Les 200 noms du Prophete Mouhammad (saw)

Nous ne t’avons envoyé que comme Miséricorde pour l’humanité

Les Noms de Mouhammad Rassouloullah, l’Elu et le Bien aimé 

  1. Ahmad 
    2. Hamid 
    3. Mahmoud 
    4. Ahid 
    5. Wahid 
    6. Mahh 
    7. Hashir 
    8. ‘Aqib 
    9. Taha 
    10. Yaassin 
    11. Tahir 
    12. Moutahhar 
    13. Tayyib 
    14. Sayyid 
    15. Rassoul 
    16. Nabi 
    17. Rassouloul Rahmah 
    18. Qayyim 
    19. Jami’ 
    20. Mouqtaff 
    21. Mouqaffa 
    22. Rassouloul Malaahim 
    23. Rassoulour Rahah 
    24. Kamil 
    25. Iklil 
    26. Mouddath-thir 
    27. Mouzzammil 
    28. Abdoullah 
    29. Habiboullah 
    30. Safiyyoullah 
    31. Najiyyoullah 
    32. Kalimoullah 
    33. Khatamoul Anbia’ 
    34. Khatamoul Roussoul 
    35. Mouhyi 
    36. Mounji 
    37. Mouzakkir 
    38. Nasir 
    39. Mansour 
    40. Nabiyyoul Rahmah 
    41. Nabiyout Taubah 
    42. Harissoun ‘Alaikum 
    43. Ma’loum 
    44. Shahir 
    45. Shaahid 
    46. Shahiid 
    47. Mashhoud 
    48. Bashir 
    49. Moubashhir 
    50. Nazir 
    51. Mounzir 
    52. Nour 
    53. Siraj 
    54. Misbah 
    55. Houdaa 
    56. Mahdi 
    57. Mounir 
    58. Da’i 
    59. Mad’ouu 
    60. Moujib 
    61. Moujab 
    62. Hafiyy 
    63. ‘Afouw 
    64. Waliyy 
    65. Haqq 
    66. Qawiyy 
    67. Amin 
    68. Ma’moun 
    69. Karim 
    70. Moukarram 
    71. Makin 
    72. Matin 
    73. Moubin 
    74. Mouammil 
    75. Wassoul 
    76. Zou Qouwwah 
    77. Zou Hourmah 
    78. Zou Makaanah 
    79. Zou ‘Iz 
    80. Zou Fadli 
    81. Moutaa’ 
    82. Moutii’ 
    83. Qadamou Sidqi 
    84. Rahmah 
    85. Bushra 
    86. Ghaouth 
    87. Ghaith 
    88. Ghayyath 
    89. Ni’matoullah 
    90. Hadiyyatoullah 
    91. ‘Ourwatoun Wouthqa 
    92. Siraatoullah 
    93. Siraatoul Moustaqim 
    94. Zikroullah 
    95. Saiofullah 
    96. Hizboullah 
    97. An-Najmouth Thaqib 
    98. Moustaffa 
    99. Moujtaba 
    100. Mountaqa 
    101. Oummiyy 
    102. Moukhtar 
    103. Ajir 
    104. Jabbar 
    105. Aboul Qasim 
    106. About Tahir 
    107. About Taiyyib 
    108. Abou Ibrahim 
    109. Moushaffa’ 
    110. Shafi’ 
    111. Saleh 
    112. Mousleh 
    113. Mouhaimin 
    114. Sadiq 
    115. Moussaddiq 
    116. Sidq 
    117. Sayyidoul Moursalin 
    118. Imamoul Mouttaqin 
    119. Qaidoul Ghourril Muhajjalin 
    120. Khaliloul Rahman 
    121. Barr 
    122. Mabarr 
    123. Wajih 
    124. Nassih 
    125. Naassih 
    126. Wakil 
    127. Moutawwakkil 
    128. Kafil 
    129. Shafiq 
    130. Mouqimous Sounnah 
    131. Mouqaddas 
    132. Rouhoul Qoudous 
    133. Rouhoul Haq 
    134. Rouhoul Qistt 
    135. Kaaf 
    136. Mouktaff 
    137. Baaligh 
    138. Mouballigh 
    139. Shaff 
    140. Wassil 
    141. Maoussoul 
    142. Sabiq 
    143. Saaiq 
    144. Had 
    145. Mouhdi 
    146. Mouqaddam 
    147. Aziz 
    148. Fadhil 
    149. Moufaddhal 
    150. Fatih 
    151. Miftah 
    152. Miftahoul Rahmah 
    153. Miftahoul Jannah 
    154. ‘Alamoul Imaan 
    155. ‘Alamoul Yaqin 
    156. Daliloul Khairat 
    157. Moussahhihoul Hassanaat 
    158. Mouqiloul ‘Atharaat 
    159. Saffouh Aniz Zallat 
    160. Sahiboush Shafa’ah 
    161. Sahiboul Maqam 
    162. Sahiboul Qadim 
    163. Makhssous Bil ‘Iz 
    164. Makhssous Bil Majd 
    165. Makhssous Bis Sharaf 
    166. Sahiboul Wassilah 
    167. Sahibous Saif 
    168. Sahiboul Fadhilah 
    169. Sahiboul Izar 
    170. Sahiboul Houjjah 
    171. Sahibus Soultan 
    172. Sahiboul Ridaa’ 
    173. Sahibud Darajaatir Rafi’ah 
    174. Sahibut Tajj 
    175. Sahiboul Maghfir 
    176. Sahiboul Liwaa’ 
    177. Sahiboul Mi’raj 
    178. Sahiboul Qadhib 
    179. Sahiboul Bouraaq 
    180. Sahiboul Khaatam 
    181. Sahiboul ‘Alamah 
    182. Sahiboul Bourhan 
    183. Sahiboul Bayaan 
    184. Fasihoul Lisan 
    185. Moutahharoul Janan 
    186. Ra’ouff 
    187. Rahim 
    188. Ouzounoukhair 
    189. Sahihoul Islam 
    190. Sayyidoul Kaounain 
    191. ‘Ainoun Na’im 
    192. ‘Ainoul Ghourr 
    193. Sa’doullah 
    194. Sa’doul Khalq 
    195. Khatiboul Oumam 
    196. ‘Alamoul Houda 
    197. Kashifoul Kourab 
    198. Raafi’our Routab 
    199. ‘Izzoul ‘Arab 
    200. Sahiboul Faraj 

https://www.naqshbandi.ca/pages/prophete.php?id_article=702&language=french

Liste des titres et surnoms du Prophète (s)

Liste des surnoms et des titres du Prophète (s) est une collection de titres et de surnoms qui sont mentionnés dans le Coran, les hadiths et les sources chiites et sunnites pour faire référence au Prophète de l’Islam (s). Ahmad, Muhammad, Mahmûd et Mustafâ font partie des noms du Prophète (s) et Abu al-Qâsim est son surnom le plus connu.

Al-‘Allâma al-Majlisî dans son livre Bihâr al-Anwâr, citant le livre d’al-Manâqib d’Ibn Shahrâshûb, a mentionné quatre cents noms et titres du Prophète (s) qui sont tirés du Coran. Il y a des monographies sur ce sujet, dans certaines desquelles plus d’un millier de titres et d’attribus sont mentionnés pour le Prophète (s).

Titres

Selon les sources chiites et sunnites, les titres du Prophète (s) sont les suivants :

Titre en arabe Titre Signification
ابوالقاسم Abu al-Qâsim Le père de Qâsim. Le Prophète (s) est devenu connu sous ce titre après la naissance de son premier fils Qâsim. Il est également dit que le Prophète (s) est devenu connu sous le titre d’Abu al-Qâsim parce qu’il sera le diviseur du Paradis.
اَبُو اِبراهیم Abu Ibrâhîm Le père d’Ibrâhîm.
اَبُو الْاَرامِل Abu al-Arâmil Le père de veuves. Le Prophète est appelé par ce titre dans la Torah. Ce titre signifie le soutien du Prophète (s) aux veuves comme un bon père.
اَبُو الْاُمَّة Abu al-Umma Le père d’Umma.
اَبُو الدُّرَّتَیْن Abu ad-Durratayn Le père de deux perles. Les deux perles sont l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) et l’Imam al-Husayn (a).
اَبُو الرَّیْحانَتَیْن Abu ar-Riyhânatayn Le père de deux plantes odorantes. Il fait référence à l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) et l’Imam al-Husayn (a). Ar-Rayhân désigne toute plante odorante.
اَبُو السِّبْطَیْن Abu as-Sibtayn Le père de deux Sibt. Selon les hadiths, la signification de Sibtayn est l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) et l’Imam al-Husayn (a). Sibt signife la tribu et la Oumma. Il se réfère probablement à la génération du Prophète (s), qui continue à travers de ces deux Imams (a).
اَبُو الطّاهر Abu at-Tâhir Le père de Tâhir. Abd Allah, le fils du Prophète (s), était connu sous le titre d’at-Tayyib et at-Tâhir (pur).
اَبُو الْمَساکین Abu al-Masâkîn Le père de pauvres.
اَبُو النّورِ وَ الْاِشْراق Abu an-Nûr wa al-Ishrâq Le père de la lumière et de l’éclat. Son sens est considéré comme sa fille Fatima (a), la connaissance ou la foi.

Surnoms

Selon les sources chiites et sunnites, certains des surnoms et attributs du Prophète (s) basés sur le Coran et les hadiths sont les suivants :

Surnom en arabe Surnom Signification
آخِرٌ فِی الْبِعْثَة Âkhirun fi al-Bi’tha Le dernier Prophète envoyé.
الآمِر Al-Âmir Celui qui ordonne.
أَفْصَحُ الْعَرَب Afsah al-‘Arabe Le plus éloquent des arabes.
اِبْنُ بَطْحَا وَ مَکَّة Ibn Bathâ’ wa Makka L’enfant de Bathâ’ et La Mecque.
ابْنُ الذَّبِیحَیْن Ibn adh-Dhabîhayn Le fils de deux personnes qui s’sont préparés au sacrifice dans la voie de Dieu (le prophète Ismâ’îl (a) et Abd Allah, le père du Prophète (s)).
ابْنُ الْعَوَاتِک Ibn al-‘Awâtik L’enfant des ‘Âtika-s : Il y avait trois femmes nommées ‘Âtika, parmi les grandes mères du Prophète (s), qui étaient de la tribu de Sulaym. Selon un récit, le Prophète (s) s’est appelé par ce nom lorsqu’il a combattu avec une épée dans l’une des batailles. Le courage de la tribu de Sulaym est considéré comme la raison de cette appellation.
ابْنُ الْفَوَاطِم Ibn al-Fawâtim L’enfant des Fatima-s : Selon le livre de Târîkh al-Ya’qûbî, les quatre grands-mères du Prophète (s) furent sous le nom de Fatima.
اُذُنُ خَیْر Udhunun Khayr Le meilleur auditeur. Fait référence au verset d’Udhun.
اَلرَّؤوف Ar-Ra’ûf Compatissant et gentil.
اَلرَّسُول Ar-Rasûl Messager de Dieu.
اَلرَّسُولُ الْمُسَدَّد Ar-Rasûl al-Musadad Messager approuvé par Dieu.
اَلْمُدَّثِّر Al-Muddaththir Le Prophète (s) qui se couvre son manteau. Référence au premier verset de la sourate al-Muddaththir.
اَلْمُزَّمِّل Al-Muzzammil Le Prophète (s) qui s’enveloppe dans ses habits. Se référe au premier verset de la sourate al-Muzzammil.
اَلإِمَام Al-Imâm Le guide.
اِمَامُ الْمُتَّقِین Al-Imam al-Muttaqîn L’Imam et chef des pieux.
اُمِّیّ Ummî Le Prophète n’a pas étudié auprès d’un maître. Il n’avait appris à lire ou à écrire de personne.
الأمين Al-Amîn Digne de confiance.
اَلْأَمِینُ الْمُنْتَخَب Al-Amîn al-Muntakhab Digne de confiance choisie.
اَلْاَوُلیٰ Al-Awlâ Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux- mêmes.
اَلْبَشَر Al-Bashar Al-Bahsar signifie humain. La raison de son surnom en tant qu’être humain est que Muhammad (s) est le plus grand être humain.
بُشْرَی عِیسَی Bushrâ ‘Isâ (a) Celui qui a annoncé l’avènement de Jésus (a).
اَلْبَشِیر Al-Bashîr L’annonciateur.
اَلتَّقِیّ At-Taqî Plus pieux.
ثَانِی اثْنَیْن Thânî Ithnayn Ce surnom est tiré du verset 40 de la sourat at-Tawba et désigne la seconde des deux personnes qui se sont cachées dans la grotte de Thor pendant l’émigration du Prophète (s).
اَلْحاشِر Al-Hâshir Celui derrière lequel les gens seront rassemblés à la Résurrection.
اَلْحامِد Al-Hâmid Celui qui loue Dieu.
حَامِلُ الْهِراوَة Hâmil al-Hirâwa Porteure de bâton. Selon un hadith du Prophète (s), l’utilisation d’un batôn est l’une des Sunna (traditions) des prophètes (a).
حَبِیبُ اللَّه Habîb Allah Ami de Dieu.
اَلْحَبِیبُ الْمُنْتَجَب Al-Habîb al-Muntakhab Ami choisi.
اَلْحَکِیم Al-Hakîm Le sage.
حَقٌّ مُبین Haqqun Mubîn Vérité évidente.
حِرْزُ الاُمِّیَّین Hirz al-Ummîyayn L’abri qui n’a pas étudié auprès d’un maître.
اَلْحَنیف Al-Hnîf Celui qui se détourne du faux et est inébranlable à l’Islam.
اَلْخاتَم Al-Khâtam Le sceau. Le dernier Prophète (s).
خَاتَمُ الْأَنْبِیَاء Khâtam al-Anbîyâ’ Le dernier des prophètes (a).
خَاتَمُ النُّبُوَّة Khâtam an-Nubuwwat Le sceau de la prophétie.
خَاتَمُ النَّبِیِّین Khâtam an-Nabîyyîn Le dernier des Messagers de Dieu (a).
خَلْقُ الله Khalq Allah La création de Dieu.
خَلِیفَةُ اللَّهِ فِی الْأَرْض Khalîfat Allah fi al-Ard Le calife et le successeur de Dieu sur terre.
خَلیلُ الله Khalîl Allah Ami de Dieu.
خَیْرُ الْبَرِیَّة Khayr al-Barîyya La meilleure création de Dieu.
خَیْرُ الْبَشَر Khayr al-Bashr Le meilleur des Êtres humains.
خِیَرَةُ اللَّه Khîyarat Allah celui qui choisi par Dieu.
الدَّاعِی Ad-Dâ’î Celui qui Invites les gens à Dieu.
دافِعُ جَیْشاتِ الاَباطیل Dâfi’u Jayshât al-Abâtîl Quelqu’un qui repousse les fausses voix.
دَعْوَةٌ إِبْرَاهِیمَ Da’watun Ibrâhîm La prière exaucée du prophète Abraham (a). Référence à l’invocation du prophète Abraham (a) dans le verset de Ibtilâ’ Ibrâhîm (verset 124 de la sourate al-Baqara).
اَلذِّکْر Adh-Dhikr Celui qui rappelle Dieu à l’homme.
اَلرَّافِع Ar-Râfi’ Celui qui apporte le progrès.
رَاکِبُ الْجَمَل Râkib al-Jamal Celui qui monte à dos de chameau. Dans la Torah, deux prophètes sont introduits après Moïse (a) avec les descriptions « celui qui monte un âne » et « celui qui monte un chameau », dont la première phrase fait référence à Jésus (a) et la seconde au Prophète Muhammad (s). Il est dit qu’avec cette description, la région de l’apparition du dernier Prophète (s) (Hedjaz) est présentée aux Juifs ; Parce que ses habitants utilisaient généralement des chameaux pour se déplacer.
الرَّحْمَة Ar-Rahmat Miséricorde.
رَحْمَةُ الْعالَمِین Rahmatan li al-’Âlamîn Miséricorde pour l’Univers.
اَلرَّحِیم Ar-Rahîm Le miséricordieux.
رَسولُ رَبِّ الْعالَمین Rasûlu Rabbi al-‘Âlamîn Messager du Seigneur de l’Univers.
رَسولُ الرَّحْمَة Rasûl ar-Rahma Messager de la miséricorde. Il est dit que la raison pour laquelle il est surnommé ce titre est que la mission du Prophète (s) est en fait la miséricorde et la bonté.
رَسُولُ الْحَمَّادِین Rasûl al-Hmmâdîn Messager de Dieu, dont la nation est très pieuse et loue toujours Dieu.
رَسولُ الله Rasûl Allah Messager de Dieu (s).
روحُ الْحَق Rûh al-Haqq Il est dit que c’est la signification arabe de nom du Prophète dans la Bible « Al-Ghâr Qalîtâ ». La séparation entre le bien et le mal est également mentionné comme une autre signification pour cela.
زَیْنُ الْقِیَامَةِ وَ نُورُهَا وَ تَاجُهَا Zayn al-Qîyâmat wa Nûruhâ wa Tâjuhâ Parure, lumière et couronne de la Résurrection.
اَلسّائِح As-Sâ’ih Quelqu’un qui jeûne.
اَلسّابِق As-Sâbiq Cela signifie celui qui va devant tout le monde et les autres sont derrière lui et le suivirent. Il est également dit qu’il se réfère à « As-Sâbiqûn » dans le verset dix de la sourate al-Qîyâmat.
اَلسِّرَاج As-Sirâj Le luminaire.
سِراجٌ مُنیر Sirâj al-Munîr Le luminaire éclairant.
سَیِّدُ الْمُرْسَلِین Sayyid al-Mursalîn Maître de tous les messagers de Dieu (a).
اَلسَّیِّد As-Sayyid Sayyid, Maître.
سَیِّدُ وُلْدِ آدَم Sayyidu Wuldi Âdam Maître de tous les enfants du prophète Adam (a).
اَلشّافِع Ash-Shâfi’ L’intercesseur.
اَلشّاهِد Ash-Shâhid Témoin, Témoin le Jour du Jugement.
اَلشَّفیع Ash-Shafî’ L’intercesseur.
شَفیعُ المُذْنِبین Shafî’ al-Mudhnibîn L’intercesseur des pécheurs.
شَفِیعُ مَنْ فِی الدَّارَیْن Shafî’u Man fi ad-Dârayn L’intercesseur de tous les peuples de ce monde et de l’au-delà.
اَلشَّمْس Ash-Shams Le soleil.
شَمْسٌ بَیْنَ الْقَمَرَیْن Shamsun Bayn al-Qamarayn Le soleil entre deux lunes.
اَلشَّهِید Ash-Shahîd Témoin.
اَلصَّاحِب As-Sâhib Ami, aide et compagnon.
صاحِبُ الْجَبِینِ الْأَزْهَر Sâhibu Jabîn al-Azhar Celui qui a le front le plus brillant.
صاحِبُ التَّاجِ وَ الْمِغْفَر Sâhibu at-Tâji wa al-Mighfar Quelqu’un qui a une couronne et un kulâh khûd (le nom d’un type de casque) ; brave et courageux ; un homme sur le champ de bataille avec les ennemis.
صاحِبُ الْحَسَبِ الْأَطْهَر Sâhibu al-Hasab al-Athar Celui qui a l’essence et la lignée les plus purs.
صاحِبُ الْخَدِّ الْأَقْمَر Sâhibu al-Khadi al-Aqmar Le propriétaire de la joue comme la lune.
صاحِبُ الْخُطْبَةِ وَ الْمِنْبَر Sâhibu al-Khutbati wa al-Minbar Propriétaire de sermons et de chaires ; Prédicateur.
صاحِبُ الدِّینِ الْأَظْهَر Sâhibu ad-Dîni al-Azhar Le propriétaire d’une religion supérieure et plus évidente ; Celui qui a apporté la plus haute religion de Dieu au peuple.
صاحِبُ اللِّوَاءِ یَوْمَ الْقِیَامَة Sâhibu al-Liwâ’I Yawma al-Qîyâmat Porteur de la bannière le Jour de la Résurrection.
صاحِبُ الْمَلْحَمَة Sâhibu al-Malhama Le propriétaire de l’épopée.
صاحِبُ النَّسَبِ الْأَشْهَر Sâhibu an-Nasabi al-Ashhar Le propriétaire du lignage le plus célèbre.
صاحِبُ الْوَجْهِ الْأَنْوَر Sâhibu al-Wajhi al-Anwar Le propriétaire du visage lumineux.
صاحِبُ الوَقارِ وَ السَّکینه Sâhibu al-Waqâri wa as-Sakîna Le propriétaire de la longanimité et la sérénité.
صاحِبُ المَقامِ الْمَحمود Sâhibu al-Maqâmi al-Mahmûd Le propriétaire d’un rang élogieux ; Celui qui a un rang élogieux auprès de Dieu.
اَلصّادق As-Sâdiq L’homme véridique.
اَلصِّدْق As-Sidq Quelqu’un qui est une statue de la vérité.
اَلصِّراطُ الْمُسْتَقیم As-Sirâtu al-Mustaqîm Le droit chemin.
صَفِیُّ الله Safîyyu Allah L’élu de Dieu.
الصَّفِیُّ الْمُقََرَّب As-Sfîyyu al-Muqarrab L’élu qui est proches de Dieu.
اَلضَّحوک Az-Zahûk Qui a un caractère enjoué.
اَلطّاهر At-Tâhir Le plus pur.
طٰهٰ Tâhâ Tâhâ est l’un des al-hurûf al-Muqatta’a (lettres disjointes, ou coupées) du Coran. C’est l’un des noms du Prophète (s) signifiant « Ô chercheur du droit et guide vers celui-ci. »
اَلطَّیِّب At-Tayyib Celui qui suscite un plaisir admiratif.
اَلظّاهر Az-Zâhir Le plus évident.
اَلْعابد Al-‘Âbid Adorateur de Dieu.
اَلْعاقب Al-‘Âqib Celui qui n’y aura aucun prophète après lui.
اَلْعَامِل Al-‘Âmil Travaillant et actif.
اَلْعَبْد Al-‘Abd Serviteur de Dieu.
عَبْدُ اللَّه Abd Allah Serviteur de Dieu.
اَلْعَبْدُ الْمُؤَیَّد Al-‘Abd al-Mu’ayyad Le serviteur approuvé, le serviteur que Dieu a approuvé et accepté.
اَلْعُرْوَةْ الْوُثْقیٰ Al-‘Urwat al-Wuthqâ L’Anse la plus solide.
اَلْعَطوف Al-‘Atûf Plein de bienveillance.
اَلْعَلِیّ Al-‘Alîyy Plus élevé.
اَلْغَوْث Al-Ghawth Secours.
اَلْغَیْث Al-Ghayth Pluie ; Il fut appelé la pluie parce qu’il est le plus généreux.
فاروق Fârûq Le diviseur entre le bien et le mal.
اَلْفَتّاح Al-Fattâh Celui qui donne la Victoire.
اَلْفاتح Al-Fâtih Victorieux.
قائِدُ الْغُرِّ الْمُحَجَّلِین Qâ’idu al-Ghurr al-Muhajjalîn Leader de personnes uniques.
قابِلُ الْهَدِیَّة Qâbil al-Hadîyya Accepteur de cadeaux.
قاسِم Qâsim Diviseur.
اَلْقتّال Al-Qattâl Celui qui détruit les envahisseurs ennemis.
اَلْقُثَم Al-Qutham Les deux sens de « parfait » et « généreux » sont mentionnés pour cela.
قَدَمُ صِدْق Qadamu Sidq Celui qui a un bon dossier.
اَلْقَمَر Al-Qamar La lune.
اَلْقَسْم Al-Qasm Quelqu’un qui distribue des cadeaux et autres parmi les gens.
اَلْکافی Al-Kâfî Celui qui suffit.
اَلْکَرِیم Al-Karîm Très-Généreux.
اَلْماحی Al-Mâhî Celui par qui Dieu a effacé l’incrédulité.
مَأْمُون Ma’mûn Quelqu’un que les gens sont à l’abri d’être harcelé.
اَلْمُؤْمِن Al-Mu’min Croyant ; Celui qui croit vraiment en Dieu.
اَلْمُبَارَک Al-Mubârak Béni ; Avec bénédiction ; Plein de bonté et d’abondance.
مُبارَکُ الْاَمر Mubârak al-Amr Celui qui ordonne de faire de bonnes actions.
اَلْمُبَشِّر Al-Mubashshir Annonciateur de bonne nouvelle.
اَلْمُبَیِّن Al-Mubayyin Celui qui met en évidence.
اَلْمُتَبَسّم Al-Mutabassim Quelqu’un qui sourit et qui a un visage souriant.
اَلْمُتَوَکِّل Al-Mutawakkil Celui qui compte sur Allah.
اَلْمُجْتَبیٰ Al-Mujtabâ Celui qui est choisi.
اَلْمُجِیر Al-Mujîr Sauveur.
اَلْمُحَرِّم Al-Muharrim Celui qui interdit ce que Dieu a interdit.
مُحَرِّمُ الْمَیْتَة Muharrim al-Mayta Celui qui interdit les bêtes mortes et les immondices.
مُحَرِّمُ الْخَبَائِث Muhrrim al-Khabâ’ith Celui qui interdit les immondes et les impuretés.
اَلْمُحَلِّل Al-Muhallil Celui qui proclame la licite de Dieu.
مُحَلِّلُ الطَّیِّبَات Muhallil at-Tayyibât Celui qui proclame la licite des bonnes choses.
مُحْیِ السُّنَّة Muhyi as-Sunnat Celui qui fait revivre la Sunna (Tradition).
اَلْمُخْتار Al-Mukhtâr Choisi; Celui que Dieu a choisi
اَلْمُذَکِّر Al-Mudhakkir Celui qui rappelle l’Unicité de Dieu.
اَلْمُرْسَلُ Al-Mursal Messager, Messager de Dieu.
اَلْمُزَکّی Al-Muzakkî Celui qui a purifié sa nation du polythéisme et de l’idolâtrie.
اَلْمُشَفَّع Al-Mushffa’ Intercession acceptée ; Celui dont l’intercession est acceptée par Dieu.
اَلْمُصَدِّق Al-Musaddiq Vérificateur ; Un prophète qui a vérifié les prophètes célestes précédents.
اَلْمُصْلِح Al-Muslih Celui qui est correctif.
اَلْمُطاع Al-Mutâ’ Quelqu’un dont les gens acceptent son ordre.
اَلْمُعَلِّم Al-Mu’allim Enseignant des êtres humains.
اَلْمُعَلَّی Al-Mu’allâ Quelqu’un qui est supérieur aux autres.
مِفْتَاحُ الْجَنَّة Miftâh al-Janna Clé du Paradis.
اَلمُقْتَرِب Al-Muqtarib Celui qui se rapproche de Dieu, se référant qu verset « Puis il s’approcha et descendit plus encore (8) se trouvant à deux longueurs d’arc, voire plus près (9). »
اَلْمُقَفِّی Al-Muqaffî Le dernier Prophète (s) ; Un Prophète (s) qui est venu après tous les prophètes (a) et un prophète ne viendra pas après lui.
اَلْمَکین Al-Makîn Celui qui a une position élevée auprès de Dieu.
اَلْمُنْذِر Al-Mundhir Avertisseur ; Celui qui avertit et effraie les gens du châtiment de l’au-delà.
اَلْمَنْصُور Al-Mansûr Victorieux.
اَلْمُنِیر Al-Munîr Illuminateur.
اَلْمُوَجَّه Al-Muwajjah Titulaire de la dignité.
اَلْموقِف Al-Mûqif Selon la narration, cela signifie celui qui arrêtera et gardera les gens auprès Dieu le Jour du Jugement.
اَلْمُهَاجِر Al-Muhâjir Emmigrant ; celui qui a Immigré vers Dieu.
اَلْمُهْداة Al-Muhdât Quelqu’un qui est donné comme cadeau.
اَلْمُهَیْمِن Al-Muhaymin Dominant et puissant.
اَلنّاشِر An-Nâshir Propagateur de l’islam.
اَلنّاصِح An-Nâsih guide attentif.
اَلنَّاهِی An-Nâhî Inhibiteur.
اَلنَّبی An-Nabîyy Prophète (s).
اَلنَّبِیُّ الْأُمِّیّ An-Nabîyy al-Ummî Un prophète qui n’a étudié avec aucun enseignant.
نَبِیُّ التَّوْبَة Nabîyy at-Tawba Le Prophète (s) de repentance et de retourne à Dieu.
نَبِیُّ الرَّحْمَة Nabîyy ar-Rahma Messager de la gentillesse.
نَبِیُّ الْمَلْحَمَة Nabîyy al-Malhama Prophète de paix et d’amitié.
النَّبِیُّ الْمُهَذَّب An-Nabîyy al-Muhadhdhab Le Prophète pieux et vertueux.
اَلنَّجْم An-Najm L’étoile.
اَلنَّجْمُ الثّاقِب An-Najm ath-Thâqib L’étoile pénétrante.
نَجِیُّ الله Najîyy Allah Chuchoteur avec Dieu.
اَلنَّذِیر An-Nadhîr Avertisseur.
اَلنِّعْمَة An-Ni’ma Bienfait.
نِعْمَةُ اللَّه Ni’mat Allah Bienfait de Dieu.
اَلنَّقیب An-Naqîb Superviseur.
اَلنُّور An-Nûr La Lumière.
نون Nûn L’un des al-hurûf al-Muqatta’a (lettres disjointes, ou coupées) du Coran, qui selon certains hadiths, c’est l’un des noms du Prophète (s). Certains le signifie comme « Nâqil al-‘Ilm » ; Traduction : « Le transmetteur de connaissances ».
اَلْواضِعُ Al-Wâdi’ Celui qui détruit l’ignorance et les obligations mal placées.
واضِعُ الْاِصْرِ وَ الْاَغْلَال Wâdi’u al-Isri wa al-Aghlâl Libérateur ; Celui qui brise les chaînes et soulage les difficultés.
اَلْوَفیّ Al-Wafîyy Un homme parfait qui tient sa promesse.
اَلْهَادی Al-Hâdî Guide.
هَدِیَّةُ الله Hadîyyatu Allah Cadeau de Dieu.
یٰس Yâsîn L’un des al-Hurûf al-Muqatta’a du Coran. Selon les hadiths, c’est l’un des noms du Prophète (s), qui signifie « أَيُهَا السَّامِعُ لِلْوَحْي » ; Traduction : « Ô auditeur de la révélation. »

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Regard sur les strategies axiologiques du Noble Prophete dans la voie vers l`unite Islamique

Regard sur les stratégies axiologiques du Noble Prophète dans la voie vers l’unité Islamique

Introduction

L’intitulé « stratégies axiologiques (et communautaires) » souscrit à l’analyse du rôle et de l’influence du Noble Prophète, (Qlpssl) dans l’emploi du facteur d’ « unité Islamique » en tant que l’un des instruments de la communauté Islamique de cette époque.

Une classification complète du rôle du Noble Prophète (Qlpssl) dans la fondation de l’unité de la communauté Islamique comportera trois sujets fondamentaux : tout d’abord, l’effort consistant à employer les facteurs politiques allant dans le sens des mises en place nécessaires, au sein de la communauté arabe de l’époque ; puis les programmations « culturelles », dans la voie conduisant à dessiner pour les musulmans le panorama de la communauté unique et à créer l’espace d’une croissance intellectuelle et d’une élévation de la compréhension des gens vis-à-vis de leurs propres responsabilités ; et enfin, les solutions auxquelles le Noble Prophète (Qlpssl) eut recours dans la réalisation de l’unité.

De telles stratégies peuvent être rassemblées sous le titre de « appel axiologique du Noble Prophète », (Qlpssl) dont les parties se composeront de : « stratégies axiologiques, nationales et religieuses », « stratégies axiologiques, ethniques et patriotiques », stratégies axiologiques, communautaires et individuelles ». Maintenant, nous allons passer en revue chacune des parties exposées.

  1. Stratégies axiologiques, nationales et religieuses
  1. Fondation de l’unité nationale et de la parenté religieuse

L’entrée du Noble Prophète (Qlpssl) à Madina (Médine) fut accompagnée de la conclusion d’alliances entre les différents groupes. Ces conventions peuvent être comptées pour les exemples les plus manifestes de ce qui a été employé afin de mettre sur pieds l’unité islamique à cette époque.

Les alliances nationales de Madina (Médine)

L’une des plus importantes parmi ces alliances fut le premier pacte qui fut conclu entre le Noble Prophète (Qlpssl) et les gens de Ta’if ainsi que les tribus de Yathrib. Certaines d’entre elles sont considérées comme les « premières constitutions écrites du monde ». Cette mesure constitua la meilleure façon de créer l’unité nationale et la parenté religieuse, car elle garantissait l’unité entre les tribus en conflit, les droits communautaires des juifs ainsi que des émigrants musulmans. D’un autre côté, ces alliances réunissaient les préliminaires à la formation d’une unité politique et gouvernementale.

A titre d’exemple du contenu du contrat entre les musulmans, il était clairement stipulé que les musulmans constituent une communauté unique, indépendante des autres gens, il n’y a pas de relations entre les musulmans et les incroyants et il ne doit pas y avoir de distance d’un musulman à l’autre.

»انهم امة واحدة من دون الناس «

Bien que l’esprit régissant ces alliances est pareil à l’emploi de l’instrument qu’est l’unité islamique dans le sens de la stratégie axiologique du Noble Prophète (Qlpssl) au sein de la communauté Islamique, et c’est pourquoi elle en possèdent toutes les caractéristiques, cependant nous en exposons certaines[i][1] :

– Les musulmans seront unis face à la tyrannie, à la transgression, à la conspiration et à la corruption.

– Aucun musulman ne fait la paix au cours du djihad dans le sentier de Dieu sans consulter les autres croyants, et la paix ne sera mise en œuvre que si elle l’est pour tous.

– L’ensemble des groupes (qui sont en guerre) entreront en guerre simultanément et la guerre ne sera pas imposée à un groupe (deux fois de suite).

– Si un différent survient entre les musulmans, les sources de son règlement proviendront de Dieu et de l’Envoyé de Dieu (Qlpssl).

– Les musulmans n’abandonneront pas l’individu endetté et redevable dont la religion est intense, et même, ils lui viendront en aide.

Dans une autre portion de ces alliances historiques dont une des parties était constituée des juifs de Madina (Médine), si l’on fait attention à leur teneur, des ordres annoncent et dénotent la réalisation de l’unité nationale provenant de l’intervention du Noble Prophète (Qlpssl) :

– Les musulmans et les juifs constituent des communautés uniques et vivront comme un peuple à Madina (Médine), chacune a sa propre religion.

– On aidera et soutiendra les juifs avec lesquels on a conclu une alliance et réciproquement, lorsque les musulmans les inviteront à la réconciliation, ils devront l’accepter.

– Les musulmans et les juifs (les deux groupes) doivent combattre ceux qui sont hostiles à ces alliances.

– Les deux groupes doivent collaborer l’un envers l’autre dans la défense de Yathrib (Médine) face aux assaillants.

– Aucun incroyant vis-à-vis de chacune des deux parties ne sera salarié, à moins que cela ne soit consécutif à la consultation des deux groupes.

Quoi qu’il en soit, il faut en conclure ainsi que l’effort afin de créer une sensibilité religieuse commune et nationale compte pour l’une des solutions les plus éminentes du Noble Prophète, que Dieu le bénisse lui et les siens, pour la réalisation de l’unité Islamique.

Le Prophète (Qlpssl) a par la suite constamment rappelé l’importance de ce sujet dans la voie vers l’établissement de la parenté religieuse des musulmans. Lors de l’un de ses discours faisant suite à la conquête de Makka (La Mecque), on rapporta qu’il dit dans la Mosquée Sacrée :

»المسلم اخو المسلم والمسلمون اخوة يد واحدة على سواهم تتكافأ دمائهم يسعي بذمتهم ادناهم» [ii][2]

« Le musulman est un frère pour le musulman et les musulmans forment une communauté unie. »

La création d’un tel sentiment religieux commun et d’une parenté spirituelle unique entre les croyants est célèbre dans cette parole attribuée au Prophète (Qlpssl) :

»المؤمنون كنفس واحدة «

« Les croyants partagent une âme unique. »

  1. Relation entre l’esprit fraternel et la fraternité

Apparition de l’appartenance communautaire

Lors de la première année de l’entrée du Noble Prophète (Qlpssl) à Madina (Médine), l’une de ses innovations les plus importantes et l’une de ses stratégies essentielles lors de l’emploi du facteur d’unité religieuse fut le pacte de fraternité entre tous les musulmans, qu’ils soient homme ou femme.

L’Envoyé de Dieu (Qlpssl) dit lors d’une réunion publique :

«تأخوا في الله أخوين أخوين.» [iii][3]

« Soyez, en Dieu, deux à deux, des frères les uns pour les autres. »

Les émigrants (les musulmans venus de Makka) et les assistants (les musulmans de Madina), du fait qu’ils avaient été éduqués dans deux endroits différents, avaient de grandes différences dans leurs façons de penser et de se comporter. Les « Aws » et les « Khazradj », qui formaient la population des assistants, se combattaient alors depuis cent vingt ans et se considéraient comme étant des ennemis de sang les uns des autres. Avec ces différents, la poursuite d’une vie religieuse et politique n’était possible en aucun cas. Or le Prophète (Qlpssl) résolu ce problème de manière intelligente.

Il fut chargé de la part de Dieu de rendre frères les uns des autres les émigrants et les assistants. Un jour, lors d’une assemblée publique, il se tourna vers ses partisans et dit : « Soyez, deux à deux, des frères en religion les uns pour les autres. » Lui-même déclara également que Ali (Qlpssl) est son frère dans ce monde et dans l’Autre :

«انه مني وانا منه.»

« Il (‘Alî) est de moi et je suis de lui. »

Les chroniques musulmanes dont fait partie le livre d’histoire de Ibn Hichâm ont enregistré les identités des individus qui sont alors devenus des frères les uns des autres.

Ce pacte fraternel général n’a prit forme que sur le fondement de la négation des stimulants ethniques et tribaux, tout en étant axé sur le droit et la coopération communautaire tel que :

«إنما المؤمنون إخوةٌ فأصلحوا بين أخويكم واتقوا الله لعلكم ترحمون.» [iv][4]

« Les croyants sont frères. Etablissez donc la paix entre vos frères. Craignez Dieu ! Peut-être vous fera-t-on miséricorde. »

Quoi qu’il en soit, cette décision intelligente fut l’instrument le plus productif de la réalisation de l’amitié apprise au sein de la communauté de cette époque. Elle montre les efforts du Noble Prophète (Qlpssl) afin de créer une appartenance communautaire axée sur la foi en Dieu.

L’amour divin en tant que base pour la formation de la communauté idéale

La communauté désirée du Noble Prophète (Qlpssl) est un système dans lequel l’ensemble des composants ont des liens fraternels les uns envers les autres, axés sur la croyance en l’Unicité.

Ils sont tenus d’en exécuter la loi et la gardent fermement. Dieu, Honoré et Glorieux, également, fonde (par Sa puissance) le terrain favorable à l’amitié et à l’unité des cœurs, ainsi sont raffermis les fondements de la compréhension sociale de la communauté islamique :

«وإن يريدوا أن يخدعوك فإن حسبك الله هو الذي أيدك بنصره وبالمؤمنين * وألف بين قلوبهم لو أنفقت ما في الأرض جميعاً ما ألفت بين قلوبهم ولكن الله ألف بينهم إنه عزيزٌ حكيمٌ.»

[v]

[5]

« S’ils veulent te tromper, Dieu te suffit. C’est lui qui t’assiste de Son secours et par l’intermédiaire des croyants. Il a uni leurs cœurs par une affection réciproque. Si tu avais dépensé tout ce que la terre contient, tu n’aurais pas uni leurs cœurs par une affection réciproque ; mais Dieu a suscité entre eux cette affection. Il est puissant et juste. »

Sur la base de la teneur des versets divins : premièrement, on ne peut parler de communauté sans la réalisation de l’amitié communautaire ; deuxièmement, la réalisation de cette chose ne peut provenir que de Dieu ; troisièmement, les croyants également sont capables de réunir les conditions et les fondements de l’unité communautaire.[vi][6]

Les paroles véridiques de Dieu à propos de la question de la fraternité des tribus de Yathrib sont elles aussi suffisantes :

« واعتصموا بحبل الله جميعًا ولا تفرقوا واذكروا نعمة الله عليكم إذ كنتم أعداءً فألف بين قلوبكم فأصبحتم بنعمته إخوانًا…» [vii][7]

« Attachez-vous tous, fortement, au pacte de Dieu, ne vous divisez pas ; souvenez-vous des bienfaits de Dieu. Dieu a établi la concorde en vos cœurs, vous êtes, par Sa grâce, devenus frères… »

La communauté idéale du Noble Prophète (Qlpssl) qui évolue dans cet esprit de fraternité, est une communauté qui dans la rigueur vis-à-vis de l’incroyance et la miséricorde vis-à-vis de la foi, trouve son unité autour de la solidité d’un axe :

«محمدٌ رسول الله والذين معه أشداء على الكفار رحماء بينهم.» [viii][8]

« Mohammad est le Prophète de Dieu. Ses compagnons sont violents envers les impies, bons et compatissants entre eux. »

Une communauté qui est comme le chiffre un, dont tous les individus demeurent constamment dans une relation unifiante, dont l’esprit d’amour et la foi religieuse imprègnent la trame, comme nous le lisons dans un hadith du Noble Envoyé de l’Islam, Mohammad (Qlpssl) :

« انما المؤمنين في تراحمهم وتواددهم وتعاطفهم كمثل الجسد الواحد اذا اشتكي منه عضو تداعي له سائر الاعضاء بالحمي والسهر.» [ix][9]

« En effet, les musulmans, du point de vue de la compassion, de l’amour, de la bonté les uns envers les autres sont comme le chiffre un. Chaque fois que l’une de ses parties tombe malade, l’autre partie l’aide et l’assiste avec soin et en se privant de sommeil. »

Utilisation des capacités communautaires

En définitive, le Noble Prophète (Qlpssl) avec le projet des alliances fraternelles des assistants et des émigrants, a utilisé la capacité propre du cadre communautaire de la communauté arabe (qui était la protection de ceux avec lesquels l’alliance avaient été conclue) dans le but de réaliser la communauté unique.

Cette réussite manifeste du Prophète (Qlpssl) n’a pas été seulement la cause de l’étonnement d’individus tels que Abû Sofiân ; les effets et les contrecoups de cette égalité Islamique alla jusqu’à rendre plus importants leurs biens et leurs possessions, vis-à-vis les uns des autres. Les historiens rapportent qu’au cours de la fraternité entre les assistants et les émigrants, un accord fut conclu, concernant aussi la participation à l’héritage.

A ce niveau, l’événement du partage du butin de guerre des Bani Nadhîr en constitue le meilleur exemple.

Quoi qu’il en soit, d’un bout à l’autre des événements de l’histoire islamique, il y a des preuves parlantes qui montrent le plan du Noble Prophète (Qlpssl) s’opposant à la dissolution des rangs des musulmans et profitant en retour de l’instrument qu’est l’unité Islamique. Cet ordre était une révélation du Coran :

«ولا تكونوا كالذين تفرقوا واختلفوا…» [x][10]

« Ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et qui se sont opposés les uns aux autres… »

La tâche du Noble Prophète (Qlpssl) dans la création de l’unité, à la hauteur des efforts possibles, aboutit, et comme il considère l’idéal de l’unité comme l’une des missions divines de sa propre mission ; comme la douleur de la dispersion des croyants lui est coûteuse et difficile ; comme il est doux avec eux et les protège, il emploie toute sa capacité dans cette voie :

«لقد جاءكم رسولٌ من أنفسكم عزيزٌ عليه ما عنتم حريصٌ عليكم بالمؤمنين رءوفٌ رحيمٌ.» [xi][11]

« Un Prophète, pris parmi vous, est venu à vous. Le mal que vous lui faites lui pèse ; il est avide de votre bien. Il est bon et miséricordieux envers les croyants. »

C’est peut-être pour cette raison qu’il dit lui-même :

«ما اوذي نبي مثل ما اوذيت.» [xii][12]

« Aucun prophète n’a été tourmenté comme moi. »

Stratégies pour la sympathie et la réconciliation

Le thème de l’amendement réciproque, les recommandations et les prises de position du Noble Prophète (Qlpssl) à ce propos prennent place dans la série des stratégies pour la mise en œuvre de la fraternité :

« … قال رسول الله – صلى لله عليه واله: يا ابا ايوب الا ادلك على صدقة يرضي الله وروله موضعها قال: بلي، تصلح بين الناس اذا تفاسدوا وتقرب بينهم اذا

تباعدوا.»[xiii][13]

« O Abâ Ayyûb ! Ne veux-tu point que je te guide à propos de l’aumône afin que Dieu et son Prophète soient satisfaits ? Abâ Ayyûb dit : « Si. » Le Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, dit : « Réconcilie les gens lorsqu’ils se sont coupés les uns des autres et rapproche-les les uns des autres lorsqu’ils se sont éloignés les uns des autres. »

Il a également été rapporté qu’ils ont interrogé le Noble Prophète (Qlpssl) à propos du verset de la fraternité. Il répondit :

« Le profit de celui qui réconcilie les gens est équivalent au profit de celui qui combat dans la voie vers Dieu. » [xiv][14]

Dans cet ordre, nous prenons à témoin l’une de ces méthodes, lors de la décision, fondée sur l’amendement réciproque que prit le Noble Prophète (Qlpssl) à propos du partage du butin de la bataille de Badr.

Certainement, l’absence de lois spécifiques au partage du butin ainsi que le manque d’éducation et d’une morale pleine des musulmans de cette époque, furent des facteurs causant des dommages à l’unité dynamique de la communauté Islamique. Ainsi, le Prophète, que Dieu le bénisse lui et les siens, devint le responsable de l’amendement des affaires et de la protection du « tissage » de la nation. Les croyants également sont tenus à respect de l’unanimité et de l’imitation du Noble Prophète (Qlpssl) :

«فاتقوا الله وأصلحوا ذات بينكم وأطيعوا الله ورسوله إن كنتم مؤمنين.» [xv][15]

« Craignez Dieu ! Maintenez la concorde entre vous. Obéissez à Dieu et à Son Prophète, si vous êtes croyants. »

Le Noble Prophète (Qlpssl) efface la divergence de façon à ce qu’une fissure (même insignifiante) ne se produise pas dans la charpente de l’unité religieuse des musulmans ; comme les historiens l’ont rapporté, le Noble Prophète (Qlpssl) fixait une part du butin même pour un groupe qui n’était pas disposé à la guerre.[xvi][16]

Il est intéressant de remarquer qu’avant le début de la bataille de Badr, le Noble Prophète (Qlpssl) avec l’annonce de la protection d’un groupe d’émigrants est dans l’attente de l’annonce de la satisfaction des assistants découlant de leur disposition au djihad avec les ennemis. Comme le contenu du pacte des assistants avec le Prophète, que Dieu le bénisse lui et les siens, se rapportait à sa défense à l’intérieur de la ville de Madina (Médine) et non à l’accompagner dans les batailles à l’extérieur, c’est pourquoi il est en quête de l’opinion des assistants avant de se mettre en marche. Une fois qu’il est sûr de leur aide, il prépare la bataille.

En réalité, cette affaire contient un exemple du soin du Noble Prophète (Qlpssl) à instaurer les traditions communautaires et à considérer les conditions politiques spécifiques de l’époque.[xvii][17]

La suprématie au lieu de la dispersion

Un autre événement dont nous sommes témoins, dans le courant de la bataille d’Ohod, est un ordre que le Coran donne au Prophète (Qlpssl) de ne pas blâmer les musulmans ayant fui la bataille. Et face à cela, de leur pardonner, de s’efforcer de leur donner espoir, de les aider de sorte à ce qu’ils soient attirés par la communauté Islamique et s’inscrivent dans la voie de l’amendement et de l’éducation morale :

« فاعف عنهم واستغفر لهم وشاورهم في الأمر…» [xviii][18]

« Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux ; consulte-les sur toute chose… »

Assurément, l’une des racines fondamentales d’une telle décision choisie fut sa parenté avec l’unité et l’uniformité politique de la communauté musulmane, afin que par cette voie, disparaisse petit à petit le fond de séparation entre les groupes de musulmans ainsi que les autres fractures dans la communauté.

C’est dans la même bataille, tel que l’histoire le rapporte, qu’un jeune musulman iranien dit après avoir frappé d’un coup un individu de l’armée ennemie :

«خذها وانا الغلام الفارسي.»

« Prends ce coup, je suis un jeune perse. »

Or le Noble Prophète, que Dieu le bénisse lui et les siens, lui a parlé et l’a blâmé, lui demandant pourquoi il ne dit pas : « Je suis un jeune assistant (ansârî). »? Le but en cela est d’éteindre par ce moyen également la volonté d’inciter au fanatisme ethnique, de protéger l’unité des rangs de l’Islam, et aussi de ramener le modèle des honneurs et des valeurs du cadre de la tribu, de la race, de l’ethnie à celui de la religion et des valeurs de l’unicité.

Ainsi, le Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, utilisait tous les facteurs afin de sauvegarder la suprématie communautaire et d’empêcher la dispersion, y compris lors de la destruction de la « mosquée du dommage » (dharâr) !

Préservation de la concorde nationale

Dans la péninsule arabe, Madina (Médine) et Nadjrân comptaient pour deux points étendus et deux grands centres pour les Gens du Livre. De ce point de vue, un groupe d’arabes des « Aws » et des « Khazradj », adhérant aux lois juive et chrétienne, devinrent leurs partisans. Abû ‘Amir, le père de Hanzhala, le célèbre martyr de la bataille de Ohod, fut fortement attiré par la loi chrétienne durant la période de « l’ignorance » et fit partie du rang des moines.

Lorsque l’étoile de l’Islam se leva depuis Madina (Médine), et absorba les minorités religieuses ; Abû ‘Amir fut très fâché de cela et apporta une aide amicale aux incroyants parmi les « Aws » et les « Khazradj ». Le Noble Prophète (Qlpssl) fut informé de ses plans destructeurs et ordonna qu’on le mette aux arrêts.

Il alla de Madina (Médine) à Makka (La Mecque), puis de là à Tâ’if. Lorsque Tâ’if tomba il fuit en Syrie et de là dirigea un réseau d’espionnage du parti des incroyants. Il écrivit ceci dans l’une de ses lettres à ses amis : « Dans le village de Qobâ, construisez une mosquée en face de la mosquée des musulmans et rassemblez-vous là au moment de la prière. Sous le prétexte de l’accomplissement d’une obligation religieuse, discutez à propos des sujets liés à l’Islam et aux musulmans, ainsi que des moyens de mettre en oeuvre des plans. »

Abû ‘Amir, comme les ennemis d’aujourd’hui de l’Islam, avait ressenti que dans un pays où la religion a cours, le meilleur moyen de la détruire et de l’éradiquer est justement d’employer le nom de la religion ; l’emploi du nom de la religion plus que toute autre facteur permet de l’endommager.

Il savait que le Noble Prophète (Qlpssl) ne donnerait à aucun titre l’autorisation au parti des incroyants de se construire un centre, sauf dans le cas où ils donneraient l’apparence de la religion à ce centre, et construisent pour leurs assemblées un temple au titre de mosquée.

Lorsque le Noble Prophète (Qlpssl) fut résolu pour la bataille de Tabûk, les représentants du parti de la discorde vinrent au Prophète (Qlpssl) et sous le prétexte que leurs vieillards et leurs malades ne pouvaient pas parcourir la distance entre la maison et la mosquée de Qobâ durant les nuits opaques et pluvieuses, ils lui demandèrent de leur donner la permission de construire une mosquée dans leur propre quartier. Le Noble Prophète (Qlpssl) ne donna pas de réponse positive ou négative à leur question, et reporta la décision finale pour après le retour de voyage.

Ceux du parti de la discorde choisirent un lieu durant l’absence du Noble Prophète (Qlpssl) achevèrent avec empressement de construire l’édifice pour les assemblée, dénommé « mosquée ». Le jour où le Noble Prophète (Qlpssl) revint à Madina (Médine), ils voulurent qu’il inaugure ce lieu d’adoration en y accomplissant quelques unités de prière. A ce moment, l’Ange de la Révélation descendit et informa le Noble Prophète (Qlpssl) à propos de cette affaire. Il nomma la mosquée ; « mosquée du dommage » (dharâr), qui a été construite pour faire des plans politiques et mettre en œuvre la dispersion au sein des musulmans.

Le Noble Prophète (Qlpssl) ordonna que l’on réduise à néant la « mosquée du dommage » (dharâr), que l’on en brûle la charpente et que le lieu serve de décharge publique durant un certain temps.Détruire la « mosquée du dommage » (dharâr), constitua un coup destructeur qui atteignit le parti de la discorde.

A partir de ce moment, la trame du parti se défit et leur unique protecteur, ‘Abdallâh ibn Obay, quitta ce monde deux mois après la bataille de Tabûk.

La politique du Noble Prophète (Qlpssl) au sujet de la destruction de la « mosquée du dommage » (dharâr), fut précisément accomplie dans le but de constituer un obstacle efficace pour empêcher l’apparition d’une déchirure politique dans la communauté Islamique et afin que la suprématie nationale ne soit pas atteinte.

Sur ce fondement, le Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl) jusque dans ses dernières recommandations faites à la communauté islamique, dit également ceci :

« ايها الناس، ان دماءكم واموالكم عليكم حرام الى ان تلقوا ربكم، كحرمة يومكم هذا وكحرمة شهركم هذا…»

« Il est illicite d’empiéter sur la vie et sur la propriété des autres… »

On trouve aussi en fin de discours :

«ايها الناس اسمعوا قولى واعقلوه، تعلمن ان كل مسلم اخ للمسلم وان المسلمين اخوة.» [xix][19]

« O vous les hommes ! Ecoutez ma parole et réfléchissez-y, sachez que tout musulman est le frère de l’autre musulman et que tous les musulmans sont frères les uns des autres. »

  1. Stratégies ethniques et patriotiques
  1. Négation du racisme et du nationalisme

Une autre des solutions que le Noble Prophète (Qlpssl) a employée dans la voie de la fondation de l’unité de la communauté Islamique, fut la négation du racisme, du nationalisme et des discriminations injustes et inacceptables.

Destruction des valeurs de la djahiliya (la période pré-islamique de « l’ignorance »)

Le combat du Noble Prophète (Qlpssl) contre l’esclavagisme de cette époque, qui fut accompagné d’un surcroît sensible de sa force politique et communautaire, avec la certitude d’une augmentation de jours en jours, en est le meilleur témoin. Ce soulèvement compte pour une partie des actions réclamant la justice engagées par le Noble Prophète (Qlpssl) face à l’oppression ouverte de cette période.

C’est parce que le Prophète poursuit la fondation de la communauté prospère et religieuse et l’instauration du parti des justes que :

«ألا إن حزب الله هم المفلحون.» [xx][20]

« Les partisans de Dieu ne sont-ils pas les gagnants ? »

Et il avait bien appris du Coran que la prospérité et la félicité ne s’accordent pas à l’oppression et à la cruauté :

«..إنه لا يفلح الظالمون.» [xxi][21]

« … Il n’y aura pas de bonheur pour les injustes. »

L’un des efforts du Noble Prophète (Qlpssl) à l’époque du début de sa présence de dix années à Makka Makrama (La Mecque vénérée) fut de casser la base du système de valeurs gouvernant la communauté ignorante de cette époque. Dans la trame des liens tribaux ; les esclaves et les servantes, sans la permission de leurs maîtres, n’avaient le droit d’aucune décision libre ni n’avait le droit de manifester leur participation à la communauté.

Il n’appartenait pas aux esclaves d’accepter ou de ne pas accepter leurs propres croyances religieuses.

L’appel culturel du Noble Prophète (Qlpssl) à l’unicité, ainsi que son appel axiologique à instaurer l’appartenance religieuse et l’amour communautaire provenant de l’unicité sont devenus la cause pour préparer le terrain à la destruction de telles discriminations injustes. Les critères préislamiques des relations familiales ont disparu progressivement et finalement, les individus embrassèrent la nouvelle religion indépendamment de leur tribu d’origine, car :

«ا غصبية في الاسلام»

« Il n’y a pas de contrainte en Islam. »

Le produit du succès du Noble Prophète (Qlpssl) dans l’utilisation de cette voie fut la conversion à l’Islam d’individus provenant des différentes tribus associationnistes, leur désobéissance par rapport aux règles du système tribal, et enfin, leur adhésion aux rangs des croyants. Cette méthode, en plus de l’influence sur les valeurs et le fait communautaire, de semer le désespoir et la crainte dans le cœur des associationnistes, de détruire les fondements des valeurs gouvernantes, fit apparaître un fond propice à la naissance d’un nouveau système communautaire.

Valeur de l’égalité monothéiste

Ensuite, le Noble Prophète (Qlpssl) sous la forme d’ordre, d’instruction ou de recommandation, orienta les musulmans vers la libération des esclaves, comme il le faisait lui-même. Le fait que la foi en Dieu, en l’Au-delà et en les prophètes est considérée comme équivalente au fait d’offrir un bien afin de libérer les autres hommes était un ordre divin :

« …ولكن البر من آمن بالله واليوم الآخر والملائكة والكتاب والنبيين وآتى المال على حبه ذوي القربى… وفي الرقاب»[xxii][22]

« … L’homme bon est celui qui croit en Dieu, au dernier Jour, aux anges, au Livre et aux prophètes. Celui qui, pour l’amour de Dieu, donne de son bien… pour le rachat des captifs »

Le Prophète (Qlpssl) fit d’individus tels que Zayd ibn Haritha le commandant de l’armée de l’Islam, de Bilâl Habachî[xxiii][23] le muezzin particulier et glorifie Salmân al-Fârsî[xxiv][24] l’iranien, lui offrant une situation et une position élevées, afin et dans cet ordre, de lutter à la fois contre les discriminations existantes :

« من اعتق مؤمناً اعتق الله العزيز الجبار بكل عضو منه عضواً من النار.» [xxv][25]

« Celui qui libère un croyant, Dieu L’Adoré, Le Puissant, au lieu de chaque membre des membres de ce croyant, sauve ses membres du feu. »

Et à la fois de faire connaître graduellement la valeur de la piété en tant que fondement des dignités et des positions au sein de la communauté :

«إن أكرمكم عند الله أتقاكم.» [xxvi][26]

« Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. »

Le Noble Prophète (Qlpssl) annonçait ouvertement : « Cet esclave habachî et ce sayyid qoraychî sont (tous deux) égaux auprès de moi. » Dans ce sens, on l’a considéré comme étant le proclamateur du droit d’égalité monothéiste.

«أيها الناس، إن ربكم واحد وإن أباكم واحد، كلكم لآدم وآدم من تراب أكرمكم عند الله أتقاكم ليس لعربي على عجمي فضل الا بالتقوى.» [xxvii][27]

« O vous les hommes ! En vérité votre Dieu est un et votre père est également un, vous êtes tous de Adam et Adam provient de la terre. Le meilleur d’entre vous auprès de Dieu est celui dont la piété est la plus grande ; aucun arabe n’est supérieur à un non arabe, excepté par la piété. »

Quoi qu’il en soit, le respect de l’égalité et de la justice par l’intermédiaire du Noble Prophète (Qlpssl) qui précisément prit la place de l’oppression et des discriminations en usage, fut parmi les stratégies les plus efficaces mettant en œuvre l’unité islamique au sein de la communauté endommagée de cette époque.

Dans les textes historiques et traditionnels nous lisons que le Prophète (Qlpssl) ne plaçait pas de différence entre les esclaves et les autres. Lui-même également, lors de l’exécution des règles, faisait goûter aux autres le goût suave du droit à l’égalité et à la justice. Même dans l’assemblée des musulmans, la place du Prophète de Dieu (Qlpssl) n’était pas visible et lorsqu’il prenait place au sein de l’assemblée, les gens qui ne le connaissaient pas ne pouvaient pas facilement percevoir la présence de l’Envoyé de Dieu parmi les gens. L’apogée de l’éclat de cette quête de l’égalité était même visible dans les yeux bénis du Prophète de la miséricorde :

«كان رسول الله يقسم لحظاته بين اصحابه، ينظر الى ذا وينظر الى ذا بالسوية.» [xxviii][28]

« Le Noble Prophète (Qlpssl) partageait ses regards entre ses compagnons et les regardait de manière égale ou en observant l’égalité entre eux. »

Bien entendu, il ne fait pas de doute que tous ces usages divins ont été très efficaces afin d’attirer la protection de la masse du peuple. Le Prophète (Qlpssl) lors d’une allégorie parlante dit :

«ان الناس من عهد آدم الى يومنا هذا مثل أسنان المشط لا فضل العربي على العجمي ولا للاحمر على الاسود الا بالتقوى.» [xxix][29]

« Les hommes, du temps de Adam jusqu’à maintenant sont égaux comme les dents d’un peigne. Ni l’arabe n’a de supériorité sur le non arabe, ni le blanc sur le noir, sauf du fait de la piété. »

Cette manière intelligente particulière et cette capacité ingénieuse se poursuit également durant la période du gouvernement du Noble Prophète (Qlpssl) afin que son plan tienne constamment sa promesse en tant que l’un des instruments de valeur construisant l’unité. Le Noble Prophète (Qlpssl) a l’intention de supprimer tous les fondements des inégalités préislamiques et de rendre impossible le retour à l’époque de l’ignorance et l’acceptation des règles non divines :

«أفحكم الجاهلية يبغون…» [xxx][30]

« Recherchent-ils le jugement de l’ignorance ? »

L’Envoyé de Dieu (Qlpssl) est lui-même l’initiateur de ce grand mouvement communautaire et axé sur les valeurs. Il utilisait toutes les éventualités dans le but d’induire et de confirmer l’esprit d’égalité et de justice humaines au sein de la communauté de cette époque, accomplissant ses premiers pas. Il dit de la manière la plus belle et la plus parfaite :

« ان الله تعالى يكره من عبده أن يراه متميزاً بين اصحابه.» [xxxi][31]

« Dieu L’Elevé n’aime pas voir Son serviteur faire des différences entre ses compagnons. »

Ainsi, l’on peut conclure : la négation du tribalisme et de toute sorte de fanatisme inacceptable de la période préislamique de l’ignorance était continuellement à l’esprit du Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl). Ses avertissements à ceux qui considéraient la lignée et l’ascendance comme la base des glorifications et des valeurs ont été enregistrés dans l’histoire de l’Islam.

Salmân Fârsî était assis dans la mosquée du Prophète (Qlpssl). Certains des grands parmi les compagnons étaient également présents. La conversation vint sur l’origine et la lignée, chacun disait quelque chose à propos de sa propre origine et de sa propre lignée, jusqu’à ce qu’ils interrogent Salmân Fârsî. Il dit :

«انا سلمان بن عبدالله، كنت ضالاً فهداني الله عزوجل بمحمد، وكنت عائلاً فأغناني الله بمحمد وكنت مملوكاً فأعتقني الله بمحمد.» [xxxii][32]

« Je suis Salmân Fârsî, le fils du serviteur de Dieu, j’étais égaré mais Dieu m’a guidé par l’intermédiaire du Prophète, j’étais pauvre mais par l’intermédiaire du Prophète ; Il m’a rendu riche, j’étais esclave et par le Prophète, Il m’a libéré. »

Ensuite, le Prophète (Qlpssl) entra et Salmân lui raconta ce qui se passait. Le Noble Prophète (Qlpssl) dit à cette assemblée dont tous étaient de qoraych :

«يا معشر قريش ان حسب الرجل دينه ومروته خلقه واصله عقله.» [xxxiii][33]

« O peuple de qoraych ! En vérité, l’essence et l’honneur de l’homme sont sa religion, sa dignité est dans ses mœurs et son origine provient de sa sagesse. »

De la même façon, dans un autre hadith, la gloire et les honneurs axés sur le fanatisme tribal comptent pour le feu de l’Enfer :

«ليدعن رجال فخرهم بأقوام انما هم فحم من فحم جهنم…» [xxxiv][34]

Dans cette ligne il faut faire allusion à la vie très simple du Noble Prophète (Qlpssl) qui comme le rapporte le Commandeur des croyants, la Paix soit sur lui, ne donnait même pas la permission d’installer un tissus avec des décorations ordinaires dans sa propre maison. Cette affaire était le meilleur témoin et terrain le plus favorable à l’attraction des hommes ayant connu les privations de cette époque, ainsi que le meilleur facteur de la réalisation de l’unité religieuse. Ses compagnons ont rapporté :

«كان رسول الله – صلى لله عليه واله – خفيف المؤونة.»

« Les dépenses journalières de l’Envoyé de Dieu, que Dieu le bénisse lui et les siens, étaient infimes. »

La plus belle interprétation à propos du rôle axiologique des prophètes est ce que nous lisons dans le Nahdj ol-Balâgha :

«مع قناعة تملا القلوب والعيون غني وخصاصة تملا الابصار والاسماع أذي.» [xxxv][35]

« Dieu (a envoyé) les prophètes avec un contentement qui remplit les cœurs et les regards même si leur apparente pauvreté et indigence rend malveillants les regards et les oreilles (des gens). »

Protection des démunis

Dans le but de nier les fanatismes tribaux, la ligne de conduite consistant à protéger les pauvres et les démunis a également sa place. Ce groupe était principalement composé d’esclaves hommes et femmes qui, conformément aux règles en vigueur, n’étaient sous la protection d’aucune tribu et étaient privés de tous les droits communautaires et politiques. A cause de la politique dure de l’époque préislamique et des différentes incapacités de ces individus, ils n’avaient pas non plus la possibilité de fonder une communauté indépendante.

Dans de telles conditions, l’opposition du Noble Prophète (Qlpssl) aux fanatismes tribaux et d’un autre côté, la protection des démunis devenait la cause de l’attraction de ce groupe envers l’Islam et le Prophète (Qlpssl). Dans cet ordre, un groupe croissant apparaissait axé sur l’unité communautaire et politique de l’Envoyé de Dieu (Qlpssl). En réalité, le contenu intellectuel de son appel lors de la proclamation de la noblesse de la piété et de la générosité humaine, ainsi que son exigence de rendement, ont tenu leur promesse, jouant le rôle d’un instrument dynamique créant l’unité islamique nouvelle.

Cette déclaration de protection dont le rayon d’action augmentait graduellement, pût guider les forces fatiguées, fugitives, opprimées et aux prises à l’incertitude, vers un centre unique et stabiliser les bases de l’unité religieuse.

  1. Rôle de la Maison de Dieu (la Ka‘ba)

En jetant un regard sur les événements de l’histoire de l’Islam, certaines autres solutions apparaissent également, qui ont profité des capacités et des opportunités existantes de la communauté de cette époque dans le but de réaliser l’unité Islamique.

A ce sujet, l’effet de la Ka‘ba vénérée et le détail de son emploi par le Noble Prophète (Qlpssl) en tant que l’un des instruments de valeur formant l’unité sont dignes d’attention :

«إن أول بيت وضع للناس للذي ببكة مباركًا وهدًى للعالمين.» [xxxvi][36]

« Le premier temple (la première « maison » – de Dieu) qui ait été fondé pour les hommes est, en vérité, celui de Bakka (Makka – La Mecque) : il est béni et il sert de Direction aux mondes. »

Le Prophète (Qlpssl) tirait profit de la situation géographique mecquoise et de l’occasion temporelle des jours du Pèlerinage durant lesquels tous les habitants de la péninsule arabe venaient à cet endroit. Dans les textes historiques, nous voyons les noms des tribus « Bani Hanifa », « Kinda », « Bani Sa‘sa‘a », « Kalb » et autres, répondant à l’appel du Prophète (Qlpssl).

Même le penchant pour l’Islam des gens de Yathrib vint également de cet expédient utilisant la situation de la Maison de Dieu et les cérémonies du Pèlerinage : [xxxvii][37]

«جعل الله الكعبة البيت الحرام قيامًا للناس.»

« Dieu a institué la Ka‘ba, Maison sacrée édifiée pour les hommes. »

La juste utilité de ce facteur dans l’inclinaison et l’attraction des masses vers le Prophète (Qlpssl), fut si forte que cela plaça les incroyants et les associationnistes dans une position confuse. De sorte qu’avant le commencement des cérémonies, pour empêcher le rayonnement de l’influence du message du Prophète (Qlpssl) ils recourraient à la consultation afin d’employer les meilleures méthodes propagandistes et psychologiques pour modifier les pensées de leurs interlocuteurs et des gens. Leurs slogans psycho politiques étaient ainsi :

«وقالوا يا أيها الذي نزل عليه الذكر إنك لمجنونٌ.» [xxxviii][38]

« Ils ont dit : « O toi, sur qui on a fait descendre le Rappel ! Tu es sûrement un possédé ! »

L’important est que leurs propagandes étaient pénétrées de l’esprit fanatique racial et ethnique :

«ويقولون أئنا لتاركوا آلهتنا لشاعر مجنون.» [xxxix][39]

« Et ils disaient : « Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète possédé ? »

  1. Stratégies communautaires et individuelles
  1. Ferveur arabe et sensation commune

Le profit tiré par le Noble Prophète (Qlpssl) du comportement et des spécificités de l’esprit arabe préislamique, dans le sens des objectifs monothéistes et en particulier, de la réalisation de l’unité Islamique, compte pour une autre des stratégies axiologiques.

Les capacités morales de la société de cette époque étaient inter reliées à l’ensemble de ses conditions sociales particulières et avait une liaison étroite avec ses antécédents historiques ; l’effort du Prophète (Qlpssl) consistait à diriger les dispositions en direction des idéaux en vue, de façon à créer de nouveaux tempéraments moraux. De cette manière, le Cher Prophète (Qlpssl) utilise ces capacités morales et cet esprit afin de faire apparaître une convergence religieuse et de consolider l’affection commune des arabes en direction des idéaux de la communauté unique.

La mentalité fanatique et enthousiaste arabe, l’engagement et la fidélité envers le pacte et la promesse, le courage et la bravoure ou l’hospitalité ont été les révélateurs des distinctions sociales des arabes de la période de l’ignorance :

« إذ جعل الذين كفروا في قلوبهم الحمية حمية الجاهلية…» [xl][40]

« Lorsque les incrédules eurent mis dans leurs cœurs la fureur, la fureur de l’ignorance… »

Lors de ce même mouvement, le Noble Prophète (Qlpssl) sait que l’amendement et une meilleure édification des valeurs dominantes dans le cadre du système de valeur Islamique sont l’une des clefs de l’union Islamique. C’est ainsi que de nombreuses fois au cours de l’histoire de l’Islam, le fanatisme tribal, la défense et les respect du territoire nomade, de son chef et de ses personnalités importantes, ainsi que la réaction de défense des individus de la tribu (qui habituellement était associée de manière explicite ou implicite à une sorte de pacte ou de promesse) furent la cause de la protection du Prophète (Qlpssl) dans différentes situations. Fondamentalement, cela constitua le fond de la première unité politique et manifeste de l’Islam. Le Noble Prophète (Qlpssl) dit lui-même :

« ما نالت مني قريش شيئا اكرهه حتى مان ابوطالب.»[xli][41]

« Jamais un préjudice ne m’est parvenu de qoraych jusqu’à la mort de Abû Tâlib. »

Quoi qu’il en soit, de tels pactes n’avaient pas seulement leur utilité dans les limites internes mais plus encore dans les rapports d’une tribu vis-à-vis des autres tribus. Conformément aux usages préislamiques, jusqu’à l’annonce de la renonciation, les alliances gardaient leur vigueur. Le Prophète (Qlpssl) appelait aussi les autres à l’Islam par cette voie et durant le cours de l’histoire, il s’est répété que des alliances diverses soient conclues entre lui et un individu ou un groupe de compagnons.

La répétition de cela n’avait pas d’autre résultat que d’étendre le rayon d’action de l’unité Islamique. Comme ce qui survint lors des contrats « ‘Aqaba awwalî », « ‘Aqaba thaniya », « la bay‘at de la guerre de Badr », « la bay‘at de Ridhwân », et autres.

Le courage et la bravoure des arabes dont la racine provient de la situation particulière de cette société, y compris de questions géographiques et naturelles n’ont jamais été rejetés de manière absolue par le Noble Prophète (Qlpssl) ni n’ont été considérés comme blâmables mais au contraire, cette mentalité spéciale a prit place également dans la voie de l’amendement et les affaires agréées et justes. Sans doute, cette question influença l’expansion de la domination politique de l’Islam qui eut à son actif plus de quatre-vingt batailles en l’espace de dix années seulement.

Le Prophète (Qlpssl) lors des nombreuses batailles louait et glorifiait la mentalité courageuse et l’audace des guerriers de l’Islam, appréciant et comparant son mérite dans les limites de l’adoration et de la piété divines. Ainsi, il choisissait la méthode de révision et de rectification des spécificités morales des arabes. Par exemple :

«ضربة علي يوم الخندق افضل من عبادة الثقلين»[xlii][42]

« Les coups d’épée de Alî (Qlpssl) lors de la bataille de Khandaq, sont meilleurs et plus vertueux que l’adoration des hommes et des djinns. »

D’un autre côté, le Noble Prophète (Qlpssl) s’efforçait également d’amender et de renforcer la mentalité hospitalière des arabes qui elle aussi constitue la cause d’une plus grande attraction de l’individu vers la juridiction des musulmans.

Le Noble Prophète (Qlpssl) recommandait aux musulmans la générosité, l’octroi de leurs biens et le don en aumône de leurs possessions sur la base de :

«لن تنالوا البر حتى تنفقوا مما تحبون…» [xliii][43]

« Vous n’atteindrez pas à la piété vraie, tant que vous ne donnerez pas en aumône ce que vous aimez… »

Il disait lui-même :

«ان الله اختار الاسلام ديناً فاحسنوا صحبته بالسخاء…» [xliv][44]

« Dieu a choisi pour vous l’Islam comme religion, alors aidez-la avec la générosité et le bien. »

Aussi, lors de la haute époque, la formation de la communauté islamique demandait à ce que les auxiliaires placent les expatriés sous leur protection. Les musulmans médinois, attentifs à cette mentalité spécialement communautaire (qui prit maintenant une coloration religieuse) ont fait ainsi à tel point qu’ils tirèrent au sort afin d’établir les expatriés dans leurs propres maisons :

«…والذين تبوءوا الدار والإيمان من قبلهم يحبون من هاجر إليهم ولا يجدون في صدورهم حاجةً مما أوتوا ويؤثرون على أنفسهم ولو كان بهم خصاصةٌ ومن يوق شح نفسه فأولئك هم المفلحون.» [xlv][45]

« … à ceux qui s’étaient établis avant eux en cette demeure (Madina – Médine) et dans la foi ; à ceux qui aiment celui qui émigre vers eux. Ils ne trouvent dans leurs cœurs aucune envie pour ce qui a été donné à ces émigrés. Ils les préfèrent à eux-mêmes, malgré leur pauvreté. Celui qui se garde contre sa propre avidité… Ceux-là sont les bienheureux. »

Dans cet ordre, le profit tiré par le Noble Prophète (Qlpssl) de cette capacité morale qui était accompagnée de l’approbation et de la modération religieuse, fut la cause du fait que l’unité Islamique était emmenée chaque jour par plus de pouvoir, et avec le passage du temps, se développa. Bien entendu, selon l’Islam, l’origine plurielle des peuples n’est pas niée mais le fait de chercher querelle, de semer la confusion dans l’unité politique et la concorde publique de la communauté Islamique ne sont pas acceptés. Ainsi :

«إنا خلقناكم من ذكر وأنثى وجعلناكم شعوبًا وقبائل لتعارفوا…» [xlvi][46]

« Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez entre vous… »

En ce sens, le fanatisme engagé dans une voie sortant de la vérité et le fait d’évacuer les valeurs religieuses et humaines uniquement pour appuyer l’ethnocentrisme et le nationalisme ne sont pas approuvés par la religion et par le Prophète de l’Islam (Qlpssl) :

«ليس منا من دعي الى عصبية.» [xlvii][47]

« N’est pas de nous celui qui appelle au fanatisme. »

  1. Usage moral

Le Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl) sait que l’un des buts élevés de sa mission est l’achèvement du bon comportement et la complétion des vertus divines et morales de l’homme :

«انما بعثت لاتمم مكارم الاخلاق.» [xlviii][48]

« J’ai été missionné afin de parfaire les vertus morales. »

Sur cette base, l’un des autres cas que l’on peut nommer dans les sous-ensembles des stratégies axiologiques du Prophète (Qlpssl) dans le but de créer le fond de l’unité islamique, est la manière individuelle de se comporter et l’usage privé que l’on a rapporté de lui dans les textes historiques, tels que :

«وإنك لعلى خلق عظيم.» [xlix][49]

« Tu es d’un caractère élevé. »

Des abords attirants

Le comportement doux et le visage attirant de l’Envoyé de Dieu (Qlpssl) a constamment été le plus importants instruments axiologique de l’unité religieuse ainsi que le fait d’atténuer les différents, les querelles et d’attirer les hommes au tempérament pur :

«فبما رحمة من الله لنت لهم ولو كنت فظا غليظ القلب لانفضوا من حولك…» [l][50]

« Tu as été doux à leur égard par une miséricorde de Dieu. Si tu avais été rude et dur de cœur, ils se seraient séparés de toi… »

Les événements mouvementés de l’histoire de l’Islam font apparaître et sont parlants au point qu’ils n’ont aucun besoin d’être interprétés ni analysés :

«ألم نشرح لك صدرك.» [li][51]

« N’avons-nous pas ouvert ton cœur? »

L’un, parmi des milliers d’individus, du nom de Ghawrath ibn al-Hârith, prit son épée face au Prophète (Qlpssl) et dit :

«من ينجيك مني؟»

« Qui va te sauver de moi ? »

L’Envoyé de Dieu (Qlpssl) répondit :

«الله.»

« Dieu. »

Il trembla et lâcha son épée. Alors, le Prophète (Qlpssl) le laissa libre. Ce même individu dit partout où il se rendit :

«جئتكم من عند خير الناس.» [lii][52]

« J’ai été en présence du meilleur des hommes. »

Et en vérité, les titres de :

«اطهر المطهرين شيمة واجود المستمطرين ديمة…» [liii][53]

« Il (le Prophète) fut le plus pur d’entre les purs dans sa création et le plus généreux de ceux qui sont généreux dans le don… »

n’ont été convenant que pour lui. Ce caractère et ce bon comportement divin sont ce qui fait de lui le modèle du bien et le meilleur exemple de l’homme parfait, au point que son amour prodigieux devenait la cause du fait que ses opposants les plus durs rejoignaient les rangs de ses amis.[liv][54] Cet usage divin tient lieu d’axe de l’union et de l’unité des cœurs. L’appel du Prophète (Qlpssl) envers la nature innée rendaient éprises de lui les âmes assoiffées de tout ceux qui désirent la vérité et ceci était le meilleur des instruments pour insuffler l’esprit de l’unité religieuse.

Les liens familiaux

Dans la série des usages spéciaux du Prophète (Qlpssl) l’on peut faire un bref exposé de sa philosophie des liens familiaux. Sans doute, en considérant la place spéciale du système tribal dans la société de cette époque, l’un des effets communautaires de cette question a été d’instaurer l’amitié, le lien entre les tribus et l’unité des couches de la société. Ce type de liens tribaux est connu pour remplacer les pactes légaux et officiels et avant l’Islam, les mariages réciproques changeaient les ennemis en amis.

A titre d’exemple, ce fut par le mariage du Prophète (Qlpssl) avec Jûwayra la fille de Hârith, de la tribu des Bani Mostalaq que les musulmans, pour cause de parenté, libérèrent le reste de ses parents et finalement, l’ensemble de sa tribu joignit l’Islam. Ou le mariage du Prophète (Qlpssl) avec Safia la fille de Hay ibn Akhtab le juif, le commandant des Bani Qorayzha, qui après avoir été faite captive choisit de devenir l’épouse du Prophète de Dieu (Qlpssl) en échange de la liberté et de la jonction de sa famille. Finalement, elle embrassa l’Islam accompagnée d’un groupe de ses parents.

Conclusion

Communauté musulmane et unité religieuse

Nous terminons cette discussion avec un regard sur la mission de la communauté islamique envers la transmission de la miséricorde prophétique (Qlpssl) afin de réaliser l’unité islamique.

L’unité, est l’essence de ce qui est juste et droit, de la constance et de la vie de ce qui est. Les prophètes, les délégués et les tuteurs sont ceux qui vivifient la miséricorde divine absolue dans le monde des hommes. Mohammad, le Sceau (Qlpssl) est le Prophète de l’unité et l’Envoyé de la miséricorde :

«وجعلني رسول الرحمة ورسول الملاحم.» [lv][55]

L’ample miséricorde divine s’écoule par lui :

«وأطيعوا الله والرسول لعلكم ترحمون.» [lvi][56]

« Obéissez à Dieu et au Prophète. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde. »

La communauté humaine vient s’assembler dans sa puissance définitive :

«ما كان محمدٌ أبا أحد من رجالكم ولكن رسول الله وخاتم النبيين.» [lvii][57]

« Mohammad (Qlpssl) n’est le père d’aucun homme parmi vous, mais il est le Prophète de Dieu ; le Sceau des prophètes. »

Et avec tout cela, il est la source jaillissante de la miséricorde divine :

«فبما رحمة من الله لنت لهم.» [lviii][58]

« Tu as été doux à leur égard par une miséricorde de Dieu. »

Son appel à l’unité est la voix de tous les prophètes demandant l’unité, et cette douce intention atteint à sa perfection dans sa gorge bénie.

C’est pourquoi il donne la couleur, le parfum et les fruits de la vie éternelle aux branchages de cet arbre pur. Avec son sceau, l’arbre de la prophétie divine trouve son sens :

«ما من نبي يومئذ آدم فمن سواه الا تحت لوائي.» [lix][59]

Ainsi, sa communauté mohammadienne, (Qlpssl) est une communauté qui est l’objet de la miséricorde (امة مرحومة) ainsi que la communauté de ceux qui ont la reçu la précédence (امة آخرون السابقون)[lx][60], et aussi celle des derniers qui ont bénéficié de sa présence.

Sans doute, la communauté de Mohammad (Qlpssl) est responsable de la mission consistant à étendre son appel, jusqu’à l’expansion de la communauté unique divine sur la surface de la terre :

«كنتم خير أمة أخرجت للناس…» [lxi][61]

« Vous formez la meilleure Communauté suscitée pour les hommes… »

Ce sont eux qui ont été choisis par Dieu, et les autres sont les malfaisants :

«ومن يبتغ غير الإسلام دينًا فلن يقبل منه وهو في الآخرة من الخاسرين.» [lxii][62]

« Le culte de celui qui recherche une religion en dehors de la Soumission n’est pas accepté. Cet homme sera, dans la vie future, au nombre de ceux qui ont tout perdu. »

Dans l’espoir d’un jour où l’unité islamique trouvera une voie afin de lier les sociétés Islamiques vers la communauté unique divine, et d’appeler la communauté d’un appel divin, tel que :

«والله يدعو إلى دار السلام ويهدي من يشاء إلى صراط مستقيم.» [lxiii][63]

« Dieu les appelle au séjour de la Paix ; il dirige qui il veut sur la voie droite. »

Cet horizon lumineux et brillant que le Prophète de l’unité (Qlpssl) a dessiné de belle manière pour la chère communauté de l’Islam :

فطوبي لك يا محمد ولامتك.» [lxiv][64]

« O Mohammad ! Sois heureux ainsi que ta communauté. »

Une voie sachant que l’unité de la communauté est vivifiante pour la communauté unique, comme la vivification de la communauté unique compte au même niveau que le caractère produit par la religion (la piété et la servitude à l’égard de Dieu) :

«إن هذه أمتكم أمةً واحدةً وأنا ربكم فاعبدون.» [lxv][65]

« Cette communauté qui est la vôtre est une communauté unique. Je suis votre Seigneur ! Adorez-Moi donc! »

Et d’un côté, ce que produit la religion de la vérité (dans la lignée des prophètes) est également relié à l’unité :

« شرع لكم من الدين ما وصى به نوحًا والذي أوحينا إليك وما وصينا به إبراهيم وموسى وعيسى أن أقيموا الدين ولا تتفرقوا فيه.» [lxvi][66]

« Il a établi pour vous, en fait d’obligations religieuses, ce qu’Il avait prescrit à Nûh ; ce que nous te révélons et ce que nous avions prescrit à Ibrâhîm, à Mûsâ et à ‘Isâ : « Acquittez-vous du culte ! Ne vous divisez pas en sectes ! »

Sans hésitation, l’accueil et l’acceptation de l’appel du Prophète de l’unité (Qlpssl) à l’unité religieuse consiste à accepter et à vivifier la vie éternelle humaine et divine de sa communauté :

«يا أيها الذين آمنوا استجيبوا لله وللرسول إذا دعاكم لما يحييكم.» [lxvii][67]

« O vous qui croyez ! Répondez à Dieu et à Son Prophète, lorsqu’il vous appelle à ce qui vous fait vivre. »

Cette recommandation est formellement divine :

«يا أيها الذين آمنوا أطيعوا الله وأطيعوا الرسول ولا تبطلوا أعمالكم.» [lxviii][68]

« O vous qui croyez, obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète ! Ne rendez pas vaines vos œuvres ! »

Une recommandation qui transgresse cela, est suivie par une corruption et une noirceur :

ومن يعص الله ورسوله فقد ضل ضلالًا مبينًا.» [lxix][69]

« Celui qui désobéit à Dieu et à Son Prophète s’égare totalement et manifestement. »

De cette façon, la communauté unique est une voie menant à la suprématie complète :

« هو الذي أرسل رسوله بالهدى ودين الحق ليظهره على الدين كله وكفى بالله شهيدًا.» [lxx][70]

« C’est Lui qui a envoyé Son Prophète avec la Direction et la Religion vraie pour la faire prévaloir sur toute autre religion. Dieu suffit comme témoin. »

Ensuite, cette vérité cachée et divine sera répandue dans toutes les consciences endormies :

«محمدٌ رسول الله.» [lxxi][71]

« Mohammad est le Prophète de Dieu. »

Et finalement, à partir de là et dans l’avenir, la communauté unique constituera un processus allant vers le paradigme d’une volonté commune, d’un penchant usuel et aussi d’une patience ferme et constante :

«يا أيها الذين آمنوا استعينوا بالصبر والصلاة إن الله مع الصابرين.» [lxxii][72]

« O vous qui croyez ! Demandez l’aide de la patience et de la prière. Dieu est avec ceux qui sont patients. »

Alors, le dénouement vivifiant de la promesse divine :

«فاصبر إن وعد الله حق.» [lxxiii][73]

« Sois donc patient. La promesse de Dieu est vraie. »

Ceci est une mise en marche qui a plus besoin que toute autre voie de la convergence de la volonté et des désirs de ceux des musulmans du monde qui veulent l’unité et qui bénéficie de la force de l’axe formé par l’union et l’ordre.

L’avenir radieux provient de ces croyants actifs qui font apparaître la lumière de l’unité et qui répandent sa perfection :

«يريدون أن يطفئوا نور الله بأفواههم ويأبى الله إلا أن يتم نوره ولو كره الكافرون.» [lxxiv][74]

« Ils voudraient, avec leurs bouches, éteindre la lumière de Dieu, alors que Dieu ne veut que parachever sa lumière, en dépit des incrédules. »

Note de Références

[lxxv][1]. . Mohammad Hamid Allâh, La première constitution écrite du monde, traduction persane de Gholâm Redhâ Sa‘îdî. Téhéran, Editions Be‘that. 1365. pp.55 à 64. / Fiqh al-Sonna, Vol. 2, pp.705-709. / Bihâr ol-Anwâr, Vol. 19, pp.168-169.

[lxxvi][2]. Ibn Ibn Abî al-Hadîd, Charh Nahdj ol-Balâgha, Vol. 17, p.281. / Allama Hindî, Konz al-‘Ammâl, Vol. 1, p.149.

[lxxvii][3]. Bihâr ol-Anwâr, Vol. 19, p.132. / Al-Ghadîr, Vol. 3, p.116.

[lxxviii][4]. 49 : 10.

[lxxix][5]. 8 : 62-63.

[lxxx][6] L’exposé détaillé de ce discours doit être poursuivi en son endroit ; voyez Sayyed Hosayn Hosaynî, Sciences humaines islamiques, fondements de la réalisation de l’unité culturelle, La lettre de la culture, Printemps 1377, n°29 (en persan). / Egalement : opuscule didactique Irfân dînî, du même auteur.

[lxxxi][7] Sourate « Ali ‘Imrân » ; 3 : 103.

[lxxxii][8]. 48 : 29.

[lxxxiii][9]. Madjma‘ al-Bayân, Vol. 1, p.288. / Mostadrak Safinatol-Bihâr, Vol. 1, p.67.

[lxxxiv][10]. 3 : 105.

[lxxxv][11]. 9 : 128.

[lxxxvi][12]. Allama Majlisî, Bihâr ol-Anwâr, Vol. 39, p.56.

[lxxxvii][13]. Ad-Dorr al-Manthûr, Vol.2, p.222. / Konz al-‘Amâl, Vol.3, p.59.

[lxxxviii][14]. Dâ’irat ol-Ma‘ârif at-Tachayyo, Vol.1, p.243.Sâzmân Dâ’irat ol-Ma‘ârif at-Tachayyo. Téhéran. 1366.

[lxxxix][15]. 8 : 1.

[xc][16]. Histoire du Prophète de l’Islam, p.272.

[xci][17]. Sayyed Mohammad Behechtî, Mohit Paydâch-e Eslâm, Vol. 1, p.243. Bureau des éditions de la culture islamique, Téhéran. 1367.

[xcii][18]. 3 : 159.

[xciii][19]. Ibn Hichâm, Sirat an-Nabî, Vol. 4, p.1022.

[xciv][20]. 58 : 22.

[xcv][21]. 6 : 21.

[xcvi][22]. 2 : 177.

[xcvii][23]. Le père et la mère de Bilâl étaient de Habacha. Ils entrèrent dans la péninsule arabique en tant que captifs. Bilâl fut l’esclave de Omayya ibn Khalaf. Après qu’il eut compris que son esclave avait embrassé l’Islam et la religion du Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, Omayya fit de lui l’objet de supplices, de persécutions et de tortures, de telle sorte que lors des jours les plus chauds, il le faisait étendre, le corps nu, sur le gravier brûlant, plaçait de très grosses pierres brûlantes sur sa poitrine et lui parlait ainsi : « Je ne te libèrerai pas jusqu’à ce que tu rendes ton âme dans cet état, ou que tu reviennes de ta croyance en le Dieu de Mohammad. » Parfois, Omayya accomplissait des actions pires encore ; il accrochait une corde au cou de Bilâl et la mettait entre les mains des enfants afin qu’ils le promènent ainsi à travers les ruelles. (Tabaqât, Ibn Sa‘d, Vol. 3, p.233. / Forûgh Abadiat, Dja‘far Sobhânî, Vol. 1, p.277.)

[xcviii][24]. Son nom, avant la conversion à l’Islam, était Rûzba, mais après avoir embrasé l’Islam en présence du Noble Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, il porta le nom de Salmân. Salmân avança tellement dans l’acquisition des degrés spirituels que le Prophète de l’Islam, que Dieu le bénisse lui et les siens, fit ainsi son éloge :

« سلمان منا اهل البيت » ; « Salmân est de nous, Gens de la Demeure prophétique. »

[xcix][25]. Awâlî Allâ’î, Vol. 2, p.298.

[c]

[26]. 49 : 13.

[ci][27]. Bihâr ol-Anwâr, Vol. 31, p.25. / Mostadrak al-Wasâ’il, Vol. 12, p.89.

[cii][28]. Kolaynî, Al-Kâfî, Vol. 8, p.268.

[ciii][29]. Bihâr ol-Anwâr, Vol. 22, p.348. / Mostadrak al-Wasâ’il, Vol. 12, p.89.

[civ][30]. 5 : 50.

[cv]

[31]. Sobol al-Hoda wa al-Rachâd, Vol. 7, p.13. / Kachf al-Khafâ’, Vol. 1, p.251.

[cvi][32]. Al-Kâfî, Vol. 8, p.181. / Bihâr ol-Anwâr, Vol. 22, p.382.

[cvii][33]. Tafsîr Nûr al-Thaqalayn, Vol. 5, p.100. / Rawdhat al-Wâ‘izhîn, p.283.

[cviii][34]. Sonan Abî Dâwûd, Vol. 2, p.502. / Konz al-‘Ammâl, Vol. 1, p.258.

[cix][35]. Nahdj ol-Balâgha, discourse n°192.

[cx][36]. 3 : 96.

[cxi][37]. 5 : 97.

[cxii][38]. 15 : 6.

[cxiii][39]. 37 : 36.

[cxiv][40]. 48 : 26.

[cxv][41]. Histoire du Prophète de l’Islam, p.168.

[cxvi][42]. Mûsû‘at ot-Târîkh al-Islâmî, Vol. 2, p.429. / Bihâr ol-Anwâr, Vol. 29, p.11.

[cxvii][43]. 3 : 92.

[cxviii][44]. Al-Mostadrak, Vol. 8, p.444. / Bihâr ol-Anwâr, Vol. 68, p.350.

[cxix][45]. 59 : 9.

[cxx][46]. 49 : 13.

[cxxi][47]. Târîkh Ibn Khaldûn, Vol. 1, p.31.

[cxxii][48]. Kachf al-Khifâ’, Vol. 1, p.211.

[cxxiii][49]. 68 : 4.

[cxxiv][50]. 3 : 159.

[cxxv][51]. 94 : 1.

[cxxvi][52]. Mosnad Ahmad, Vol. 3, p.365. / Ad-Dorr al-Manthûr, Vol.2, p.265.

[cxxvii][53]. Nahdj ol-Balâgha, discourse n°105. / Bihâr ol-Anwâr, Vol. 16, p.284.

[cxxviii][54]. Une partie des historiens rapporte une anecdote concernant un mécréant rude et hostile qui fut invité dans la demeure du Prophète, que Dieu le bénisse lui et les siens, et qui en ressorti avec la foi. Cette anecdote constitue un exemple intéressant de l’effet de ce comportement divin spécial du Prophète de la miséricorde. Voir Zarrin Kûb ‘Abd al-Hosayn, Bahr dar Kûzeh, pp.104-105. Téhéran. ‘Elmî. 1367.

[cxxix][55]. Chaykh Sadûq, Abû Dja‘far, Ma‘ânî al-Akhbâr, Correction de ‘Alî Akbar Ghaffârî, p.51. Beyrût. Dâr ot-Ta‘ârif al-Matbû‘a. 1399 de l’hégire.

[cxxx][56]. 3 : 132.

[cxxxi][57]. 33 : 40.

[cxxxii][58]. 3 : 132.

[cxxxiii][59]. Ad-Dorr al-Manthûr, Vol.4, p.198.

[cxxxiv][60]. Ma‘ânî al-Akhbâr, p.51.

[cxxxv][61]. 3 : 110.

[cxxxvi][62]. 3 : 85.

[cxxxvii][63]. 10 : 25.

[cxxxviii][64]. Bihâr ol-Anwâr, Vol. 16, p.93. / ‘Ilal al-Chara’i‘, Vol. 1, p.128.

[cxxxix][65]. 21 : 92.

[cxl][66]. 42 : 13.

[cxli][67]. 8 : 24.

[cxlii][68]. 47 : 33.

[cxliii][69]. 33 : 36.

[cxliv][70]. 48 : 28.

[cxlv][71]. 48 : 29.

[cxlvi][72]. 2 : 153.

[cxlvii][73]. 30 : 60.

[cxlviii][74]. 9 : 32.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=171:regard-sur-les-strategies-axiologiques-du-noble-prophete-dans-la-voie-vers-lunite-islamique&catid=154&Itemid=593

Qui sont les personnes qui ont assisté à l’enterrement du prophète (que Dieu le bénisse, lui et les siens).  

Qui sont les personnes qui ont assisté à l’enterrement du prophète (que Dieu le bénisse, lui et les siens).

Est-il vrai de dire que sauf les membres de sa famille, c’est-à-dire, la vénérée Fatima (bénie soit-elle) et le vénéré Imam Ali (béni soit-il), furent présents à l’enterrement du prophète (que Dieu le bénisse, lui et les siens), et que d’autres personnes comme Abu Bakr, Uthman et Umar, étaient, en ce moment-là, en train de lui désigner un successeur ?

Résumé de la réponse

D’après ce qui est écrit dans les sources histoire et d’hadiths des Sunnites, Ali Ibn Abi Talib, Fazl Ibn Abbas, et Oussama Ibn Zayd firent le lavage du corps du noble prophète (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants) -Abbâs Ibn Abd Al-Muttalib, suivi par des Bani Hashîm, furent les premiers à prier sur le corps du noble prophète, que Dieu le bénisse, lui et les siens. Puis, les Ansars, les Mouhajirines, et les gens succédèrent, par groupes, pour prier sur le corps du noble prophète, que Dieu le bénisse, lui et les siens. Le noble prophète(S.W.A), fut enterré trois jours plus tard. Ali, Fazl et Oussama descendirent à l’intérieur de la tombe et inhumèrent le corps embaumé du noble prophète(S.W.A). D’après ce qui est rapporté, bien que des personnes comme Abu Bakr et Umar prirent, tout comme les autres musulmans, sur le corps du noble prophète( que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants), mais, ces derniers n’étaient pas présents à la cérémonie de son enterrement.

Réponse détaillée

Dans les sources historiques et d’hadiths des Sunnites, la cérémonie de l’enterrement du noble prophète de l’islam( que Dieu le bénisse, lui et les siens), s’est déroulée, de la manière suivante : «Waki’a bin al-Jarrah et Abdullah Ibn Numayr, d’Ismaël Ibn Abu Khalid, citent Amer qui dit que le lavage du corps du noble prophète, que Dieu le bénisse, lui et les siens, fut effectué par Ali Ibn Abi Talib( béni soit-il), Fazl Ibn Abbas, Oussama Ibn Zayd. S’occupant du lavage, Ali (béni soit-il), dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, toi qui es propre, mort et vivant ». Fazl et Oussama avaient tenu le rideau. La même chose est rapportée par Yaqoub Ibn Ibrahim Ibn Sa’ad qui, lui, cite son père, lui aussi, de Salah Ibn Kissan, lui aussi, d’Ibn Shahab. De même, Aram Ibn Fazl, citant Hammad Ibn Zayd, citant Mouammar, citant Zahri, a rapporté la même chose. 1 [1]Muhammad Ibn Umar (al-Waqidi), d’Ibn Abu Sabra, d’Abbas Ibn Abdullah Ibn Ma’bad, de son père, d’Abdullah Ibn Abbas qui dit : « Abbas Ibn Abd ul-Muttalib, suivi par des Bani Hashîm, furent les premiers à prier sur le corps du noble prophète, que Dieu le bénisse, lui et les siens. Puis, les Ansars, les Mouhajirines, et les gens succédèrent, par groupes, pour prier sur le corps du noble prophète, que Dieu le bénisse, lui et les siens. Ce fut, ensuite, le tour des enfants et des femmes pour le faire ». 2[2] Waki’a Ibn Jarrah et Abdullah Ibn Numayr, d’Ismaël Ibn Abu Khalid, citent ‘Âmir qui dit qu’Ali, Fazl et Oussama descendirent à l’intérieur de la tombe et inhumèrent le corps embaumé du noble prophète, que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants. ‘Âmir dit : « Marhab ou Ibn Abu Marhab m’a raconté qu’ils amenèrent, aussi, avec eux, Abd ul-Rahman Ibn Ouf, dans la tombe. Dans son hadith, Waki’a, citant Cho ‘bi dit que les proches du défunt s’occupent de cela. Waki’a Ibn Jarrah et Fazl Ibn Dakin, de Charik, de Jabir, de ‘Âmir, rapporte qu’il dit que quatre personnes sont descendus dans la tombe pour enterrer le corps du noble prophète, que Dieu le bénisse, lui et les siens. Dans son hadith, Fazl dit que quelqu’un qui avait vu avec ses propres yeux, ces quatre personnes, lui avait raconté cela. Fazl Ibn Dakin, de Sofyan Thawri, d’Ismaïl, d’Amer rapporte que Marhab ou Ibn Abu Marhab lui avait « J’ai vu quatre personnes dans le tombeau du prophète (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants, et l’une d’entre elles, c’est Abd ul-Rahman Ibn Ouf. 3 [3]Par conséquent, bien que des personnes comme Abu Bakr et Umar prirent, tout comme les autres musulmans, sur le corps du noble prophète (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants), mais, ces derniers n’étaient pas présents à la cérémonie de son enterrement, car, s’ils y étaient présents, il se considéraient comme un honneur de descendre à l’intérieur de la tombe du prophète ( que Dieu le bénisse, lui et les siens) et ils ne perdaient pas cette grande félicité.

https://erfan.ir/french/67255.html

Les prophéties bibliques sur la venue du prophète Mohammad

 

Pour ceux qui croient à la Bible, les prophéties bibliques sur la venue du prophète Mohammed(sawa)[1] constituent des preuves que l’islam est une religion véridique.Le Coran a déclaré :
«Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants. »[2] (Coran: 7:157)
Le Très-Haut dit aussi:
« Et quand Jésus fils de Marie dit :
« Ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous, pour confirmer ce qui, de la Thora, exister avant moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera « Ahmad » . Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : « C’est là une magie manifeste » ».[3](Coran 61:6)

La venue du prophète Mohammed a été prophétisée à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament.[4] Le fait que sa venue soit prophétisée par un autre prophète n’est pas une condition requise pour qu’un prophète soit accepté et reconnu. Moïse, qui était un prophète envoyé au peuple de Pharaon, n’avait pas été annoncé par aucun prophète avant lui.La preuve de l’authenticité d’un prophète ne se limite donc pas à des prophéties faites sur lui; elle inclut le message de Dieu qu’il a , les miracles qu’il accomplit, etc.
Discuter des prophéties demeure un exercice délicat, car il implique de faire le tri parmi de nombreuses versions et traductions de la Bible et des manuscrits récemment découverts, et de faire des recherches sur des mots hébreux, grecs et araméens. La tâche devient particulièrement difficile lorsque l’on sait que « toutes les copies de la Bible émises avant l’invention de l’imprimerie (au 15e siècle) présentent des variantes textuelles »[5] . Voilà qui n’est pas un sujet facile pour les non-initiés. Les meilleurs témoignages nous viennent donc d’experts dans le domaine, contemporains ou non, qui ont reconnu ces prophéties.
Nous avons des témoignages d’individus parmi les premiers juifs et les premiers chrétiens, des rabbins et des moines, qui témoignent du fait que Mohammed était bel et bien l’homme auxquelles faisaient allusion des prophéties bibliques bien spécifiques. En voici quelques exemples.

 

 

1- Le prophète attendu

Les juifs et les chrétiens de l’ère préislamique, en Arabie, attendaient un prophète. Avant la venue de Mohammed(saws), l’Arabie était un pays partagé par des juifs, des chrétiens et des païens, et les trois groupes se faisaient la guerre à l’occasion. Les juifs et les chrétiens disaient aux païens:
« Le temps est venu pour que le prophète illettré apparaisse parmi nous afin de faire revivre la religion d’Abraham. Nous nous joindrons à lui et nous vous livrerons une guerre acharnée à ses côtés. » Mais lorsque Mohammed apparut pour de bon, certains crurent en lui et d’autres le rejetèrent. C’est pourquoi Dieu a révélé :
« Et quand leur vient, de Dieu, un Livre confirmant celui qu’ils ont déjà entre leurs mains – alors qu’auparavant ils priaient pour obtenir une victoire décisive sur les mécréants – et lorsque leur vient ce qu’ils savent, au fond (être la vérité), ils refusent d’y croire. Que la malédiction de Dieu soit sur les mécréants! »[6] (Coran 2:89)

Le premier témoin fut Bahira, un moine chrétien qui reconnut que Mohammed était un prophète alors que ce dernier était encore tout jeune. Il dit à l’oncle de Mohammed :
« …un brillant avenir attend ton neveu; alors, ramène-le rapidement chez lui. »[7]
Le second témoin fut Waraqah bin Nawfal, un érudit chrétien qui mourut peu de temps après une rencontre seul à seul avec Mohammed. Waraqah reconnut que Mohammed était le prophète de son époque et qu’il avait reçu la révélation comme l’avaient reçue Moïse et Jésus [8].
Les juifs de Médine attendaient avec impatience la venue d’un prophète. Les troisième et quatrième témoins furent leurs deux grands rabbins, Abdoullah bin Salam et Moykhayriq [9].
Le cinquième fut un rabbin yéménite, Wahb ibn Mounabbih. de ce temps la jusqu’à notre époque existaient toujours des érudits chrétiens et juifs qui, déclarant l’authenticité de l’islam comme la dernière religion divine, après avoir étudié des enseignements religieux , se convertissaient à l’Islam comme Abdoul-Ahad Daoud et Muhammad Asad qui ont vécu aux 20 em siècle.

Le Coran dit :
« N’est-ce pas pour eux un signe que les savants des enfants d’Israël en soient informés? » [10] (Coran 26:197)

 

notes:

[1] (sawa)sall allaho alayhi wa alihi = que salut de Dieu soit sur lui et sur sa famille.

[2] الاعراف 157:
الذين يتبعون الرسول النبي الأمي الذي يجدونه مكتوبا عندهم في التوراة والإنجيل يأمرهم بالمعروف وينهاهم عن المنكر ويحل لهم الطيبات ويحرم عليهم الخبائث ويضع عنهم إصرهم والأغلال التي كانت عليهم فالذين آمنوا به وعزروه ونصروه واتبعوا النور الذي أنزل معه أولئك هم المفلحون
[3] الصف 6:
وَ إِذْ قالَ عيسَي ابْنُ مَرْيَمَ يا بَني‏ إِسْرائيلَ إِنِّي رَسُولُ اللَّهِ إِلَيْکُمْ مُصَدِّقاً لِما بَيْنَ يَدَيَّ مِنَ التَّوْراةِ وَ مُبَشِّراً بِرَسُولٍ يَأْتي‏ مِنْ بَعْدِي اسْمُهُ أَحْمَدُ فَلَمَّا جاءَهُمْ بِالْبَيِّناتِ قالُوا هذا سِحْرٌ مُبينٌ

[4] Le fait de citer des prophéties de la Bible ne signifie pas que les musulmans acceptent la Bible contemporaine comme révélation divine dans toute son intégralité.
[5] “biblical literature.” Encyclopædia Britannica de Encyclopædia Britannica Premium Service. (http://www.britannica.com/eb/article-73396)

[6] البقره 89 :
وَلَمَّا جَاءَهُمْ كِتَابٌ مِّنْ عِندِ اللَّهِ مُصَدِّقٌ لِّمَا مَعَهُمْ وَكَانُوا مِن قَبْلُ يَسْتَفْتِحُونَ عَلَى الَّذِينَ كَفَرُوا فَلَمَّا جَاءَهُم مَّا عَرَفُوا كَفَرُوا بِهِ فَلَعْنَةُ اللَّهِ عَلَى الْكَافِرِينَ

[7] ‘Muhammad: His Life Based on the Earliest Sources’ par Martin Lings, p. 29. ‘Sirat Rasul Allah’ par Ibn Ishaq, traduit par A. Guillame, p. 79-81. ‘The Quran And The Gospels: A Comparative Study,’ p. 46 par Dr. Muhammad Abu Laylah de l’université d’al-Azhar.
[8] ‘Muhammad: His Life Based on the Earliest Sources’ par Martin Lings, p. 35
[9] ‘The Quran And The Gospels: A Comparative Study,’ p. 47 par Dr. Muhammad Abu Laylah of Azhar University.

[10] الشعراء، آیه 197: أَوَلَمْ يَكُن لَّهُمْ آيَةً أَن يَعْلَمَهُ عُلَمَاء بَنِي إِسْرَائِيلَ

 

Les prophéties bibliques sur la venue du prophète Mohammad (partie 2, le chilo )

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chilo(shilo)
la Genèse, 49 :10 contient une prophétie qui annonce que le pouvoir et la législation passeront de Juda vers le Chilo qui est, selon les chrétiens, Jésus(paix sur lui) et d’après les musulmans, le prophète Muhammad(salut sur lui et sur sa famille)
le bâton( de commandement) ne s’écartera pas de Juda, ni l’insigne du législateur d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Chilo,et que les peuples lui obéissent.

conformement à ce verset, le Chilo aura 2 caractéristiques générales:
1-à lui appartient ce qui appartenait à Juda
2-les peuples lui obéissent

1-à lui appartient ce qui appartenait à Juda
a)le vrai possesseur
le premier parti du verset fait allusion à une ressemblance entre Juda et le Chilo et que ce dernier aura ce qui était à Juda.Il parle des choses qui s’écarteront de Juda quand vient le Chilo.Dans d’autres versions de la Bible on trouve:
… jusqu’à ce que vienne celui auquel il appartient (TOB).
…jusqu’à ce que vienne son vrai possesseur(Bible en français courant).

b)leader et législateur
après avoir expliqué que Chilo sera le vrai possesseur de ce qui était à Juda, il faut parler de ce que possédait Juda et qui en passeront vers le Chilo. le verset parle de deux choses:
1.le pouvoir (le bâton de commandement)
2.la législation (l’insigne du législateur )
selon ce thème Shilo sera un gouverneur et législateur avec une nouvelle loi .

c)étant de Juda ou en écarté?
De point de vue des chrétiens et des juifs chilo est issu de Juda mais c’est une position démentie par le verset lui-même, car si on supose que chilo est de Juda, tout ce qu’il aurat(le pouvoir et la législation), serat celle-meme de Juda et ainsi le pouvoir et la législation ne s’écartera jamais de Juda, meme après la venu de le Chilo alors que le verset annonce clairement qu’ils s’en écarteront. D’après cette explication le verset n’a aucun sens sauf si le Chilo soit écarté de Juda.
Alors la conclusion du premier parti du verset c’est ce que le Chilo est un souverain et législateur non israélite.

2-Les peuples lui obéissent
Le Chilo, sans doute, est un souveraint, mais quelle sorte de souverainté aurait-il? le dernier parti du verset, le présent en ayant une souveraineté qui n’est pas limité dans le cadre d’une seule nation, mais qui comprend les nations(en revanche de l’autorites de rois israélites [1]):
…Les peuples lui obéissent.

Conformément a ce qui a été expliqué jusque ici, Chilo rassamble en soi 4 caracteristiques:
1.étant écarté de Juda
2.souverainté
3.législation
4.étant obéi par les peuples .

 Qui est chilo?
On peut répondre à cette question à l’aide des caracteristiques précédentes . Il y a deux posibilité : Jésus et muhamad (que salut de Dieu soit sur eux).Les chrétiens croient à la première et les musulmans à la deuxieme.
Jésus (p) n’est-il pas le Chilo car :
1.il était de Juda alors que Chilo n’en est pas.
2.il n’était pas souveraint. Jésus (Salut sur lui) n’a jamais gouverné même pas le royaume d’Israël. alors que le Chilo est un souveraint.
3.il n’était pas législateur alors que le Chilo il l’est.
4.la mission du Chilo comprend les peuples et il serait obéi par eux alors que Jésus il n’a été envoyé qu’aux Juifs:

« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.» (Matthieu 15: 24)

et il était rejeté par son peuple:

« Elle (la lumière, c’est-à-dire Jésus) est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. » (Jean 1:11)

mais à l’égard du prophète Muhammad, c’est le seul qui a les caractéristiques présentées pour le Chilo, car il était

1.non israélite
2.souveraint
3.ayant une nouvelle loi
4.obié par les peuples
Tout ceci laisse croire sans aucun doute que Muhammad (saw) est ce Chilo dont prophétise genèse 49.10.

 

Les prophéties bibliques sur la venue du prophète Mohammad (partie 3, une nation ismaélite)

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une grande nation issue d’Ismaël

Le chapitre 17 de Genèse raconte un dialogue entre Dieu et Abraham. Deux versets dans ce chapitre correspond à la prière d’Abraham en faveur de son fils aîné Ismael et l’exaucement divin au sujet de sa demande.
Il faut envisager ces versets avec une minutie profonde ainsi qu’une Étude comparative de différentes parties de la bible pour aboutir à une conclusion claire .Voici le dialogue de Dieu et Abraham tel quel (La Genèse 17 :18/20):
18 Et Abraham dit à Dieu: oh, qu’Ismaël vive devant toi! (ou dans d’autres traductions : « Puisse Ismaël vivre en ta présence»)
20 Et, à l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé : voici, je l’ai béni, et je le ferai fructifier et multiplier extrêmement ; il engendrera douze chefs, et je le ferai devenir une grande nation.

Dans cette partie il y a deux points remarquables qu’il faut éclaircir afin de mieux comprendre le contenu de ce verset:
1. l’invocation d’Abraham pour son fils Ismaël
2.l’exaucement divin

  1. l’invocation d’Abraham

Abraham demanda que son fils vive devant Dieu et en sa presence.mais qu’est ce que ça veut dire  » vivre en présence de Dieu »?
on trouve à Genèse 17 :1 la parole de Dieu adressante à Abraham :

«Vis toujours en ma présence» ou d’après d’autres traductions«Marche devant moi»

Il y d’autre parties de la Bible où le sujet qui est en question , c’est celui de la Genèse 17:20, à l’instar de 1Rois, 8:25 :
Tu(David) ne manqueras jamais devant moi d’un successeur assis sur le trône d’Israël, pourvu que tes fils prennent garde à leur voie et qu’ils marchent en ma présence comme tu as marché en ma présence.

conformément à ce verset  » marcher devant Dieu » est l’isigne de l’autorité et celui qui marche devant Dieu mérite d’être souveraint.
L’expression  » marcher devant Dieu » peut devenir plus compréhensible grâce à 1Rois 9:4,5(et 2 Chroniques 7:17):
Et toi, si tu marches devant moi …. pour faire selon tout ce que je t’ai commandé [et] si tu gardes mes statuts et mes ordonnances….

en ajoutant ce verset aux versets précédents on conclue qu’un homme qui marche devant Dieu c’est quelqu’un agissant selon l’ordonnances de Dieu et qui mérite d’être souveraint.D’après ces versets c’est l’autorité et la maîtrise conformément à la volonté divine que Abraham a demandé à la Genèse 17:18.

  1. l’exaucement divin
    a)une multitude de nations
    Dieu exauce la prière d »Abraham en parlant d’une grande nation qui procédera d’Ismaël:
    «à l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé : voici, je l’ai béni, et je le ferai fructifier et multiplier extrêmement ; il engendrera douze chefs, et je le ferai devenir une grande nation.»
    Necessité d’exister une harmonie entre la prière et l’exaucement,il faut qu’un souveraint choisi par Dieu existe àla tête de cette grande nation issue d’Ismaël .
    Du moment que ce verset semble aux quelques autres concernants à Abraham et Issac, il faut considérer tous ces versets afin d’en déduire une conclusion claire.

à l’égard d’Abraham:
Genèse 17:
4 « voici, mon alliance est avec toi, et tu deviendras [le] père d’une multitude de nations
7 «Et j’établirai mon alliance entre moi et toi, ainsi que ta descendance après toi, dans leurs générations, pour être une alliance perpétuelle.»
Genèse 18: 18

«puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre»
L’alliance de Dieu avec Abraham a trois points importants:
1.C’est une promesse perpétuelle.
2.Dieu multiplierai abondamment la descendance d’Abraham et il deviendra père des nations.
3.Toutes les nations de la terre seront bénies par la descendance d’Abraham.

à l’égard d’Issac
Genèse 17:16
«Et je la(Sara) bénirai, et même je te donnerai d’elle un fils; et je la bénirai, et elle deviendra des nations; des rois de peuples sortiront d’elle.»
Il y d’autre verstes qui raconte le même thème au sujet d’Issac. Selon eux Issace sera le père de plusieurs nations.

à ‘égard D’Ismaël:
Genèse 17 :20
«je t’ai exaucé : voici, je l’ai béni, et je le ferai fructifier et multiplier extrêmement ; il engendrera douze chefs, et je le ferai devenir une grande nation».
Genèse (21 : 18):
« Lève-toi, prends l’enfant [Ismaël], saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation. »
En revanche de ce qui s’agite d’Issace , Ismael serait le père d’une seule nation présenté comme  » grande nation ».

Conclusion:
conformément à une promesse perpétuelle divine, la semence d’Abraham serait multiple comme les étoiles des cieux et une multitude des nations ,dont une seul est ismaélite, seront issues de ses descendants et toutes les nations de la terre en seront bénies.
b) l’avenir des israélites
on trouve à Deutéronome 28 :62 la parole de Moïse en adressant aux israélites:
«Et vous resterez un petit nombre d’hommes, alors que vous étiez comme les étoiles des cieux en multitude, parce que tu n’as pas écouté la voix de l’Éternel, ton Dieu.»
L’impuissance de descendance d’Israël à laquelle fait allusion le verset précédent se trouve aussi dans d’autres partis de la Bible:
Genèse 49:10
Le sceptre ne se retirera pas de Juda, ni le bâton de commandement d’entre ses pieds, jusqu’à ce que Shilo vienne; et à lui sera l’obéissance des peuples.
La contenu de ces versets c’est ce que les israélites ne seront pas perpétuellement nombreux et une nation puissante alors que l’alliance de Dieu avec Abraham ,pour que sa descendance soit multiple comme les étoiles des cieux et qu’il devienne père des nations dont seront benise toutes les nations de la terre, est une alliance perpétuelle,donc après la décadence des peuples israiliets,existera nécessairement des peuples issu d’Abraham à part des israélites. Alors, la seul nation ismaélite appelée » garnde nation » à gènes 17:20 doit être postérieure à la décadence des israélites.

Conclusion:

Abraham a demandé, en faveur de son fils Ismaël, une suplication inclusive le sens de l’autorité selon la volonté divine et Dieu a exaucé sa suplication en attribuant une grande nations à Ismaël.
La nation musulman dirigée par le prophète Muhammad qui s’est produite après l’affaiblissement des israélites, c’est la seule grande nation ismaélite.Parmi les descendants d’Ismaël, et celles d’Abraham , aucune nation n’était si grande que celle du prophète Muhammad.cette nation étant si grande et puissante a engendré une civilisation glorieuse, riche et généreuse étendue de l’Espagne aux frontièrs de la Chine. On ne trouve pas ,peut-être, une autre nation ayant une si grande bénédiction répondue sur les autres nations de la terre. C’est une verité indeniable, contestée même par des intellectuelles non musulmanes voici les paroles de quelques-uns:

François Laurent:
En vérité, il faut un étrange aveuglement pour nier les bienfaits que l’humanité doit à ces prétendus Barbares de l’Orient. Comment […] oublier que la renaissance de la philosophie, de la littérature et des sciences, est due aux travaux des Arabes.[1]

Évariste Lévi-Provençal:
La dette de l’Europe envers l’Espagne musulmane est d’une importance presque sans égale[2].

Johann Gottfried von Herder:
La poésie et la philosophie, l’histoire et la géographie, la philologie, les mathématiques, la chimie et la physique, furent cultivées avec succès par les Arabes ; et bienfaiteurs des peuples qu’ils avaient conquis, soit par leurs découvertes, soit par les idées qu’ils servirent à répandre, leur influence s’est fait sentir au loin dans tout le système du monde civilisé.[3]

Guillaume Libri:
Effacez les Arabes de l’histoire, et la renaissance des lettres sera retardée de plusieurs siècles en Europe[4]

Henri Pirenne:
sans l’islam l’empire franc n’aurait sans doute jamais existé et Charlemany sans Mahomet serait inconcevable[5].

Ainsi,sans le moindre doute le verset 17:18,20 de la Genèse -à l’aide d’autres partis de la Bible – prophétie la venu du prophète Muhammad. Autrement dit l’avènement du prophète Muhammad c’est la suplication réalisée d’Abraham et à ce theme qu’il pourrait fair allusion ce que le prophète Muhammad disait:

je suis la prière(l’invocation) de mon père Abraham[6].

 

[1] Histoire du droit des gens et des relations internationales (1857),éd. Gand, 1857, t. 5, p. 525
[2] L’Espagne musulmane au Xe siècle (1932), éd. Maisonneuve & Larose, 2002, p. Préface
[3] Idées sur la philosophie de l’histoire de l’humanité (1791), Johann Gottfried von Herder (trad. Edgar Quinet), éd. F.G. Levrault, 1834, t. 3, Résultats généraux du royaume des Arabes, p. 412
[4] Histoire des sciences mathématiques en Italie,éd. J. Renouard, 1838, t. 1, p. 51
[5] Mahomet et charlomany p 86

 

 

Les prophéties bibliques sur la venue du prophète Mohammad(partie 4, l’élu de kédar«1»)

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Dans le chapitre 42 du livre d’Ésaïe, il y a une prophétie d’un homme apportant une nouvelle loi aux non-juifs et une référence claire aux arabes. Nous allons détailler ce chapitre et montrer que chaque verset colle à la vie de Muhammad (salut de Dieu soit sur lui et sur sa famille)

« Ésaïe 42.1»
« Voici mon serviteur, que je soutiendrai,Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui; Il annoncera la justiceaux nations»

«serviteur» en hébreu עָ֫בֶד  « eh’-bed » est un terme fréquent dans la Bible qui s’emploie pour les prophète  et les souveraints choisi par Dieu comme Job, Israël, Moïse, Abraham, David(salut de Dieu sur eux).
à l’égard de Jésus(sa) la bible ne le présente pas comme un serviteur de Dieu alos que le prophète Muhammad a été présenté dans le Coran par différents attribut dont le plus fréquent est le terme « abd » qui signifie en français « serviteur» :

sourat 25:1 :
1.Qu’on exalte la Bénédiction de Celui qui a fait descendre le Livre de Discernement sur Son serviteur(Muhammad)

sourat 57:9:
C’est Lui qui fait descendre sur Son serviteur des versets claires, afin qu’il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière

sourat 17:1:
1. Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Muhammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni l’alentours, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient, le Clairvoyant.

sourat 8:41:
…..si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur…..

sourat 18:1
1. Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur (Muhammad), le Livre, et n’y a point introduit de tortuosité (ambiguïté)!

«Mon élu» en hébreu בְּחִיר , « baw-kheer » signifiant l’élu[1], celui qui est choisit, exactement ce que « Moustafa » ,un des noms du prophète Muhammad(saw),veut dire en arabe. Car c’est celui que Dieu a choisit comme dernier messager pour révéler la religion du Dieu unique.

«aux nations», la mission de cet homme,à qui réfère la prophétie, ne concerne pas une nation spécifique, en revanche de  celles de Moïse et Jésus[2](salut de Dieu sur eux)  c’est un envoyé à toute l’humanité.Le prophète Muhammad(saw) c’est le seul prophète envoyé à toute l’humanité.

«Nations»,en hébreu גּוֹי, « go’-ee » peut aussi être traduit par Gentils,nations non-juives. ce prophète parlera aux non-Juifs, il sera le prophète des non-Juifs. La Bible KJV(King James Version) traduise « go’-ee » par Gentils[3] c’est à dire non-Juifs.

«J’ai mis mon esprit sur lui» Mon esprit désigne la révélation divine, par l’intermédiaire de l’ange Gabriel(Jibril), cette révélation est le Coran.voici le Coran 97:1,4:
1. Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr….4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit …

 

« Ésaïe 42.2»
« Il ne criera point, il n’élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues.»  

Est soulignée la noblesse de caractère de Muhammad (saw), qui jamais n’éleva la voix, pas même sur ses domestiques, exemple, Bilal,le serviteur noir du prophète. Alors que dans l’Arabie antéislamique, il était normal de frapper les esclaves ou de les torturer.

«Ésaïe 42.4»
« Il ne se découragera point et ne se relâchera point, Jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre, Et que les îles espèrent en sa loi 

L’expression « les îles » signifie que les contrées les plus lointaines recevront l’Islam, on ne peut que penser à l’immense archipel indonésien, et les îles de l’océan indien, comme les îles Maldives, Zanzibar ou les Comores, toutes ces îles sont musulmanes aujourd’hui.

Notez bien l’expression « sa loi » , et non « la loi » ceci se réfère incontestablement à une nouvelle loi apportée par ce prophète.Or, aucun prophète n’est venu après Ésaïe apporter une nouvelle Loi, hormis Muhammad (saw). « Sa loi » ne désigne donc pas la Thora de Moïse, mais bien une autre loi qu’apportera ce prophète, puisque la prophétie commence ainsi « Il annoncera la justice aux Nations : non-juifs », c’est bien au futur. De plus, l’auteur nous dit en 42:9 qu’il nous « prédit » les choses à venir. C’est la loi du Coran, celle destinée à tous les hommes, à toutes les nations, la Coran est une Thora universelle, dans le sens où le mot Loi en hébreu se dit « Thora », et se traduit par « Sharîa », voie à suivre, en arabe.Ceci ne peut donc s’appliquer qu’au dernier des prophètes, Muhammad (saw), à sa mort, l’Arabie était gouvernée par cette loi, et cette loi n’allait pas tarder à se diffuser de l’Espagne à la Chine.

En effet, seul Muhammad  et Moïse(salut de Dieu sur eux) ont apportés une loi digne de ce nom: la loi mosaique et la loi coranique.Ni les Psaumes, ni l’Évangile, ni aucun autre livre de la Bible n’a le statut de loi.

« Ésaïe 42.6»
« Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations»

 Dieu a fait l’Alliance avec Abraham:
Genèse 18: 18:
puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre
Genèse 17:20
à l’égard d’Ismaël…je le ferai devenir une grande nation..
Muhammad est un descendant d’Abraham qui, parmi eux , mérite plus d’être nomé la lumière des nations.il afait une nation grande et forte dont toutes les nations de la terre a été bénies.
voila la parole deJean-Étienne Montucla au sujet de la nation  musulman:
Les arabes furent longtemps les uniques dépositaires de la science, et nous devons à leur commerce les premiers rayons de lumière qui vinrent chasser les ténèbres des XIe, XIIe et XIIIe siècles[4]
Gustave Le Bon dit a ce propos :
pendant cinq cents ans, les universités de l’Occident vécurent exclusivement de leurs livres, et qu’au triple point de vue
matériel, intellectuel et moral, ce sont eux qui ont civilisé l’Europe.

John William Draper  dit a ce propos :
l’homme qui, parmi tous les hommes, allait exercer la plus grande influence sur la race humaine…Mahomet

 

 

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=4372:les-propheties-bibliques-sur-la-venue-de-mohammed-le-prophete-de-l-islam-patrie-1&catid=154&Itemid=593

Les manières du Prophète (Paix et salut sur lui et sa Sainte famille)

Dieu dota Son serviteur et Son Messager (saw) de la meilleure éthique. À cet égard, Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Et tu es certes, d’une moralité imminente. »

De son coté, le Messager de Dieu (saw) affirma : « J’ai été envoyé pour perfectionner les nobles manières. »

On décrit le Prophète (saw), en disant : « Son éthique, c’était le Coran. »

De tous les humains, il avait (saw) les meilleures manières. Il disait souvent : « Seigneur ! Tout comme Tu as embelli mon apparence, embellis mes manières. » De plus, il implorait Dieu disant : « Seigneur !

Je cherche refuge auprès de Toi contre la misère, l’hypocrisie et les mauvaises manières. » Dieu  -Exalté soit-Il – l’en préserva et le guida vers tout bien. Dieu, le Miséricordieux, dit : « Et Il t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce de Dieu sur toi est immense. »

Nous retraçons ci-dessous quelques-unes de ses qualités. Il fut:

Endurant, pardonneur et patient

Par sa gracieuse bienveillance, Dieu -Exalté soit-Il – guida le

Prophète (saw) vers l’adoption de ces qualités : « Prélève l’excédent, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. » « Et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! » .

Chaque fois que le Prophète (saw) avait l’occasion de choisir entre deux affaires, il choisissait toujours la plus facile tant qu’il ne s’agit pas d’un péché. Il ne s’est jamais vengé lorsqu’il était personnellement lésé (saw), mais lorsque les limites tracées par Dieu étaient franchies, il réagissait.

Bien que les Mecquois l’aient torturé, il disait, « Ô Allâh ! Guide  les miens car ils ne comprennent pas !

Il est connu qu’à mesure que les ignorants maltraitaient le Messager de Dieu (saw), il répondait à leur humiliation par la tolérance et le pardon. Une fois un homme lui dit :

« Charge mes deux chameaux avec ce que tu possèdes car cela n’appartient ni à toi ni à ton père, mais cela appartient à Dieu. » Le Prophète (saw) garda le silence, puis dit : « Certes, la fortune appartient à Dieu et je suis Son serviteur. »

Généreux

Le Prophète (saw) était le plus généreux de tous, particulièrement au mois de ramadan. Le Messager de Dieu (saw) ne refusait jamais de faire don de tout ce qu’on lui demandait. De plus, il dit (saw) : « Je n’aimerais point posséder l’équivalent du Mont Uhud en or et qu’au bout de trois jours j’en garde encore un seul dinar sans l’avoir dépensé pour la cause de Dieu, sauf quelque chose que j’épargne pour ma religion. »

Courageux

On rapporta : « `Ali (as) dit : « Quand le combat devenait acharné et que les yeux des combattants rougissaient, nous recourions au Prophète (saw) pour nous protéger.

Il était toujours le plus proche de l’ennemi. »

Pudique

Le Prophète (saw) était plus pudique que la vierge dans son boudoir. Quand il détestait quelque chose, ceci se voyait sur sa face.

Lorsqu’il apprenait que quelqu’un avait commis une faute et voulait le corriger, il ne le nommait jamais ; mais disait plutôt : « Pourquoi certains font telle ou telle faute ? »

Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors que Dieu ne se gêne pas de la vérité. »

Poli

Il rassemblait (saw) les musulman et ne causait point de dissension entre eux. Il respectait (saw) les musulmans, leur rendait visite et s’occupait d’eux. Il acceptait toute invitation et ne refusait jamais un cadeau. Il jouait avec les enfants des musulmans et les appelait par leurs petits noms. Il était toujours le premier à serrer la main d’autrui. Il était généreux avec quiconque s’adressait à lui et était toujours gai.

Clément

Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. », « Il est compatissant et miséricordieux envers les croyants. », « C’est par quelque miséricorde de la part de Dieu que tu as été si doux envers eux ! Si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage.

Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (de Dieu). Et consulte-les à propos des affaires. »

On rapporta que le Prophète (saw) n’admonestait les musulmans que rarement de telle façon qu’ils ne se lassaient pas de son sermon. De même, il dit (saw) :« Vous êtes récompensés pour tout acte de compassion que vous accomplissez envers toute créature dont le cœur bat (ou ayant un foie). »

Loyal et tendre envers ses proches

Quand il recevait un cadeau, il en offrait aux amis de Khadija. Il servait lui-même ses invités. Quand Fatima (as) venait chez lui (saw), il venait l’accueillir et la faisait s’asseoir à sa place.

Juste

Parmi ses qualités parfaites, citons sa justice, sa crédibilité et sa véracité.

Avant de recevoir sa mission prophétique, il était appelé “le véridique et le loyal”. Quand Usâmah Ibn Zayd intercéda pour ne pas appliquer la peine prescrite par la sharî`ah à la femme

makhzumite coupable de vol, le Messager de Dieu (saw) dit : «

Usâmah ! Intercèderais-tu contre une peine prescrite par Dieu ?

Par Dieu ! Si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je couperais sa main. Lorsqu’un homme dit au Prophète (saw) : “Sois juste !” Il lui répondit : « Malheureux ! Qui serait juste si moi je ne le suis pas ? » Concernant sa justice envers ses femmes, le Messager de Dieu (saw) dit : « Seigneur ! C’est ainsi que j’ai partagé (entre mes femmes) ce que je contrôle, alors pardonne-moi pour ce que je ne contrôle pas. »

Humble

Il dit (saw) : « Je suis un serviteur (de Dieu) ; je mange comme un serviteur et m’assoie comme un serviteur. » De même, il dit (saw) :

« Ne me glorifiez pas excessivement comme les Chrétiens ont glorifié le fils de Marie. » Une fois, un homme entra chez le

Messager de Dieu (saw) et resta debout par déférence. Sur ce, le

Prophète lui dit : « Doucement, je ne suis pas un roi. Je suis le fils d’une femme de Quraysh… » Il nourrissait son chameau, se servait lui-même, mangeait avec son serviteur et avec le malade, et nettoyait sa propre maison.

Solennel

Il observait (saw) le silence la plupart du temps et ne parlait que lorsque cela était nécessaire.

Son rire était un sourire. Quand il parlait, son auditoire l’écoutait attentivement. On rapporte que si quelqu’un voulait compter les mots du Prophète (saw) pendant son discours, il le ferait aisément.

Ô Dieu prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad.

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Les Enseignements du Prophète à Abû Tharr

Mohammad Hârûn Zangipûrî écrit, en citant les « Amâlî » de Cheykh al-Tûcî, que le Prophète (P) enseigna à Abû Tharr:

O Abû Tharr! Adore Allah comme si tu Le voyais ou qu’IL te voyait, et ce, même si tu ne le voyais pas.

Sache que la première étape de l’adoration d’Allah est Sa Connaissance, c’est-à-dire comprendre qu’IL est le premier et qu’avant Lui il n’y avait rien. IL est Unique et sans partenaire. IL est Eternel et n’a pas de fin. IL est le Créateur de tout ce qui existe entre le Ciel et la Terre. IL est Pur et Omniscient. IL est dépouillé de tout défaut, et IL est le Créateur de toutes choses.

Après avoir compris l’Unicité d’Allah, il est nécessaire de reconnaître ma Prophétie et de croire qu’Allah m’a envoyé comme annonciateur de bonnes nouvelles, avertisseur et phare lumineux de guidance afin de conduire les gens vers Allah.

Après la reconnaissance de ma Prophétie, il est obligatoire et essentiel d’aimer les Ahl-ul-Bayt (les membres désignés de ma famille) qu’Allah a purifiés de toutes sortes de péchés.(694)

Prends un soin particulier de deux bienfaits que beaucoup de gens ne savent pas apprécier à leur véritable valeur: la bonne santé et le temps libre (qu’on doit exploiter pour le consacrer à l’adoration d’Allah).

Exploite bien cinq choses avant l’échéance de cinq autres choses: 1- Ta jeunesse avant (l’échéance de) ta vieillesse; 2- Ta bonne santé avant que tu ne tombes malade; 3- Ta richesse avant que tu ne connaisses la pauvreté; 4- Tes loisirs (ton temps libre) avant que tu ne sois trop occupé; 5- Ta vie avant ta mort.

O Abû Tharr! Prends garde de te nourrir de trop d’espoir, car tu appartiens seulement au jour d’aujourd’hui et non au lendemain. Si tu vis encore le lendemain, tu pourras encore faire, pendant ce jour, ce que tu as fait aujourd’hui et si tu ne connais pas le lendemain tu ne regretteras pas ce que tu auras fait aujourd’hui».

O Abû Tharr, des gens se sont réveillés le matin sans avoir pu terminer la journée et combien de gens attendaient le lendemain sans avoir pu l’atteindre!

O Abû Tharr, si tu observes bien la mort et son déroulement, tu détesteras l’espoir et sa vanité.

O Abû Tharr! Conduis-toi dans la vie comme un voyageur ou un simple passager, et considère-toi comme un habitant des tombeaux.

O Abû Tharr! Quand tu te réveilles le matin, ne pense pas à vivre jusqu’au soir et si tu vis le soir ne pense pas au lendemain. Profite de ta bonne santé avant de tomber malade, et de ta vie avant de mourir, car tu ne sauras jamais quel sera ton sort le lendemain.

O Abû Tharr! Sois plus parcimonieux avec le temps de ta vie qu’avec ton argent et tes biens.

O Abû Tharr! Allah réservera le regard le plus réprobateur à un ‘alem (savant religieux) dont le savoir ne profite pas aux gens. D’autre part, quelqu’un qui cherche à acquérir le savoir pour attirer le regard des gens sur lui ne respirera jamais l’air du Paradis.

O Abû Tharr! Si on te pose une question dont tu ne connais pas la réponse, dis: «Je ne sais pas», pour que tu sois à l’abri des conséquences fâcheuses d’une mauvaise réponse. D’autre part n’émets pas une opinion sur un sujet que tu ignores, cela te sauvera des supplices infligés par Allah le Jour du Jugement.

O Abû Tharr! Un jour des gens parmi les habitants du Paradis diront à un groupe d’habitants de l’Enfer: «Qu’est-ce qui vous a conduits en Enfer, alors que nous sommes entrés au Paradis grâce à votre enseignement et vos conseils?!». Le second groupe répondra: «Nous avions l’habitude de commander le bien sans le faire nous-mêmes».

O Abû Tharr! Allah a trop de droits sur les serviteurs pour que ceux-ci puissent s’en acquitter, et Ses bienfaits sont trop nombreux pour qu’ils puissent les recenser. Mais le seul moyen pour les serviteurs de se montrer reconnaissants, c’est de se repentir matin et soir.

O Abû Tharr! Dans l’écoulement du jour et de la nuit, tu ne sais jamais quel est le moment de l’échéance (la mort), mais tes actes sont enregistrés et produiront leurs effets. La mort peut te surprendre à tout moment. Celui qui sème le bien s’achemine vers la récolte du bien et celui qui sème le mal s’achemine vers la récolte du regret. Chaque cultivateur aura le produit de ce qu’il a semé (…). Celui qui obtient un bienfait c’est Allah Qui le lui a donné et celui qui échappe à un malheur, c’est Allah Qui l’en a sauvé.

O Abû Tharr! Ceux qui font preuve de leur crainte révérencielle vis-à-vis d’Allah sont des maîtres, les faqîh (jurisconsultes) sont des dirigeants. Les fréquenter est toujours un avantage. Le vrai croyant regarde son péché comme une roche qui risquerait de tomber sur lui, alors que le mécréant considère son péché comme une mouche qui passe devant son nez.

O Abû Tharr! Si Allah – Le Très- Haut – veut le bien pour un serviteur, IL place ses péchés devant ses yeux, mais s’IL veut punir un serviteur, IL lui fait oublier ses péchés.

O Abû Tharr! Ne regarde pas l’insignifiance du péché, mais mets plutôt devant tes yeux Celui à Qui tu as désobéi.

O Abû Tharr! L’âme du croyant est plus agitée et mal à l’aise face au péché, que le moineau tombé dans un piège.

O Abû Tharr! Ne te mêle pas des affaires dans lesquelles tu n’as rien à avoir et ne parle pas de ce qui ne te regarde pas. Contrôle ta langue de la même façon dont tu protèges ta nourriture.

O Abû Tharr, Allah m’a fait considérer la prière comme la prunelle de mes yeux. IL m’a fait aimer la prière comme un affamé aime la nourriture et un assoiffé, l’eau, à cette différence près que lorsque l’affamé mange, il est rassasié et lorsque l’assoiffé boit, il est désaltéré, alors que moi, ma soif de prière n’est jamais apaisée.

O Abû Tharr! Tant que tu te trouves en prière tu es en train de frapper à la porte du Roi Absolu. Or, quiconque ne se lasse pas de frapper à la porte du Roi, la porte finira par s’ouvrir devant lui.

O Abû Tharr! Ne transforme pas ta maison en tombeau. La maison dans laquelle on ne prie pas est aussi obscure qu’une tombe. Et si tu désires aménager une lumière dans ton tombeau, prie dans ta maison, et la lumière ainsi procurée sera transférée vers ta tombe.

O Abû Tharr! La prière est le pilier de la foi, et la charité rédime le péché. Mais contrôler ta langue est plus important que l’accomplissement de ces deux actes réunis.

Quelqu’un qui a le coeur dur ne peut s’approcher d’Allah. Tu dois donc attendrir ton coeur. Les pleurs attendrissent le coeur. Quiconque peut donner libre cours à ses larmes, qu’il le fasse. Quiconque est incapable de pleurer, qu’il s’efforce de le faire.

O Abû Tharr, rappelle-toi Allah dans l’état de « khumûl » (dans l’obscurité). (Je lui ai demandé: «O Messager d’Allah! Et qu’est-ce que le « khumûl »?». Il m’a répondu: «C’est se rappeler Allah en secret».)

Allah a dit: «Mon serviteur est celui qui Me craint. Le Jour du Jugement, J’ôterai la crainte du coeur de quiconque Me craint dans ce monde. Il ne sera pas effrayé par la terreur de la Résurrection; bien au contraire, il aura la paix de l’esprit».

Est intelligent celui qui se regarde avec modestie et oeuvre en vue de l’Au-delà, et est impuissant et stupide celui qui suit ses désirs charnels et néglige l’Autre-Monde.

Le monde et ses habitants sont condamnés. Seul ce qui aura été dépensé (fait) pour la cause d’Allah peut bénéficier aux gens de ce monde.

Allah a révélé à mon frère le Prophète ‘Isâ (Jésus): «O ‘Isâ! N’aime pas ce monde car Je ne l’aime pas. O ‘Isâ! J’aime l’Au-delà, car il est le lieu du Retour. Tout un chacun y retournera pour rendre des comptes, et recevoir la récompense ou la punition de ses actes».

Allah remplira de sagesse le coeur (l’esprit) de celui qui pratique l’austérité. Il conférera à sa langue le pouvoir de parler un langage judicieux. IL lui montrera les vices du monde et lui indiquera leurs remèdes. IL le sortira indemne de ce monde vers Dâr al-Salâm (la Demeure de la Paix = la Vie Éternelle).

Allah ne m’a jamais commandé d’accumuler la richesse. Ce qu’IL m’a révélé, c’est: «Proclame la louange de ton Seigneur! Sois au nombre de ceux qui se prosternent! Adore ton Seigneur jusqu’à ce que la certitude te parvienne».(695)

Je porte des vêtements rudes, je m’assois par terre et je monte sur un âne non sellé. Tu dois donc suivre mes traces, car celui qui se défait de ma Tradition, ne fait pas partie de ma Nation (religion).

Bienheureux sont ceux qui se détachent de ce bas-monde, qui pointent leurs regards vers l’Autre Monde, qui font de la terre d’Allah leur lit, de son sable leur matelas, de son eau leur parfum, et qui adoptent le Livre d’Allah comme slogan, et Son invocation, comme rite, et qui enfin se désintéressent des artifices de ce monde.

La récolte des efforts pour ce bas-monde est la richesse et la progéniture, et la récolte de la bonne action est la Vie Éternelle.

Crains Allah sans prêter attention aux gens, lesquels finiront par t’apprécier.

Rabaisse ta voix lors des cérémonies funèbres, du combat, et de la récitation du Coran.

Sache que le remède de toute chose avariée est le sel,(696) mais si le sel devient lui-même pourri, il n’a pas de remède.

(Cette Tradition est relative aux ulémas, et signifie que la religion sera corrompue lorsque les ulémas eux-mêmes auront dévié)

Demande des comptes à toi-même, avant que tu ne sois appelé à rendre des comptes. Cela t’aidera à mieux te préparer pour le Jour du Compte.

Celui qui prie sans accomplir la bonne action est semblable à quelqu’un qui tire une flèche sans objectif.

Allah fait état de Son admiration devant les Anges pour trois catégories de personnes:

i)- Un homme qui se trouve dans un lieu désert et qui après avoir prononcé le Athân (l’appel à la prière) suivi de l’Iqâmah (l’annonce du commencement immédiat de la prière), se met à prier. Allah dit alors aux Anges: «Regardez mon serviteur! Il prie et personne d’autre que Moi ne le voit». Sur ce, soixante-dix mille Anges descendent du Ciel pour prier derrière lui et continuent à implorer le pardon pour lui jusqu’au lendemain. Mais quant à celui qui se contente de réciter l’Iqâmah sans l’avoir prononcé le Athân, seuls les deux Anges qui l’accompagnent habituellement prient avec lui.

ii)- Un homme qui se relève pendant la nuit et se met à prier tout seul, puis il s’endort pendant qu’il est en prosternation. Allah dit alors aux Anges: «Regardez mon serviteur. Son âme est auprès de Moi et son corps est prosterné».

iii)- Un combattant qui lors d’une bataille reste dans son poste et continue à se battre jusqu’à ce qu’il soit tué, alors que ses compagnons d’armes ont déjà déserté.

Celui qui invoque Allah là où les gens négligent de le faire a le même mérite que celui qui continue à se battre alors que ses compagnons ont déserté.

Fréquenter un homme pieux est préférable à la solitude, mais la solitude vaut mieux qu’une mauvaise fréquentation. Dicter le bien est mieux que garder le silence, mais garder le silence vaut mieux que dicter le mal.

Partage ton repas avec quelqu’un que tu aimes pour sa piété, et accepte de partager le repas de celui qui t’aime pour ta piété.

Allah se trouve sur la langue de quiconque parle. Lorsqu’on parle, on doit donc veiller à son langage par crainte d’Allah.

Quand tu parles, évite de trop parler. Dis juste ce qu’il faut pour te faire comprendre.

Il suffit de répéter tout ce qu’on entend pour qu’on devienne menteur.

Lorsqu’on ne sait pas contrôler sa langue, on mérite la prison.

Allah aime que l’on respecte le savoir, les savants, les aînés des Musulmans, les adeptes du Saint Coran et le Gouvernant juste.

«O Abû Tharr! Ne veux-tu pas que je t’apprenne des choses grâce auxquelles Allah te rendra service?». «Si! O Messager d’Allah», répondis-je. Il (P) dit:

«Garde et suis les Commandements d’Allah, IL te préservera et tu Le trouveras devant toi. Rappelle-toi Allah lorsque tu es dans l’aisance, IL se souviendra de toi lorsque tu te trouveras dans la difficulté. Si tu veux demander quelque chose, demande-le à Allah. Si tu as besoin de secours, fais appel à Allah. Car tout est prédéterminé (par Allah) jusqu’au Jour du Jugement, et même si toute l’humanité faisait tout pour te faire bénéficier de ce qui ne t’a pas été prédestiné, elle n’y parviendra pas, et si toute l’humanité faisait tout pour te porter un préjudice qu’Allah ne t’a pas prédestiné, elle ne le pourrait pas. Ainsi, donc, si tu pouvais oeuvrer pour la cause d’Allah en étant certain que tu en acceptes les conséquences, fais-le; autrement arme-toi de patience face à ce que tu n’aimes pas, cela vaudra beaucoup mieux. Et sache que la victoire vient avec la patience, le soulagement suit l’affliction, et le confort (l’aisance) la difficulté».

Allah ne te jugera pas selon ton physique ou ta richesse, mais d’après tes intentions et tes actes.

Les traits caractéristiques d’un croyant sont: un caractère paisible, la courtoisie et l’évocation d’Allah dans toutes les circonstances.

Maudit soit celui qui dit des mensonges dans l’intention de faire rire.

«O Abû Tharr! Evite de médire, car la médisance est pire que l’adultère». Etonné, j’ai dit: «Comment cela? O Messager d’Allah!». Il m’a répondu:

«Car, lorsque celui qui commet l’adultère se repent, Allah accepte sa repentance, alors que le péché de médisance ne sera pardonné que lorsque la personne qui fait l’objet de médisance aura elle-même pardonné à celui qui a médit d’elle».

«O Abû Tharr! Quiconque abuse d’un croyant est pécheur et quiconque se bat contre lui est incroyant. Médire d’un croyant, équivaudrait à manger de sa chair, ce qui est un grand péché. Protéger la propriété d’un croyant, équivaudrait à protéger sa vie». J’ai demandé alors: «O Messager d’Allah! Qu’est-ce que la médisance?». Il m’a répondu: «C’est de mentionner de ton frère musulman, des choses qu’il n’aimerait pas qu’on mentionne». J’ai dit: «Même si ce sont des choses vraies?». Il m’a répondu: «C’est cela en fait la médisance. Autrement, lorsqu’on raconte sur quelqu’un des choses qui ne sont pas vraies, c’est de la calomnie (et non pas de la médisance), laquelle est passible d’une peine à part».

«O Abû Tharr! Le « qattât » n’entrera pas au Paradis». Je lui ai demandé: «Qui est qattât?». Il (P) m’a répondu:

O Abû Tharr! Le médisant ne pourra pas échapper à la punition d’Allah le Jour du Jugement.

Celui qui a un double langage et une double face ira en Enfer.

Divulguer les secrets d’un ami, c’est le trahir.

Celui qui meurt avant de se repentir pour s’être montré orgueilleux même une seule fois, ne sentira pas le parfum du Paradis.

Quiconque possède deux chemises doit en utiliser une pour lui-même et donner l’autre à un frère qui en a besoin.

Quiconque renonce à porter des vêtements coûteux, malgré sa fortune, pour l’amour d’Allah, Allah lui donnera des costumes au Paradis.

A la veille de l’Avènement d’Al-Mahdi (P), il y aura des gens qui porteront des vêtements en laine aussi bien en été qu’en hiver pour faire étalage de leur richesse. Allah les maudira.

Ce bas-monde est une prison pour le vrai croyant et un paradis pour l’incroyant.

On doit avoir des intentions honnêtes dans toutes les circonstances, même lorsqu’on mange et on dort.

* (Selon al-Hâfidh Abû Na’îm dans son livre « Hulyat al-Awliyâ’ « , Abû Tharr dit: Un jour je suis allé voir le Saint Prophète (P) alors qu’il était assis dans le Masjid. À peine me suis-je assis respectueusement en face de lui, il (P) m’a dit:

«Tu n’as pas fait montre de respect envers la mosquée».

– Comment cela?, lui demandai-je.

«Avec deux rak’ah (unité) de prière. Oui, Abû Tharr! Chaque fois que tu entres dans un masjid, tu dois accomplir immédiatement deux rak’ah de prière», m’a-t-il répondu.

J’accomplis tout de suite deux rak’ah de prière et je lui demandai: – Quel est le meilleur qualificatif de la prière?

«La meilleure des piétés», me répondit-il .

– Quelle est la meilleure action?, demandai-je encore.

«Croire en Allah et combattre sur le Chemin d’Allah constituent la meilleure action», me répondit-il.

– O Messager! Qui sont les croyants dont la foi est considérée comme étant la plus parfaite?, dis-je.

«Ceux dont les actes et les comportements sont bons», me répondit-il.

– Quels sont les vrais Musulmans parmi les croyants?, poursuivis-je.

«Ceux dont la langue et la main ne nuisent pas aux gens», professa-il.

– Qu’est-ce qu’il vaut mieux éviter?, lui demandai-je.

«S’abstenir et s’écarter des péchés».

– Et quelles sont les meilleures des prières?

«Celles dans lesquelles un long qunût (une supplication) est récité».

– O Maître! Qu’est-ce que le jeûne?, demandai-je.

«C’est un acte d’adoration obligatoire qui appelle une grande récompense», affirma-t-il.

– Quel est le meilleur jihâd?

«Celui dans lequel la monture a les pattes coupées et le combattant qui la monte tombe au champ d’honneur».

– Quelle est la meilleure charité?

«Celle qui est prélevée sur un salaire gagné dans un travail dur».

– O Maître! Et quels sont les meilleurs des versets coraniques révélés par Allah?

«Âyat al-Kursî»(697), trancha le Messager d’Allah.

Je demandai enfin:

– O Maître! Donne-moi quelques conseils.

Le Saint Prophète me dit alors: «Je te conseille de:

Craindre Allah, car cette crainte est à la base de tous bons actes;

Réciter le Saint Coran, car il est la source de la lumière pour toi sur la terre et ta mention favorable dans le ciel;

Ne pas rire trop, car rire beaucoup fait mourir le coeur et fait perdre au visage sa brillance;

Garder le silence le plus souvent, cela t’évitera beaucoup d’ennuis;

Etre l’ami des déshérités et les fréquenter;

Regarder toujours ceux qui sont moins favorisés que toi économiquement, et non ceux qui sont plus riches que toi;

Bien traiter tes proches (parents), même s’ils ne se montrent pas très amicaux envers toi;

Ne craindre aucune censure, si ton action est accomplie pour la cause d’Allah;

Dire la vérité, si amère soit-elle».

Notes :

  1. . Allusion au Verset coranique sur la purification des Ahl-ul-Bayt, (Sourate al-Ahzâb, 33:33).
  2. . Verset coranique: Sourate al-Hijr, 15: 98-99.
  3. . Le sel est un élément très utile qu’Allah a créé. On peut en tirer d’innombrables effets bénéfiques. Selon la Tradition islamique, l’homme peut éviter beaucoup de maladie s’il goûte le sel régulièrement avant et après chaque repas.
  4. . Sourate al-Baqarah (La Vache), 2: 255-257.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=761:les-enseignements-du-proph-barr&catid=154&Itemid=593

les batailles du Prophète (s)

Ghazwa (en arabe : الغَزوة) ou la Razzia se réfère aux batailles qui pendant les premières années de l’islam, dans lesquelles le Prophète (s) fut présent. Les batailles de Badr, Uhud et Khandaq sont les Ghazwa les plus connus. Il y a une divergence sur le nombre des Ghazwa. Certains citèrent les noms de 26 et d’autres 27 Ghazwa.Ghazwa (Ghazawât au pluriel) provient de la racine GH, Z, W et signifie : Combattre. [1] Mais le terme « Ghazwa » désigne les batailles, dans lesquelles, le Prophète (s) fut présent. Donc, les batailles dans lesquelles, le Prophète (s) ne fut pas présent, s’appelle « Sarîyya ». [2]Déclenchement des GhazwaD’après Ibn Ishâq, du 12 Rabî al-Awwal (l’année dans laquelle le Prophète (s) entra à Médine) au mois de Safar en l’an 2 H, il n’y eut lieu aucune bataille. [3] D’après Wâqidî, il y eut lieu quelques batailles à la première année de l’Hégire. [4]D’après Mas’ûdî, durant la vie du Prophète (s), 26 Ghazwa eurent lieu, mais d’après d’autres historiens, il y eut 27 Ghazwa. [5]Bien que le Prophète (s) n’ait pas été présent dans la bataille de Mûta, les historiens l’appelèrent Ghazwa. [6]Les Ghazwa qui aboutirent aux bataillesD’après Tabarsî dans le livre I’lâm al-Warâ, parmi les Ghazwa (les batailles dans lesquelles le Prophète (s) fut présent), les Ghazwa ci-dessous aboutirent aux batailles :BadrUhudKhandaqBanû QurayzaBanû MustaliqKhaybarFat’hHunaynTâ’ifInformations sur les Ghazwa

Nom de Ghazwa Nombre des musulmans       Nombre des ennemis   Lieu  Temps          Résultat

1       La bataille d’Abwâ’(Waddân)      200 personnes    Inconnu     Abwâ’        Le mois de Safar, 2 H       Ils ne se combattirent pas et ne purent pas s’affronter [7]

2       La bataille de Buwât   200 personnes    100 personnes    Buwât        Le mois de Rabî al-Awwal, 2 H [8]ou le mois de Rabî al-Âkhar, 2 H [9]       —

3       La bataille de ‘Ushayra        200 personnes    Coalition des gens de Quraysh, de Banû Midlaj et de Banû Damra         Al-‘Ushayra (un endroit entre la Mecque et Médine) [10]      Le mois de Jumâdâ al-Ûlâ, 2 H [11]      Ils ne se combattirent pas. [12]

4       La première bataille de Badr         200 personnes    Un petit nombre des mécréants sous le commandement d’un païen         Badr Le mois de Jumâdâ al-Âkhira, 2 H [13] ou le mois de Rabî’ al-Awwal, 2 H [14]        La fuite des mécréants

5       La bataille de Badr      313 personnes, 2 chevaux et 70 chameaux     950 personnes  Badr Le 17 Ramadân, 2 H [15]    La victoire des musulmans

6       La bataille de Banî Sulaym  200 cavaleries     Banû Sulaym et Ghatfân      Un endroit entre la Mecque et Médine        Le mois de Shawwâl, 2 H [16]     La fuite de Banû Sulaym

7       La bataille de Banî Qaynuqâ’       Les musulmans de Médine  Les juifs de Médine      Médine      Les premiers jours du mois de Shawwâl, 2 H Les musulmans firent sortir les juifs de Médine

8       La bataille de Sawîq    Un petit nombre des musulmans   200 personnes          Qarqarat al-Kudr         Le mois de Dhû al-Hijja, 2 H [17][18]  La fuite des qurayshites

9       La bataille de Dhû Amarr    450 personnes    Les tribus de Fabîla et Muhârib          Dhû Amr Najd   Le mois de Muharram, 3 H [19]   La fuite de Banû Tha’laba

10     La bataille de Buhrân  300 cavaleries     Banû Sulaym      Buhrân       Le mois de Rabî’ al-Âkhar, 3 H [20] —

11     La bataille d’Uhud      700 cavaleries et infanteries Presque 3 000 personnes          A côté de la montagne d’Uhud     Le mois de Shawwâl, 3 H [21]     70 musulmans tombèrent en martyre

12     La bataille de Hamrâ’ al-Asad      630 personnes    9279 qurayshites          Hamrâ’ al-Asad, au sud de Médine       Le mois de Shawwâl, 3 H [22]     La fuite des qurayshites

13     La bataille de Banî Nadîr     La plupart des musulmans de Médine   Les juifs de Banî Nadîr     A proximité de Médine        Le mois de Rabî’ al-Awwal, 4 H [23]          Bannir les juifs de la banlieue de Médine

14     La bataille de Dhât ar-Riqâ’ 400 personnes    Banû Muhârib    Dhât ar-Riqâ’ Najd Le mois de Jumâdâ al-Ûlâ, 4 H [24]      La fuite de Banû Tha’laba et Muhârib

15     La bataille de Badr al-Wa’d 1 000 personnes 2 000 personnes Badr Le mois de Sha’bân, 4 H [25]   Ils ne se combattirent pas

16     La bataille de Dûmat al-Jandal     1 000 personnes Les tribus de Dûmat al-Jandal        Dûmat al-Jandal Le mois de Rabî’ al-Awwal, 5 H [26]   La défaite des tribus de Banû Jandal

17     La bataille de Khandaq        3 000 personnes 10 000 personnes de différentes tribus         Médine      Le mois de Shawwâl, 5 H [27]     La défaite des tribus mécréantes

18     La bataille de Banû Qurayza         3 000 personnes Presque 700 personnes          Autour de Médine       Le mois de Dhû al-Qi’da et de Dhû al-Hijja, 5 H [28]          La victoire des musulmans

19     La bataille de Banû Lihyân  3 000 personnes La tribu de Banû Lihyân          Gharân       Le mois de Jûmâdâ al-Ûlâ, 6 H [29]      La fuite de Banû Lihyân

20     La bataille de Dhû Qirad      Entre 500 et 700 personnes  Ghatfân      Dhû Qirad          Le mois de Rabî’ al-Awwal [30] et de Rabî’ al-Âkhar [31], 6 H       Le traité de paix entre les musulmans et les qurayshites

21     La bataille de Banî Mustaliq         1 000 personnes Banû Mustaliq    Al-Muraysî’    Le mois de Sha’bân, 6 H [32]       La fuite des mécréants

22     La bataille de Hudaybîyya   1 600 personnes Quraysh     Hudaybîyya        Le mois de Dhû al-Qi’da, 6 H [33]    Le traité de paix entre les musulmans et les qurayshites

23     La bataille de Khaybar         1 600 personnes Les juifs de Khaybar   Khaybar          Le mois de Muharram, 7 H  La défaite des juifs de Khaybar

24     La bataille de ‘Umrat al-Qadâ’     1 400 personnes Quraysh     La Mecque          Le mois de Dhû al-Qi’da et de Dhû al-Hijja, 7 H [34]     La consolidation de l’Etat musulman

25     La conquête de la Mecque   10 000 personnes         Les tribus de Quraysh et de Banû Bakr     La Mecque          Le mois de Ramadân, 8 H [35]     La conquête de la Mecque

26     La bataille de Hunayn 12 000 personnes         La tribu de Hawâzin et de Thaqîf        A proximité de Tâ’if   Le mois de Shawwâl, 8 H [36]     La chute de Hawâzin et de Thaqîf

27     La bataille de Tâ’if      12 000 personnes         La tribu de Thaqîf et de Hawâzin    Tâ’if Le mois de Shawwâl, 8 H [37]     Retour des musulmans à Médine sans la victoire

28     La bataille de Tabûk   30 000 personnes         Les Romains et leurs alliés          Tabûk        Le mois de Rajab, 9 H [38] Le traité de paix entre les musulmans et les Romains

https://fr.al-shia.org/ghazwa-les-batailles-du-prophete-s/

Le Noble Prophete et l`approche d`un transfert d`une societe obscurantiste a une societe Islamique

Le Noble Prophète de l’Islam et l’approche d’un transfert d’une société obscurantiste à une société Islamique

Le développement est la principale préoccupation de l’homme contemporain. Par conséquent, la qualité, la méthode, les moyens et le mécanisme d’accomplir un progrès et un développement compte parmi les questions les plus importantes à répondre selon différentes tendances, point de vue, croyances, sciences et scientifiques.

Certains théoriciens, à travers des théories linéaires, tiennent à suivre l’occident et d’autres modèles, en calquant des modèles non-linéaires pour rechercher des théories de développement.

Le présent article, suivant le second groupe, propose de réaliser une nouvelle recherche durant la première période de l’histoire Islamique sur la direction des théories de développement.

L’article répond au comment le Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl) pouvait, dans un temps et des moyens limités, influencer des individus et une société à un développement crucial qui, avec le temps, forma une nouvelle société complètement différente de ce qui était précédemment..

L’article, à travers la théorie de l’inné humain, essaie d’entamer des étapes initiales, basé sur des données historiques, pour offrir une nouvelle théorie de développement.

Présentation

L’un des aspects les moins étudiés au sujet du Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl) est son approche de développement d’une société obscurantiste à une société Islamique.

Comment le Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl) pouvait, avec un temps et des moyens limités, influencer des individus et une société à de cruciales améliorations qui, avec le temps, forma une nouvelle société, complètement différente de ce qui était précédemment?

La réponse à la question mentionnée est une réponse aux problèmes de notre époque et de notre société. Si la majeure inquiétude de l’homme contemporain est la question du « développement » culturellement, politiquement et économiquement, et le but de développement est de transformer une situation défavorable en une situation favorable, alors la seule personne la plus proéminente ayant réussi à atteindre cet objectif le plus rapidement et plus précisément est le Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl).

Pour le prouver, il est nécessaire d’introduire une brève description de la situation avant l’arrivée de l’Islam, et les étapes acheminées par le Prophète (Qlpssl).

Les points à étudier sont de catégories culturelle, politique et économique. Ces questions ont été choisies pour former la structure de notre discussion, basé sur la présupposition que l’intellect, la richesse et le pouvoir forment le triangle reflétant le visage de la civilisation de plusieurs sociétés. La présupposition suivante est le « développement » qui est une question systématique.

À priori, dans la lumière de l’étude des sociétés développées, les règles de ce système peuvent être découvertes.

L’hypothèse à expérimenter est l’approche culturelle du Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl) pour le changement et le transfert d’une société obscurantiste à une société Islamique. En d’autres termes, au dessus de toutes les actions exécutées par notre Prophète (Qlpssl), des actions culturelles et qualitatives furent présentes; c’est à dire que le Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl) a appliqué une théorie culturelle. Basé sur cette théorie, après le changement de la pensée, de l’intellect et de la croyance de l’homme, son comportement et sa conduite également changera.

Par conséquent, un changement dans l’inné de l’homme est considéré comme un élément crucial. Même après avoir établi des règles, le Noble Prophète (Qlpssl) a donné la priorité à l’intellect et à la culture.

Dans une vue générale, les théories à travers les raisons et les éléments de développement et de sous développement peuvent être classé en quatre groupes :[1][1]

  1. Les théories qui considèrent seulement des éléments internes et intérieurs dans leur étude de raisons de sous-développement,telle que la théorie de Singer dans sa dualité économique/social, les étapes du développement de Rostow, la théorie de Max Weber et la théorie du contenu inné de l’homme de Sayyid Mohammad Baqir Sadr.
  1. Les théories qui cherchent les causes du sous-développement des pays du tiers monde à l’extérieur de ces sociétés, en fait,considère uniquement les raisons externes, telle que la théorie impérialiste comme la dernière étape du capitalisme de Lénine, la théorie de l’impérialiste de Kautsky, la théorie de l’impérialisme et de l’économie mondiale de Bukharin, et la théorie de l’accumulation du capital de Rosa Luxembourg.
  1. Les théories qui, dans l’étude des raisons du sous-développement des pays du tiers monde, recherchent les causes internes et externes et, mettent l’accent sur les causes externes. Ces théories, connues sous le nom de théories néo-impérialiste, ont été principalement présentées par les Marxiste ou les tendances Marxistes, telle que la théorie de l’échange inégal d’Immanuel Wellersteins et la théorie de la structure de l’impérialisme de Galtung.
  1. Les théories qui, dans leur justification des causes du sous-développement des pays inexploités, insistent plus sur les raisons internes, telle que la théorie du développement inégal de Samir Amin, et la théorie de la cohésion interne de Mahmoud Sariol-ghalam.

En les considérant plus en détail, les théories précédentes peuvent être reclassées en deux catégories:

-les théories dont la volonté de l’homme est considérée comme un élément clé et

-les théories fatalistes dans un processus historique dont la volonté de l’homme n’a pas de rôle majeur.

Ce qui ont une vue fataliste, à travers l’excuse des circonstances géographiques, de colonisation, d’ethnie, de destin ou de prédestination, dans leurs concepts erronés, les questions sérieuses ont été oublié. Dû à leur propre indolence, en évitant des études et des recherches au sujet de la raison de leur propre retard, tout le blâme a été mis sur des raisons qui ont été le résultat de leur retard, sans trouver la raison majeure.

Il est remarquable que le Prophète (Qlpssl), dans sa théorie de développement, a mis toutes les vues fatalistes de côté, parce que les circonstances géographiques, les raisons génétiques, les conditions climatiques et même la situation de l’ordre global et du système international, ont tous été conquis par les efforts des Musulmans, et un changement fondamental a eu lieu dans les situations sociales, culturelles, politiques et économiques de la Péninsule Arabe.

Il y a plusieurs définitions du développement. C’est certainement naturel d’attribuer de différents points de vue, présuppositions, structures théoriques, et recherche d’une solution.

D’après toutes ces définitions, les circonstances appropriées pour les individus et les sociétés concernant tous les aspects humains ont été une grande inquiétude. Par conséquent, malgré les différentes théories et points de vue, ils sont complémentaire l’un de l’autre dans cette considération sauf dans le cas des différences dans les théories et les points de vue mais ne sont pas contradictoire. Comme si dans chaque groupe, nation, et peuple, une vue universelle est considérée l’élément majeur pour le développement. En définitive, par développement, nous accentuons son concept général qui inclut des aspects culturels,politiques, économiques, sociaux et individuels. En d’autres termes, nous signifions un développement qualitatif et quantitatif dans tous les aspects qui résulte une amélioration omni-directionnelle.

En passant par les caractéristiques d’une société obscure, l’échantillonnage d’une société inexploitée et les caractéristiques de la société Islamique de Médine et l’échantillonnage d’une société développée, il est nécessaire de considérer les caractéristiques les plus importantes de développement et de sous-développement selon certaines théories.

Sari al Ghalam a offert la « théorie de cohésion interne »; il explique ses raisons de priorité donnante et importance pour « les éléments internes et de système » sur « le système des éléments externe » au développement et a classé par catégories les résultats de développement en quatre points:

  1. La légalité : résoudre la crise des principaux rôles de la légalité: 1. tolérance de la critique; 2. une société plus large que le gouvernement; 3. la tolérance des différentes pensées; 4. la capacité d’être réformé; 5. l’amour-propre; 6. la sensibilité du temps; 7. la formation d’un comité de dirigeants au lieu d’un dirigeant; 8.la concordance des avantages publics avec les avantages du comité de dirigeants; 9. la présence de gens capables et effectifs au sein du gouvernement.
  1. Les points de vue raisonnables: 1. la précision et le calcul; 2. la prévision; 3. institutionnalisation de la favorabilité et de l’efficacité; 4. l’individualisme positif; 5. la gestion au lieu du contrôle; 6. le contrôle des émotions; 7. l’apprentissage du passé; 8.le patriotisme; 9. l’augmentation des élites.
  1. Le système des stages: le système pédagogique d’une communauté développée ou d’un individu qui cherchent le développement devrait considérer les aspects suivants: 1. le groupe d’un travail d’apprentissage; 2. la pensée par induction; 3.faire attention aux lois et aux règles; 4. garder une mémoire historique; 5. être tolérant; 6. système légal dynamique; 7. lerelativisme; 8. la phénoménologie; 9. la moralité et la responsabilité sociale; 10. les vertus sociales; 11. l’identité forte.
  1. Les approches et les applications: 1. garder les décisions de progrès sans point de vue politique; 2. la capacité de synthétiser et de changer; 3. le point de vue international; 4. la sensibilité à compétition; 5. la variation donnante aux sources de production et de revenue; 6. un travail ardu; 7.la pratique; 8. la gestion et l’organisation; 9. la surveillance et un gouvernement non corrompu.

Max Weber, dans sa Moralité Protestante et la Morale Capitaliste a analysé le développement capitaliste dans les pays du monde.

La structure principale de son analyse, sans prendre en compte sa critique, peut être appliqué pour cette recherche. Weber croit que les objections imposées par les gens comme Luther et Colon contre les traditions Chrétiennes ont créées de nouvelles interprétations du Christianisme et ce changement culturel « religieux » résulte une nouvelle approche vers les activités mondiales et économiques.

D’après ceci, nous pouvons affirmer que les essais du Noble Prophète de l’Islam (Qlpssl) a transformé la qualité intrinsèque des Arabes et leurs croyances qui les ont préparés pour l’apparence d’une nouvelle société Islamique.[1][2]

Sayyid Mohammad Baqir Sadr dans son analyse de la divinité selon le Saint Coran[1][3] basé sur ce verset:

«ان الله لايغير ما بقوم حتي يغيروا ما بانفسهم»[1][4]

« En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce que est en eux -mêmes.»

a affirmé cette théorie qui : la cause principale de tout changements et transformations est le souhait et la propre volonté de l’homme; lorsque l’homme est accompagné par une nouvelle pensée avec de la volonté, il trouvera une nouvelle direction. Sadr croit que les peuples (et par conséquent les communautés) basés sur leurs idéaux, peut être classé en trois groupes:

Dans le premier groupe, ce sont ceux qui ont mis leurs idéaux basés sur l’externe et la réalité de l’objectif.

Ces gens, au-delà de la situation existante, n’ont aucun souhait pour atteindre tout autre objectif et toute leur tentative est obtenir nourriture, refuge et vêtements. Ce groupe de gens croit que le futur n’est rien plus que la répétition du passé, et par conséquent, l’amélioration et le développement a aucune signification claire et en fait est sans signification. Ces sociétés basées sur cette idéologie sont piégés dans l’imitation et les rigides précédents invariables; pendant des siècles aucun vent de changement n’arrivera dans leur communauté.

Du point de vue du Saint Coran, deux raisons ont été mentionnées pour sélectionner un tel idéal par les peuples: l’un est la connaissance et l’habitude, et l’autre est la dominance des gouvernements dictatoriaux et tyranniques, parce que les dirigeants tyran invitent les peuples pour les adorer et les vides des valeurs divines et humaines.[1][5]

Ces sociétés sont soit détruites par une attaque étrangère, soit se rendent pour un nouvel idéal comme une évangélisation ou un idéal erroné, ou comme le cas du changement des peuples en embrassant le nouvel idéal du Noble Prophète (Qlpssl). Le deuxième groupe est ceux qui, en plus d’un besoin d’ici-bas limité, ont des idéaux spirituels très limités, cependant, ils perçoivent le fini comme infini et absolu; dans ce genre de sociétés, le mouvement de la société atteint le nouvel idéal mais une fois arrivé à ce point, il s’arrête. Pour ce cas, le martyr Sadr considère ce groupe typique aux sociétés occidentales. Ils avaient de bons objectifs telle que la liberté cependant étant donné qu’ils avaient par exemple la liberté comme objectif au lieu d’un moyen pour arriver aux plus hautes perfections, chaque société interprète cette liberté différemment. Pour le martyr Sadr, « la liberté est un récipient qui contient ce que nous avons besoin…. si nous ne connaissons pas la nature du contenu de la liberté alors cette même liberté provoque des hasardeuses et affreuses misères».[1][6]

Cet idéal a quatre étapes:

  1. L’étape de l’innovation et de la modernité dont l’idéal est comme un rêve;
  2. L’étape dont les gens ont atteint leurs souhaits (par exemple la liberté);
  3. L’étape de la cessation et de la diachronie; dans cette étape l’abondance, le confort, la recherche d’une classe sociale prospère;
  4. L’étape de la domination de ces oppresseurs qui ne se conforment pas à toute leurs obligations ou conventions.[1][7]

Le troisième groupe est ceux qui ont pour idéal et l’objectif «الله» « Allah ». Ces gens observent le premier et le deuxième types d’ idéaux; cependant ils les veulent dans la direction de l’idéal absolu et infini, à savoir Dieu; parce que pour eux, le monde est une ferme pour l’Au-delà:

«يا أيها الانسان انك كادح الي ربك كدحاً فملاقيه»[1][8]

« Ô homme ! Toi qui t’efforces vers ton Seigneur sans relâche, tu Le rencontreras alors«.

C’est ici que le martyr Sadr fait référence de deux types d’amélioration et de développement:

  1. une amélioration ayant une lacune en responsabilité
  2. une amélioration qui créée la responsabilité

Depuis que quelques gouvernements et sociétés ayant suivit le premier et le deuxième type d’idéaux et ayant mal appliqué la religion pour accomplir leurs objectifs, le martyr Sadr décrit l’erreur de ceci. Nous avons classé par catégorie chaque société et gouvernement qui s’oriente dans la religion en troisième groupe des idéaux.

Tout savants conscients, les Imams infaillibles (Qlpsse) et également le Saint Coran ont prévenu que les بلعم باعورا peuvent utiliser la religion faussement; l’Imam Khomeini réfère ces gens comme « ceux qui sont pétrifiés », « ceux qui comprennent mal prétendant la piété » et « la court royal des clergés dépendants ».

La religion monothéiste qui est l’essence du troisième idéal est continuellement en combat avec toutes divinités inférieures et répétitives et dans ce sujet, avoir un divin, un infini et une responsabilité de créer l’idéal sont le secret; cela répond aux questions du pourquoi à travers l’histoire des prophètes (Qlpsse) qui ont achevé le plus fermement les révolutions, du pourquoi ils ont été les révolutionnaires les plus purs du monde et du pourquoi dans les scènes historiques ils ont agi au-delà de tout compromis et ont repoussé tous genres de collusion.[1][9]

Le changement causé par le Prophète (Qlpssl) dans une société obscure était le troisième type d’idéal à partir du premier type.

Faisant plus attention aux caractéristiques d’une société obscure (A) et la société Islamique de Médine مدينةالنبي (Ville du Prophète) élucidera mieux la déclaration. Cependant, il est nécessaire de répondre à cette question avant de continuer à la prochaine discussion : quelle est le nécessaire pour une transformation vers le troisième idéal ? Le martyr Sadr croit que le mouvement vers un idéal absolu s’appui sur les points suivants:

  1. Avoir un intellectuel clair et une vue idéologique sur l’idéal absolu qui a une compréhension saine de l’unité de Dieu et de la croyance en Lui, tout en développant les traits divins en soi.
  2. Le mouvement de la volonté avec l’assistance de la force spirituelle est un résultat de la croyance à l’unité de Dieu, comme un combustible constant.
  3. Une connexion continuelle avec l’Idéal Absolu à travers le Prophète (Qplssl).
  4. Combattre et affronter les idéaux inférieurs et les divinités artificielles grâce au leadership de l’Imam dans la société.
  5. Croire en un futur brillant qui finalement mènera à la perfection absolue et à l’approche à Dieu.[1][10]
  1. Les symptômes du « jahiliyah »

Dans le Saint Coran, la première fois que le terme de « jahiliyah » a été révélé, c’était pour faire référence à la période avant l’arrivée du Noble Prophète (Qlpssl), sans limites géographiques.[1][11]

La nature du jahiliyah est une question controversée. Certains croient qu’il est étymologiquement conduit de l’ignorance en contraste à la conscience et par conséquent, signifie l’inconscient; cependant, beaucoup de savants n’approuvent pas cette traduction. Dr. Abbas Zaryab a écrit au sujet de la raison pour la dénomination du « jahiliyah »: tel que Goldziher exprime en détails à travers ses études Islamiques que la « jahiliyah » ne veut pas dire l’ignorance.

Selon Goldziher, la « jahiliyah » est égale à la « patience ». Certainement la « jahiliyah » a été appliqué pour s’opposer à l’Islam;par conséquent la signification Coranique de « jahiliyah » est pour faire référence à une époque contrastée à Islam, dans toutes ses lois et ses valeurs religieuses et culturelles.[1][12]

En outre, il a cité Jawad Ali disant que dans le Saint Coran le mot « non éclairé » a été révélé pour ne pas faire référence à une personne ignorante, mais fait plutôt référence à un snob et un prétentieux.[1][13]

Voici d’autres raisons pour lesquelles certains savants ont refusé traduire le « jahiliyah » avec le manque de la connaissance :

  1. Le défi du Saint Coran : Dieu a assigné le Noble Prophète (Qlpssl) dans de nombreux versets Coranique pour défier ses détracteurs.
  2. Les oeuvres des poètes de l’époque obscurantiste : les oeuvres écrites durant cette époque étaient la meilleure évidence que la littérature était avancée.
  3. Le but de la mission du Noble Prophète : Le Noble Prophète (Qlpssl) a affirmé que le but de sa mission fut « un supplément de caractéristiques morales ».[1][14]
  4. Le type du miracle: le Saint Coran est le plus grand miracle et la plus grande évidence de la véracité du Noble Prophète (Qlpssl) et considérant que le miracle de chaque prophète est en relation avec sa propre époque et période, alors il devrait également être accepté qu’au temps du Prophète (Qlpssl), les Arabes avaient un haut niveau de connaissance littéraire.
  5. Les formulations des étymologistes: aucun dictionnaire n’a défini le terme jahiliyah pour ignorance.
  6. Les récits des Imams infaillibles (Qlpsse): Aucun récit n’a appliqué le terme jahiliyah simplement dans le sens de l’ignorance.
  7. Les formulations des littéraires et des historiens révèlent que le terme jahiliyah a été dérivé d’une racine s’opposant à patience, non pas à la connaissance.[1][15]
  8. Dans le Saint Coran, le terme « jahiliyah » a été appliqué dans quatre événements:
  1. au sujet d’un groupe des compagnons du Noble Prophète (Qlpssl) ayant participé à la Bataille d’Ohoud involontairement et hypocritement:

« و طائفة قد أهمتهم أنفسهم يظنون بالله غير الحق ظن الجاهلية…» [1][16]

« après l’angoisse, la tranquillité, un sommeil qui enveloppa une partie d’entre vous, tandis qu’une autre partie était soucieuse

pour elle-même et avait des pensées sur Allah non conformes à la vérité, des pensées dignes de l’époque de l’Ignorance. «

  1. un autre verset dont Dieu interdit les gens de suivre les lois et les actions des jahiliyah :

«أفحكم الجاهلية يبغون و من أحسن من الله حكماً لقوم يوقنون»[1][17]

« Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour

des gens qui ont une foi ferme ?»

  1. le début de l’époque du « jahiliyah » est quant les femmes du Prophète ont eu des interdictions :

«و قرن في بيوتكن و لا تبرجن تبرج الجاهلية الاولي…» [1][18]

« Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam (Jahiliyah). »

  1. Pour décrire les mécréants de la Mecque, le Saint Coran dit :

«اذ جعل الذين كفروا في قلوبهم الحمية حمية الجاهلية…» [1][19]

« Quand ceux qui ont mécru eurent mis dans leurs cœurs la fureur, [la] fureur de l’ignorance…»

Dans d’autres versets, sans appliquer le terme « jahiliyah », une référence a été faite pour certaines croyances, lois, et mauvaise moralité du « jahiliyah » tel que: l’idolâtrie des Arabes[1][20], l’attribuer de la résurrection et de la mort à la nature[1][21], l’adoration des Jinn par quelques Arabes[1][22], à la croyance que Dieu a des enfants de sexe féminins et l’adoration des anges en tant que filles de Dieu afin d’intercéder pour eux[1][23].

En outre, il y a des références aux idoles adorées par les Arabes de l’époque du « jahiliyah » dans le Saint Coran, à savoir: Lat,Ouzza, Manat[1][24], Woud, Souwa, Yaghouth, Ya’ouq, et Nasr[1][25]… Parmi les autres caractéristiques des Arabes de l’époque du « jahiliyah » est l’interdiction par le Saint Coran des pratiques suivantes : sacrifier pour des idoles[1][26], mentionner les noms des ancêtres dans la cérémonie de Hadj comme un signe de fierté excessive[1][27], se disputer et désobéir durant le Hadj[1][28], opprimer les filles et les priver d’héritage[1][29], (en opposition avec le Saint Coran qui les alloues de leur droit d’héritage officiellement), enterrer les filles vivantes[1][30], la liberté de l’hommes de se marier et de divorcer sans limite (dans lequel le Saint Coran a limité à travers le divorce révocable et le divorce non révocable, et la prohibition de désavouer des femmes «ايلأ» ou de répudier la femme à travers un divorce illégal appelé «ظهار»).[1][31]

De plus, le Saint Coran a régularisé les relations sexuelles à travers des corrections déterminées discrétionnaires et des sanctions religieuses.)

Par conséquent, le terme « jahiliyah » dans le Saint Coran n’a pas été appliqué dans le sens de « l’ ignorance » pour opposer seulement au terme « connaissance ». Bien sûr, il paraît, qu’ il n’y a aucune raison de demander que le terme de « jahiliyah » a été utilisé pour signifier le manque de connaissance; le manque de connaissance peut être considéré comme un des sens et un des états du « jahiliyah »; de plus, la force des Arabes en langue et en littérature n’est pas contradictoire avec leur manque de connaissance, car ils étaient ignorants de beaucoup de sciences, et même malgré leur force en littérature Arabe, il y avait des illettrés parmi eux.

Il est intéressant de remarquer dans le Nahj-al Balaghah, le « jahiliyah » a été critiqué et a été décrit. Selon le point de vue de l’Imam Ali (Qlpssl), le « jahiliyah » a été décrit en tant que pensées peu solides des Arabes, cruauté naturelle et matérielle et corruption spirituelle.

Un grand intellectuel de notre époque dans son commentaire le 26ème sermon de l’Imam Ali dans le Nahj–al Balaghah explique:

« La période du « jahiliyah » était une période dont les gens ont souffert de deux types de désordre et de pénurie: le désordre matériel et le désordre spirituel ».

  1. le désordre matériel: Dans ce type de désordre, les gens souffrent d’un niveau bas du bien-être. Le Saint Coran fait également référence du manque de bien-être et de sécurité dans la période du « jahiliyah » :

«فليعبدوا رب هذا البيت * الذي أطعمهم من جوع و آمنهم من خوف»[1][32]

« Qu’ils adorent donc le Seigneur de cette Maison (la Kaaba) qui les a nourris contre la faim et rassurés de la crainte! »

  1. Le désordre spirituel: le désordre spirituel et la pénurie se rapporte aux gens devenu égaré. Que veut dire « devenir égaré »?

Cela veut dire se demander au sujet de l’absence d’une direction claire devant les gens. Ils ne cherchent pas des choses précieuses et grandes parce qu’ils sont une catégories sociale égarée qui stagne. Dans une telle époque, penser, choisir et créer sont trois caractéristiques humaines.[1][33]

Par conséquent, le « jahiliyah » peut être considéré comme un synonyme de sous développement sévère. Si une société est très sous-développée ou sévèrement désorganisée, selon le Saint Coran, cela devient une « société jahili ». Il est basé sur l’idée que les penseurs Islamiques décrivent la société Islamique comme une utopie«مدينه فاضله».

Par exemple, al-Farabi (259-339 A.H.) a décrit environ quatre types de systèmes politiques: un système politique utopique, un système politique jahili, un système politique altéré, et un système politique égaré.

L’époque du « jahiliyah » est aussi une période plein de désordres matériels et spirituels, et en général, la société n’aurait pas de direction et de loi divine; économiquement, les gens ne seraient pas en conditions favorables, spirituellement, et seraient loin d’une religion défendant le raisonnable et la logique immunisé de superstitions.

Le meurtre et le pillage (la loi du plus fort, boire de l’alcool et parier (avec quoique ce soit) est commun parmi eux, et selon le Saint Coran, la clé du bonheur est grâce à l’abstention de ces mauvaises actions.

Les actions immorales et l’enterrement des filles vivant (principalement à cause des problèmes économiques) sont d’autres actions du jahili.

Se sentir fier de ses ancêtres, de sa tribu et de son clan sont un autre aspect de la vie des Arabe pendant l’époque des « jahiliyah », d’ailleurs la sourate al-Takathur a été révélé expliquant ceci.

Idéologiquement, le polythéisme et l’idolâtrie étaient communs parmi beaucoup d’Arabes, bien que, en plus des Chrétien et des Juifs, il y avait aussi des gens ayant des droits Monothéistes. Politiquement, l’unité structurelle majeure était la tribu. La tribu faisait référence à un groupe de gens qui, basé sur l’ethnie ou le sang, coopérait pour améliorer leurs vies. L’élément consolidant parmi les membres de la tribu était le « parti pris ». Le chef de la tribu est leur cheikh qui devrait être l’aîné, l’expérimenté, le sage, le courageux et le riche. Le cheikh de la tribu est le responsable de guerre et de la paix, des contrats et des cérémonies de la tribu. Parmi les majeures tribus de la péninsule Arabe, il y avait la tribu Qorayshite.

La poésie et la littérature, la poésie et l’éloquence, la généalogie et l’historiographie sont les caractéristiques des Arabes du jahili.

L’hospitalité et la bravoure étaient aussi un comportement culturel et des coutumes parmi eux. Ce sont des comportements positifs mais étant donné que n’étaient pas orienté en Dieu, nous ne pouvons pas les considérer positifs.

Les Signes de la مدينةالنبي (la Ville du Prophète)

La question du comment le Prophète (Qlpssl) pourrait transformer « une société jahili »en « une société Islamique ».

Pour être capable de comprendre l’approche du Noble Prophète (Qlpssl) de cette transformation, nous devrions faire référence brièvement à ses actions.

Le premier incident fût le changement en lui-même du Noble Prophète (Qlpssl), d’un changement d’être humain commun en responsable engagé. Ce changement a eu lieu durant la révélation qui est référé comme la période de la mission du Prophète (Qlpssl).

Après cet événement, le Noble Prophète fût assigné à promulguer la révélation et prévenir les peuples à adorer Dieu; il se concentra a transformer les contenus innés des gens et les pensées et les conceptions. En commandant :

«قم فأنذر»[1][34]

« Lève-toi et avertis! »

Il alla parmi les gens et disait :

«قولوا لا اله الا الله تفلحوا»[1][35]

« Dites, il n’y a aucun dieu à l’exception d’Allah, afin que vous puissiez prospérer »

Les trois années de l’appel caché, et ensuite l’appel public, ont été basé sur le « principe de l’appel ». Le « principe de l’appel »

n’avez jamais été mis à part du devoir du Noble Prophète (Qlpssl). Même quand il était à Médine dont il réussissait d’accomplir de nombreuses réalisations dans l’arène interne, il a commencé à inviter les chefs d’autres tribus, de pays et d’empires vers Dieu et l’Islam.

L’appel était un ordre Coranique :

«أدع الي سبيل ربك بالحكمة و الموعظة الحسنة و جادلهم بالتي هي احسن…» [1][36]

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon.»

Généralement les actions du Noble Prophète (Qlpssl) peuvent être classés en deux groupes: Les actions en rapport avec la transformation de pensées, et les actions ayant l’intention de transformation le comportement.

Bien sûr, en premier lieu le changement de pensées devrait avoir lieu pour transformer le comportement. Cependant, il y a deux types de pensées, ou selon les philosophes, il y a deux genres de sagesses: la sagesse théorique et la sagesse pratique. La sagesse théorique est ce qui existe dans la conscience, tel que la conscience de l’existence de Dieu, pendant que la sagesse pratique est la conscience de ce qui devrait être et ne devrait pas être.

L’engagement de ce qui devrait être et l’action d’éviter de ce qui ne devrait pas être, comme résultat, est la construction de structure économique, sociale, culturelle, et religieuse politique.

La plupart des actions importantes théoriques du Noble Prophète (Qlpssl) peuvent être considérés comme une « révolution idéologique » :

  1. présenter Dieu Tout-puissant aux peuples avec toutes Ses particularités, refus du polythéisme et l’expansion de l’idée de l’adoration de Dieu aussi bien que présenter l’unité dans sa pleine dimension; en d’autres termes, la transformation de la perception du monde aux gens.
  1. la description d’entités spirituelles du monde tel que les angles.
  1. la description de l’existence de l’être humain et la place de la rationalité et de l’esprit en soi.
  1. la description de la prophétie et la direction et la qualité de la révélation.
  1. la description de la mort et de l’au-delà aussi bien que la résurrection.
  1. la description des bons et des mauvais du passé et inviter les hommes de penser au sujet de leur histoire.

Toutes ces questions ont été présentées dans le Saint Coran, spécialement dans les sourates révélées à la Mecque. Quant à l’aspect pratique et intellectuel rendu pour la transformation behavioriste d’entrer en vigueur, les points suivants peuvent être se dites ainsi :

  1. rendre des actions et des mots pour louer et apprécier Dieu et l’adorer tel que prier: cela peut être référé règle entre l’être humain et Dieu.
  1. présenter des modèles utilitaires et verbaux pour l’appréciation d’autre peuple et la création de rapports humains constants.

Une partie de ces points tombe dans le domaine des questions morales et d’autres dans la jurisprudence. Voici quelques exemples: rivaliser pour faire de bonnes actions[1][37], être modéré[1][38], tenir ses promesses[1][39], se contrôler[1][40],être patient et honnête[1][41] en plus d’autres caractéristiques tel que: l’humilité, éviter d’être curieux de la vie privée d’autrui,éviter de médire et d’accuser, le pardon et la clémence, la bienveillance, être ferme contre les oppresseurs, défendre les opprimés, respecter les parents, les enfants, les femmes, les filles etc., être juste, aider les gens pauvres et les orphelins,apprécier le travail, considérer le bien-être social, respecter la propriété des individus, etc. Ces règles ont causé des changements dans les arènes conomiques, culturelles, religieuses, morales et politiques.

  1. donner un modèle pratique quant au règlement du rapport entre les gens et le gouvernement qui sont entrés dans réalité dans la مدينةالنبي (la ville du Prophète). Selon ce modèle, les structures et les organisations du gouvernement ont été formés sur la participation publique et l’allégeance et également de l’approbation divine, pour être au service de la Oummah. Il n’y avait pas aucun signe de dictature et action selon sa propre volonté; mais plutôt il y avait la consultation. En voici les versets :

«…و شاورهم ف‍ى الامر…» [1][42]

« Et consulte-les à propos des affaires. » et

«…و أمرهم شوري بينهم…» [1][43]

« se consultent entre eux à propos de leurs affaires»

Fournir la société avec de la prospérité publique, du bien-être, de la sécurité et de l’indépendance étaient parmi les objectifs du gouvernement Islamique. Il n’y avait aucun signe de différenciations économiques et politiques, et tous les compagnons du Prophète (Qlpssl) coopéreraient sincèrement et étaient bienveillants l’un de l’autre. Bien sûr, le Noble Prophète (Qlpssl) avait des ennemis dans la nouvelle société Islamique, dans la Mecque et dans Médine, ces majeurs ennemies étaient les polythéistes, les Juifs et les hypocrites.

Les polythéistes ont commencé leur bataille avec le Noble Prophète (Qlpssl), les Musulmans et le Saint Coran en le décrivant le livre de أساطيرالاولين (poésie, de magie, de fables de vieux)…[1][44] 45 jusqu’à ce que le Coran lui-même les menace et les défi : « S’il est ainsi, vous, aussi, apportez une sourate semblable au sourate du Saint Coran. »

Après être vaincu dans leur lutte contre le Saint Coran, ils ont commencé à rencontrer le Noble Prophète (Qlpssl). En premier lieu, ils ont offert des compromis politiques, économiques et culturels, aucun n’ont été acceptés :

«لا أعبدما تعبدون * و لا أنتم عابدون ما أعبد»[1][45]

« Je n’adore pas ce que vous adorez, et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. »

jusqu’à ce qu’ils aient décidé d’irriter et de déranger le Noble Prophète (Qlpssl). Ils ont même essayé de l’assassiner, par la suite le Noble Prophète (Qlpssl) a été sauvé de cette conspiration en quittant la Mecque pour Médine. Les Juifs, aussi, n’ont pas cessé de rompre leurs promesses et de prévoir une conspiration pour assassiner le Noble Prophète (Qlpssl), et sont alliés avec les polythéistes à la bataille d’al-Ahzab.

Les hypocrites, aussi, à chaque opportunité, sont rentré en contact avec la société Islamique de la مدينة النبي pour accomplir leurs buts en exécutant toute action possible.

Cependant, en dépit de tout ces inimitiés et conspirations, le Noble Prophète (Qlpssl) et les Musulmans ont triomphé. Bien sûr, plusieurs points avaient un rôle principal dans la victoire et l’expansion de l’Islam. De plus, le rôle des miracles, particulièrement le Saint Coran et les spécificités du caractère du Noble Prophète (Qlpssl) ne peut pas être omis tel que: être un initié, appartenir à une famille d’une haute dignité, pardon fin, conduite fine, effort extraordinaire, être méritant et génie, être certitude dans la croyance, être bon à comprendre le temps, le lieu, les circonstances politiques et sociales. Aussi, les rôles des Musulmans ne peuvent pas être ignorés, surtout les efforts des gens tels que Khadijah, Abou Talib, Ali, Hamzah, Ja’far (Qlpsse), etc. Aussi, le rôle de la loi, de l’éthique, de la politique, de l’idéologie, de la situation de la Mecque, de la religion de l’Islam et son contenu aussi bien que le rôle des traits positifs commun parmi les Arabes comme : être habitué à la vie dure, l’hospitalité, se sentir engagé par des contrats, être influencé et la compétition ne peut pas rester inaperçu.

Cependant, le rôle principal dans ces changements et transformation peut être attribué au changement qui a eu lieu dans le contenu spéculatif et intrinsèque de la société Musulmane. Le résultat de la révolution spéculative et satisfaite d’un changement est toutes les valeurs, points de vues, connaissance, croyances, tendances et émotions égales. Comme une totalité, la culture d’une société et la situation sont préparées pour d’autres actions comme la participation des individus dans les actions militaires et économiques pour améliorer les objectifs religieux et désirs.

Ainsi, l’on peut conclure que pendant la période de la treize année de la Mecque, le centre de toutes les actions fut la culture et la spiritualité. En d’autres termes, le centre des actions dans cette période fut « la construction de l’individu », cependant durant la période de Médine l’emphase fut sur la « construction de la société ».

Bien sûr, certains combats militaires se sont produits tel que les batailles de Badr, d’Ohoud, et d’al-Ahzab ainsi que d’autres confrontations militaires dans cette époque. Cependant, aucun de ces défis n’a été pour imposer la religion aux autres, mais plutôt ils étaient pour défendre selon le Saint Coran.[1][46]. Pour établir la justice à l’intérieur de la société Islamique de Dieu, le Noble Prophète (Qlpssl) avec le Livre et la Balance, comme moyens, a défendu le royaume Islamique, cependant depuis le gouvernement Islamique, les relations devait être militaire selon les ordres du divin : « Vous devriez être si fort et préparé que l’ennemi ne puisse vous attaquer ».[1][47]

Le Prophète (Qlpssl), à travers l’usage des approches culturelles et ses moyens, a réussi à replacer le cheikh de tribu en prophétie divine, les valeurs du jahili en valeurs Islamiques, le polythéisme en religion musulmane monothéiste, l’irresponsabilité en responsabilité, un futur vide et inutile en croyance de l’au-delà, le vole, pillage, la paresse et la pauvreté par le travail, la production, la propriété et l’indépendance. Il a également réussi à considérer la richesse comme un moyen d’affaire honorable, comme un objectif, une vertu morale pour les bonnes actions, pour aider les gens dans le besoin et libérer les esclaves; les règles tribales ont étés remplacé par les règles globales, les profits tribaux par les profits Islamiques et humains, la méfiance par la confiance, la rivalité d’actions diaboliques par des bonnes actions, le pillage et l’oppression par la dédication et la justice, la préservation de la situation présente par des efforts d’un meilleur futur:[1][48]

«هو الذى بعث ف‍ي الاميين رسولاً منهم يتلوا عليهم آياته و يزكيهم و يعلمهم الكتاب و الحكمة و ان كانوا من قبل لفي ضلال مبين»[1][49]

»C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident«.

Le Noble Prophète (Qlpssl) libère le corps et l’âme de l’être humain des chaînes et des oeillères pour l’inviter à la création, à l’ innovation et à la liberté envers Dieu.[1][50]

Pour accomplir cet objectif et idéal, le Noble Prophète (Qlpssl) utilise uniquement les moyens légitimes pour la supercherie, la trahison, l’agression et l’application de la force n’a aucune place dans son approche; par conséquent, dans quelques versets du Coran la justice et l’élimination de l’agression et de la brutalité ont été révélé.[1][51]

Même Dieu met l’emphase sur les questions morales et divines et ordonne le Noble Prophète (Qlpssl) de s’abstenir de maudire les idoles et les fausses divinités adorées par les polythéistes :

«و لا تسبوا الذين يدعون من دون الله فيسبوا الله عدوا بغير علم…» [1][52]

»N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance.«

Le Noble Prophète (Qlpssl) a également appelé les femmes d’entrer sur la scène et pendant le serment d’allégeance et il a prêté serment avec les femmes. Dans le Saint Coran quelques femmes exemplaires telles que : Assiah, Marie, Hajjar ont été mentionnées et Balqis fût également une référence pour sa sagesse et sa croyance en Salomon.[1][53]

Dans une période où les gens considéreraient les filles déshonorantes et désapprouvaient toute intention de mettre au monde une filles, le Noble Prophète (Qlpssl) parlera au sujet de sa fille le plus positivement possible et lui donna le titre de «ام ابيها» « la mère de son père ». Également dans la sourate du Saint Coran, al-Kawthar, la fille du Prophète a reçu des éloges en la présentant comme une bonté abondante.

Dès que le Noble Prophète (Qlpssl) a décédé, ce mouvement dévia; cependant la déviation n’a pas causé de grave problèmes dans l’établissement des projets du Noble Prophète (Qlpssl). Le Noble Prophète (Qlpssl) a établi une culture et une civilisation qui sont restées dynamique jusqu’à présent. Bien que cette culture fut, pendant quelques temps, rencontré une minime détérioration et déviation, sa puissance conservation et son augmentation a été pérennisée grave à la présence du Saint Coran, source vivante de la révélation divine.

L’immensité de ce que le Noble Prophète (Qlpssl) a établi ainsi que l’ampleur des changements et transformations accompli, du point de vue politique, a été mieux compris les années suivantes par rapport à sa période qui contenait toujours des traces des valeurs du jahili.

Abou al-A’la al-Mawdoudi, en comparaison l’époque du Noble Prophète (Qlpssl) à l’époque de la fin du règne des Omayyades, fait référence aux changements du gouvernement Islamique; ces changements fut :

  1. un changement au règlement pour déterminer l’Imam et le Calife; le règlement des Omayyades a replacé le califat (et même du point de vue de l’interprétation Shiite, le califat a replacé l’Imam).
  1. la modification de la vie des Califes et de la vie des dirigeants.
  1. un changement au façon de dépenser les fonds publics.
  1. la fin de la liberté d’expression; personne ne pouvait, à travers le principe de mettre en vigueur les lois communes, conseiller les dirigeants résultant la peine de mort, tel que l’Imam al-Hossein (Qlpssl).
  1. la fin de la liberté des juges et des institutions judiciaires; les institutions judiciaires gouvernaient selon les volontés des Omayyades par la suite des Abbasides, et n’avait pas le pouvoir de poursuivre en justice le dirigeant; par conséquent, toutes offenses et oppressions furent permises.
  1. la fin de du règlement consultatif et de la domination autocratique; en considération les affaires du gouvernement, les sages et les élites de la société Islamique n’ont plus été consultées.
  1. l’apparence et la domination du parti pris racial et tribal au lieu des valeurs Islamiques.
  1. la disparition du principe de la primauté de la loi.[1][54]
  1. La conclusion

Basé sur le point de vue de Weber, le Noble Prophète (Qlpssl) en changeant les croyances des Arabes, a établi une nouvelle civilisation et d’après Seyed Mohammad Baqir Sadr, les objectifs et les idéaux dans la société Jahili appartiennent au premier type qui est le contentement de la présente situation et le Noble Prophète (Qlpssl) a changé ces idéaux à travers apporter une nouvelle religion, l’Islam, grâce à la « révélation ».

L’introduction de cette religion aux gens était à travers le principe de l’invitation et avec l’usage de la sagesse, du conseil et de la discussion favorable, non pas à travers des stratégies économiques, militaires et politiques. Le Noble Prophète (Qlpssl) n’a corrompu personne le rendre Musulman. Il n’a pas appliqué la force ou l’épée pour faire accepter les gens de la nouvelle religion. Il n’a promis personne d’un rang pour obtenir son ou son assistance, mais il a repoussé franchement et a nié tel demande et a annoncé:

«لا اكراه ف‍ي الدين»[1][55]

»Nulle contrainte en religion !«

En Islam, si une action est abandonnée involontairement, aucun effet ne surviendra. La religion est une affaire facultative; et elle est d’une valeur précieuse seulement si elle a été choisi par sa propre volonté.

Le changement dans le for intérieur des Arabes a été la présence « d’Allah » qui devenu un « idéal absolu », et par la suite ils ont exprimé un mécontentement de leurs circonstances présentes malgré ceci le Noble Prophète (Qlpssl) a essayé d’accomplir une situation favorable. Les tentatives publiques ont renforcé les Musulmans qui ont permis d’inviter les citoyens de Yathrib pour former un système Islamique (à Médine) et ont défendu un système à travers des moyens légitimes contre les ennemis, et une grande civilisation Islamique a été finalement fondée.

De nos jours, la renaissance de la culture Islamique et la construction d’une nouvelle civilisation Islamique, proportionnel avec la nouvelle époque, dépend de l’intellectuel et des actions culturelles et des efforts; c’est une génération de pensées, d’idées, et de connaissances préparant des conditions pour la production matérielle.

Le vrai développement est le développement et l’avancement des êtres humains. Si les êtres humains se développent et s’intègrent, alors leur devoir est accompli et il y nul besoin d’avoir beaucoup d’institutions sociales. Dans une parfaite société Islamique, l’absence de forces de l’ordre (à l’exception de l’armée) est un signe d’amélioration et culmination, parce que ce peuple a un contrôle interne (piété) évitant d’agir contre la loi. Cependant, dans une société matériellement et physiquement développée, l’abondance de forces de l’ordre la force est un signe de développement, parce que ce peuple n’est pas encore équipés d’un contrôle interne, ils devraient être naturellement contrôlés extérieurement.

Par conséquent, la connaissance et la religion ont été présentées dans la première révélation Coranique en même temps :

«اقرأ باسم ربك الذى خلق»[1][56]

« Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé. »

Il est demandé de lire (l’approche à la science et la connaissance) et aussi demandé d’accompagner la lecture avec le Nom de Dieu et une direction divine (l’approche à la religion). Aussi dans:

«قولوا لا اله الا الله تفلحوا»[1][57]

« Dites, il n’y a aucun dieu à l’exception d’Allah, afin que vous puissiez réussir »

Les approches à la connaissance et la religion ont été jointes l’une de l’autre; pour deux raisons : aucun dieu à l’exception du Dieu Unique, et aussi exprime sa raison; être récompensé par le salut et le bonheur. À travers les premiers messages, la fondation de la construction de la civilisation est par l’approche à la connaissance et par la religion. Ces deux sont comme deux ailes, sans l’une d’elle, la construction de la civilisation serait impossible.

La religion sans connaissance et conscience deviendrait superstitieuse et une connaissance sans religion deviendrait une grande couverture!

Le Noble Prophète (Qlpssl) a invité les peuples à penser, à raisonner et à adorer Dieu basé par la raison. Dans une société jahili,la superstition prend place à la religion; les idoles, au lieu de Dieu; et jahalah (l’erreur) au lieu de raisonner. Le Noble Prophète (Qlpssl) a invité l’être humain de se libérer des superstitions, des fausses divinités, du jahalah et de la pauvreté.

De tout façon, du point de vue Islamique, le développement et la culmination sont des affaires relatives et plus l’amélioration dépend du nombre d’efforts fourni. Le philosophe du monde musulman Ibn Bajah al-Andalousi déclara : « Parmi les caractéristiques de la communauté intégrée (une société développée) est l’absence de la profession médicale et d’un système judiciaire. Étant donné que les citoyens de la communauté sont informés d’une bonne nutrition (grâce à la connaissance et la science), ils n’ont pas besoin de médecins et de médicaments.

Étant donné que l’unité de tout les résidents de la communauté créé aucune différence parmi eux, il n’y aurait aucun besoin d’avoir des juges et un système judiciaire.

Dans une communauté intégrée, tout le monde a l’opportunité d’atteindre les plus hauts degré de capacité. Toutes les idées dans cette communauté seront justes, et aucune idée erronée ne peut trouver son chemin; toutes les actions exécutées seront absolument excellent (grâce à la connexion avec la source divine). »[1][58]

Il est clair que les pays « dits développés » aujourd’hui est bien loin de ce que Ibn Bajah avait dit -que l’enseignement de la connaissance et de la religion sont la clé au développement et à la culmination.

L’ayatollah Motahhari mis la relation entre la connaissance et la religion :

« La connaissance nous donne la lumière et la capacité et la foi nous donne l’amour et l’espoir et la chaleur; la connaissance fait les instruments et la foi détermine la destination; la connaissance donne la vitesse et la foi détermine la guidance; la connaissance est la capacité et la foi est la bonne volonté; la connaissance révèle ce qui existe et la foi en inspire quoi faire; la connaissance est la révolution à l’extérieur et la foi est la révolution intérieur; la connaissance construit le monde de l’être humain et la foi construit le psychique de l’être humain; la connaissance étend l’existence de l’être humain horizontalement et la foi verticalement; la connaissance la construction naturelle et la foi est le pouvoir suivi; la connaissance est la beauté de la pensée et la foi est la beauté d’émotion. La connaissance et la foi donnent la sécurité humaine, la connaissance lui, donne la sécurité externe et la foi lui, donne la sécurité interne; la connaissance protège de l’invasion des maladies, de l’inondation, des tremblements de terre, des tempêtes et la foi protège des inquiétudes, de la solitude, des sensations d’être sans refuge, du nihilisme; la connaissance adapte le monde avec l’être humain et la foi l’adapte avec lui-même.

Par conséquent:

  1. le développement, quoi qu’il en soit, est un type de transformation pour les individus et la société.
  2. aucun développement ne sera humain, efficace et effectif à moins que dans son processus, les êtres humains participent consciencieusement et librement.
  3. la condition préalable de la participation consciente et disposée de l’être humain dans le processus de développement et la transformation est l’existence de raisonnement, de foi pensive, stable et sérieuse au niveau des individus et de la société.
  4. la condition préalable pour raisonner, d’une foi pensive et stable dans une société est l’approche sérieuse par tous les membres ou au moins par la majorité d’entre eux à la connaissance et la religion; donc la religion bien informée et la connaissance religieuse.

Dans ces conditions, nous arriveront au développement et à la culmination; si appliqués, ils nous mèneront au bonheur de ce monde ici-bas et de l’au-delà; la chose ordonné par Dieu le généreux et l’action du Noble Prophète (Qlpssl) :

«…ربنا آتنا ف‍ي الدنيا حسنة و ف‍ي الاخرة حسنة وقنا عذاب النار»[1][59]

« Seigneur ! Accorde nous belle ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà; et protège-nous du châtiment du Feu ! »

Note de Références

[1][1]. Au sujet des théories de développement : Youssef Naraghi, les pays en.développement. Et Ahmad au sujet de l’économie des pays du tiers monde.) Téhéran 1373

[1][2]. Max Weber, Comportement Protestant et Capitaliste, Abd al-Ma‘bud Ansary trad.. (2ème édition: Téhéran, 1992

[1][3]. Seyed Mohammad Bagher Sadr, « les traditions historiques dans le Coran » trad. dr. Seyed Jamal Mousawi Esfehani (Qom

1371)

[1][4]. 13:11

[1][5]. 28 :38, 40 :29.

[1][6]. Seyed Mohammad Bagher Sadr « les traditions historiques dans le Coran » page 219

[1][7]. Idem 223-226

[1][8]. 84: 610.

[1][9]. Seyed Mohammad Bagher Sadr « les traditions historiques dans le Coran » pages 200-236

[1][10]. Idem pages 240-246

[1][11]. Rassoul Jafarian, Histoire de l’Islam Politique p 74

[1][12]. Baha e din KhorramShahi « Encyclopédie du Chiisme » p 281

[1][13]. Idem p 281 du verset 63 de la sourate Forghan

[1][14]. L’original du hadith est«انما بعثت لاتمم مكارم الاخلاق» Bihar al Anwar Vol 68 p 382 comme suit :

[1][15]. Amir Soleiman Rahimi, « Signification étymologique Jahiliat » Magazine culturel Keyhian 1376 numéro 138 p 17.

[1][16]. 3:154

[1][17]. 5 :50

[1][18] 3 :33

[1][19]. 48 :26

[1][20]. 39 :3

[1][21]. 45 :24

[1][22]. 6 :100 ; 37 :158

[1][23]. 6 :100-101; 15 :57

[1][24]. 53 :18-19

[1][25]. 71 : 23

[1][26]. 2 :173,5 : 3

[1][27]. 2 : 200

[1][28]. 2 : 197

[1][29]. 4 : 11

[1][30]. 6 :137 et 151; 17 : 31; 81 : 8

[1][31]. 2 : 229

[1][32]. 106 : 3-4

[1][33]. Bihar al A, Vol 18 page 202nwar

[1][34]. 74 :2

[1][35]. al Qad Vol 9 p66ir

[1][36]. 16:125

[1][37]. 2:148

[1][38]. 31:18

[1][39]. 17:34

[1][40]. 3:134

[1][41]. 3:16

[1][42]. 3:159

[1][43]. 42:38

[1][44].«هذا سحر مبين» « C’est de la magie manifeste» (46: 7);«و يقولون أئنا لتاركوا آلهتنا لشاعر مجنون» « et disaient : «Allons- nous abandonner nos divinités pour un poète fou ?» (37: 36); «قال اَساطير الاولين» «Quand Nos versets lui sont récités, il dit : Des contes d’anciens«.

(68: 15); «لاتسمعوا لهذا القرآن و ألغوفيه» «Et ceux qui avaient mécru dirent : “Ne prêtez pas l’oreille à ce Coran, et faites du chahut (pendant sa récitation) afin d’avoir le dessus«. (41: 26)

[1][45]. 109: 2 et 3

[1][46]. Selon le Saint Coran :

و لقد ارسلنا رسلنا بالبينات و انزلنا معهم الكتاب و الميزان ليقوم الناس بالقسط و انزلنا الحديد فيه بأس شديد و منافع للناس و ليعلم الله

من ينصره و رسله بالغيب ان الله قوي عزيز»; 57: 25

[1][47]. Selon les o : «و أعدوا لهم ما استطعتم من قوة و من رباط الخيل ترهبون به عدوا الله و عدوكم»rdres de Dieu :

«Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi d’Allah et le vôtre, et d’autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu’Allah connaît. « ( 8: 60)

[1][48]. Pour étudier plus profondement l’évènement historique se référer à: Ibn Hicham, al-Sirah al-Nabawiyah (Beyrouth, Dar al-Ma‘rifah); al-Balathary, Futuh al-Buldan (Beyrouth, 1978); Ansab al-Ashraf (Beyrouth, 1400 AH), et al-Masudi, Muruj al-Dhahab wa Ma‘adin al-Jawhar (Beyrouth, Dar al-Andalous)

[1][49]. 62: 2

[1][50]. 7: 157 « «.…..et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux.

[1][51]. 2: 190

[1][52]. 6: 108

[1][53]. 16 : 24; 28 : 7-13 et 27 (au sujet de la fille de Shouyb et de Moïse); Al Imran 37-39 (au sujet de la Saint Marie, Zacharie et la table servie du paradis)

[1][54]. Sayyid Ahmad Muwaththaqi, Mouvements contemporains Islamiques (Téhéran, Samt, 1374) p. 20-23 citation de: Abou al-A‘la al-Mawdoudi, Califat et Royauté, traduit en Anglais par Khalil Ahmad Hamedi (Paveh, Bayat publications, 1405 AH) p. 187,

et 209

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=168:le-noble-prophete-et-lapproche-dun-transfert-dune-societe-obscurantiste-a-une-societe-islamique&catid=154&Itemid=593

La grande épreuve de la maladie et de la mort de Prophète Mouhammad

En l’an XI de l’Hégire, le père de Fâtima –qu’Allâh l’agrée– se plaignit d’un mal qui le faisait souffrir. Les membres de la Maison et les musulmans pensaient que ce n’était qu’un mauvais moment à passer et, ensuite, tout rentrerait dans l’ordre. Personne ne se doutait que cette maladie allait l’entraîner vers la mort. Mais Fâtima –qu’Allâh l’agrée– sentit qu’un incendie brûlait son cœur. Elle se rappela le moment où elle se rendit chez son père –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm– qui se trouvait dans la chambre de ‘Aïsha –qu’Allâh l’agrée-. Après que son père –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm-, affaibli par sa maladie, l’embrassa et la fit asseoir à sa droite, il –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm– lui fit comprendre que sa vie avait atteint son terme. 

Elle –qu’Allâh l’agrée– éclata en sanglots et pour la consoler, il –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm– lui dit : « Tu seras la première des membres de ma Maison qui me rejoindra dans la tombe. » 

Il –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm– ajouta : « N’accepterais-tu pas d’être la Sayyida de cette Communauté ? » 

Fâtima –qu’Allâh l’agrée– sourit et rit même de cette nouvelle. ‘Aïsha –qu’Allâh l’agrée-, qui rapporta cette scène, dit qu’elle n’avait jamais vu une joie aussi proche de la tristesse. Elle demanda à Fâtima –qu’Allâh l’agrée– la raison de ce changement brusque d’humeur. Celle-ci lui avait répondu sur le moment qu’elle ne pouvait pas dévoiler un secret que le Prophète sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm– lui dévoilait. Après quoi, elle se rendit chez elle, tranquillisée de l’amélioration de la santé de son père. 

Quelques jours après, elle apprit que la maladie de son père –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm– empira. La peur se mêla à l’angoisse. Aussi se précipita-t-elle chez lui, sentant une douleur au cœur, comme si cet organe allait se détacher de sa poitrine et tomber par terre. En arrivant, elle l’aperçut, armé de résistance, allant d’une de ses épouses à l’autre –qu’Allâh les agrée– jusqu’au moment où il arriva le tour de Maymouna –qu’Allâh l’agrée-. Il demanda à cette dernière de demeurer chez ‘Aïsha –qu’Allâh l’agrée– pendant la période de sa maladie. 

De son côté, Fâtima –qu’Allâh l’agrée– entoura son père de toute son attention ne cessant pas d’implorer Allâh de renforcer son courage et sa patience. 

Fâtima –qu’Allâh l’agrée– sentit que l’état de son père empirait quand elle le vit prendre de l’eau de sa main et le renverser lentement sur sa tête. Elle l’entendit lui dire de ne pas être triste après sa mort. Quelques temps après, l’Envoyé d’Allâh –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm– quitta ce monde, les musulmans et les êtres les plus chers de sa famille. 

Fâtima –qu’Allâh l’agrée– s’évanouit. Elle ne sortit complètement de son évanouissement qu’après le serment d’allégeance prêté à Abû Bakr –qu’Allâh l’agrée-, soit 48 heures après la mort de son père. Elle alla se recueillir sur sa tombe et revint à la maison où elle fut accueillie par Anas Ibn Mâlik –qu’Allâh l’agrée-, le serviteur de l’Envoyé d’Allâh –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm-. Celui-ci ne pouvait que lui demander de se montrer patiente à la suite de cette perte qui a endeuillé toute la Communauté musulmane. 

Elle lui répondit : « Comment ton cœur t’a permis d’abandonner à la terre le cadavre de l’Envoyer d’Allâh ? » 

Mâlik –qu’Allâh l’agrée– éclata en sanglots. Il ne pouvait pas contenir ses larmes alors qu’il conseillait la patience à d’autres. Entre temps ‘Alî –qu’Allâh l’agrée– arriva et lui fit part que beaucoup de musulmans déclaraient que le califat aurait dû lui revenir. C’est qu’il a été élevé par le Prophète –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm-. Il était le fils de son oncle paternel et le mari de sa fille. En outre, il y avait dans al-Hassan –qu’Allâh l’agrée– et al-Husayn –qu’Allâh l’agrée– l’odeur du Sceau des envoyés. De plus, il a été le premier des hommes à avoir embrassé l’Islâm. Il a été, de surcroît, de toutes les batailles menées par son beau-père, batailles au cours desquelles, il fit preuve d’un grand courage. 

Il est également à signaler que lorsqu’en arrivant à Médine, le Prophète –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm– a donné à chaque Muhâjir un frère parmi les Ansârs. Quant à lui, il a pris ‘Alî qu’Allâh l’agrée– pour frère. A un moment donné, il a dit, s’adressant à son beau-fils : « Tu es pour moi, ce qu’Aaron était pour Moïse. Et : Toi, tu es de moi, et moi je suis de toi. » 

Cependant, les décisions s’étaient précipitées. Non seulement, l’Islâm n’avait jamais prescrit que le califat devait être héréditaire, mais il était trop tard pour revenir sur le premier serment d’allégeance accordé à Abû Bakr –qu’Allâh l’agrée-. Ce fut ce que des Compagnons avaient dit à Fâtima –qu’Allâh l’agrée– : « Ô fille de l’Envoyé d’Allâh ! Notre serment d’allégeance a été donné à Abû Bakr –qu’Allâh l’agrée-. Si ton mari, fils de ton oncle paternel, s’était présenté plus tôt à nous, nous n’aurions pas préféré un autre à lui. » 

Mais ‘Alî –qu’Allâh l’agrée– avait répondu à cet argument : « Devais-je abandonner l’Envoyer d’Allâh –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm dans sa maison sans l’enterrer et sortir pour disputer le pouvoir à d’autres ? » 

Abû Bakr –qu’Allâh l’agrée– demanda à ‘Umar –qu’Allâh l’agrée– de l’accompagner chez Fâtima –qu’Allâh l’agrée– afin de la convaincre d’accepter le fait accompli, d’autant plus, qu’en sa qualité de premier calife de l’Islâm, il lui avait refusé d’hériter de son père, partant du principe qu’on n’hérite pas des prophètes. Arrivé sur les lieux, Abû Bakr –qu’Allâh l’agrée– prit la parole en disant : « Ô bien aimé de l’Envoyé d’Allâh ! Par Allâh ! Ta parenté à l’Envoyé d’Allâh est meilleure, pour moi, que ma parenté. Mon affection pour toi est plus forte que celle que je porte à ma fille ‘Aïsha –qu’Allâh l’agrée-. Le jour où ton père est mort, j’aurais aimé mourir ce jour-là et ne pas rester en vie après lui. Je reconnais ton mérite et ta dignité. Si je t’ai privé d’hériter de l’Envoyer d’Allâh –sallâ lLahû ‘aleyhi wa sallâm-, c’est parce que je l’ai entendu dire, parlant des prophètes :

« Personne n’hérite de nous. Ce que nous possédons doit être distribué en aumônes ». » 

Il ne semble pas que les historiens aient mentionnée que Fâtima –qu’Allâh l’agrée– s’efforça par la suite à revendiquer ce qui lui apparaissait comme son bien. Par contre, ils signalent qu’elle s’isola dans sa tristesse et son deuil, pleurant la mort de son père. Il ne lui restait plus qu’à le rejoindre ainsi qu’il le lui avait annoncé quelques temps avant d’aller à la rencontre de son Créateur. 

Ce fut ainsi que le lundi, le deuxième jour du mois de ramadân, an XI, Fâtima –qu’Allâh l’agrée– embrassa les membres de sa famille, emplissant ses yeux de larmes chaudes. Puis, elle appela Umm Râfi’ –qu’Allâh l’agrée-, la protégée de son père et lui dit, d’une voix basse, à peine perceptible, de lui préparer de l’eau. Elle se lava ainsi qu’elle le faisait elle-même auparavant, vêtit des habits neufs, remplaçant ceux du deuil qu’elle portait, puis elle dit à Umm Râfi’ –qu’Allâh l’agrée– de poser sa literie au milieu de la chambre. Elle s’allongea, ferma les yeux et s’endromit. Ce fut ainsi qu’elle mourut. 

 ‘Alî –qu’Allâh l’agrée– l’ensevelit en pleurant et l’enterra dans le cimetière al-Bâqî’. Il lui fit ses adieux et retourna, l’air abattu, dans cette maison devenue lugubre depuis la disparition de son épouse. 

Ainsi les événements du monde évoluent et changent mais Fâtima, –qu’Allâh l’agrée– « la mère de son père », remplit encore la vie à travers ses enfants et la famille de l’Envoyé d’Allâh –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm-. 

Source : Ash-Shifâ’ bita’rif Huqûqi al-Mustafâ.

https://www.islamland.com/uploads/books/La-grande-epreuve-de-la-maladie-et-la-mort-du-Prophete.pdf