lors de ces séances, de nombreux débats sont effectués entre l’Imam ar-Ridâ (a) et les autres, notamment autour des questions doctrinales et juridiques. Une partie de ces débats est rapportée par Tabarsi dans son célèbre livre al-Ihtijâj. certains de ces débats sont les suivants à propos de [34]:    Débat à propos de : Tawhîd et ‘Adl (l’unicité divine et la justice)Débat à propos de : ImamatDébat avec MarwazîDébat avec Abu QurraDébat avec les Gens Du Livre JâthlîqDébat avec les Gens Du Livre Ra’s al-Jâlût (ahl al-Kitâb,)Débat avec les ZoroastrienDébat avec ‘Imrân as-SâbîOeuvres attribuées à l’Imam ar-Ridâ (a)Il existe un très riche corpus de hadiths et récits attribués à l’Imam ar-Ridâ (a), ou des réponses à des questions précises qui avaient été posées à L’Imam ar-Ridâ (a). Ces propos sont réunis dans des livres comme par exemple : ‘Uyûn Akhbâr al-Rida.En plus de ce corpus, certains auteurs ont attribués des livres à l’Imam ar-Ridâ (a), mais l’authenticité de ces attributions n’est pas approuvée. Parmi ces livres nous pouvons mentionner : al-Fiqh ar-Radawî, mais les savants chiites n’ont pas admit qu’il soi écrit par l’Imam ar-Ridâ (a)[35].Un autre livre attribué est : Risâlat adh-Dhahabîyya à propos de la médecine, de nombreux savants ont écrit des commentaires sur ce livre[36].Un autre livre attribué à l’Imam ar-Ridâ (a) est Sahîfat ar-Ridâ à propos de Fiqh, dont l’attribution n’est pas tout à approuvée par les savants chiites[37].Mentionnons également le livre intitulé Mahz al-Islâm wa Sharâyi’ ad-Din. A propos de l’attribution de ce livre à l’Imam ar-Ridâ (a), non plus, les savants chiites ne sont unanimes[38].Compagnons et ses disciples initiésCertains auteurs ont compté 367 compagnons et disciples pour l’Imam ar-Ridâ (a). Parmi ses gens nous pouvons mentionner :Yûnus b. ‘Abd ar-RahmânMuwaffaq (Khâdim de l’Imam)Ali b. MahziyârSafwân b. YahyâMuhammad b. SanânZakarîyyâ b. ÂdamRayyân b. SaltDi’bil b. AliAli b. Ismâ’îl al-MaythamîLa Cause de la Mort de l`Imam Ali Al-Rida (p)Al-Ma’mûn commençait à devenir de plus en plus en colère contre Ali, car ce dernier n’a Jamais cessé de le mettre en garde, de lui dire qu’il devait se repentir, de craindre Dieu, de lui faire prendre conscience de ses crimes, lui et ses prédécesseurs (Abassides)- De plus, il lui recommanda souvent de ne plus écouter les mauvais conseils des frères sahl.C’est à ce moment-là, que Ma’mûn, poussé par les frères Sahl, décida de mettre à mort le huitième imam. En l’invitant chez lui, le calife l’empoisonnera. Après avoir gardé sa mort secrète pendant un Jour et une nuit, Ma’mûn fit chercher l’oncle de l’Imam, Muhamed b. Ja’far Al-SaJiq (p) et un groupe de la famille d’Abu Tâlib. Après que son noble corps eut été lavé et parfumé, on transporta la sainte dépouille vers sa tombe. Ma’mûn prit part au cortège funèbre et ordonna qu’il soit enterré dans la maison de Harûn-Al-Rachid, en direction de la Mecque.

Il est rapporté que Ali (p) ne laissa aucun enfant excepté son fils Abu Jâ’far Muhamed b.’Ali (p), le nouvel imam qui avait 7 ans lorsque son noble père mourut.

Les Traits et Vertus de l’Imam Ali al-Ridha(P)

L’Imâm ‘Ali Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p): La vie de la pensée et du Message ; La grandeur dans les manifestations de l’ImâmatL’imâm ‘Ali Ibn Mussa ar-Ridâ (p) est l’un des Imâms appartenant aux Gens de la Famille (p). Lorsque nous parlons de l’un de nos Imâms (p), il nous est indispensable de vivre avec ses actes, ses paroles, ses recommandations, ses enseignements, ses sermons et ses instructions. La raison en est leur Imâmat qui est présent dans notre vie du fait qu’ils ne vivaient pas seulement à l’époque où ils vivaient, mais qu’ils accompagnaient la marche de la vie toute entière… Il en est ainsi car le Message de l’Islam est celui de Dieu, celui qui est envoyé à tous les hommes, dans tous les temps et dans toutes les espaces.L’imâm ar-Ridâ (p) a vécu après son père, l’Imâm Mussa al-Kâzim (p). Son influence a touché toute la vie islamique et toute la réalité islamique. Les gens se rendaient chez lui pour apprendre. Quant à lui, il portait son attention à toutes les questions qui se posaient à son époque, comme celles du conflit intellectuel et de la diversité religieuse… C’était cela la tâche des Gens de la Famille (p), tâche consistant à épier tous les aspects de la réalité : La réalité culturelle, afin d’assainir les concepts qui donnent à des interprétations divergentes ; la réalité intellectuelle, afin de rajuster beaucoup d’idées qui prêtent à des confusions ; la réalité sociale, afin de réorienter la marche lorsque les gens dévient par rapport au droit chemin.C’est dans cet esprit que L’imâm ar-Ridâ (p) rencontrait des Chrétiens, des Juifs, des Sabéens et des athées pour dialoguer avec eux, pour leur parler de l’Islam et pour discuter avec eux de leurs religions et de leurs idées. Selon les témoignages de ses contemporains qui étaient au courant de ces discussions, les adeptes de ces religions se trouvaient devant lui à court de réponse. Ils se taisaient comme le fait celui qui ne possède pas de preuve pour défendre son avis.Pour connaître l’image de l’imâm ar-Ridâ (p) dans sa profondeur en tant que celui d’un homme porteur du Message, il est nécessaire de nous arrêter devant ce qui a été dit, à son compte, par certains de ses contemporains ou par certains savants ultérieurs. Muhammad Ibn ‘Issa al-Yaqtînî a dit : « Lorsque les avis ont divergé au sujet de Abû al-Hassan ar-Ridâ, on a rassemblé dix-huit mille questions qui lui avaient été posées ainsi que les réponses à ces questions ». Parmi les auteurs qui se référaient à lui et qui transmettaient ses paroles, on note Abû Bakr al-Khatîb, dans son « Târîkh » (Histoire), at-Tha’labî, dans son « Tafsîr » (Exégèse), as-Sim’ânî dans son « Traité » (Risâlat) et Ibn al-Mu‘tazz, dans son livre, ainsi que beaucoup d’autres(1).Al-Hâkim, Abû ‘Abdullah al-Hâfiz, tient –selon sa propre chaîne de transmission- de al-Fadl Ibn al-‘Abbâs, qui tient de Abû as-Salt, ‘Abdus-Salâm Ibn Sâlih al-Harawî, qui a dit : « Je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi savant que‘Alî Ibn Mussa ar-Ridâ (p). Aucun savant ne peut le voir sans en donner un témoignage comme le mien. Le calife abbasside al-Ma’mûn a rassemblé un grand nombre de savants de toutes les religions, ainsi que des savants appartenant à toutes les mouvances intellectuelles, des jurisconsultes et des théologiens, et il leur a demandé de polémiquer librement avec l’Imâm ar-Ridâ (p). L’Imâm (p) a pu les vaincre tous, et ils ont tous reconnu leur propre faiblesse comparée à la supériorité de l’Imâm dans tous ces domaines. J’ai entendu ‘Ali Ibn Mussa ar-Ridâ dire : « Je m’asseyais à l’intérieur de la Mosquée du Prophète (P), à Médine, tout près du Sanctuaire Sacré où d’innombrables savants répondaient aux questions que posaient les gens. Chaque fois que l’un de ses savants se voyait incapable de répondre à une question, ils me désignaient tous de leurs doigts et ils m’envoyaient les questions auxquelles je donnais toujours les bonnes réponses » (2).Ibrahim Ibn al-‘Abbâs, l’un de ses contemporains, a dit : « Jamais ar-Ridâ n’a été interrogé sur une question religieuse ou profane sans en connaître la réponse. Je n’ai jamais connu quelqu’un qui, comme lui, savait tout ce qui s’est déroulé depuis le début des temps jusqu’à son époque. Al-Ma’mûn le testait en lui posant des questions sur toutes les choses et toujours il lui donnait la réponse satisfaisante. Toutes ses réponses et ses paroles étaient tirées du Coran » (3). En effet le Coran était la source de toute sa culture et de tous les détails des réponses qu’il donnait aux questions qu’on lui posait. Cela veut dire que, lorsque l’homme contemple dans le Coran, cherche à le comprendre, vit dans ses horizons et s’approfondit dans ses mystères, il devient capable de comprendre la vie sous tous ses aspects ; il pourrait savoir toutes ses lignes et tous ses détails, tantôt à travers l’inspiration coranique, tantôt à travers le contenu du Coran. L’Imâm (p) lisait le Coran et réfléchissait pour saisir son sens. Il disait à ce propos : « Je n’ai jamais lu un Verset sans y réfléchir, sans réfléchir à la circonstance de sa révélation et au temps de sa révélation » (4).Il a discuté avec beaucoup de philosophes et de soufis. Il s’adressait à chacun d’eux en prenant en compte son niveau de connaissance. Eux tous ont trouvé en lui un Imâm encyclopédiste qui n’avait de complexe vis-à-vis de n’importe quelle question, qui ne refusait de discuter d’aucune question. Il donnait plutôt sa science à tous et, comme nous l’avons dit, le Coran était toujours le point de départ de toutes ses réflexions. Abû as-Salt a dit à ce propos : « Muhammad Ibn Ishâq Ibn Mussa Ibn Ja’far m’a rapporté de son père que Mussa Ibn Ja’far disait à ses fils : ‘Votre frère ‘Ali Ibn Mussa et le savant de la Famille de Muhammad. Instruisez-vous auprès de lui au sujet de votre religion et apprenez ce qu’il vous dit » (5).L’un des compagnons proches de l’Imâm al-Kâzim (p), ‘Ali Ibn Yaqtîn, a dit : « Mussa Ibn Ja’far (p) m’a dit sans que ne lui pose une question : Celui-ci – en désignant du doigt son fils ar-Ridâ- est celui, parmi mes fils qui s’y connaît le plus en jurisprudence. Et je lui ai donné mon surnom » (6).Al-Wâqidî, cité par le savant Ibn al-Jawzî, parle de l’Imâm ar-Ridâ (p) en ces termes : « Il était un homme de confiance pour ce qui est de sa science. Il prononçait des avis juridiques à la Mosquée du Messager de Dieu (p) à l’âge d’un peu plus de vingt ans » (7). Al-Wâqidî lui-même rapporte, qu’en passant par Nishapour, lors de son voyage de Médine au Khorasan, l’Imâm ar-Ridâ (p) a été reçu par les savants de la ville comme Yahyâ Ibn Yahyâ, Ishâq Ibn Râhwayh, Muhammad Ibn Râfi’, Ahmad Ibn Harb et autres, qui étaient tous venus à la recherche des hadîth qu’il connaissait mais aussi pour être bénis par lui » (8).Pour toutes ces raisons, nous estimons qu’il est nécessaire d’étudier toute l’œuvre de ce grand Imâm Infaillible, car son œuvre englobe tous les aspects de la philosophie, de la jurisprudence, de l’exégèse, de l’éthique et de l’action. Celui qui étudie l’œuvre de l’Imâm ar-Ridâ (p) peut ainsi acquérir une riche culture islamique multilatérale et multidimensionnelle.C’est à cela que nous appelons lorsque nous évoquons les Traditions des Gens de la Famille (p). Nous ne devons pas nous contenter de l’aspect tragique de leur vie lorsque nous en parlons. Nous devons parler aussi de leur patrimoine qui est une richesse pour l’humanité. Si nous l’étudions, l’expliquons et l’analysons, il nous sera possible de le présenter à l’humanité de l’époque contemporaine ; il nous sera possible d’inviter l’humanité à comprendre les Imâms (p) comme s’ils y étaient présents, comme s’ils se chargeaient eux-mêmes de traiter ses questions, de résoudre ses problèmes et, par conséquent, de la diriger sur le droit chemin.L’humanisme du Message dans les caractères moraux de l’Imâm ar-Ridâ (p)Ce que nous venons de dire nous donne une idée de la science de l’Imâm ar-Ridâ (p) et de son ouverture vis-à-vis de son Seigneur. Mais à propos de son image en rapport avec ses relations avec les gens, ses conduites, sa politesse morale et sa modestie envers ceux qui lui étaient inférieurs, nous laissons parler Ibrahim Ibn al-‘Abbâs qui dit : « Je n’ai jamais vu Abû al-Hassan ar-Ridâ (p) parler durement avec quiconque parmi les gens… ». Il a vécu avec tous les gens ; avec les petits et les grands, avec les ennemis et les amis ; avec les couches du bas de l’échelle sociale. Il est naturel pour la personne qui vit une telle expérience dans ses rapports avec les gens, de se heurter à eux, de souffrir à cause de leurs agissements négatifs, de se sentir lésée par un comportement par ci ou un comportement par là. En fait, ils étaient très nombreux ceux qui, du régime au pouvoir jusqu’au commun des mortels, portaient atteintes aux Imâms (p). Il est naturel pour une personne agressée ou traitée arbitrairement de s’exprimer en prononçant un mot dur face à celui qui l’a traitée injustement, ou un propos violent face à celui qui l’a agressée. Cela n’est-il pas courant parmi les gens qui sont aux prises avec leurs problèmes et les complications de leur vie ? Mais l’Imâm ar-Ridâ (p) n’avait que des mots polis, car il lisait le Coran d’une manière qui se traduit directement dans son comportement. L’Imâm ar-Ridâ (p) lisait la parole divine qui dit : ((Dis à Mes serviteurs de dire les meilleures paroles)) (Coran XVII, 53).Il disait la meilleure parole à ses amis et à ses ennemis sans distinction. Il utilisait la bonne parole avec ceux qui lui faisaient du mal et avec ceux qui lui faisaient du bien. Car la parole que tu prononces c’est en quelque sorte ta propre personne. Elle représente ton esprit, ta raison et ton cœur. Si tu es un homme bon, tes paroles doivent être bonnes. La preuve est que Dieu, le Très-Haut, a dit au sujet du Prophète (P) qui est notre exemple à suivre, qui est aussi l’exemple à suivre par les Imâms appartenant aux Gens de la Famille (p) : ((C’est par quelque miséricorde venue de Dieu que tu te montres si accommodant à leur égard ; eusses-tu fait preuve de rudesse, de dureté de cœur, qu’ils se seraient dispersés d’autour de toi)) (Coran III, 159). Si nous apprenons à dire des bonnes paroles, des paroles douces, si nous apprenons à calmer nos esprits et utiliser nos raisons lorsque nous parlons, cela peut nous être très utile au niveau des relations sociales dans lesquelles il nous sera possible de transformer nos ennemis en amis. C’est à cela exactement que nous invite le Verset coranique qui dit : ((L’action bonne n’est pas semblable à la mauvaise. Repousse celle-ci par ce qu’il y a de meilleur ; celui qu’une inimité sépare de toi deviendra alors pour toi un ami chaleureux)) (Coran XLI, 34).Des bons caractères issus du Prophète (P)L’Imâm ar-Ridâ (p) respectait les gens avec qui il parlait. Il les laissait parler sans les interrompre car cela pourrait les débarrasser et les empêcher de s’exprimer, même si certains se laissaient aller en disant ce qui ne doit pas être dit ou ce que l’on n’a pas besoin d’entendre. « Je ne l’ai jamais vu, continue Ibn al-‘Abbâs, interrompre quelqu’un qui parlait ». Car celui-ci pouvait avoir quelque chose d’important à dire à la fin de son discours. Les hommes aiment parler et être écoutés. Les bons caractères veulent donc que tu écoutes plutôt que parler. En écoutant, cela peut augmenter tes connaissances et tes expériences. De plus, en écoutant les autres, tu arrives mieux à les comprendre…L’Imâm ar-Ridâ (p), continue à nous informer Ibn al-‘Abbâs, « n’a jamais repoussé quelqu’un qui lui demandait un service si toujours il pouvait le lui rendre ». Il n’était pas gêné de constater que les gens avaient besoin de lui. Selon d’autres rapports, il se hâtait plutôt de satisfaire les demandes des autres car il craignait, s’il tardait de le faire, que les autres trouvent de quoi résoudre leur problème sans son aide, ce qui le priverait d’une bénédiction divine parmi celles destinées à ceux qui rendent des services aux autres. Cela est le contraire de ce que nous faisons d’habitude lorsque nous nous mettons à remettre à plus tard les services qu’on nous demande poussant ainsi les demandeurs au désespoir et à ne plus nous les demander. Mais l’Imâm ar-Ridâ (p) nous apprend que les besoins qu’ont les autres de nous sont des bénédictions qui nous sont destinées par Dieu, et c’est pour cette raison qu’il n’a jamais repoussé quelqu’un qui lui demandait un service si toujours il pouvait le lui rendre.Parlant toujours de l’Imâm ar-Ridâ (p), Ibn al-‘Abbas ajoute : « Il n’a jamais tendu ses pieds devant la personne qui lui parlait ». L’Imâm (p) respectait la personne qui se trouvait en sa compagnie. Il ne tendait pas ses pieds devant elle, car cela peut lui porter atteinte. Il en est ainsi car, pour les moralités sociales, tendre les pieds face à la personne qui se trouve en notre compagnie peut lui porter atteinte. Puis il ajoute : « Je ne l’ai jamais vu s’accouder en la présence de la personne qui se trouvait en sa compagnie ». Il ne s’accoudait jamais même s’il se sentait fatigué, et ce par modestie à l’égard de la personne qui se trouvait en sa compagnie, car s’accouder dans une telle situation inspire, dans beaucoup de contextes sociaux, la grandeur, l’arrogance, la distinction et même le mépris de l’autre. Et Ibn ‘Abbas d’ajouter : « Je ne l’ai jamais vu insulter l’un de ses serviteurs ». il est parfois naturel pour une personne qui est responsable dans une entreprise où travaillent des ouvriers et des fonctionnaires d’entrer en friction avec un employé qui lui porterait atteinte en lui adressant la parole, en manquant à son travail ou en ne respectant pas les horaires de son travail. Et dans ce cas, il peut lui arriver de se mettre en colère, d’insulter et d’injurier. Mais l’Imâm (p) ne le faisait jamais.Enfin, Ibn ‘Abbâs dit : « Je ne l’ai jamais vu cracher ou rire aux éclats. Son rire n’allait pas au-delà du sourire ». S’il voulait cracher, il le faisait discrètement pour ne pas dégoûter son entourage.Les bons caractères de l’Imâm ar-Ridâ (p) s’exprimaient à travers son sens humain, dans sa compassion à l’égard des pauvres et dans sa tendresse envers ses serviteurs. « Lorsqu’il n’avait pas de visiteurs et se trouvait seul, il rassemblait tous ses serviteurs, grands et petits, pour leur parler et les écouter afin de se sentir bien avec eux et des se sentir biens avec lui. Chaque fois qu’il s’attablait pour manger, il réunissait ses serviteurs, grands et petits, même le palefrenier et le barbier, pour manger tous ensemble ».Il n’était pas du genre de beaucoup de gens parmi ceux qui, se mettant à table pour manger, mettaient dans un coin retiré une autre table pour leurs employés et leurs serviteurs, et ce par mépris à leur égard ou par surestime de la couche sociale à laquelle ils appartiennent eux-mêmes. L’un des compagnons de l’Imâm ar-Ridâ nous rapporte ceci : « Je me trouvais avec l’Imâm ar-Ridâ lors de son voyage au Khorasan. Il à un jour demandé qu’on lui donnât à manger ; mais avant de commencer, il a réuni autour de sa table tous ses serviteurs noirs et blancs. Je lui ai dit alors : ‘Que je sois sacrifié pour toi, pourquoi ne laisses-tu pas ceux-là manger seuls autour d’une table à eux ? Il m’a répondu -que la paix soit sur lui : ‘Que dis-tu là ? Tais-toi ! Le Seigneur est un, la mère est une, le père est un, mais la rétribution sera distribuée selon les actions’ » (9), voulant ainsi dire que nous sommes tous les enfants d’un seul et même homme et que ((Les plus pieux parmi vous sont les plus nobles)) (Coran XLIX, 14).Désignant du doigt l’un de ses serviteurs noirs, l’Imâm (p) a dit à l’un de ses compagnons qui lui a fait la même réflexion : « Voix-tu ce serviteur noir ? Je jure, quitte à affranchir un esclave, et je n’ai jamais juré sans avoir affranchi un esclave et sans l’avoir fait suivre par tout ce que je possède, que je ne me considère pas comme valant mieux que cet esclave du fait de ma descendance du Messager de Dieu, sauf si je vaudrais mieux que lui du fait d’une bonne action » (10).La parenté toute seule ne procure pas de la valeur à l’homme dans le sens où elle lui assure plus de valeur que les autres. Les descendants du Messager de Dieu (P) peuvent avoir de la valeur en tant que tels, mais la parenté et la descendance n’ont pas de valeur en Islam. Les Gens de la Famille (p) n’ont jamais dit que la descendance confère à l’homme une valeur supérieure à celle des autres, car l’homme ne choisit pas sa descendance mais ce qu’il choisit ce sont ses actions et son obéissance à Dieu. Une Tradition dit à ce propos : « Celui qui est un partisan de Muhammad est celui qui obéit à Dieu même s’il est de descendance éloignée. L’ennemi de Muhammad est celui qui désobéit à Dieu, même s’il est de descendance proche ».La dévotion de l’ImâmLes historiens nous parlent de la dévotion de l’Imâm ar-Ridâ (p). Ils ont dit à ce propos que « Se trouvant pendant la nuit dans son lit, il récitait longuement le Coran. Lorsqu’il passait par un Verset qui parle du Paradis ou de l’Enfer, il pleurait et demandait à Dieu de lui assurer l’entrée au Paradis et de l’épargner de l’Enfer » (11). Ibrahim Ibn ‘Abbâs as-Sawlî décrit la dévotion de l’Imâm en disant : « Il dormait peu pendant la nuit. Il veillait beaucoup, du soir jusqu’au matin. Il jeûnait beaucoup et ne manquait jamais de veiller trois jours par mois. Il disait que ce jeûne est le jeûne éternel. Il faisait, discrètement beaucoup de bien et discrètement il donnait l’aumône. Le plus souvent, il le faisait quand il fait nuit noire. Ne croyez pas celui qui prétend avoir vu quelqu’un qui lui ressemblerait ». (12).As-Sawlî décrit l’Imâm (p) pendant qu’il adressait ses prières ferventes à son Seigneur en disant : « Dès que commence le dernier tiers de la nuit, il quittait son lit en louant Dieu, en Le glorifiant et en Lui demandant pardon. Puis il nettoyait ses dents avec le siwâk avant de faire ses ablutions et de commencer sa prière de la nuit. Il faisait huit génuflexions et récitait les salutations toutes les deux génuflexions. Dans la première de chacune de ces deux génuflexions, il récitait la Fâtiha une fois et ‘Dis : Dieu est Un’ trente fois. Puis il faisait la prière de Ja’far Ibn Abû Tâlib (p), qui est une prière de quatre génuflexions. Il y récitait les salutations toutes les deux génuflexions et faisait le qunût toutes les deux génuflexions avant l’inclination et après les glorifications, considérant ainsi cette prière comment faisant partie de la prière de la nuit. Puis il passait aux deux génuflexions suivantes et récitait dans la première la Sourate ‘al-Fâtiha’ et ‘la Royauté’ et dans la seconde la Fâtiha’, une seule fois et ‘l’homme a-t-il connu’. Puis il se relevait pour s’acquitter des deux génuflexions paires dans lesquelles il récitait la Fâtiha une fois et ‘Dis : Dieu est Un’ trois fois, avant de réciter : ‘Dis : Je demande asile auprès du Seigneur de l’aube’, une seule fois, et : ‘Dis : Je demande asile auprès du Seigneur des hommes’, une seule fois, avant de faire le qunût au cours duquel il disait : « Seigneur ! Prie sur Muhammad et la Famille de Muhammad ! Seigneur ! Dirige-nous parmi ceux que Tu diriges ; offre-nous le salut parmi ceux à qui Tu offres le salut ; fais que nous soyons parmi ceux qui sont les Tiens ; bénie ce que Tu nous offres ; mets-nous à l’abri du mal de Tes sentences car Tu juges et Tu n’es jamais jugé. Jamais celui que Tu assistes ne sera humilié ; jamais celui que Tu lui es hostile ne trouvera la gloire. Gloire et Grandeur sont à Toi, ô notre Seigneur ! ». Puis il disait : ‘Je demande pardon auprès de Dieu’ soixante-dix fois. Une fois finie la récitation des salutations, il s’asseyait et disait ce qu’il voulait à Dieu lors du qunût. A l’approche de l’aube, il se levait et faisait les deux génuflexions recommandées de l’aube et récitait la Fâtiha et : ‘Dis : ش vous les mécréants’ dans la première et, dans la seconde, la Fâtiha et ‘Dis : Dieu est Un’. Au levé de l’aube, il prononçait l’appel à la prière, puis il faisait la prière du matin qu’il terminait par un qunût qui durait jusqu’au levé du soleil avant de faire les deux prosternations dites des remerciements » (13).Voilà donc ce qu’est la ligne des Gens de la Famille (p) qui est la ligne de l’attachement à Dieu par l’amour et par le désir de Le rencontrer. Cet amour se reflète au niveau de la réalité sous la forme de la responsabilité issue de l’aspect universel de la conception islamique de la vie où la dévotion s’ouvre vis-à-vis de l’univers, Vis-à-vis de l’homme et vis-à-vis de la vie. Une dévotion qui ne s’étouffe pas dans les coins étroits mais s’ouvre plutôt à toute la scène sociale, politique et économique à partir de la vision islamique concernant tous ces domaines.Les Imâms appartenant aux Gens de la Famille (p) ont fait de la dévotion une manière de plaire à Dieu, une forme de jihâd pour la cause de Dieu, une façon d’instruire la Nation invitée à adopter l’Islam comme mode de vie, comme option doctrinale et comme ouverture à toute la réalité vue à travers ses grandes causes. Ceux qui les aiment et ceux qui leur sont hostiles ont reconnu ces qualités des Imâms (p). Le calife abbasside, al-Ma’mûn, reconnaît l’Imâm ar-Ridâ (p) comme son héritier présomptif. « Il l’a fait par désir de rencontrer Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, tout en Lui étant fidèle par le respect de Sa religion et de Ses serviteurs. Il a choisi comme dirigeant de la Nation après lui la meilleure personne qu’il ait pu trouver quant à sa dévotion, sa piété et sa science. La meilleure personne susceptible de servir la cause de Dieu et de faire prévaloir Ses droits. Il a choisi ‘Ali Ibn Mussa ar-Ridâ (p) pour ses qualités inégalables, pour sa science reconnue par tous, pour sa piété manifeste, pour son ascétisme pur, pour son renoncement au monde, pour sa distinction par rapport aux hommes. Il a reconnu ainsi ce que les enseignements s’accordent à le reconnaître, ce que les langues admettent unanimement, ce que les avis convergent pour l’agréer, ce qui est universellement connu. Il l’a choisi pour ses mérites quand il était petit, quand il était jeune, et quand il est devenu adulte. C’est pour cela qu’il l’a choisi comme héritier présomptif et comme calife après lui » (14).Rajâ’ Ibn Abû ad-Dahhâk qui a accompagné l’Imâm ar-Ridâ (p) dans son voyage de Médine à Merv le décrit en ses termes : « Je l’ai accompagné de Médine jusqu’à Merv et je n’ai vu un homme plus pieux que lui ; ni un homme qui, plus que lui, évoque Dieu pendant tout son temps ; ni un homme qui, plus que lui, a peur de Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire. En se réveillant, il faisait la prière de l’aube. Après les salutations, il restait assis dans son lieu de prière pour glorifier Dieu et Le louer et pour L’implorer de prier sur Muhammad et la Famille de Muhammad. Il continuait de le faire jusqu’au levé du soleil avant de se prosterner longuement pendant la matinée. Après cela il rejoignait les gens pour leur parler et les instruire Jusqu’à l’approche de midi » (15). L’un de ses compagnons dit : « Je me suis rendu chez ‘Ali Ibn Mussa ar-Ridâ (p) et j’ai vu devant lui une gargoulette qu’il voulait utiliser pour verser de l’eau et faire ses ablutions. Je me suis approché pour verser de l’eau sur ses mains, mais il a refusé en me disant : ‘Mais non !’. Je lui ai dit : ‘Pourquoi m’empêches-tu de verser de l’eau sur tes mains ? Est-ce parce que tu n’aimes pas que j’en sois récompensé par Dieu ?’. Il m’a répondu : ‘Te laisserais-je obtenir une récompense et être moi-même châtié ?’. ‘Comment cela ? Lui ai-je dit’. Il m’a dit : ‘N’as-tu pas entendu Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, lorsqu’Il dit : ((Quiconque espère rencontrer la face de son Seigneur, qu’il pratique le bien et qu’il n’associe aucune autre créature dans l’adoration due au seigneur)) (Coran XVIII, 1110).Au sujet de sa méthode d’adoration basée sur la foi en l’Unicité de Dieu, on nous rapporte que, lors de son voyage de Médine à Khorasan, pour y rencontrer al-Ma’mûn, les gens se rassemblaient à toutes les haltes où il descendait pour se reposer. Lors de l’une de ces haltes, les traditionnistes qui collectent les hadîth du Messagers de Dieu (P) sont venus vers lui afin d’entendre un Hadith et le mettre par écrit. Il leur a fait entendre le Hadîth connu sous le nom de la Chaîne d’or en disant : « Mon père, Mussa Ibn Ja’far, qui le tient de son père, Ja’far Ibn Muhammad, qui le tient de son père Muhammad Ibn ‘Ali, qui le tient de son père, ‘Ali Ibn al-Hussein, qui le tient de son père al-Hussein Ibn ‘Ali, qui le tient de son père ‘Ali Ibn Abû Tâlib, qui le tient du Messager de Dieu, qui le tient de Jabrâ’îl qui le tient de Dieu qui a dit : ‘‘La proposition ‘Il n’y a pas de Dieu en dehors de Dieu’ est Ma place fortifiée ; quiconque entre dans Ma place fortifiée sera épargné de Mon châtiment’’ » (16).La foi en l’unicité de Dieu est le fondement. Tout, dans la doctrine islamique et dans la ligne islamique, est fondé sur la foi en l’unicité de Dieu. La foi en l’unicité de Dieu est le fondement de la doctrine et de l’action. Elle est le fondement de toutes les relations et les activités de l’homme durant toute sa vie. C’est pour cette raison que le Noble Coran condense toute la religion dans la foi en l’unicité de Dieu : ((Ceux qui ont dit : ‘Notre Seigneur est Dieu’ et qui se sont acheminés vers Lui, reçoivent les visites des anges qui leur disent : ‘Ne craignez rien et ne vous affligez pas ; réjouissez-vous du Paradis qui vous a été destiné)) (Coran XL, 30). L’islam a vu le jour pour dire aux hommes que la foi en l’unicité de Dieu est elle qui ouvre les raisons vis-à-vis de la loi et du Jour Dernier. C’est pour cette raison que l’Islam demande aux homme d’avoir la foi en l’unicité de Dieu comme point de départ dans leurs relations, dans leurs attitudes et dans tout ce qui les concerne.La foi en l’unicité de Dieu est, dans son sens doctrinal, le fait pour l’homme de ne croire en aucune divinité autre que Dieu. Elle est, dans son sens cultuel, le fait pour l’homme de n’adorer aucune divinité autre que Dieu. Elle est, dans son sens lié à l’engagement, le fait pour l’homme de ne s’engager à obéir à quiconque en dehors de Dieu. De se fait, la foi en l’unicité de Dieu est de rompre avec tout engagement, toute obéissance et toute soumission à toute créature. L’Imâm ar-Ridâ (p) a remarqué que certaines personnes comprennent mal cette proposition lorsqu’ils pensent qu’en témoignant qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu, cela leur permettrait de se sentir à l’abri du châtiment divin quelles que puissent être leurs actions. L’Imâm (p) leur a dit : « Mais à condition de respecter ses conditions, et moi-même je suis l’une de ses conditions ». Cela veut dire que la foi en l’unicité divine est la foi en Dieu, en Son Messager et au Jour dernier, ainsi que suivre la lumière descendue par Dieu, lumière qu’est le Coran, et suivre la direction légale sur la ligne de l’Imâmat, ligne représentée à l’époque par l’Imâm ar-Ridâ (p). Nous constatons donc qu’il ne suffit pas pour l’homme de croire en Dieu et en Son Messager. Il doit aussi avoir toute sa vie intellectuelle et pratique sur la ligne de Dieu et de Son Messager (p). C’est pour cette raison que Dieu ne parle jamais de la foi sans la lier à la bonne action. L’homme ne peut être gagnant auprès de Dieu que dans la mesure où il croit et fait des bonnes œuvres.La Méthode de l’Imam pour Former les Autres

Comme tous les autres leaders religieux, Sa Sainteté l’Imam Ali Ibn Musa Ar-Redha essaya toujours de former et de guider de talentueuses personnes lors d’occasion appropriées.

En plus de ses sermons, le Saint Imam s’efforçait de guider les autres dans la pratique.

Certains de ses servants prirent une fois une sorte de fruit et jetèrent la moitié restante. Après avoir fait l’éloge de Dieu, le Saint Imam s’adressa à eux et dit :« Si vous n’avez plus besoin de ce fruit, regardez, il y a beaucoup de gens qui désirent prendre une part de cette bénédiction comestible. Alors ne gaspillez-la pas et donnez à nourrir ceux qui en on besoin. »Le Saint Imam essaya ici d’encourager les gens à abandonner les mauvais actes de gaspillage. Malheureusement, un certain nombre de gens sont aujourd’hui sérieusement impliqué dans cette dangereuse catastrophe. Ces personnes ignorantes laissent négligemment derrière eux des quantités considérables de restes de nourritures et ne pensent pas aux besoins urgents des nécessiteux.

Un compagnon distingué de l’Imam Redha raconta la suivante histoire vraie : « J’étais une fois en présence du Saint Imam, et Sa Sainteté me demande de dîner. J’acceptai l’invitation et entrai la demeure de l’Imam Redha. Nous vîmes ici parmi le servant de la maison un domestique noir qui semblait être un homme étranger. Le Saint Imam s’enquit au sujet de cet homme et demanda si son salaire avait été fixé à l’avance. Ils déclarèrent que le travailleur noir ne s’était pas plaint du montant de son salaire payé.

En entendant cela, le Noble Imam devint soudainement en colère et rappela à ceux qui se trouvaient là d’observer l’instruction suivante : « Fixer d’abord le salaire, puis employez le travailleur. »

Le Saint Imam souligna la relation entre les employés et les travailleurs dans cet aphorisme-ci.

Les droits des deux parties seront ici équitablement réservés et aucune agression ne dérangera leur contrat bilatéral.Tiré de « Imam Reza (A.S.) The Eighth Imam of The Shi’ite » par Sayyid Saeed Arjmand

Les caractéristiques de l’Imam ar-Ridhâ

Introduction générale.Les Imams d’Ahlul bayt (Paix sur eux) véritables successeurs du Saint Prophète Mohammad (Paix et salut sur lui et sa sainte famille), jouissent de qualités multiples telles que : l’infaillibilité, l’immaculation, la guidance, être guidé, le symbole de la croyance, adorateur, intransigeant et persévérance, témoin, les gens de l’effort et de la lutte pour la cause de Dieu, premier dans l’accomplissement des bonnes œuvres, la justice, l’étoile, la vérité, savant, Excellence, penseur, héritier de la terre de Dieu, dévotion, donateur, meilleur parmi les hommes, grâce divine, miséricorde de Dieu, piété, lumière divine.Dans cet article, nous abordons certaines des caractéristiques de l’Imam Ali ar-Ridhâ (P)Une courte biographie de l’Imam Ali ar-Ridâ (P) Ali ibn Mûsâ ibn Ja‘far ar-Ridâ (P), connu sous le nom de l’Imam ar-Ridâ (a), est le huitième Imam des chiites duodécimains (148 H-203 H). Il est connu sous le surnom d’Abû al-Hasan, et son titre le plus connu est ar-Ridâ. Son imamat dura 20 ans.Il fut mené par force d’al-Mamun Abâssî à Khorasan ; et devint involontairement le prince héritier de ce dernier. Il naquit à Médine et mourut en martyr par al-Mamun à Tûs.Le mausolée de l’Imam ar-Ridâ (a) est à Mechhed où, chaque année, de très nombreux pèlerins des quatre coins du monde se redent pour effectuer des visites pieuses. Les réunions de débat scientifiques qu’al-Mamun organisait entre lui et les autres savants religieux sont très célèbres.Généalogie, sa naissance et son martyreLa lignée de l’Imam ar-Ridâ (a) est ainsi : Ibn Mûsâ b. Ja‘far b. Muhammad b. Ali b. al-Husayn b. Ali b. Abi Talib (a). Son surnom est Abû al-Hasan et Son titre le plus célèbre est ar-Ridâ.Certaines sources ont déclaré qu’al-Mamun lui donna ce titre ;[1] mais Imam al-Jawâd (a), dans un hadith, a déclaré qu’Allah donna ce titre (ar-Ridâ) à son père (a).[2] As-Sâbir, ar-Radî et al-Wâfî figurent parmi ses titres.[3]Naissance et son martyreL’anniversaire de l’Imam ar-Ridâ (a) a été rapporté jeudi ou vendredi, 11 Dhu al-Qa’da ou Dhu al-Hijja ou Rabî‘ al-Awwal du 148 H / 766 a.c. ou 153 H / 770 a.c.[4] Cheikh al-Kulaynî a rapporté l’anniversaire de l’Imam (a) en 148 H / 766 C,[5] ce qui est convenu par la plupart des historiens.[6]Le martyre de l’Imam ar-Ridâ (a) a été rapporté vendredi ou lundi de la fin de Safar ou 17 Safar, 21 Ramadan, 18 Jumâdâ al-Ûlâ ou 23 Dhu al-Qa’da, ou la fin de Dhu al-Qa’da de 202 H / 817 a.c., 203 H / 818 a.c. ou 206 H / 821 a.c.[7] Cheikh al-Kulaynî a mentionné le martyre de l’Imam au mois de Safar de 203 H / 818 a.c. à l’âge de 55 ans.[8]Selon la plupart des savants et historiens, l’Imam (a) est mort en martyr en 203 H / 818 a.c.[9] Tabrisî a mentionné son martyre à la fin de Safar.[10]Selon le désaccord ci-dessus, l’âge de l’Imam (a) au moment du martyre est entre 47 et 57 ans ;[11] cependant, l’opinion la plus commune sur son âge est 55 ans.Les caractéristiquesTous les aspects de la vie des imams sont le modèle des chiites. L’Imam ar-Ridhâ (Que la paix de Dieu soit sur Lui) était paré de hautes et excellentes mœurs et s’attirait ainsi l’amitié du peuple ; Certains des traits et caractéristiques de personnalité de l’Imam ar-Ridhâ (as) et son comportement avec les gens sont :1- L’humilité: Il était très humble devant le peuple. Il ne s’est jamais disputé avec personne, n’a coupé la parole à personne et n’a pas étiré sa jambe lorsqu’il était assis devant quelqu’un ou appuyé contre un mur.[12]2- La science : La connaissance de l’Imam ar-Ridhâ (as) ne peut être comparée à aucune des personnes de son temps. Sa grâce scientifique et sa supériorité étaient toujours évidentes dans les débats tenus avec les érudits et les anciens des autres religions et sectes .Personne ne pourrait le blâmer scientifiquement. Personne ne pouvait rien lui apprendre3- La générositéLa générosité de l’imam a été approuvée par l’ami et l’ennemi, Le jour d’Arafa, il a donné tous ses biens[13]. L’un des principes moraux qui a été observé dans la vie de nombreux imams est la générosité et la générosité. La générosité est le contraire de l’avarice, ce qui signifie que l’homme ne doit pas utiliser uniquement les possibilités matérielles et spirituelles à sa disposition, mais aussi résoudre certains des problèmes en pardonnant aux autres, Profitez des autres des bénédictions que Dieu lui a données, qu’elles soient matérielles ou spirituelles, comme la connaissance.4- La éloquence et rhétoriqueParce que l’Imam ar-Ridhâ (as) parle dans la description et l’expression d’un sujet, il affecterait tout le monde. Comme ses pères, il était très éloquent.Les vertus morales et la personnalité sociale         Comme son père, l’Imam Ridhâ (p) possédait toutes les vertus humaines, et était un personnage notable et connu parmi les gens de son temps. Shaykh  Mufîd a écrit: «Après Mûsâ ibn Ja’far (p), son fils ‘Ali ibn Mûsâ al-Ridhâ (p) est devenu l’Imam, parce qu’il était supérieur à tous ses frères et membres de famille. Sa science, sa tolérance, sa piété et ses connaissances jurisprudentielles étaient claires pour tout le monde. Les masses de la population et les élites reconnaissaient ses vertus et ses connaissances parfaites. Son père avait explicité son Imamat. »[14]Il a également écrit: « ‘Ali ibn Mûsâ al-Ridhâ (p) était le meilleur, le plus sage, le plus honorable, et le plus savant de ses frères. »[15]Ibrâhîm ibn ‘Abbâs a dit: «Je n’ai jamais vu l’Imam Ridhâ (p) parler durement avec autrui ou l’interrompre, ou de rejeter la demande d’une personne qu’il pouvait satisfaire. Je ne l’ai jamais vu étirer ses pieds ou s’adosser quand d’autres étaient présents, ou d’insulter ses serviteurs. Il ne riait pas à haute voix, plutôt il souriait. A table, il invitait tous ses serviteurs et même le portier pour qu’il mange son repas avec eux. Son sommeil était court et sa veille était longue dans la soirée. Il restait éveillé la plupart des nuits jusqu’à l’aube. Il jeûnait beaucoup. Il n’a jamais oublié de jeûner trois jours par mois. Il disait : ‘Trois jours de jeûne chaque mois ont la récompense du jeûne qu’on prend tous les jours.’ Il donnait l’aumône secrètement et dans l’obscurité de la nuit. Ne confirmez pas celui qui prétend avoir vu quelqu’un qui soit meilleur que ‘Ali ibn Mûsâ (p). »[16]Ibn Sabbâgh Mâlikî a écrit: «Si l’on réfléchit sur le caractère de ‘Ali ibn Mûsâ (p), il devient clair qu’il l’a hérité de ses grands-pères, ‘Ali ibn Abî Tâlib (p) et ‘Ali ibn  Hussayn (p). Il avait une position éminente et une foi ferme. Ses adeptes étaient tellement nombreux et ses arguments étaient si clairs que le calife de l’époque, Mamûn, l’a installé dans ses fonctions gouvernementales. Mamûn lui a passé le gouvernement après lui et lui a marié sa fille en public. ‘Ali ibn Mûsâ (p) possédait d’excellents attributs et vertus. Son honnêteté était hachémite et son essence était prophétique. »[17]Zîyâd ibn Marwân a dit: «J’étais avec l’Imam Mûsâ Kâzim (p) et Abul Hassan Ridhâ était aussi présent. L’Imam (p) m’a dit: ‘C’est mon fils ‘Ali. Son écriture est la mienne et son discours est le mien et son Messager est le mien. Tout ce qu’il dit est vrai. »[18]Mamûn, le calife abbasside, a écrit une lettre à ‘Ali ibn Mûsâ (p) dans laquelle il lui a passé la tutelle des musulmans. Dans une partie de cette lettre, il a écrit:«Dès le début de mon califat, j’ai toujours essayé de trouver la meilleure personne pour me succéder. Je n’ai trouvé personne plus méritée pour ce poste qu’Abul Hassan ‘Ali ibn Mûsâ al-Ridhâ, car j’ai trouvé ses connaissances, sa piété et ses vertus plus éminentes que les autres. Il a nié le monde et les mondains, préférant l’Au-delà à ce monde. J’en suis sûr et tout le monde le sait. Par conséquent, je le nomme comme mon successeur. »[19]Abul Salt a dit : «Mamûn a dit à ‘Ali ibn Mûsâ  (p) : ‘Ô fils de l’Envoyé de Dieu! Puisque ta science, ta piété et ta dévotion à Dieu m’ont été prouvées, je te considère plus apte que moi-même pour le califat. »[20]La Morale de l’Imam Ali ar-Ridha (p)Un jour, un homme dit à l’Imam ar-Ridha  (p) :

« Par Allah, tu es la meilleure des personnes ! »

Sur cette parole l’Imam(p) voulut donner un exemple à tous les musulmans et dit :

« Il ne faut jamais faire les louanges d’une personne qui est face à vous, même si elle le mérite, Ô toi ne jure pas ! Il peut être meilleur que moi celui qui craint Allah plus que moi ! Par Allah, ce verset n’a pas été abrogé : » Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous entre connaissiez, est-il que le meilleur d’entre vous auprès d’Allah est celui qui le crains le plus. »

L’Imam(p) profitait de toutes les occasions pour propager l’Islam et ses principes sous forme de comportement concret afin qu’ils restent gravés dans la mémoire des gens.

L’Imam ar-Ridha (p) avait un frère qui s’appelait Zayd, ce dernier était l’instigateur d’une révolte sanguinaire dans la ville de Bassora. Il commettait des actes de barbarie interdits par l’Islam. Il brûlait les maisons des innocents et pillait leurs biens sous prétexte qu’ils étaient complices du pouvoir Abbasside.

Zayd était surnommé Zayd ENNAR, (Zayd du feu). Sa mauvaise révolution fut matée par l’armée d’al Ma’moune qui obtint sa réédition en échange d’un engagement de préserver sa vie.

Il était bien évident que l’Imam ar-Ridha (p) était contre les actes de son frère et il ne cachait pas son indignation face à cette forme d’insurrection barbare.

L’Imam ar-Ridha (p) s’adressa à son frère et lui dit :

« Malheur à toi, ô Zayd ! Qui est-ce qui t’a poussé à verser du sang et à couper les routes ? Es-tu donc induit en erreur par la prétention des gens de Koufa qui disent que Fatima az-Zahra(p) avait de par chasteté interdit le feu pour ses enfants ?

Gare à toi Zayd, est-il que cette parole ne nous concerne ni toi, ni moi. Ces propos en ce sens qui proviennent de notre aïeul Mohammed(p) ne concernaient qu’al Hassan(p) et al Hussein(p) ! Eh bien, par Allah ! Même eux ne l’avaient mérité que par leur piété et obéissance à Allah !

Si tu crois que tu peux désobéir à Allah et ensuite rentrer au paradis, c’est que tu t’estimes plus proche de lui que ne l’étaient al Hassan(p), al Hussein(p), que ton père Moussa al Kadzim(p) et que moi-même !

Zayd répondit à l’Imam ar-Ridha (p) : « Mais, je suis ton frère ! »

L’Imam(p) répondit à Zayd :

« Tu es mon frère tant que tu obéis à Allah ! Puis l’Imam ar-Ridha (p) récita ces versets : Et Noé invoqua son Seigneur et dit: «O mon Seigneur, certes mon fils est de ma famille et Ta promesse est vérité. Tu es le plus juste des juges». Il dit: «O Noé, il n’est pas de ta famille car il a commis un acte infâme. Ne me demande pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Je t’exhorte afin que tu ne sois pas du nombre des ignorants». [21]Ô Zayd ! Par Allah ! Nul être ne peut recevoir ce qui est chez Allah que par son obéissance et sa soumission envers lui !  »

Cette attitude prouve l’intégrité de l’Imam ar-Ridha (p) face aux actes de son propre frère.L’Imam et ses adeptes et ses partisansUn nommé Moosa Bin Khayyar raconte que l’Imam ar-Ridha (p)  et moi-même, nous étions en train de traverser à cheval la région de Tûs, qui a pris le nom de Mechhed depuis que le 8è Imam (as) est inhumé dans ce lieu saint. D’un coin, des cris de pleurs parvinrent jusqu’à nous. Un cercueil transporté par des gens nous apparut. Le Successeur du Saint Prophète (saw) descendit de sa monture, fit quelques pas et porta la caisse sur ses épaules tandis que des larmes s’écoulaient de ses yeux. En se tournant vers moi, il déclara : « Ô Moosa ! Celui qui transporte le cercueil de mon fidèle, où qu’il soit, il se purifie de ses péchés tel qu’il venait de naître à l’instant. »Lorsque la dépouille fut placée sur le bord de la tombe, l’Imam ar-Ridha (p)   s’y approcha, écarta les gens qui l’entouraient, posa sa sainte main sur la poitrine du défunt et proclama en prononçant son nom : « N’aies pas peur ! Je t’apporte la bonne nouvelle. Le Paradis est ton séjour ! »A ces mots, je ne pus me résister pour demander à l’Imam (as) :« Ô mon Maître ! Vous n’êtes jamais venu à cet endroit. Comment donc l’auriez –vous connu ?– Ô Moosa ! Me répondit l’Imam ar-Ridha (p)  , vous ne savez pas que je suis l’Argument d’Allah sur la terre et l’Imam en plus. Tout le matin et soir, les œuvres de nos fidèles, nos adeptes, sont présentés devant nous. Lorsque nous y voyons des défauts, nous nous adressons à Dieu pour Lui implorer le pardon en leur faveur et pendant que leurs bonnes actions circulent devant nos yeux, nous demandons à Allah de les couvrir de Sa Miséricorde. »L’Imam et le rêveUn célèbre livre nommé « Manakibh » appartenant à nos frères Sunnites rapporte de la part de Mohammad Bin Kaabh qui est la narrateur de ce récit, qu’un jour, tandis que je dormais au lieu appelé « Johafâ », situé sur la route de la Mecque , venant de Damas, et qui est aussi « le Miqât » où les Pèlerins en provenance de la Syrie attachent leur « Ehram » de Hajj (les deux habits recommandés du Pèlerin), le Saint Prophète de l’Islam m’apparut dans le rêve. Je m’approchai de lui. L’Envoyé d’Allah m’annonça :« Je suis très heureux de constater vos bons comportements avec mes descendants. Le Jour de la Rétribution, je vous en offrirai la récompense. »Je vis, à cet instant, devant le Messager d’Allah, un plateau qui contenait des dattes de Médine. Au même moment, le Saint Prophète (saw) en prit une poignée et me la remit dans les mains. Je les comptai. Elles étaient au nombre de dix-huit. Et, je me fus réveillé. Je fis moi-même l’interprétation onirique en formulant qu’il me reste dix-huit années à vivre dans ce monde.Quelques jours s’écoulèrent et j’appris que l’Imam ar-Ridha (p) est arrivé dans le village venant de Médina. Je me dirigeai au lieu où séjourna l’Imam (as) pour lui rendre visite et bénéficier de son Zyarah. Une multitude de gens y assistaient. Je vis que H° Thameen Al Hujaj (as) (le huitième Argument d’Allah sur terre) était assis là où j’avais aperçu siéger H° Mohammad (saw) dans le songe et un plateau rempli de dattes, semblable à celui installé devant le Messager d’Allah, se trouvait devant lui.Je saluai mon Maître et mon Imam qui me répondit en m’offrant une poignée de ces dattes avec le même geste que celui de son aïeul et le Saint Prophète d’Allah. Je me mis à les examiner et trouvai qu’elles n’étaient que dix-huit comme dans le rêve.« Ô mon Maître! Veuillez bien y ajouter encore quelques-unes, demandai-je.– Si mon grand-père vous avait donné plus, j’aurais fait de même, » répondit le Successeur de l’Envoyé d’Allah.L’Imam et la justice Mamoun Al Rachid réservait la journée de samedi pour rendre la justice. Le 8è Imam (as) venait assister les procès. Ce jour, un Soufi, habitant de Kufâ, fut introduit devant le soi-disant calife pour une affaire de vol.« Hélas ! Votre comportement diffère de votre apparence ! (l’habit ne fait pas le moine !), lui dit Mamoun.J’ai agi involontairement de ma personne, répondit le condamné, en ajoutant que Dieu lui-même a déclaré dans Son Livre que : «Si quelqu’un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché… alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [22]Ô Mamoun ! Je suis privé de mes droits sur le Butin et le Khoums. Je mourrais de faim et j’eus commis ce vol, » poursuivit-il, en ne mâchant pas ses mots.En écoutant ces paroles, le calife illégal lui questionna :« Quels droits réclamez-vous du Butin et du Khoums ? »Le Soufi lui rétorqua par le langage du Saint Qurân : «Quelque chose que vous preniez, en butin, sachez que le quint [en] appartien à Allah, au Prophète, au Proche de [celui-ci], aux Orphelins, aux Pauvres, au Voyageurs, si vous croyez en Allah et à ce qu’Il fit descendre sur Son serviteurs, au Jour de la Salvation, au jour où les deux troupes se rencontrèrent. Allah, sur toute chose, est omnipotent.» [23]« Ö Mamoun ! Je suis nécessiteux et voyageur, en plus, connaissant bien les préceptes du Coran. Vous vous permettez encore de me dépouiller de ma part que le Saint Prophète lui-même m’a accordée ! Ajouta-t-il.Vous avez commis ce vol, un point c’est tout. Tout ce verbiage et toute cette malignité ne pourront pas empêcher le Code Divin d’appliquer le glaive de Ses Lois. Je vous couperai les mains, » lui répliqua le fils de Harun Al Rachid qui écuma de colère.L’homme Soufi prit son courage à deux mains et lui rendit la monnaie de sa pièce :« Il vaut mieux ne pas soulever la Loi Divine car elle vous serait infligée en premier avant de l’être à moi. (On ne fait pas ses ablutions avec de l’eau sale !)»Sur ces entrefaites, Mamoun se tourna vers l’Imam ar-Ridha (p), le Calife légal et le véritable Successeur du Saint Prophète, pour lui demander son avis.« Certes, il a commis le vol, mais sa déclaration est juste, » lui confirma l’Imam ar-Ridha (p)En s’adressant maintenant à l’habitant de Kufâ, Mamoun prit un coup de sang :« Par Dieu, je vous couperai certainement les mains.Comment ? lui riposta Le Soufi. Vous voulez couper mes mains tout en étant mon esclave ? Votre père avait acquis votre mère par l’argent du Trésor Public. Tant qu’ils ne vous affranchissent pas, vous restez esclave de tous les Musulmans, de l’Orient à l’Occident, et dont j’en fais partie.Je ne vous ai jamais délié de ce joug. D’autre part, de quel droit agissez-vous de la sorte contre moi ? Une chose impure peut-elle purifier une autre en état d’impureté ? Celui qui mérite lui-même la condamnation, comment peut-il appliquer la loi sur un autre ? N’avez-vous pas entendu la Parole d’Allah qui affirme que : «Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre? Etes-vous donc dépourvus de raison? » [24]En écoutant ce langage qui, comme une flèche, transperça son cœur, Mamûn s’inquiéta fortement et eut recours à l’Imam (as) : « Qu’en dites-vous ? »A quoi, l’Imam ar-Ridha (p)  répondit en citant le Verset 149 de la Sourate Al-Anam, qu’Allah a informé Son Envoyé par cette Parole : «Dis: «L’argument décisif appartient à Allah. » [25]Cet Argument a le pouvoir, même sur l’ignorant, comme le savant a pouvoir par sa science. L’existence de ce monde comme de l’autre découle de cette Preuve. En outre, cet individu, de par son raisonnement probant, vous a profondément convaincu, continua l’Imam ar-Ridha (p).Mamûn Al Rachid relâcha le Soufi, mais garda rancune contre l’Imam ar-Ridha (p).30 du mois de Safar Martyre de l’Imam ar-Ridâ (a).La Cause du Martyre de l’Imam Ali ar-Reda (Psl)Al-Ma’mûn commençait à devenir de plus en plus en colère contre l’Imam Ali , car ce dernier n’a jamais cessé de le mettre en garde, de lui dire qu’il devait se repentir, de craindre Dieu, de lui faire prendre conscience de ses crimes, lui et ses prédécesseurs (Abassides)- De plus, il lui recommanda souvent de ne plus écouter les mauvais conseils des frères sahl.C’est à ce moment-là, que Ma’mûn, poussé par les frères Sahl, décida de mettre à mort le huitième imam. En l’invitant chez lui, le calife l’empoisonna.Le martyre de l’Imam ar-Ridâ (a) a été rapporté vendredi ou lundi de la fin de Safar ou 17 Safar, 21 Ramadan, 18 Jumâdâ al-Ûlâ ou 23 Dhu al-Qa’da, ou la fin de Dhu al-Qa’da de 202 H / 817 a.c., 203 H / 818 a.c. ou 206 H / 821 a.c.[26] Cheikh al-Kulaynî a mentionné le martyre de l’Imam au mois de Safar de 203 H / 818 a.c. à l’âge de 55 ans.[27]Selon la plupart des savants et historiens, l’Imam (a) est mort en martyr en 203 H / 818 a.c.[28] Tabrisî a mentionné son martyre à la fin de Safar.[29]Selon le désaccord ci-dessus, l’âge de l’Imam (a) au moment du martyre est entre 47 et 57 ans ;[30] cependant, l’opinion la plus commune sur son âge est 55 ans.Après avoir gardé sa mort secrète pendant un jour et une nuit, Ma’mûn fit chercher l’oncle de l’Imam, Muhamed Ibn Ja’far Al-Sadiq (Psl) et un groupe de la famille d’Abu Tâlib. Après que son noble corps eut été lavé et parfumé, on transporta la sainte dépouille vers sa tombe. Ma’mûn prit part au cortège funèbre et ordonna qu’il soit enterré dans la maison de Harûn-Al-Rachid, en direction de la Mecque.Il est rapporté que l’Imam Ali (Psl) ne laissa aucun enfant excepté son fils Abu Jâ’far Muhamed Ibn Ali  (Psl), le nouvel Imam qui avait 7 ans lorsque son noble père mourut.

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