L’Imam Mohammad Al-Mahdî
Il existe une bonne part d’harmonie et d’uniformité entre les aspects qui ont rapport à la naissance du Prophète Mohammad, le dernier Prophète d’Allah, et celle de l’Imam al-Mahdi, le dernier Imam. Tout comme la venue du Saint Prophète avait été annoncée bien à l’avance par les précédents Prophètes, la nouvelle de la naissance imminente et bénie de l’Imam al-Mahdi avait été prédite par le Saint Prophète.
D’innombrables traditions concernant ce sujet, rapportées directement du Saint Prophète se trouvent dans beaucoup d’ouvrages de Musnad, de Çahih, de Akhbâr, ainsi que dans les écrits des savants chiites. Beaucoup de savants chiites ont réuni ces Hadith dans des livres à part, comme « al-Bayân Fi Akhbâr Çâhib al-Zamân », d’Al-Hâfidh Mohammad Ibn Yusuf al-Çhâfi`i’ « Çahih Abou Dâoud », « Sunan Ibn Maja. » Tous ces livres mentionnent les Hadith témoignant de l’avènement d’al-Mahdi. (Voir: « The Awaited Saviour », Isp. 1979)
L’Imam est né à Samarrâ le 15 Cha`bân, de l’an 225 H. Les aspects importants et singuliers, de sa naissance ressemblent beaucoup à ceux de la naissance du Prophète Moïse. La naissance de Moise avait annoncé la chute et l’extinction de l’Empire de Pharaon qui ordonna l’assassinat de tous les nouveau-nés mâles des Bani Isrâ’îl. Les rois abbassides, pour leur part, craignaient la réalisation des prédictions attribuées au Saint Prophète concernant la naissance d’al-Mahdi qui devait jeter l’anathème sur leur empire. Aussi ont-ils préparé une embuscade pour découvrir la naissance de l’Imam et mettre fin à sa vie. Mais l’avènement de la naissance de l’Imam fut enveloppé et entouré de la même protection divine et des mêmes phénomènes miraculeux qui avaient marqué la naissance historique du Prophète Moïse. Sa naissance fut gardée secrète et sa chambre maintenue à l’abri de toute curiosité. Seuls quelques fidèles proches furent au courant de l’événement.
Lorsque la mère de l’Imam fut conduite devant al-Mo`tamad dans le cadre de l’enquête sur la naissance du douzième Imam, elle se permit d’affirmer, pour sauvegarder sa propre vie et protéger son fils, qu’elle n’avait jamais senti en elle les symptômes de la maternité ni aucun spasme. Le Calife abbasside s’abstint donc pour le moment de la harceler, mais la plaça sous la surveillance étroite du Qâdhî Abou Chorab, auquel il confia la sale besogne de tuer tout enfant qui naîtrait d’elle.
Peu après cet incident, le Royaume abbasside connut une période révolutionnaire qui dérouta al-Mo`tamad. C’est ainsi, qu’il eut à faire face à l’invasion de Çâhib Zanj qui avait razzié le Hijâz et le Yémen, et lancé ses bandes de pillards et d’incendiaires à travers le Royaume abbasside, soumettant le gouvernement de Bagdad, la capitale, à un chaos complet. Al-Mo’tamad était donc naturellement trop occupé par la guerre pour prêter attention à la mère de l’Imam qui fut relâchée après six mois de harcèlements, pour ne plus être interrogée sur la naissance du douzième Imam.
L’Imam al-Mahdi fut élevé par son père, l’Imam al`Askari, le onzième Imam, qui eut recours aux mêmes mesures de protection (pour élever son fils) qu’avait adoptées Abou Tâlib pour sauvegarder le Saint Prophète. Il avait l’habitude de prendre soin de son fils dans un coin de la maison pendant quelques jours avant de le transférer dans un autre coin, afin que personne ne sache où se trouvait exactement l’enfant.
Pendant que l’Imam al-`Askari gardait dans le secret total la naissance de l’enfant et les affaires de son enfance, il permit à un nombre réduit de personnes dévouées et d’amis fidèles d’avoir accès à lui, afin qu’ils puissent se familiariser avec leur Imam présumé à qui ils devraient faire leur allégeance.
Ci-après les noms de quelques personnes – cités par des livres de Hadith authentiques appartenant à la fois au Sunnisme et au Chiisme -qui ont eu l’honneur d’avoir vu personnellement l’Imam al-Mahdi.
En effet, lorsque le fils de l’Imam al-`Askari est né, celui-ci lui a donné le nom de Mohammad, et au troisième jour de sa naissance, il l’a montré à quelques-uns de ses adeptes, en déclarant à leur adresse:
« Voici mon successeur et votre Imam présumé. Il est le vrai Qâ’im devant lequel vos têtes seront baissées par révérence pour lui. II réapparaîtra pour remplir la terre de bénédiction et de justice après avoir été pleine de péchés et de vices. »
Ali Ibn Bilâl, Ahmad Ibn Hilâl, Mohammad Ibn Mu`âwiyeh Ibn al-Hakam et Hassan Ibn Ayyûb Ibn Nûh ont mentionné qu’ils étaient venus auprès de l’Imam al-`Askari avec une délégation de quarante personnes. L’Imam leur a montré l’enfant et leur a dit:
« C’est votre Imam après moi. Chacun de vous doit lui soumettre expressément son allégeance et s’abstenir de toute controverse sur ce sujet, pouvant vous conduire au péril. Rappelez-vous qu’il ne sera plus visible par vous. »
L’Imam al-`Askari est mort le 8 Rabi’-I en l’an 260 H., jour marquant le début de l’Imamat de son fils, lequel constitue une source de guidance spirituelle pour tout l’univers. Comme, selon la Volonté d’Allah, toutes les affaires ayant rapport avec le Saint Imam devaient rester strictement derrière le rideau, il commissionna certains de ses délégués et ambassadeurs qui s’étaient occupés des affaires religieuses depuis l’époque de son père pour servir d’intermédiaires entre le gens et l’Imam occulte. Ils communiquaient les problèmes et les questions religieuses des gens à l’Imam, et rapportaient aux gens les solutions et les réponses données par l’Imam.
C’est par la Volonté Divine qu’il a disparu et c’est par la Volonté d’Allah qu’il réapparaîtra. Sa réapparition sera le prélude au Jour du Jugement.
Durant la période de la Ghaybah (l’occultation), il est de notre devoir d’attendre la réapparition de l’Imam. Nous devons mettre au point un système de développement social sain et judicieux, fondé sur le Saint Coran pour le présenter au monde. Nous devons prouver l’excellence et l’efficacité des lois divines aux gens et attirer l’attention de ceux-ci sur le système divin. Nous devons lutter contre les superstitions et les fausses croyances, et préparer la voie à l’établissement d’un gouvernement mondial islamique, en nous inspirant de la lumière des enseignements du Saint Coran et des traditions du Saint Prophète. Nous devons mettre au point un programme visant à résoudre les problèmes du monde et le présenter à tous les réformateurs du monde. Nous devons éclairer la pensée des peuples du monde, et en même temps, nous préparer à la réapparition de l’Imam et à l’émergence d’un gouvernement mondial juste.