Imam Moussa al-Kazim (AS)fils de Ja’far Sadique

Le septième Imam est Moussâ al-Kâzim, fils de Ja’far. Sa mère est Hamida al-Mussaffat. L’Imam est né à Abwa (entre la Mecque et Médine), le dimanche 7 Cafar de l’an 128 A.H.

Il mourut en prison, empoisonné par le Calife Haroun Rachid, le 25 Rajab 183 A.H., après avoir passé 14 ans d’emprisonnement pendant lesquels il a subi d’indicibles souffrances et oppressions. Ses funérailles furent conduites par son fils Ali Ridha. Il fut inhumé à Kazimayn au Sud de Bagdad où se trouve son mausolée aujourd’hui.

Il fut le plus grand érudit de son temps. Il fut également le meilleur, le plus généreux, le plus courageux, le plus aimable et le plus correct de son temps. Sa grandeur était connue de tous. Son savoir fut inégalable, son engouement pour l’adoration ne saurait être dépassé. C’est parce qu’il contenait toujours sa colère qu’il fut surnommé « al-Kâzim » (celui qui contient sa colère). Pour son intégrité, on le surnomma également « al-‘Abdu Câlih » (le bon serviteur d’Allah).

Ses connaissances furent révélées en diverses occasions, et elles éblouirent les gens. Son dialogue avec Buraiha est bien connu. A la suite de ce dialogue l’Imam convainquit en effet son interlocuteur chrétien de se convertir à l’Islam.

Un jour, un homme dans le besoin mendia cent dinars de l’Imam. Celui-ci lui posa quelques questions pour sonder ses connaissances religieuses et lui donna deux mille dirhams.

L’Imam avait une belle voix en récitant le Coran. On rapporte qu’il restait quatre heures debout pour accomplir des actes cultuels, et qu’il récitait le Coran et se prosternait pendant longtemps. Il pleurait souvent par amour d’Allah. Il mourut alors qu’il était en prosternation.

Le calife Haroun convoqua l’imam un jour et lui tena ce discours : « pourquoi vous a-t-on préféré sur nous alors que nous sommes les descendants d’Al ‘Abbas l’oncle du prophète et que vous aussi vous êtes les descendants d’Abu Tâlib l’oncle du Prophète (P) » ?

L’imam (P) répondit : « Nous sommes plus proches du Prophète (p) car Abu Talib et ‘Abdullah sont de même père et mère tandis qu’Al ‘Abbas n’était leur frère que du côté du père ».

Haroun lui posa une autre question : « pourquoi vous appelle t on les enfants du messager alors que vous les enfants d’’Ali (P) » ?

L’imam répondit : « si le messager était ressuscité pouvez vous le marier avec l’une de vos filles » ?

Haroun : « cela serait une source d’orgueil pour moi devant arabes et non arabes ».

L’imam : « Quant à nous il lui est interdit de demander nos filles en mariage car il nous a mis au monde et pas vous »

Un jour, Abou Hamza, voyant l’Imam al-Kâzim en train de travailler dans son jardin alors que la sueur perlait de sa tête jusqu’à ses pieds, lui demanda où étaient ses serviteurs. L’Imam lui répondit qu’il y avait quelqu’un de meilleur que l’Imam et son père, qui travaillait lui-même de ses propres mains. Lorsque Abu Hamza lui demanda qui était cet homme, l’Imam répondit que c’était le Prophète d’Allah, Mohammad (P), ainsi que Amir Al-Mouminin ‘Ali (P), et que tous ses ancêtres travaillaient de leurs propres mains. Tel fut donc la Sunna (la Tradition) des Prophètes, des Délégués d’Allah et des gens droits.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=22&Itemid=242

Le Martyre de l’Imam Moussa al-Kazim (p)

L’Imam Al- Moussa Al-Kazim (as), notre septième Imam (as), était le fils de l’Imam-As’Sadiq et de Bibi Hamidah Khatoune. Imam (as) est né le 7 Rajab en l’an 128 de l’Hégire et a accédé à l’Imâmat 20 ans plus tard. La durée de son Imâmat était de 35 ans et a coïncidé avec le Califat de Mansour, de Mahdi, de Hâdi et de Haroun Ar’Rachid.

Les événements importants de la vie du septième Imam (as) ont commencé après le martyr de son père. Malgré cet événement, il a assumé le post de l’Imamat. Après le martyre de l’Imâm As-Sadiq (as), Mansour, le Calife Abbasside a envoyé quelques officiels pour découvrir l’identité du de futur Imam (as) et leur a ordonné de décapiter immédiatement celui qui a accepté le post  de l’Imamat. Dans ces circonstances, il était très difficile pour les partisans de pouvoir identifier leur vrai Imam.

Hichâm fils de Salim a dit: « J’étais dans l’embarras de ne pas savoir qui était mon Imam car j’avais des problèmes dont je voulais lui demander les solutions. Tout d’abord je me suis  adressé à Abdullah, le fils aîné de l’Imam As’Sâdiq. Je lui ai exposé mes problèmes et il ne pouvait pas me donner des réponses, j’ai compris qu’il n’était pas l’Imam (as). J’ai continué ma recherche mais j’avais peur d’attirer l’attention des fonctionnaires du Calife.

Un jour j’ai vu un homme qui est venu vers moi. Lorsqu’il a fait connaissance avec moi et a appris ce que je cherchais, il m’a amené à  la maison de l’Imam (as) et s’est éclipsé immédiatement puis un homme est sorti de la maison et m’a guidé vers l’Imam Al- Moussâ Al-Kâzim (as). Je lui ai présenté mes problèmes et obtenu des réponses satisfaisantes.

De là j’ai compris qu’il était mon Imam (as). A la fin l’Imam (as) a dit : » Ne divulgue notre entretien à personne car cela pourrait mettre ta vie en danger.»

J’ai dit les Chi’ites sont embarrassés. Puis-je vous les présenter?

Il a répondu : »Prends beaucoup de précautions. Informe seulement celui qui a fait preuve de maturité et obtiens de lui la promesse de garder ton secret. »

J’ai bien écouté son conseil et j’ai amené discrètement quelques compagnons distingués de l’Imâm As’Sâdiq (as) chez le septième Imam (as).

Nous apprenons de cet épisode qu’à l’époque du septième Imam (as), ses partisans vivaient sous une pression terrible.

Mohammad fils d’Ali a dit: »A Nichâpour, Les partisans m’ont confié 30000 dinars, 50000 dirhams et des  vêtements pour que j’aille à Médine et que je les mette à la disposition de l’Imam (as). D’abord je doive présenter à la personne concernée une lettre cachetée dans laquelle quelques questions sont posées. Ils m’ont donné une énigme et il m’ont conseillé de ne lui remettre les biens qui m’ont été confiés que si cette personne parvenait à résoudre l’énigme. »

Il a ajouté : » Je suis arrivé à Médine et je me suis mis à la recherche de l’Imam (as) mais personne n’était parvenue à résoudre cette énigme. J’ai erré dans la ville. Finalement un jeune homme  m’a guidé vers la maison de l’Imam Al-Moussâ Al-Kâzim (as) .L’Imam (as)  a deviné l’énigme de la lettre .Finalement j’ai trouvé l’Imam(as) puis j’ai donné les biens à lui. »

Les dix dernières années du règne de Mansour ont passé ainsi puis douze ans du règne de Mahdi et de Hadi se sont écoulés. Mahdi recevait des rapports défavorable aux activités de l’Imam (as) et il a décidé de mettre l’Imam (as) en prison

PENDANT LE REGNE DE HAROUN

Haroun Ar’Rachîd connaissait bien l’Imam (as). Le récit suivant est relaté par Ma’moûn, fils de  Hâroun Ar’Rachîd :

« Pendant le Califat de mon père , nous ( mon père  et moi ) sommes allés une année à la Mecque et au cours du même voyage nous avons visité Médine. Le Calife a distribué des sommes d’argent entre 2000 et 500 dirhams aux personnes âgées et distinguées de la ville. Lorsqu’il a rencontré Imam Moussâ Al-Kâzim (as). Il lui a montré un grand respect et a ordonné à ses fils de le raccompagner lors de son départ en faisant preuve d’une parfaite soumission. Lorsque j’ai remarqué tout cet honneur respect à lui .J’en ai demandé la raison.

Haroun a expliqué : » C’est l’Imam (as) des Musulmans, la preuve de Dieu. »

J’ai demandé : » Mais cette position ne t’appartient-elle pas ?

Il a répondu : » Je suis devenu le dirigeant des gens par la force mais leur vrai dirigeant est Moussâ Al-Kâzim (as) .Malgré tout cela, j’ai pris possession de ce titre et par Dieu, même toi qui es mon fils, si tu me disputait le Califat, j’ordonnerais de te décapiter, car le pouvoir ne reconnaît ni père ni fils. »

Pendant le même voyage Ma’moûn a appris que son père avait insisté pour que l’Imam (as) ne possède que très peu d’argent. Il a demandé à son père pourquoi il tenait à restreindre les ressources financières de l’Imam Moussa Al-Kazim (as) ?

Il répondit: » Mon fils, sois tranquille. S’il venait de posséder de grosses sommes d’argent, il mobiliserait cent mille combattants parmi ses partisans, contre le gouvernement. Il vaut mieux donc pour nous qu’il reste dans la détresse sur le plan financier. »

LES PARTISANS DE L’IMAM

Malgré toutes les souffrances et les difficultés, les amis de l’Imam (as) ont gardé leurs relations avec l’Imam (as). Ses partisans étaient dispersés un peu partout et même dans la cour de   Hâroun Ar’Rachîd parmi eux était une personne nommée Ali fils de Yaqtîn qui était le ministre de  Hâroun. Toutefois il maintenait secrètement ses relations avec l’Imam (as).

Il avait l’habitude de rencontrer l’Imam Moussa Al- Kazim (as) en cachette. Un jour il demanda à deux de ses amis de se procurer deux chevaux rapides et de s’approvisionner en vue d’un voyage. Il leur a confié quelques biens et quelques lettres. Il leur a demandé d’aller vite voir l’Imam (as) pour lui remettre ce qu’il leur a confié et revenir. Ils sont donc partis pour Médine en toute vitesse et ne se sont arrêtés pour se reposer qu’une fois, près de Médine puis ils ont repris le voyage. Là, ils ont vu deux cavaliers venant de Médine et ils se sont dirigés vers eux. L’un d »eux était l’Imam (as). L’Imam (as) a ouvert les lettres et examiné les biens apportés. L’Imam (as) répondit aux lettres et apposa sa signature et leur a dit: » Retournez vite. »

Ils ont dit: » Nous sommes à court de provision pour le voyage ».

Il a jaugé leur provision et dit: » Elles sont suffisantes. »

Ils ont dit: » Mais nous désirons visiter le tombeau du saint Prophète. »

L’Imam (as) a dit: » C’est fait! » L’Imam (as) voulait dire qu’ils retournent sans visiter le tombeau du Prophète car ils ont reçu la récompense spirituelle parce qu’ils ont eu l’attention de le faire.

Ainsi l’Imam (as) a rencontré les représentants d’Ali à l’extérieur de la ville afin que cette rencontre n’attire l’attention de personne.

Un jour, Hâroun a envoyé quelques cadeaux comprenant un très beau vêtement à Ali, le partisan de l’Imam (as). Ali les a envoyés à Imam (as) en cadeau. L’Imam (as) lui rendit avec ce message: » Garde-le pour toi! Il te sera utile ». Après quelque temps, l’un des serviteurs de Ali qui avait quelques différends avec son maître dit à  Hâroun : » Ali a des contacts secrets avec Moussâ Al-Kâzim (as) et lui a envoyé des cadeaux parmi ces cadeaux figure le vêtement que tu lui as offert. »

Hâroun a été contrarié. Il a convoqué Ali et lui a dit: » Où est le vêtement que je t’ai offert? »

Ali a envoyé quelqu’un pour rapporter ce vêtement. Dès lors  Hâroun a eu confiance en Ali, il a puni sévèrement la personne qui lui avait fait le faux rapport.

LA TORTURE ET SEVERITE

Hâroun a décidé de réserver un traitement plus sévère à l’Imam (as) car ce dernier attirait de plus en plus les gens vers l’Islam. Hâroun s’est efforcé d’obtenir par tous les moyens des informations sur les activités secrètes de l’Imam (as); ses fonctionnaires lui envoyaient des rapports continuels. L’un de ces fonctionnaires était une personne distinguée de Médine. Il est allé voir le Calife ayant reçu la promesse d’obtenir une grande somme d’argent, s’il divulguait tous les secrets de l’Imam (as). Il a envoyé un rapport à Hâroun en y ajoutant accessoirement le commentaire suivant:

 » Comment peut-il y avoir deux Califes en même temps? Tu es le Calife dans cette ville et Moussâ Al-Kâzim est à Médine puisque les gens lui envoient de l’argent et des cadeaux des quatre coins du monde. »

Le Calife lui donna pour ce rapport insidieux 200 000 dirhams. Il ordonna d’arrêter l’Imam (as). Il prépara deux chameaux. Il envoya l’un en direction de Bagdad, l’autre en direction de Bassora afin que les gens ne sachent pas où l’Imam (as) a été amené. En fait l’Imam (as) fut conduit à Bassora. Il ordonna qu’on ne le garde pas longtemps dans un endroit car il voulait que le lieu de l’Imam (as) soit en cachette des autres.

Bien qu’il ait demandé aux gouverneurs de différentes villes de martyriser l’Imam (as) mais ils refusèrent cette demande et répondirent qu’ils ne pouvaient rien  parce que tout ce qu’ils savaient de lui, c’était sa piété et sa vertu et ils ne voulaient pas tremper leurs mains dans ce crime odieux.

Finalement cet ordre fut transmis aux geôliers de sa dernière prison. Ils empoisonnèrent discrètement l’Imam (as) et simulèrent que l’Imâm avait une mort naturelle  mais l’histoire a gravé le nom de  Hâroun comme l’auteur de ce crime. L’Imam (as) fut martyrisé le 25 Rajab en l’an 183 de l’Hégire à la prison de Bagdad et a été enterré à Kâzimayn, près de Bagdad.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=3788:le-martyre-de-limam-moussa-al-kazim-p&catid=337&Itemid=241

Le 25 Rajab 183AH, Martyre de 7e Imam de descendant de saint Prophète Mohammad

Les Paroles et ses conseils

« Ne considérez pas comme considérable le grand nombre de bonnes œuvres que vous faites ; et ne considérez pas comme peu important le peu de péchés que vous commettez, car le peu de péchés s’ajoute au peu de péchés pour faire beaucoup de péchés. Craignez Dieu lorsque personne ne vous voit autre que Lui et soyez équitables même contre vous-mêmes… ».

Ces paroles rappellent à un évènement survenu lorsque le Prophète (sawas), se trouvant avec ses compagnons dans un désert, leur a demandé d’aller chercher du bois pour allumer un feu. Les compagnons n’avaient trouvé que des petits brins qui, posés devant le Prophète (P) ont fait une grande quantité de bois. Alors le Prophète (P) leur a dit : « C’est de cette façon que les petits péchés se rassemblent pour donner lieu à de plus grands péchés ».

L’Imâm (p) a donné à l’un de ses fils la recommandation suivante : « Ô mon fils ! Garde-voie d’être vu par Dieu en commettant un péché qu’Il t’avait interdit de commettre, et de na pas être vu par Dieu en faisant une bonne œuvre qu’Il t’avait recommandée. Sois persévérant et ne te considère jamais comme ayant suffisamment adoré Dieu, le Très Haut, et comme étant suffisamment obéissant à Lui, car on n’adore jamais Dieu comme Il le mérite. Garde-toi de la plaisanterie car elle éteint la lumière de ta foi et entame ta magnanimité. Garde-toi de t’ennuyer et d’être paresseux car cela te prive de tes chances dans ce monde ci et dans l’Autre monde. Il ne fait pas partie de nous celui qui ne demande pas des comptes à soi-même tous les jours ; s’il trouve qu’il a fait du bien, il demande à Dieu de lui permettre d’en faire davantage, et s’il trouve qu’il a fait du mal, il demande à Dieu de le pardonner et il se repent de ce qu’il a fait ».

On signale ce qu’il a dit à son compagnon al-Fadl Ibn Yûnus : « Rapporte du bien, dis du bien et ne sois pas sans position ». Et comme le compagnon a demandé une explication, l’Imâm (p) a dit : « Être sans position c’est dire tout le temps : ‘Je suis avec les gens, je suis comme l’un des gens’. Le Messager de Dieu a dit : ‘Il n’existe que deux chemins ; celui du bien et celui du mal. Que le chemin du mal ne soit pas plus préférable pour vous que le chemin du bien’ ».

Il disait :

-Le croyant est comparable à deux plateaux de balance équilibrés : Chaque fois que sa foi se consolide, son épreuve devient autant difficile.

-Le bon voisinage ne consiste pas seulement à ne pas déranger ses voisins mais surtout à les supporters lorsqu’ils vous dérangent.

-Le jour du Jugement, seront appelés ceux qui ont droit de la récompense auprès d’Allah, ce jour-là se lèveront seulement ceux qui auront pardonné et rétabli la concorde sans attendre d’autre récompense que celle d’Allah.

-Il n’est pas des nôtres celui qui délaisse sa religion au profit de la vie et n’est pas des nôtres celui qui délaisse sa vie au profit de sa religion.

Il a fait à Hishâm Ibn al-Hakam la recommandation suivante : « Dieu a deux témoins auprès des hommes ; un témoin apparent et un témoin occulte. Le témoin apparent est les prophètes et les messagers, alors que le témoin occulte est les raisons ». Il demandait à ses compagnons de rendre des comptes eux-mêmes à eux-mêmes au sujet de tout ce qu’ils disent et de tout ce qu’ils font. Il disait : « celui qui, tous les jours, ne rend pas des comptes lui-même à lui-même ne fait pas partie de nous. S’il trouve qu’il avait fait du bien, il doit en faire d’avantage et glorifier Dieu. S’il trouve qu’il avait fait du mal, il doit demander pardon à Dieu et se repentir ».

L’Imâm (p) a indiqué aux gens ce qu’ils doivent apprendre : « Les connaissances nécessaires pour les humains sont au nombre de quatre. La première est de connaître ton Seigneur. La deuxième est de voir comment Il t’a fait. La troisième est de savoir ce qu’Il veut de toi. La quatrième est de savoir ce qui t’écarte de ta religion ».

                                                                                              

L’Imâm (p) a donné à ses fils la recommandation suivante : « Partagez votre temps en quatre épisodes : Un premier épisode pour invoquer Dieu, un deuxième épisode pour travailler et gagner sa vie, un troisième épisode pour fréquenter des gens sincères qui vous éclairent sur vos vices et qui dans leur for intérieur restent loyaux envers vous, et un quatrième épisode pour vous adonner à vos plaisirs licites ».

Il a dit dans l’une de ses recommandations à Hishâm Ibn al-Hakam : « O Hishâm, le Commandeur des Croyants Ali(p) faisait à ses compagnons la recommandation que voici : « Je vous recommande de craindre Dieu publiquement et en secret. Je vous recommande d’être justes lorsque vous êtes mécontents ou contents. Je vous recommande de travailler pour gagner votre vie tout en étant pauvres ou riches. Je vous recommande de ne pas rompre vos liens avec ceux qui les rompent avec vous, de pardonner ceux qui vous traitent injustement et de donner à ceux qui vous privent. Vos regards devraient être destinés à apprendre. Votre silence devrait être destiné à la réflexion et vos paroles devraient être destinées à invoquer Dieu. Votre nature devrait être généreuse car le Paradis ne sera jamais gagné par un avare et l’Enfer ne sera jamais gagné par un généreux ».

Beaucoup de gens et de savants tiennent leurs connaissances de l’Imâm Mussa al-Kâzim (p). On compte parmi eux Ahmad Ibn Hanbal, l’imâm des Hanbalites qui a dit : « Mûssâ Ibn Ja’far m’a dit : « Mon père, Ja’far Ibn Muhammad m’a rapporté de son père, ‘Alî Ibn al-Hussein, qui le tient de son père, al-Hussein Ibn ‘Ali, qui le tient de son père ‘Ali Ibn Abû Tâlib, qui le tient du Messager de Dieu… ». Et Ibn Hanbal d’ajouter : « Si un fou entend cette chaîne de transmission, il se serait réveillé », car ses transmetteurs occupent le sommet de toutes les significations de la science, de l’esprit et de la guidance.

Voilà les mots lumineux prononcés par l’Imâm al-Kâzim (p). Nous devons profiter de cette lumière et agir en conséquence pour nous engager dans la voie du Messager de Dieu (Psl) qui est celle de la satisfaction de Dieu. C’est la voie tracée par le Messager de Dieu (Psl) lorsqu’il a dit : « Seigneur ! Rien ne me chagrine si Tu n’es pas en colère contre moi ».les Ahlul-Bayte  sont les guides qui nous dirigent vers Dieu, le Très-Haut. (« Dis : je ne vous demande aucun salaire pour cela (la prophétie; si ce n`est votre amour envers les proches » (al-choura, 42)

Que la paix soit sur l’Imâm al-Kâzim, le jour où il est né, le jour où il s’est fait martyr et le Jour où il sera ressuscité

http://www.hajij.com/fr/islamic-countries-and-sects/islamic-events/item/6300-le-25-rajab-183ah-martyre-de-imam-moussa-al-kazim-as-les-paroles-et-ses-conseils

La vie de l’Imam Mussa al- Kazim

L’Imam Mussa Ibn Dja’afar al-Kazim, le fils du sixième Imam est né en 128/744 et fut empoisonné en prison en 183/799. Il devint Imam après la mort de son père, par Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. Le septième Imam était contemporain des califes Abbassides, Mansûr, Hâdi, Mahdî et Hârun.II vécut à une époque très difficile, en secret, jusqu’à ce que, finalement, Hârun partit pour le Hadj et fit arrêter l’Imam à Médine alors qu’il priait dans la Mosquée du Prophète. Il fut enchaîné et emprisonné, puis emmené de Médine à Bassora et de Bassora à Bagdad où, pendant des années, il fut transféré d’une prison à une autre. Finalement, il mourut empoisonné à Bagdad dans la prison Sindi Ibn Shâhak, et fut enterré dans le cimetière des Qorayshites qui se trouve actuellement dans la ville de Kazimayn en Irak.

SON ENFANCE

L’Imam Moussa ibn Ja’far dit al Kadzim est né le 7 Safar de l’an 128 de l’Hégire. Son père est l’Imam Ja’far as-Sadeq (as) et sa mère se nommait Hamidah al Berberya, elle était d’origine maghrébine Amazigh.

Durant sa jeunesse, l’Imam al Kadzim (as) passa 20 ans sous l’Imamat de son père Ja’far (as). Son génie inhérent et ses vertus étaient combinés avec les conseils et l’éducation éclairés qu’ils lui avaient enseignés. Il fut entièrement bercé par la connaissance depuis son enfance. Le récit qui va suivre montre combien cette connaissance était large : Un jour abou Hanifa était venu voir l’Imam Ja’far as-Sadeq (as) en sa demeure, afin de le questionner sur un sujet religieux. L’Imam était endormi et ainsi abou Hanifa attendait que l’Imam soit réveillé. Pendant ce temps, Moussa al Kadzim (as), qui n’avait alors que cinq ans sorti et vit abou Hanifa qui pour passer le temps lui demanda son avis en ces termes :  » ô petit-fils du prophète ! Quel est ton avis au sujet des actes d’un homme ? Les fait-ils par lui-même ou les fait-ils parce qu’Allah l’incite à les faire ?  »  » ô abou Hanifa, les actes d’un homme pourraient être classés en trois catégories : Premièrement, les actes qu’Allah lui enjoindrait indépendamment de sa volonté. En second lieu, Les actes que l’homme ferait avec l’appuie d’Allah. Troisièmement, les acte que l’homme ferait seul.

La logique humaine pourrait faire croire alors que dans les 2 premiers cas Allah pourrait être responsable; mais il n’en est rien. Si la première déduction était vraie, cela voudrait dire qu’Allah pourrait être injuste et pourrait punir les hommes pour des péchés qu’ils n’ont pas commis. Si la deuxième condition était acceptable, cela voudrait dire qu’ Allah pourrait être injuste et pourrait punir les hommes pour les crimes dans lesquels il est associé. Mais l’impossibilité de ces deux premières conditions est évidente car Allah ne peut être injuste. Donc, la troisième alternative est que les hommes sont absolument responsables de leurs propres actes.  » Abou Hanifa était réputé pour être partisan de la déduction par syllogisme ou analogie, cet entretient avec le jeune Imam (as) lui montra que sa méthode de déduction était fausse.

Exemple de syllogisme : L’Homme est mortel, je suis un homme, déduction je vais mourir. Si cette logique de déduction se vérifie dans ce qui est propre à l’homme, concernant l’Islam et son interprétation c’est loin d’être le cas.

Lorsque Moussa al Kadzim (as) devint Imam, la première décennie il put paisiblement dispenser les préceptes de l’Islam par le biais des enseignements du prophète (sas).

Après cette période, il passa la plupart de son temps en prison selon le bon vouloir du Calife en place.

Moussa al Kadzim(as) a vécu sous les régimes des plus despotiques Califes Abbasides, al Manssour, al Mahdi, et Haroun ar-Rachid connus le plus souvent pour leur gestion tyrannique et cruelle.

Ces despotes ont fait assassiner une multitude de descendants du prophète et les martyrs descendants ou non se comptent par milliers, ils étaient enterrés ou emmurés vivants ou dans le moins pire des cas, mis en prisons durant toute leur vie.

Ces Califes n’avaient aucune pitié ou justice et ils faisaient assassiner ou torturer pour le plaisir qu’ils prenaient des souffrances de leurs victimes.

L’Imam a été préservé de la tyrannie d’al Manssour parce que ce Calife, était occupé avec son projet de construire la nouvelle ville avec de Bagdad. En 157 de l’Hégire, la ville de Bagdad a été construite.

Sa construction fut suivie de la mort de son fondateur al Manssour un an après.

Le frère d’al Manssour lui succédât au Califat, il s’agit d’al Mahdi (quel nom glorieux pour un tel être). Pendant quelques années il est resté indifférent vis-à-vis des activités de propagation de l’Imam (as).

Mais en 164 de l’Hégire, al Mahdi fit un voyage à Médine, il avait déjà entendu parler de la réputation de Moussa al Kadzim (as) mais arrivé il vit que cette réputation était largement surpassée.

Ce qui rallumât la jalousie et l’étincelle de la méchanceté héréditaire envers les Ahloul Bayt (as).

Il fit emmener de force l’Imam (as) à Bagdad et le fit emprisonné. Mais après qu’une année soit passée, il décida que l’emprisonnement de l’Imam (as) avait été une erreur alors, il lui rendit sa liberté.

MORT DE L’IMAM (as)

L’année 170 de l’Hégire, le Calife le plus cruel et le plus tyrannique Haroun ar-Rachid est apparu à la tête du l’empire Abbasside. Ce fut pendant son règne que l’Imam (as) passa la plupart de son temps en prison et malheureusement jusqu’à ce qu’il ait été empoisonné par ordre d’Haroun ar-Rachid.

Cet assassinat eut lieu le 25 Rajab de l’an 183 de l’Hégire, l’Imam (as) avait 55 ans.

QUELQUES PAROLES DE L’IMAM MOUSSA AL KADZIM (as)

-Le croyant est comparable à deux plateaux de balance équilibrés : Chaque fois que sa foi se consolide, son épreuve devient autant difficile.

-Le bon voisinage ne consiste pas seulement à ne pas déranger ses voisins mais surtout à les supporters lorsqu’ils vous dérangent.

-Le jour du Jugement, sera appelé ceux qui ont droit de la récompense auprès d’Allah, ce jour là se lèveront seulement ceux qui auront pardonné et rétabli la concorde sans attendre d’autre récompense que celle d’Allah.

-Il n’est pas des nôtres celui qui délaisse sa religion au profit de la vie et n’est pas des nôtres celui qui délaisse sa vie au profit de sa religion.

https://erfan.ir/french/80978.html

La connaissance et la morale de l’Imam Moussa Kazim (P)

Beaucoup de hadiths révèle l’étendue de la connaissance de l’imam Moussa  Kazim (as) sur plusieurs sciences, ses qualités et ses vertus morales et spirituelles. Il ne peut qu’être ainsi parce qu’il a grandi dans la maison de la prophétie, le fief du message et le carrefour des anges. Nous citons juste quelques exemples de hadiths :1- Abou Hanifa dit : « j’avais effectué un voyage de pèlerinage rituel et je m’étais rendu chez l’imam à Médine dans l’intention de le rencontrer. J’attendais devant la porte pour avoir l’autorisation d’entrer. C’est alors qu’un garçon apparut (et je lui demandasse : « Où sont les toilettes ? Attendez, dit-il, il s’adossa au mur, s’assit puis dit : « Evitez de faire vos besoins ou uriner près d’un cours d’eau, sous les arbres fruitiers, dans la cour des mosquées ou les voies de communication. Allez derrière le mur et de là soulagez-vous en évitant de vous asseoir face à la Qibla ». Je fus étonné d’entendre de telles paroles de la bouche d’un enfant. Je lui demandasse alors comment il s’appelait ? Moussa ibn Ja’far répondit-il. C’est alors que je lui demandasse encore : «  jeune homme c’est quoi le péché et le élit ? Il répondit ainsi « Il y a trois situation pour décrire le péché et le délit :1- soit le péché vient de Dieu et non de l’homme : dans ce cas Dieu ne le punira pas pour quelque chose qu’il n’a pas commis.2- soit le Dieu  et l’homme sont tous deux associés dans le péché et le délit ; il n’est pas juste dans ce cas que le complice le plus fort domine injustement le complice le plus faible.3- soit le péché vient de l’homme, d’ailleurs c’est le cas avéré ici, Dieu fait preuve de clémence, cela traduit sa miséricorde et sa munificence. Et s’il le punit ce serait à cause du péché et de la désobéissance de l’homme ». Abou Hanifa confesse : «j’obtins la réponse que je voulais à partir des propos de ce jeune garçon. Et là je n’avais plus besoin de rencontrer l’imam Sadiq (as).Ibn Shahr Ashoub cite ainsi la fin du hadith dans le livre Manakib : « lorsque j’ai compris ces propos de lui (Moussa ibn Ja’far) il m’a  paru grand et m’a fasciné. Je récitasse alors ce verset : « Une descendance qui se suit »[1] Les savants ont reçu de l’imam Moussa Kazim diverses sciences qui remplissent textes religieux.[2]2- Abou Fajr Esfahani affirme : « Yahya ibn Hassan m’a rapporté que l’imam Moussa Kazim (as) était le genre personne qui quand il apprenait que quelqu’un quine l’aimait pas parle mal dans son dos, il lui envoyait une bourse pleine de dinars. Et sa bourse contenait entre 200et 300 dinars. Les gens avaient sortie un proverbe inspiré de cette attitude de l’imam Moussa Kazim (as).Hamou dit : «L’un des petits fils du 2ème calife avait l’habitude de salir le nom de l’imam Ali (as) dès qu’il le rencontrait l’imam Moussa Kazim (as) et adoptait de mauvaises attitudes vis-à-vis de lui. Certains chiites demandèrent à l’imam de leur donner l’autorisation pour le tuer. L’imam s’y opposait. Un jour l’imam assis sur une monture entra dans la plantation de ce monsieur. Le type cria : vous avez détruit mon champ et mes recoltes. L’imam ne fit attention à ses crises et continuait à avancer jusqu’’à se rapprocher de lui. L’imam descendit de sa monture, s’assit près de l’homme et commença à parler et à plaisanter avec lui. Il demanda à l’homme : «  à combien s’élève l’indemnisation pour tes récoltes ? Cent dirhams, répondit l’homme. Et quel est le profit qui devait en sortir, reprit l’imam ? Je n’en sais rien, réagit-il. A combien peux-tu faire une estimation insista l’imam ? je dirai cent dirhams encore, fit-il l’imam donna 300 dirhams. L’homme se leva et vint embrasser la tête de l’imam. Désormais quand l’imam entrait dans la mosquée, l’homme se levait, le saluait respectueusement et dit : « Dieu sait à qui il confit sa révélation l’imam dit alors aux chiites qui voulaient tuer cet homme : «Laquelle de ces deux initiatives est la meilleure ? Ce que vous vouliez faire ou ce que j’ai fait ? »[3]3- L’imam Moussa Kazim (as) s’investirait à fond dans l’accomplissement des prières surérogatoires et veillait toute la nuit jusqu’à la prière du matin. Après la prière du matin, il restait encore sur la natte jusqu’au lever du soleil à faire des invocations. Il se livrait aux prosternations et implorations jusqu’au lever du soleil. il avait l’habitude de beaucoup répéter cette invocation : « seigneur je t’implore pour que tu rende ma mort paisible, que tu sois indulgent au moment de la rétribution ». il aimait dire : « les péchés de ton serviteur sont énormes, mais ta bonté et ton indulgence sont inestimable. Il pleurait par crainte de Dieu que sa barbe devenait toute mouillée.L’imam (as) rendait fréquemment visite pour consolider les liens de famille. Il envoyait aux pauvres de Médine de l’argent, du pain et des dattes. Et personne ne savait de qui cela venait.[4]Il était également exemplaire en ce qui concerne la patience et la façon d’étouffer sa colère.Un jour, alors qu’Imam Musa b. Ja’far (as) marchait, un homme s’approcha de lui

et dit: « Maudits soyez-vous et votre père! »

Les compagnons d’Imam Musa b. Ja’far (as) voulaient s’attaquer à l’homme mais l’Imam

dit: « Attendez, attendez, attendez… Laissez-le. » Deux jours plus tard, Imam Musa b. Ja’far

(as) dit:

« Comment pensez-vous que nous devrions aborder cet homme? »

Il est important que lorsque nous entendons ces histoires des Ahlulbayt, nous mettons

en oeuvre leurs qualités dans notre vie.

Ils répondirent:

« Imam, nous devrions le punir…. l’attaquer… lui retirer son…

– Non, laissez-moi cet homme, dit-il. »

Quelques jours après, l’Imam demanda où se trouvait cet homme et on lui dit qu’il était

dans son jardin. Imam marcha en direction du jardin de cet homme. Lorsqu’il entra dans

le jardin, cet homme le vit et dit:

« Que faites-vous ici? Fils de… »

Imam le regarda et lui dit:

« Où est le mal?

– Vous avez déjà abîmé mon jardin avec vos traces de pas.

– Combien avez-vous dépensé pour ce jardin?

– Cent dinars.

– Combien espérez-vous en tirer?

– Deux cents dinars.

– Tenez! Prenez-les. »

Lorsque l’homme compta, il y avait exactement trois cents dinars. L’homme

regarda Imam Musa b. Ja’far (as) et dit:

« Mais voyez comme je vous ai maudits. J’ai maudit Ja’far as-Sadiq et je vous ai maudit.

– Nous, les Ahulbayt, avons été instruits pour inculquer l’akhlaq pas seulement dans la

vie des hommes en général mais dans nos vies aussi. J’aurais pu aisément vous répondre

mais je veux que vous compreniez que l’humanité ne survivra pas si chacun de nous

attaque l’un l’autre comme cela. » Les gens l’appelaient ainsi « al-Kadhim. »Notes:1- Touhafu Ukoul, page 303, Manakib ibn shahr Achoub, vol 4, page 3142- Maqatil talibine, page 499-500 ; Tarikh bagdad, page 283- Irchad sheikh Moufid, page 2964- Irchad Sheikh Moufid, page 298, Kafi ; vol 1, page 13-20 Touhafu Ukoûl, page 283

https://fr.al-shia.org/la-connaissance-et-la-morale-de-limam-moussa-kazim-p/

La Biographie de l`Imam Moussa al-Kazim (AS)

Le septième Imam est Moussâ al-Kâzim, fils de Ja’far. Sa mère est Hamida al-Mussaffat. L’Imam est né à Abwa (entre la Mecque et Médine), le dimanche 7 Cafar de l’an 128 A.H.

Il mourut en prison, empoisonné par le Calife Haroun Rachid, le 25 Rajab 183 A.H., après avoir passé 14 ans d’emprisonnement pendant lesquels il a subi d’indicibles souffrances et oppressions. Ses funérailles furent conduites par son fils Ali Ridha. Il fut inhumé à Kazimayn au Sud de Bagdad où se trouve son mausolée aujourd’hui.

Il fut le plus grand érudit de son temps. Il fut également le meilleur, le plus généreux, le plus courageux, le plus aimable et le plus correct de son temps. Sa grandeur était connue de tous. Son savoir fut inégalable, son engouement pour l’adoration ne saurait être dépassé. C’est parce qu’il contenait toujours sa colère qu’il fut surnommé « al-Kâzim » (celui qui contient sa colère). Pour son intégrité, on le surnomma également « al-‘Abdu Câlih » (le bon serviteur d’Allah).

Ses connaissances furent révélées en diverses occasions, et elles éblouirent les gens. Son dialogue avec Buraiha est bien connu. A la suite de ce dialogue l’Imam convainquit en effet son interlocuteur chrétien de se convertir à l’Islam.

Un jour, un homme dans le besoin mendia cent dinars de l’Imam. Celui-ci lui posa quelques questions pour sonder ses connaissances religieuses et lui donna deux mille dirhams.

L’Imam avait une belle voix en récitant le Coran. On rapporte qu’il restait quatre heures debout pour accomplir des actes cultuels, et qu’il récitait le Coran et se prosternait pendant longtemps. Il pleurait souvent par amour d’Allah. Il mourut alors qu’il était en prosternation.

Le calife Haroun convoqua l’imam un jour et lui tena ce discours : « pourquoi vous a-t-on préféré sur nous alors que nous sommes les descendants d’Al ‘Abbas l’oncle du prophète et que vous aussi vous êtes les descendants d’Abu Tâlib l’oncle du Prophète (P) » ?

L’imam (P) répondit : « Nous sommes plus proches du Prophète (p) car Abu Talib et ‘Abdullah sont de même père et mère tandis qu’Al ‘Abbas n’était leur frère que du côté du père ».

Haroun lui posa une autre question : « pourquoi vous appelle t on les enfants du messager alors que vous les enfants d’’Ali (P) » ?

L’imam répondit : « si le messager était ressuscité pouvez vous le marier avec l’une de vos filles » ?

Haroun : « cela serait une source d’orgueil pour moi devant arabes et non arabes ».

L’imam : « Quant à nous il lui est interdit de demander nos filles en mariage car il nous a mis au monde et pas vous »

Un jour, Abou Hamza, voyant l’Imam al-Kâzim en train de travailler dans son jardin alors que la sueur perlait de sa tête jusqu’à ses pieds, lui demanda où étaient ses serviteurs. L’Imam lui répondit qu’il y avait quelqu’un de meilleur que l’Imam et son père, qui travaillait lui-même de ses propres mains. Lorsque Abu Hamza lui demanda qui était cet homme, l’Imam répondit que c’était le Prophète d’Allah, Mohammad (P), ainsi que Amir Al-Mouminin ‘Ali (P), et que tous ses ancêtres travaillaient de leurs propres mains. Tel fut donc la Sunna (la Tradition) des Prophètes, des Délégués d’Allah et des gens droits.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=22&Itemid=242