Psaumes de l’Islam (4e Imam)

Psaumes de l’Islam ‘Assahifat as-Sajjadiyat

Imam Ali Zayn Al-Abidin (Paix sur lui)

Fils de Al-Hussein (Paix sur lui)

Fils de l’Imam ‘Ali ibn Abi Talib (Paix sur lui) et de Fatima Zahra (Paix sur lui)

fille du Prophète Mohammad (Bénédictions sur lui et sa famille)

1 Lorsqu’il commençait à invoquer, il débutait par des louanges et des glorifications dédiées à Dieu, le Très Haut et Majestueux.

2 Après cette louange à Dieu, il avait l’habitude d’implorer en appelant les Bénédictions de Dieu sur Son Messager, que Dieu le bénisse ainsi que les Gens de sa Demeure.

3 Une invocation appelant les Bénédictions sur les Gardiens du Trône et sur chaque Ange rapproché

4 Ses invocations pour appeler les Bénédictions sur les Disciples qui prêtent serment aux Prophètes.

5 Son invocation pour lui-même ainsi que pour ceux qui sont sous sa Guidance.

6 Son invocation dans la recherche d’un abri face aux actes détestables, aux imperfections d’une morale délétère, et aux actions blâmables

1 Lorsqu’il commençait à invoquer, il débutait par des louanges et des glorifications dédiées à Dieu, le Très Haut et Majestueux

Que la Paix soit avec lui

  1. La louange appartient à Dieu, le Premier sans premier devant Lui, le Dernier sans dernier derrière Lui.
  1. Les regards des serviteurs ne peuvent Le voir, l’imagination est incapable de Le décrire.
  1. Il a donné la vie aux créatures par Sa Puissance créatrice, Il les a conçues en accord avec Sa volonté de faire naître.
  1. Puis, Il les a installées sur la Voie de Son dessein, Il les a invitées au chemin de Son amour. Elles ne peuvent revenir en arrière de ce qu’Il a prévu pour elles, pas plus qu’elles ne peuvent aller au-delà de ce qu’Il a décidé pour elles.
  1. A partir de Son bien, Il pourvoit aux besoins de chacun en nourriture abondante et judicieusement répartie. Rien ne peut diminuer ce qu’Il augmente aux uns, rien ne peut augmenter ce qu’Il diminue aux autres.
  2. Ensuite pour chaque vie Il scelle un terme fixe, pour chacune d’entre elles Il en détermine le moyen de la fin ; elle va à sa rencontre par chaque jour qui passe et prévu dans une limite, elle en rejoint l’instant prévu par les années accordées à sa durée. Alors, lorsqu’elle s’engage sur l’ultime échelon de sa limite et saisit l’addition de sa durée, Dieu lui fait prendre la direction de l’inépuisable récompense ou la direction du châtiment dont Il nous a prévenu. Afin qu’Il rétribue ceux qui font le mal d’après leurs actes et qu’Il rétribue ceux qui font le bien en leur accordant une très belle récompense
  1. en toute justice venant de Lui – Saints sont ses Noms et précieuses ses faveurs – Nul ne l’interroge sur ce qu’Il fait, mais les hommes seront interrogés.
  1. La louange appartient à Dieu qui a enseigné à Ses serviteurs la connaissance pour Le louer ; pour l’incommensurable bonté avec laquelle Il les a jugés ainsi que pour les éclatantes préférences qu’Il a étendues au-dessus d’eux. Si malgré tout cela ils ont grandi dans son incommensurable bonté sans Le louer et pris pour eux-mêmes de Son Bien sans Lui être reconnaissants,
  1. alors, si tel est le cas ils ont délaissé les Liens de l’humanité pour s’attacher à ceux de l’animalité pour devenir tels Il les a mentionnés dans le texte véridique de Son Livre : Ils ne sont comparables qu’à des bestiaux, et plus égarés encore, loin du chemin droit.
  1. La louange revient à Dieu pour la véridique connaissance qu’Il nous a fait parvenir de Son ètre ; pour nous avoir inspiré la reconnaissance envers Lui ; pour nous avoir ouvert les Portes qui mènent à la connaissance de Sa Seigneurie ; pour nous avoir dotés de la sincérité à Son égard dans le fait de professer Son Unicité à laquelle Il nous a guidés ; et pour nous avoir détournés de la déviation et du doute de l’obéissance à Son Commandement ;
  1. une louange par laquelle nous pouvons être dotés d’une longue vie parmi celles de Ses créatures qui Le louent et rejoignent ceux qui sont partis à la rencontre de Sa satisfaction et de Son pardon ;
  1. une louange par laquelle Il illuminera pour nous l’obscurité du Monde intermédiaire ; par laquelle Il facilitera l’attente de la Résurrection ; et nous mènera aux stations élevés du séjour des Témoins le Jour où chaque homme sera rétribué pour ce qu’il aura fait. Personne ne sera lésé, le Jour où nul ami ne pourra rien faire pour son compagnon, le Jour où les hommes ne seront pas secourus ;
  1. une louange qui s’élèvera de nous au sommet de l’Illiyun : dans un Livre écrit. Ceux qui sont proches de Dieu en sont témoins ;
  1. une louange par laquelle nos yeux seront protégés lorsque la vue sera éblouie ;
  1. par laquelle certains visages s’éclaireront tandis que d’autres visages seront noirs ; une louange par laquelle nous pourrons être éloignés de la douleur du Feu de Dieu et pénétrer dans la proximité généreuse de Dieu ;
  1. une louange par laquelle nous rivaliserons avec Ses Anges rapprochés et rejoindrons Ses Prophètes, les Envoyés, dans la Demeure inamovible de la Stabilité, le Lieu immuable de Son infinie Générosité.
  1. La Louange appartient à Dieu pour nous avoir doté des qualités les meilleures de la Création ; pour nous avoir octroyé les plus agréables bienfaits ;
  1. ainsi que pour vous avoir accordé la précellence à travers notre prédominance sur l’ensemble de la création ; chacune de Ses créatures nous sont soumises par Son Pouvoir et ont été appelées à nous obéir par Sa Puissance.
  1. La louange appartient à Dieu, Celui qui a fermé la porte de la nécessité, exception faite à Son égard. Aussi, comment pouvons-nous réussir à Le Louer ? Quand pourrons-nous Lui être assez reconnaissants ? Oui ! Quand ?
  1. La Louange appartient à Dieu, Celui Qui a placé en nous les moyens de notre expansion ; les instruments de l’acquisition ; Qui nous a donné de quoi satisfaire la vie de nos intellects ; attaché à nous des membres pour œuvrer ; Qui nous nourrit d’une saine nourriture ; Qui nous a libéré du besoin par Son inépuisable Générosité, et nous a donné de posséder grâce à Sa bienveillance.
  1. Puis, Il nous a prévenu qu’Il nous mettra à l’épreuve pour qu’Il teste notre obéissance, et Il nous a assigné des interdits pour qu’Il mette à l’épreuve notre gratitude. Aussi, nous nous sommes détournés de la voie de Ses commandements et avons enfourché Ses interdits. Sans cesse, Il a éloigné de nous Son châtiment, retardé sur nous Sa riposte. Oui ! Il agit en douceur avec nous à travers Sa Miséricorde et selon Son inépuisable Générosité, et Il attend notre Retour en toute clémence, mansuétude et affabilité.
  1. La louange appartient à Dieu, Celui qui nous a montré le chemin du repentir, que nous n’aurions pu rejoindre sans Sa Bienveillance. Nous n’aurions bénéficié de rien d’autre de plus généreux que Sa Bonté ; Son jugement à notre égard n’eût pas été aussi grandiose ; Sa Bienfaisance envers nous n’eut pas été autant magnifique ; Sa Générosité à notre égard n’eût pas été autant sublime.
  1. Tout cela fait que Sa Tradition du repentir ne sera plus la même que celle connue de ceux qui ont vécu avant nous. Il nous a déchargé de ce que nous ne pouvons porter, Il n’impose à chaque homme que ce qu’il peut porter, Il ne nous a imposé rient d’autre que ce qui nous est accessible, et n’a laissé à aucun d’entre nous un argument ou un prétexte.
  1. Donc, celui qui parmi nous vit dans la Félicité est celui qui L’implore.
  1. La louange appartient à Dieu augmentée de toutes les louanges de Ses Anges Rapprochés, de Ses Créatures les plus élevées à Ses côtés, et de Ses louanges les plus satisfaits auprès de Lui ;
  1. une louange qui l’emporte sur l’ensemble des louanges de la même manière que notre Seigneur surpasse toutes Ses créatures.
  1. Donc, à Lui appartient la louange en signe de gratitude pour chaque bienfait qu’Il a étendu au-dessus de nous, et au-dessus de tous Ses serviteurs, ceux d’autrefois et ceux encore présents ; de même équivalence au nombre de tous les sujets que Sa Science englobe ; une louange dont l’effet se double et se dédouble pour chacun de Ses Bienfaits et cela jusqu’au Jour de la Résurrection ;
  1. une louange dont le lien n’a pas de fin ; dont la valeur est inestimable ; dont les limites ne peuvent être atteintes ; dont la durée ne peut pas être entrecoupée ;
  1. une louange qui sera le Lien à Son obéissance et à Son pardon ; une trajectoire pour Sa sublime satisfaction ; un intermédiaire pour Son ablution ; un chemin qui mène à Son Jardin ; une protection contre Son châtiment ; une assurance face à Son indignation ; une aumône dans Son obéissance ; une barrière contre Sa désobéissance ; un secours dans l’accomplissement de Ses commandements et de Ses obligations ;
  1. une louange qui nous rendra heureux parmi Ses Amis bienheureux, qui nous élèvera à la station de ceux qui furent martyrs par le sabre de Ses ennemis. Il est l’Ami digne de Louange !

2 Après cette louange à Dieu, il avait l’habitude d’implorer en appelant les Bénédictions de Dieu sur Son Messager, que Dieu le bénisse ainsi que les Gens de sa Demeure

Que la Paix soit avec lui

  1. La louange appartient à Dieu, Celui qui fit preuve de Bonté à notre égard à travers Mohammed – Que Dieu le bénisse ainsi que les Gens de Sa Demeure – ce qui n’avait été accordé ni aux communautés d’autrefois ni aux générations passées, étendant ainsi Son Pouvoir face auquel rien ne peut faire obstacle tant il est immense, et rien ne peut lui échapper tant il est pénétrant.
  1. IL a scellé par nous tout ce qu’IL a créé ; IL nous a désignés comme témoins face à ceux qui sont peu nombreux.
  1. ô Mon Dieu ! Bénis Mohammed devenu Ton confident par Ta Révélation ; Tu l’as rendu le plus émérite parmi Tes créatures ;
  1. Ton fidèle dévoué parmi tes serviteurs ; le Guide-Imam de la miséricorde ; le commandeur du bien ; la clé de la grâce ;
  1. il a mis son âme au service de Ta Cause ; il a exposé son corps aux desseins détestables par amour pou Toi ;
  1. il a appelé fermement ses proches à se soumettre à Toi ;
  1. il a combattu son propre clan familial pour Ta suprême satisfaction ;
  1. il a coupé les cordons ombilicaux pour donner vie à Ta Religion ;
  1. il s’est éloigné de ses proches pour leur déni ;
  1. il a rapproche ceux qui lui étaient distants parce qu’ils T’ont répondu ;
  1. il montré de l’amitié aux plus éloignés par pour Toi ;
  1. il a manifesté de l’antipathie envers le proche par amour pour Toi ;
  1. il a habitué son âme à la persévérance pour transmettre Ton Message ;
  1. il l’a usée à l’appel de Ta croyance ;
  1. il l’a assujettie aux instructions à donner à ceux qui étaient dignes de Tes commandements ;
  1. forcé à l’émigration dans la terre de l’exil et en un lieu éloigné de la demeure de la selle de sa monture ; de l’endroit de l’empreinte de ses pieds ; de la terre de sa naissance ; et de la résidence intime de son âme ; désireux d’exhorter à Ta religion et recherchant Ton secours face à ceux qui ne croient pas en Toi ;
  1. jusqu’à réaliser ce qu’il a entrepris contre Tes ennemis pour qu’ils le rejoignent ;
  1. et jusqu’à accomplir ce qu’il avait prévu pour Tes amis.
  1. Il s’est levé face à eux jusqu’à la victoire par la puissance de Ton aide ; malgré son infériorité en nombre il est devenu puissant par Ton assistance.
  1. Il les combattit au cœur même de leurs cités ;
  1. et il les défia à l’intérieur de leurs résidences ;
  1. jusqu’à ce que Ton commandement soit établi et que Ta parole triomphe en dépit des polythéistes.
  1. ô Mon Dieu ! élève-le, en honneur de ses engagements par amour de Toi, aux plus hautes stations de Ton Jardin ;
  1. au point où personne ne pourra se prévaloir de sa station, ni ne pourra atteindre sa grandeur, et aucun ange rapproché, ni un Prophète envoyé ne pourront rivaliser avec lui dans Ton dessein.
  1. Et informe-le à propos des Gens de sa Demeure purifiée et de sa communauté de Croyants d’une suprême intercession, plus grandiose encore que ce que Tu lui avais promis !
  1. ô Toi Qui exécute Tes promesses ! ô Fidèle à Ta Parole ! ô Toi Qui change les mauvaises actions en bonnes œuvres ! Tu es Le Maître de la grâce incommensurable, Le Très Généreux, Le Noble !

3 Une invocation appelant les Bénédictions sur les Gardiens du Trône et sur chaque Ange rapproché

Que la Paix soit avec lui

  1. ô Mon Dieu ! Quant aux Gardiens du Trône, qui jamais ne se languissent à Te glorifier ; qui jamais ne s’épuisent à T’appeler Le Saint ; qui jamais ne se fatiguent en T’adorant ; qui jamais ne préfèrent réduire leur effort afin de rester assidus à Ton commandement, et qui jamais ne sont insouciants d’amour passionné à Ton égard ;
  1. Séraphiel, le Titulaire de la Trompette, ferme dans sa détermination,, dans l’attente de Ton autorisation, et de la descente de Ton commandement pour qu’il puisse faire lever par la puissance du Souffle les otages placés dans les tombes ;
  1. Michaël, possesseur de renommée à Tes côtés et d’une station élevée dans Ton obéissance ;
  1. Gabriel, auquel Tu as confié la charge de transmettre Ta Révélation, obéi par les habitants de Tes Cieux, remarquable auprès du Maître du Trône, très rapproché de Toi ;
  1. l’Esprit qui est au-dessus des anges des voiles ;
  1. et l’Esprit qui procède de Ton Commandement ; ô Mon Dieu ! bénis-les ainsi que les Anges qui sont au-dessous d’eux ; les habitants de Tes Cieux, ceux qui sont comblés de Tes Messages ;
  1. ceux qui jamais ne se lassent de persévérer ni ne s’épuisent ni ne fléchissent au labeur ; dont les passions ne peuvent les distraire de Ta louange et dont Ta glorification n’est jamais interrompue par des moments d’inattention ;
  1. les regards baissés, ils ne tentent pas de regarder vers Toi ; le menton rentré, ils ont toujours le désir de ce qui est avec Toi ; ils donnent libre cours à la mention de Tes bienfaits, ils demeurent humbles face à Ta Grandeur et la majesté de Ta splendeur ;
  1. ceux qui disent lorsqu’ils regardent la Géhenne rugissant au-dessus des Gens qui T’ont désobéi : Gloire à Toi, nous ne T’avons pas adoré d’une adoration digne de Toi ! –
  1. Bénis-les ainsi que les Esprits parmi Tes anges, ceux de Ta proximité, ceux qui transmettent l’invisible à Tes Messagers, ceux dont Tu as fait les confidents de Ta Révélation ;
  1. les groupes d’Anges que Tu as choisi pour Toi-Même, que Tu as libéré du besoin de nourriture et de boisson parce qu’ils t’appellent le Saint, et fait pour séjourner au sein de Tes Cieux ;
  1. et ceux qui se tiennent sur ses confins dans l’attente de la descente de Ton Commandement qui parachèvera Ta promesse ;
  1. les gardiens de l’eau de la pluie ; les pilotes des nuages ;
  1. celui qui conduit jusqu’à l’ouïe la voix du tonnerre ; et lorsque les nuages le frôlent s’illuminent les éclairs de la foudre ;
  1. les escortes de la neige et de la grêle ; ceux qui descendent avec les gouttes d’eau de la pluie lorsqu’elles tombent ; les responsables des trésors des vents ; ceux qui ont en charge les montagnes pour qu’elles ne disparaissent pas ;
  1. ceux auxquels Tu as fait connaître les densités de l’eau et les évaluations du contenu des torrents et des chutes de pluie ;
  1. les Anges qui sont Tes Messagers auprès des gens de la Terre faisant descendre d’une part de la détresse mal-aimée et de l’autre de la facilité bien-aimée ;
  1. des scribes nobles et purs ; des gardiens veillant sur vous, de nobles scribes qui notent scrupuleusement vos actions ; l’ange de la mort et ses auxiliaires ; puis Munkar et Nakir ; Ruman l’examinateur dans la tombe ; ceux qui tournent autour de la Maison peuplée ; Malik et ses gardiens ; Ridwan et les portiers des Jardins ;
  1. ceux qui ne désobéissent pas à l’Ordre de Dieu, ils font ce qui leur est commandé ;
  1. ceux qui disent Que la Paix soit sur vous, parce que vous avez été constants, la Demeure finale est excellente ;
  1. les Zabaniya (les Gardiens de l’Enfer), qui, lorsqu’on leur dit Saisissez-le ! puis, mettez-lui un carcan ! ensuite, jetez-le dans la Fournaise ils se hâtent à l’ouvrage et ne lui accordent pas de répit ;
  1. tout Ange que nous avons omis de mentionner pour ne pas connaître sa position à Tes côtés, ni le commandement dont Tu l’as chargé ;
  1. et les habitants de l’atmosphère, de la terre et de l’eau, et ceux parmi eux qui ont un regard sur les créatures ;
  1. bénis-les le Jour où chaque homme sera accompagné d’un conducteur et d’un témoin
  1. bénis-les d’une grâce qui ajoute de l’honneur à leur honneur et de la pureté à leur pureté.
  1. ô Mon Dieu ! Lorsque Tu auras béni Tes Anges et Tes Messagers, et que Tu leur auras transmis nos bénédictions, bénis-les encore par les bonnes paroles qui les concernent et que Tu as fait éclore pour nous à leur égard ! Tu es le Munificent, le Généreux.

4 Ses invocations pour appeler les Bénédictions sur les Disciples qui prêtent serment aux Prophètes

Que la Paix soit avec lui 1. ô Mon Dieu ! De la même manière que les Disciples des Prophètes et ceux qui parmi les gens de la Terre prêtent serment sans les avoir connus – alors que les entêtés opiniâtres leur résistent par des paroles mensongères -, ils ont de la compassion pour les Envoyés au travers des réalités de la Foi ;

  1. en chaque lieu et chaque période où Tu as envoyé un Messager, et établi un administrateur couvrant la durée qui va de la descente d’Adam à Mohammed – que Dieu le bénisse ainsi que les Gens de sa Demeure -, pris parmi les Imams de la Guidance et les Maîtres de la crainte révérencielle de Dieu – que la Paix soit sur eux -, que Ton pardon et Ta satisfaction leur soit accordés !
  1. ô Mon Dieu ! qu’il en soit de même pour les Compagnons de Mohammed spécialement ceux qui ont eu une juste conduite dans le compagnonnage, qui ont fait le bon choix en l’aidant, qui lui ont répondu lorsqu’il leur faisait entendre les arguments de son Message ;
  1. ils se sont séparés de leurs épouses et de leurs enfants pour l’honneur de transmettre son propos ; ils eurent à se défendre des attaques de leurs pères et de leurs fils pour le fait de soutenir la Prophétie, et grâce à elle ils remportèrent la victoire ;
  1. ceux qui étaient comblés de l’affection pour lui, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais en faisant preuve d’affection pour lui ;
  1. ceux qui furent mis au ban par les gens de leurs clans parce qu’ils avaient mis leur main dans la sienne, refusant ainsi de suivre les gens de leur clan pour rester à l’ombre de sa parenté ;
  1. ô Mon Dieu ! souviens-Toi de ce qu’ils ont abandonné pour Toi, et accorde-leur Ta sublime satisfaction par amour des créatures qui se sont dirigées vers Toi lorsqu’elles étaient les soutiens de Ton Messager rassemblés en Toi et pour Toi.
  1. Que Ta reconnaissance soit avec eux pour avoir échangé l’abondance d’une vie immédiate avec la parcimonie d’une autre, et que Ta gratitude soit sur ceux qui seront les victimes des mal intentionnés, et, dont Tu as multiplié le nombre pour avoir exalté Ta Religion.
  1. ô Mon Dieu ! accorde Ta sublime récompense à ceux qui ont bien agi en suivant les Compagnons qui clament Notre Seigneur ! Pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la Foi ;[1]
  1. ceux qui ont suivi directement la voie des Compagnons, recherchant leur conduite, et agi selon leur exemple.
  1. Aucun doute n’est venu distraire le bien-fondé de leur choix et aucune incertitude n’a pu les empêcher de poser leurs pas dans les traces des Compagnons afin d’être à la Guidance de leur lumière.
  1. D’être leurs auxiliaires et leurs soutiens, ils professèrent leur Religion, furent bien guidés par leur Guidance, ils furent harmonieusement en accord avec eux, et jamais ils ne les accusèrent de s’être sacrifiés pour eux.
  1. ô Mon Dieu ! bénis les Disciples dans les jours d’ici-bas jusqu’au Dernier Jour, leurs épouses, leur progéniture, ainsi que ceux qui parmi eux T’ont obéi ;
  1. d’une bénédiction grâce à laquelle Tu les protégeras de Te désobéir, accorde-leur des parcelles dans Ton Jardin, préserve-les des ruses de Satan ; aide-les dans l’humilité avec laquelle ils sont à la recherche de Ton assistance ; mets-les à l’abri des événements soudains qui apparaissent de jour comme de nuit – exception faites des événements qui amènent le Bien – ;
  1. et incite-les à serrer fermement le nœud du lien qui rattache à Ta suprême espérance, à n’espérer que ce qui est en Toi, et abstiens-les de vouloir posséder ce qui est entre les mains de Tes serviteurs, afin qu’ils ne désirent que Toi,
  1. Incite-les donc à T’invoquer et à Te craindre, inspire-les au renoncement de vouloir tout posséder dans l’immédiat, fais en sorte qu’ils aiment œuvrer pour ce qui est remis à plus tard et à se préparer ainsi pour ce qui vient après la mort ;
  1. rends facile pour eux les épreuves qu’ils rencontreront le Jour où les âmes abandonnent les corps ;
  1. libère-les des périls de l’envie, de ce qui prépare à l’Enfer et du séjour durable en son sein ;
  1. mets-les en lieu sûr, le lieu du repos de ceux qui craignent Dieu.

5 Son invocation pour lui-même ainsi que pour ceux qui sont sous sa Guidance

Que la Paix soit avec lui

  1. ô Toi dont les merveilles de Sa splendeur n’ont pas de fin ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille et que Ta Protection soit sur nous pour nous épargner de la déviance à l’égard de Ta Splendeur !
  1. ô Toi dont la Souveraineté n’a pas de terme ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nos cous soient libérés de Ton châtiment par Ta volonté !
  1. ô Toi dont les Trésors de Sa Miséricorde ne peuvent s’épuiser ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et qu’une part de Ta Miséricorde nous soit attribuée !
  1. ô Toi dont la vue couvre tout en un éclair ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nous soyons installés dans Ta proche proximité !
  1. ô Toi dont la Grandeur fait que tout ce qui est grand est petit ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nous soyons honorés de Ton Honneur !
  1. ô Toi pour Qui est manifeste ce qui est caché dans les nouvelles ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nous ne soyons pas exposés devant Toi !
  1. ô Mon Dieu ! Fasse qu’au travers de Ta faveur nous n’ayons pas besoin des faveurs des autres ; fasse qu’à travers Ton Lien nous ne soyons pas dans la solitude de ceux qui le rompent ; afin qu’au travers de Ta Bonté nous e ressentions aucune séparation par le fait de l’absence de l’autre.
  1. ô Mon Dieu ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, que Ton dessein soit en faveur et non contre nous ; que Ton stratagème soit à notre crédit et non à notre perte[2] ; fasse que l’avantage soit de notre côté et non à celui des autres !
  1. ô Mon Dieu ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, que par Toi nous soyons protégés de Toi (de Ton courroux) ; que par Toi nous soyons assistés ; que par Toi nous soyons dirigés vers Toi et ne nous écarte pas de Ta proximité ![3] Car celui que Tu protèges est sauf ; celui que Tu diriges est savant ; et celui auquel Tu accordes Ta proximité engrange les richesses.
  1. ô Mon Dieu ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, épargnes-nous des revers tranchants de la vie qui tourne, des pièges du Satan maudit, et de la violence de l’oppression du souverain !
  1. ô Mon Dieu ! Ce n’est que par la bonté de Ta puissance que l’homme préservé est épargné ; aussi, Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que Ta grâce soit avec nous ! Ce n’est qu’au travers de Ta richesse que les donneurs peuvent donner ; aussi, que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que Tes dons nous parviennent ! Seul l’Eclat de Ta Face peut diriger ceux qui sont guidés ;

aussi, que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nous soyons guidés par Toi !

  1. ô Mon Dieu ! celui auquel Tu accordes la faveur de Ton amitié ne peut être offensé par le reniement de ceux qui renient ; celui auquel Tu donnes ne peut être démuni par la reprise de ceux qui reprennent ; celui que Tu diriges ne peut être égaré par l’égarement de ceux qui égarent.
  1. Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que par Ta puissance nous soyons protégés de Tes créatures ; que par Ton soutien nous soyons libérés du besoin de demander à un autre que Toi ; et que par Ta juste Guidance nous marchions sur le chemin de la Vérité.
  1. ô Mon Dieu ! que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et fasse que par Ta Grandeur nos cœurs soient inspirés de Ton souvenir ; que par Ta Générosité cesse le désoeuvrement de nos corps ; et que par Ta Bienveillance le flot de nos paroles en fasse son éloge !
  1. ô Mon Dieu ! que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et accorde-nous la faveur d’être de Tes appelants qui appellent à Toi ; de Tes guides qui guident vers Toi, et de Tes Amis intimes que Tu as élus ! ô Le Plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde.

http://alhassanain.org/french/?com=content&id=656

Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Le chagrin de l’imam Zayn al-Abidin pour son père et sa famille (la paix soit sur eux).

L’imam Ali bin Al-Hussein Zain Al-Abidin (que la paix de Dieu soit sur lui) a été témoin de la mort de son père, de ses frères, de ses cousins, des compagnons de son père et d’autres, et il a vécu l’injustice, le chagrin et la douleur de ces scènes tragiques.

Puis il a enduré l’amertume de la captivité, et ses leçons à ce sujet ne se sont pas arrêtées tant qu’il était en vie.

L’imam Zayn al-Abidin (que la paix soit sur lui) a pleuré jour et nuit. En deuil pour son père et sa famille, l’Imam al-Sadiq (la paix soit sur lui) dit : Mon grand-père Ali Ibn al-Husayn a pleuré pour son père pendant vingt ans, et aucune nourriture n’a été placée devant lui mais il a pleuré, et certains de ses serviteurs l’humilièrent et lui dirent : Je crains pour toi que tu ne sois l’un des périssables.

L’imam dit doucement : ceci.. (Je ne me plains de mon chagrin et de mon chagrin qu’à Dieu, et je sais de Dieu ce que vous ne savez pas) [Youssef : 86] Ses yeux sont devenus blancs de tristesse. J’ai regardé mon père, mes frères, mes oncles paternels, et mes compagnons qui ont été tués autour de moi, alors comment mon chagrin peut-il finir ?! Je ne me souviens pas de la mort du fils de Fatima, sauf que la leçon m’a étouffé, et quand j’ai regardé mes tantes et sœurs, je me suis souvenu de leur fuite de tente en tente.

Le sinus de l’imam augmentait et sa douleur se multipliait lorsqu’il regardait l’eau, car elle lui rappelait la soif de son père et des gens de sa maison, et les narrateurs disent : S’il prenait de l’eau à boire, il pleurait, et il lui a été dit à ce sujet. Il a dit : Comment puis-je ne pas pleurer quand mon père a été privé de l’eau qui était gratuite pour les lions et les bêtes.

Il a été rapporté d’après l’autorité d’Abu Abdullah al-Sadiq (que la paix soit sur lui) qu’il a dit : Il y en a cinq qui pleurent : Adam, Jacob, Joseph, Fatimah; fille de Muhammad (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille) et Ali ibn al-Husayn (la paix soit sur eux) un an ou quarante ans, aucune nourriture n’a été placée devant lui mais il a pleuré, jusqu’à ce que son maître lui dise : Que je sois ta rançon, ô fils du Messager de Dieu ! Je crains que tu ne fasses partie des perdus.

Il (la paix soit sur lui) a dit : Je me plains seulement de mon chagrin et de mon chagrin à Dieu, et je sais de Dieu ce que vous ne savez pas.

https://alkafeel.net/news/index?id=13555&lang=fr

La Naissance de l’Imam Ali Zaynoul Abedine (p)

‘Imam-As’Sadjdjad (Ali fils de  Hussayn nommé Zayn Al-Abidin et As-sadjad) était le fils du troisième Imam (as) et de la princesse Shahrbânou, la fille du Roi d’Iran Yazdgerd III. Il est né le 5 Sha’bane de l’an 38 de l’Hégire. Lorsque l’Imam Al-Hussain (as) épousa la princesse Shahrbânou, l’Imâm Al-Ali (as) lui dit :

« Ô, Aba Abdallah ! Elle, Shahrbanou, mettra au monde pour toi, le meilleur homme qui soit « .

Il devint le 4ème Imam (as) de la descendance du Prophète après le meurtre de l’ Imam Al-Hussain (as). Il était le seul survivant des fils du troisième Imam (as) car ses trois frères, Ali Akbar, Dja’ffar et Ali Asghar (ou Abdallah) qui était un nourrisson se martyrisèrent à Karbala.

Il était sans égal quant à son savoir, ses prières et ses autres qualités telle que la piété, l’aide aux pauvres. Beaucoup de gens ont acquis le savoir de lui. Ses paroles, ses invocations et ses narrations historiques sont encore préservées. Il sortait fréquemment dans l’obscurité de la nuit, portant des bourses et parfois de la nourriture et même des bûches. Lorsqu’il arrivait à la maison d’un pauvre, il frappait à la porte et distribuait ce qu’il portait. Il tenait à cacher son visage pour garder l’anonymat. C’est seulement lorsqu’il mourut que les gens comprirent que c’était lui qui avait toujours été leur bienfaiteur.

Il aimait beaucoup à s’asseoir et manger avec les pauvres, les orphelins et les infirmes. Sa conduite était exemplaire. Chaque mois il rassemblait ses esclaves et leur disait : «Si quelqu’un parmi vous désire se marier, je le marierai. Et quiconque désire être libre, je, lui rendrai sa liberté». Chaque fois que quelqu’un venait lui exprimer son besoin, il lui disait : «Bienvenu à toi qui m’aide à transférer mes économies dans l’au-delà».

Il était pieux et il accomplissait d’innombrables rak’ah de Prières par jour. Pendant la Prière, son corps tremblait comme une feuille de palmier et son visage pâlissait par crainte d’Allah, Il était connu comme «dul thafana», c’est-à-dire quelqu’un dont la peau des genoux s’est endurcie à force de travail. L’origine de ce titre est due à ses nombreuses prosternations, qui provoquent le durcissement de la peau du front, de la paume des mains, des genoux et des pouces. Tous les six mois, ces parties durcies devaient être enlevées.

Lorsqu’il se rappelait Allah (swt) et Ses bontés, il se prosternait toutes les fois qu’il récitait les versets dans lesquels la prosternation était mentionnée, il se prosternait. Toutes les fois qu’il accomplissait ses prières obligatoires où qu’il réconciliait deux personnes, il se prosternait. C’est en raison de ces actes de prosternation qu’il fut surnommé «al-Sajjâd» (celui qui se prosterne beaucoup). Les gens de son époque avaient l’habitude de dire : «Nous n’avons jamais vu un Quraychite meilleur que lui».

L’Imam (as) accompagna son père dans ce voyage qui se termina à Karbala  mais à cause d’une maladie grave et de son inaptitude à porter les armes, il fut empêché de participer à la guerre sainte. Il fut envoyé avec les femmes à Damas. Après une période d’emprisonnement, il fut renvoyé avec tous les captifs à Médine car Yazid voulait se concilier l’opinion publique avec soi-même. Sur l’ordre du calife Omeyyade, Abdal Malik, il fut enchaîné et envoyé de Médine à Damas, puis renvoyé de nouveau à Médine.

Après le dernier retour à Médine, le quatrième Imam (as) se retira apparemment de la vie publique et il pria seulement. Il choisit la manière de la prière pour guider les hommes et écrit « Sahifah Sadjadjadiyah « . Il fut en relation seulement avec les élites des Chi’ites: Abou Hamzeh Themâli, Abou Khâlid Kâbouli et leurs semblables. Ils répandaient les sciences religieuses qu’ils apprenaient de l’Imam (as) parmi les chi’ites. De cette manière, le Shiisme s’étendit considérablement pendant l’ Imâmat du cinquième Imam (as). Parmi les oeuvres du quatrième Imam (as), le livre nommé : « Sahifah Sadjdjadiyah » qui consiste en cinquante -sept prières se rapportant aux plus sublimes sciences divines.

https://erfan.ir/french/57846.html

La méthode de l’Imam Ali Zain al-Abidin dans la construction sociale et spirituelle

L’Imâm ‘Alî Ibn al-Hussein, Zayn al-‘âbidîn, as-Sajjâd (p), a abordé certaines questions en relation avec la réalité sociale. De la même manière que nous avons besoin de vivre avec nos Imâms (p) le climat spirituel qui nous attache à Dieu et qui approfondit en nous la foi en Lui, à Lui la Grandeur et la Gloire, il nous est également indispensable de vivre, avec eux, la dimension sociale fondée sur la dimension spirituelle, pour apprendre d’eux, comment affermir notre foi dans notre réalité à travers ces lignes morales.

Voyons quelles sont ces lignes :L’Imâm as-Sajjâd (p) a dit :  » Je n’aimerais pas gagner les Chameaux rouges si j’avais, en échange, à perdre mon âme « .

Les Chameaux rouges, on le sait, constituent une très grande fortune. L’Imâm veut dire que si j’avais à choisir entre cette grande fortune et le fait d’accepter d’être humilié par un gouverneur tyrannique, je n’opterais pas pour la fortune car, rien dans cette vie n’a de valeur égale au sentiment de dignité… Tu es donc appelé à ne pas te laisser humilier par une créature qui t’est semblable alors que vous êtes, tous les deux, égaux.

L’Imâm (p) poursuit en disant :  » Je n’ai jamais avalé une coupe qui me soit plus douce qu’une coupe de colère que je retiens au lieu de la faire éclater contre une personne qui m’aurait irrité « .

Tu es donc invité à supporter la personne qui t’aura porté atteinte même si elle t’irrite. Tu dois dompter ta colère pour te rapprocher de Dieu, car Dieu dit : « Que vous soyez justes, c’est plus proche de la crainte révérencielle » (Coran II, 237).

L’Imâm as-Sajjâd (p) aborde aussi une question sensible qu’est le fanatisme. Il dit à ce propos : « Le fanatisme qui est péché consiste, pour quelqu’un, dans le fait de considérer les mauvaises personnes parmi les siens comme étant meilleures que les bonnes personnes appartenant à un autre clan « . Tu appartiens, par exemple, à un clan, à un parti, à une confession ou à un mouvement donné. Ton fanatisme, si tu es fanatique, te fait voire les mauvaises personnes parmi les tiens comme bien meilleures que les bonnes personnes appartenant à l’autre clan. Alors tu prends le côté de celui qui appartient à ton clan même s’il est méchant et tu le fais rien que parce qu’il appartient à ton clan. Tu prends une attitude hostile à l’autre rien que parce qu’il n’appartient pas à ton clan.

L’Imâm (p) ajoute » Aimer les siens ne fait pas partie du fanatisme, mais les aider à commettre des injustices fait partie du fanatisme « . La foi t’oblige de t’opposer à celui qui appartient à ton propre clan lorsqu’il suit la voie de l’injustice, et de soutenir ton ennemi lorsqu’il est traité injustement.

Voilà ce qu’est la grande ligne du concept islamique humain qui gère l’appartenance de l’homme à une sphère familiale, nationale ou ethnique. Il est naturel pour l’homme d’aimer ceux qui se rencontrent avec lui à l’intérieur de cette sphère. Cela constitue une conséquence naturelle au niveau des sentiments des relations humaines normales. Mais dans le cas où cette sphère s’approche des principes afin de les démolir en portant l’homme à soutenir l’oppresseur qui appartient à son clan contre l’opprimé qui n’y appartient pas, l’homme doit se placer du côté du principe et non pas du fanatisme.

Voire ses défauts avant de voir ceux des autres

Pour ce qui est de la question sociale, l’Imâm as-Sajjâd (p) définit une voie positive à emprunter au sujet des relations des gens les uns avec les autres. Il dit à ce propos :  » Celui qui possède ces trois qualités est sous la protection de Dieu, et Dieu lui donnera, au Jour du Jugement, un place à l’ombre de Son trône. Il lui donnera aussi la sécurité au Jour de la Grande Peur. Ces qualités sont celle de celui qui donne aux gens ce qu’il peut leur demander, celle de celui qui n’avance ni ne recule d’un seul pas avant de savoir si ce qu’il fait est ou n’est pas dans l’obéissance ou dans la désobéissance à Dieu ; et celle de celui qui ne reproche à l’autre un vice avant d’en se débarrasser lui-même. Chacun a assez de vice qu’il lui vaut mieux s’en occuper avant de s’occuper de ceux des autres « .

Gagner le Paradis sans passer par le jugement

Les paroles de l’Imâm as-Sajjâd (p) sont des paroles instructives fondées sur la bonne nouvelle et le souci de gagner un haut rang auprès de Dieu. Il a dit :  » Au Jour du Jugement, un crieur lancera l’appel suivant : ‘Que les personnes de bons mérites se lèvent’. Des gens se lèveront et on leur dira : ‘Entrez dans le Paradis !’. Avant d’y arriver, les Anges les accueilleront en leur disant : ‘Où allez-vous ?’. Ils finiront par savoir qu’ils vont au Paradis sans passer par le Jugement parce qu’ils sont les gens de bons mérites. Et d’expliquer, ces gens diront : ‘Si l’on nous traitait avec injustice et agressivité, nous répondions par mansuétude, pardon et patience’. On appellera ensuite les gens de patience qui déclareront :

‘Nous étions décidés à obéir à Dieu et à ne pas commettre des péchés’. On appellera ensuite les voisins de Dieu qui s’avèreront être très peu nombreux et qui déclareront : ‘Nous nous visitions mutuellement rien que par amour de Dieu et nous nous sacrifions les uns pour les autres rien que par amour de Dieu’. Ces trois groupes gagneront ainsi le Paradis aux cris des Anges qui leur diront : ‘Quelle bonnes récompense qu’est la récompense de ceux qui oeuvrent pour Dieu ! « .

Par cette Tradition, l’Imâm (p) entend nous montrer que les bons caractères de l’Islam, comme la mansuétude, la patience, le pardon, le don et le sacrifice, représentent la ligne islamique qui permet à l’homme de gagner le gros lot, c’est-à-dire de gagner le Paradis sans passer par le Jugement. Y a-t-il une récompense qui puisse être plus grande ?! Il est vrai que l’homme qui rompt avec la convoitise peut se sentir privé, mais sa privation ne lui porte aucun préjudice dans la mesure où la récompense en sera la félicité.

Savoir pour agir

Les Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p) ont défini une attitude claire en ce qui concerne la recherche du savoir : L’homme doit rechercher le savoir pour le transformer en réalité et en action dans la vie.Le savoir n’est pas requis pour être vécu par l’homme sous sa forme abstraite ou à travers les informations qu’il réunit dans sa pensée. Le savoir est requis pour la reconstruction de la vie et de l’action humaine ou pour produire ce dont l’homme a besoin pour atteindre ses buts.

D’où l’homme doit poser des questions pour s’instruire, il doit apprendre pour transformer son savoir en action au service de l’homme et de la vie.

Quant à ceux qui apprennent sans agir, ils ne peuvent pas utiliser leur savoir et le mettre au service de l’homme.

On le constate chez beaucoup de ceux qui étudient et qui transforment leurs raisons en bibliothèque mais sans utiliser le contenu de cette bibliothèque pour transformer la réalité humaine, pour faire de la réalité humaine arriérée une réalité avancée, pour faire de la réalité corrompue une réalité saine.

On lit dans une Tradition :  » Un homme est venu voire l’Imâm Zayn al-‘âbidîn (p) auquel il a posé des questions et a eu des réponses à ces questions. Puis il est revenu pour lui poser d’autres questions. Alors l’Imâm (p) lui a dit : ‘Il est écrit dans l’Evangile : ‘Ne cherchez pas à savoir ce que vous ne savez pas avant d’avoir agi à partir de ce que vous savez, car le savoir qui n’est pas traduit en action ne fait que rapprocher l’homme de la mécréance et ne fait qu’éloigner l’homme de son Seigneur’ « . Dieu nous demande de savoir pour agir, pour que le savoir change toute notre foi, toute notre action et toute notre réalité humaine.

D’après ce qu’il disait aux gens, l’Imâm (p) leur demandait de continuer de travailler lorsqu’ils commençaient une action de bien, qu’elle soit au niveau du culte ou au niveau des relations avec les autres et avec la vie. Il en est ainsi car Dieu, le Très-Haut, n’aime pas que le bien pratique dans la vie de l’homme soit une affaire d’occasion perdue, c’est-à-dire un bien qu’on fait et qu’on n’en récolte pas les fruits. Ce que l’Imâm (p) nous demande -lorsque nous croyons qu’une telle action est une action de bien- est d’essayer de l’adopter comme direction et de la suivre dans notre vie. Il dit à ce propos :  » J’aime bien poursuivre l’action même si elle n’est pas grande « . Il ne s’agit pas de travailler beaucoup, mais de persévérer dans le travail car cela conduit aux résultats et consolide les positions du bien dans la vie.

La richesse est dans le contentement

L’Imâm as-Sajjâd (p) insiste à dire que la richesse de l’âme réside dans le contentement dans le rapport de l’homme à ses besoins, et que la pauvreté réside dans la convoitise. Il dit à ce propos :  » J’ai constaté que tout le bien se trouve dans le fait de ne pas convoiter ce que possèdent les autres « .La raison est que le fait de convoiter ce que possèdent les autres te conduit à t’humilier et à t’incliner devant tes convoitises, ce qui permet aux autres de t’exploiter même au niveau de ce dont tu crois et de ce dont tu veux. Cela peut te conduire à la déviation, alors que dompter la convoitise te conduit à te révolter contre le mal qui est en toi et cela augmente ce que tu possèdes en matière de bien.

Mais le fait de ne pas convoiter ce que possèdent les gens ne signifie pas le fait de ne pas travailler avec eux, de ne pas échanger avec eux ou de ne pas faire des gains en échangeant avec eux. Il signifie plutôt que tu dois chercher à gagner à partir de ton effort et à partir de ton travail avec eux dans le domaine des choses licites. Il te faut te contenter de ton effort et des résultats que tu obtiens à partir de tes efforts.

Dieu, le Très-Haut, dit à ce propos : « Ne porte pas tes regards sur ces jouissances dont nous fîmes le lot de certains d’entre eux : Vain décor éphémère destiné à les éprouver. Mais le lot que ton Seigneur t’a fait auprès de Lui sera bien meilleur et plus durable » (Coran XX, 131).

Le Commandeur des Croyants, ‘Alî (p), a dit :  » Sois hautain en ne te rabaissant pas à la recherche des choses vilaines même si elles te procurent ce que tu désires, car rien ne compense ce que tu perds de ton âme. Celui qui n’espère rien de la part des gens et met tout son espoir en Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, verra tous ses désir réalisés par Dieu « .

La patience et la satisfaction

Passons, après tout cela, à un autre aspect de la question qui est en rapport avec nos moralités et nos attitudes dans la vie, et commençons par contempler ces paroles de l’Imâm as-Sajjâd (p) :  » La patience et le fait de se sentir satisfait de ce qui est donné par Dieu et la forme ultime de l’obéissance à Dieu. Celui qui se patiente et se contente de ce qui est décrété par Dieu, qu’il l’aime ou qu’il le déteste, verra Dieu ne rien décréter que ce qui est bien pour lui en matière de ce qu’il aime et de ce qu’il déteste « .

Le Commandeur des Croyants, ‘Alî, (p) dit à propos de la patience :  » La patience est, par rapport à la foi, comme la tête, par rapport au corps.

Celui qui n’a pas de patience n’a pas de foi « .La patience est le fondement qui donne à la vie pratique la vitalité de la foi. Elle est comme la tête qui dirige le corps, commande tous ses organes et lui ouvre la voie au moyen des yeux grâce auxquels il voit, au moyen des oreilles grâce auxquelles il entend, et au moyen de tout ce qu’il sent, tout ce qu’il goûte et tout ce qu’il articule. Le corps n’a aucune valeur en dehors de la tête qui, grâce à tous ses appareils et fonctions, conduit tout le mouvement de la vie dans le corps. Comme la tête, la patience conduit le mouvement de la foi chez l’homme. Elle est, dans toutes les obligations religieuses de l’homme, en rapport avec la faiblesse, la privation et tout le reste. Il faut donc que l’homme soit patient dans sa vie pour y fonder sa foi sur des assises fermes et stables.

Le meilleur et le plus pieux parmi les gens

Une Tradition rapportée de l’Imâm Zayn al-‘âbidîn as-Sajjâd (p) dit :  » Celui qui met en pratique les obligations qui lui sont prescrites par Dieu fait partie des meilleurs parmi les gens, et celui qui met en pratique les obligations qui lui sont prescrites par Dieu fait partie des plus pieux parmi les gens « .On dirait que l’Imâm s’interroge sur les moyens qui permettent à l’homme de se présenter devant son Seigneur en tant que modèle qui occupe une place distinguée parmi les gens ? Il répond que ces moyens consistent à mettre en pratique les obligations prescrites par Dieu. Ces obligations sont celles représentées par les rites et les actions cultuelles, d’une part, et celles représentées par l’action sur soi, par la conduite morale et par la participation aux activités sociales, politiques, sécuritaires et économiques, d’autre part.

Il s’agit en fait de toutes les obligations de l’homme envers son Seigneur, envers lui-même et envers les gens et la vie. En mettant ces obligations en pratique, tu seras compté parmi les meilleurs des gens, car tu auras acquis tout ce que Dieu t’a promis comme bien sous ses aspects en liaison avec ton intérêt et l’intérêt de la vie dans le sens qui satisfait à Dieu.

C’est en cela que consiste le sens de l’homme distingué qui mérite de faire partie des meilleurs parmi les gens. Quant à celui qui mérite de faire partie des plus pieux parmi les gens il est celui qui adore Dieu dans le sens où l’adoration est le fait de s’acquitter de toutes les obligations prescrites par Dieu dans le domaine du culte, des échanges et des relations. Tout cela fait partie de l’adoration car l’adoration est la soumission complète à Dieu.

Publié dans F. Imam Ali Zain al 3Abidin (4e Imam) | Pas de Commentaires « 

http://alhassanain.org/french/?com=content&id=620

L’Imam Zein al-Abidine

L’Imam Zayn el-Abidine (Que la Paix soit sur lui) (Ali fils de l’Imam al-Hussayn nommé Zayn el-Abidine) était le fils du troisième Imam et de la princesse Shahrbãnu, la fille du Roi d’Iran, Yazdgerd III. Il est né le 5 Chaaban de l’an 38 de l’Hégire. Lorsque l’Imam al-Hussayn épousa, l’Imam Ali lui dit:

Ô, Aba Abdallah! Elle, Shahrbãnu, mettra au monde pour toi, le meilleur homme qui soit. Il devint le 4ème Imam de la descendance du Prophète après le martyre de l’Imam al-Hussayn. Il était le seul survivant des fils du troisième Imam car ses trois frères, Ali Akbar de vingt cinq ans, Ja’ffar de cinq ans et Ali Asghar (ou Abdallãh) qui était un nourrisson se martyrisèrent à Karbala.

L’Imam accompagna son père dans ce voyage qui se termina à Karbala mais à cause d’une maladie grave et de son inaptitude à porter les armes, il fut empêché de participer à la guerre sainte. Il fut envoyé avec les femmes à Damas. Après une période d’emprisonnement, il fut renvoyé avec tous les captifs à Médine car Yazid voulait se concilier l’opinion publique avec soi-même. Sur l’ordre du calife Omeyyade, Abdal Malik, il fut enchaîné et envoyé de Médine à Damas, puis renvoyé de nouveau à Médine.

Après le dernier retour à Médine, le quatrième Imam se retira apparemment de la vie publique et il pria seulement. Il choisit la manière de la prière pour guider les hommes et écrit Sahifah Sajjãdiyah .Il fut en relation seulement avec les élites des Chiites: Abou Hamzeh Themãli, Abou Khãlid Kãbouli et leurs semblables. Ils répandaient les sciences religieuses qu’ils apprenaient de l’Imam parmi les chi’ites. De cette manière, le chiisme s’étendit considérablement pendant l’Imamat du cinquième Imam. Parmi les oeuvres du quatrième Imam, le livre nommé: «Sahifah Sajjãdiyah» qui consiste en cinquante -sept prières se rapportant aux plus sublimes sciences divines.

Le quatrième Imam se martyrisa empoisonné par Walid fils d’Abdoul Malik, sur l’instigation du calife Omeyyade Hishãm en 95 de l’Hégire après 35 ans de l’Imamat.

Les qualités de l’Imam

Parmi les contemporains du quatrième Imam, figurait un poète arabe renommé al-Farazdaq. Celui-ci décrivit l’Imam comme celui qui avait la meilleure mine et la meilleure odeur de son temps.

Les traces de la prosternation figuraient sur son front, c’est pour cela qu’on le surnomma As-Sajjãd (le prosterné).Il était très connu pour ses invocations. L’un de ses disciples nommé Tawous Al-Yamãni a dit de lui: J’ai vu un homme qui priait à la Sainte Mosquée et pleurait. J’ai avancé vers lui et je me suis aperçu qu’il était l’Imam Zayn el-Abidine, je lui ai dit:

Ô, Zayn el-Abidine, tu pleures alors que tu es le petit-fils du prophète (Que la Bénédiction d’Allah soit sur lui et sur sa Sainte Famille)?

L’Imam répondit: « Je suis son petit-fils, mais qui va m’assurer devant le supplice de Dieu? Ce jour là, les liens de parenté ne seront pas pris en compte ».

Bien que la famille du Prophète soit préservé de tout pêché mais ils ont toujours démontrés l’importance de la peur devant le jugement de Dieu, le plus grand exemple est celui du Prophète et de l’Imam Al-Ali .Dans la prière Komeyl (les supplications de Komeyl) que l’Imam Ali appris à son disciple. L’Imam Zayn el-Abidine effectua 20 fois le grand pèlerinage (Hadj) à pied.

La morale de l’Imam Zayn al-Abidine

Un jour, l’Imam était avec ses disciples. Arriva l’un de ses cousins qui l’insulta avec de graves paroles. L’Imam ne lui répondit pas puis il le trouva plus tard et lui dit:

Tu as dit à moi ce que tu as voulu! Alors si cela est vrai, Dieu me pardonne et si cela est faux, Dieu te pardonne!

Mohammad fils d’Oussaman qui était ancien compagnon du prophète tomba malade. L’Imam lui rendit visite et lui demanda sur les raisons de sa maladie. L’Imam comprit qu’il était débiteur et que cela avait des conséquences sur sa santé. L’Imam paya la totalité de sa dette. Sa générosité était très grande et les livres d’histoire nous rapportent qu’il était le soutien de plus de 100 familles.

Quelques paroles de l’Imam

Faites attention à 5 genres de personnes avec qui vous ne devez jamais parler, ni les accompagner.

Garde- toi du menteur, il est comme un mirage. Il te montre l’ami proche comme une personne lointaine et la personne lointaine comme un ami proche.

Garde-toi du pervers, il te trahit en contre partie d’un repas ou moins que cela.

Garde-toi de l’avare, il t’abandonne lorsque tu as besoin de lui .

Garde-toi du sot, il veut te faire le bien mais il te fait le mal.

Garde-toi de celui qui rompt le lien de parenté, il est maudit par Dieu.

Si quelqu’un vous insulte et vous demande pardon, acceptez ses excuses.

(C’est paroles on été dites par l’Imam Zayn el-Abidine à son fils l’Imam al-Baqir (Que la Paix soit sur eux) mais conviennent à toute la Communauté)

https://new.alhassanain.org/fr/articles/show/9164/L%E2%80%99Imam_Zein_al-Abidine

l`Anniversaire de la Naissance de l`Imam Zaynoul Abidine, As Sajjad (AS)

Ali Ibn Hussein nommé Zayn al-Abidine (l’ornement des dévôts) et As-sajjad (celui qui se prosterne en adoration) est né le 4 Chaban de l’an 36 de l’Hégire.

Il était le fils du troisième Imam et de la princesse Shahrbânou, la fille du Roi d’Iran Yazdegerd III. Il était le seul survivant des fils de l’Imam Hussein, car ses trois frères, Ali Akbar, âgé de vingt cinq ans, Ja’afar de cinq ans et Ali Asghar (ou Abdallah) qui était un nourrisson furent tués à Karbala.

L’Imam accompagnait son père dans ce voyage qui se termina si fatalement à Karbala; mais à cause d’une maladie grave et de son inaptitude à porter les armes, il fut empêché de participer à la guerre sainte et échappa au martyre . Il fut envoyé avec les femmes à Damas. Après une période d’emprisonnement, il fut renvoyé avec tous les honneurs à Médine, car Yazid voulait se concilier l’opinion publique . Mais une seconde fois, sur ordre du calife omeyyade, Abdal Malik, il fut enchaîné et envoyé de Médine à Damas, puis renvoyé de nouveau à Médine.

Après ce dernier retour à Médine, le quatrième Imam se retira complètement de la vie publique, ferma la porte de sa demeure aux étrangers et passa son temps en adoration. Il fut en relation seulement avec l’élite des chi’ites tels Abou Hamzah Themâli, Abou Khâlid Kâbouli et leurs semblables. Cette élite répandit parmi les chi’ites les sciences religieuses qu’elle apprit de l’Imam. De cette manière, le chi’isme s’étendit considérablement pendant l’imamat du cinquième Imam. Parmi les oeuvres du quatrième Imam le livre nommé  » Sahifah Sadjdjadiyah>> qui consiste en cinquante sept prières se rapportant aux plus sublimes sciences divines est connu comme  » le psautier de la famille du Prophète. »

Le quatrième Imam est décédé à l’âge of 58 ans, à Médine , le 25 Muharram 95 AH. empoisonné par Waleed bin Abdul Malik Marwan sur instigation du calife omeyyade Hishâm) en 95/712 après trente cinq ans d’imamat.

Il était sans égal quant à son érudition, ses prières et ses autres qualités telle que la piété, l’aide aux pauvres. Beaucoup de gens ont acquis le savoir de lui. Ses paroles, ses invocations et ses narrations historiques sont encore préservées. Il sortait fréquemment dans l’obscurité de la nuit, portant des bourses et parfois de la nourriture et même des bûches.

Lorsqu’il arrivait à la maison d’un pauvre, il frappait à la porte et distribuait ce qu’il portait. Il tenait à cacher son visage pour garder l’anonymat. C’est seulement lorsqu’il mourut que les gens comprirent que c’était lui qui avait toujours été leur bienfaiteur.

Il aimait beaucoup à s’asseoir et manger avec les pauvres, les orphelins et les infirmes. Sa conduite était exemplaire. Chaque mois il rassemblait ses esclaves et leur disait : «Si quelqu’un parmi vous désire se marier, je le marierai. Et quiconque désire être libre, je, lui rendrai sa liberté». Chaque fois que quelqu’un venait lui exprimer son besoin, il lui disait : «Bienvenu à toi qui m’aides à transférer mes économies dans l’au-delà».

Parmi les contemporains de Zayn al abidine(as) figurait un poète arabe renommé qui s’appelait Farazdaq. Ce dernier décrivit l’Imam comme celui qui avait la meilleure mine et la meilleure odeur de son temps.

Sur son front figuraient les traces de la prosternation, c’est pour cela qu’on le surnomma d’as-sajjad (le prosterné).

Son fils, Mohammed al baqir(as) décrivit un des traits caractéristique de la générosité de son père, il dit : « Dés que l’hiver partait, il donnait tout ses habits d’hiver et dés que l’été passait, il en faisait autant avec ses habits. »

Il était très connu pour ses invocations qu’il faisait régulièrement. L’un de ses disciples nommé Tawous al Yemeni a dit de lui : « J’ai vu un homme qui priait à la Sainte Mosquée(Mekka) tout en invoquant et pleurant. J’ai avancé vers lui et je me suis aperçu qu’il s’agissait de l’Imam Zayn al abidine(as), alors je lui ai dit : « Ô, Zayn al abidine, tu pleures alors que tu es le petit-fils du prophète(sas) ? L’Imam répondit, « Je suis bien son petit-fils, mais qui va m’assurer contre le supplice d’Allah ? Ce jour là, les liens de parenté ne seront pas pris en compte. »

(Bien qu’il soient préservés de tout pêchés les Ahl’ul Bayt (as) ont toujours démontrés l’importance de la peur du jugement d’Allah, le plus grand exemple est celui du prophète Mohammed(sas) ou encore celui d’Ali(as) dans la Do’a Komeyl (la supplication de Komeyl) qu’il appris à son disciple.)

Zayn al abidine(as) effectua 20 fois le grand pélerinage(al Hajj) à pieds.

La générosité de Zayn al abidine était très grande et les livres d’histoire nous rapportent qu’il était le soutien de plus de 100 familles de Médine.

Il était pieux et il accomplissait d’innombrables rak’ah de Prières par jour. pendant la Prière, son corps tremblait comme une feuille de palmier et son visage pâlissait par crainte d’Allah, Il était connu comme «dul thafana», c’est-à-dire quelqu’un dont la peau des genoux s’est endurcie à force de travail. L’origine de ce titre est due à ses nombreuses prosternations, qui provoquent le durcissement de la peau du front, de la paume des mains, des genoux et des pouces. Tous les six mois, ces parties durcies devaient être enlevées.

Lorsqu’il se rappelait Allah et Ses bontés, il se prosternait toutes les fois qu’il récitait les versets dans lesquels la prosternation était mentionnée, il se prosternait. Toutes les fois qu’il accomplissait ses prières obligatoires ou qu’il réconciliait deux personnes, il se prosternait. C’est en raison de ces actes de prosternation qu’il fut surnommé «al-Sajjâd» (celui qui se prosterne beaucoup). Les gens de son époque avaient l’habitude de dire : «Nous n’avons jamais vu un Quraichite meilleur que lui».

Lorsqu’une personne parmi ses relations l’insulta un jour, l’Imam l’écouta silencieusement. Quelque temps après, l’Imam se rendit chez elle. Ceux qui se trouvaient là, crurent que l’Imam avait l’intention de se venger. Mais il n’en fut rien ! L’Imam se contenta de réciter ce verset coranique : « … pour ceux qui maîtrisent leur colère ; pour ceux qui pardonnent aux gens . Allah aime ceux qui font le bien» Coran 111, 134).

Puis s’adressant à cette personne, il lui dit : « O frère ! Tu nous as attaqué et dit ce que tu penses. Si ce que tu as dit est vrai qu’Allah me pardonne et si ce que tu as dit n’était pas vrai qu’Allah te pardonne».

Il mourut empoisonné le samedi 25 Muharram, en l’an 95 après l’Hégire à l’âge de 57 ans. Il fut inhumé à Baqi’, à Médine.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=184&Itemid=605

Histoire de Moharram: discours de l’Imam Sajja~d à la mosquée de Damas

mausolée de son excellence zaynab bin ali paix sur elle à damas

Damas a été conquise par l’armée musulmane en l’an 13 de l’hégire (634), après un siège d’une durée de plus d’un an et demi, sous le commandement de Khalid ibn Walid. Damas était d’abord la préfecture de la grande Syrie (bilad al-sham) dirigée par Moawiya. Après la fin du califat de Imam Hassan paix sur lui en 41 de l’hégire, Damas devint la capitale du califat Islamique dirigé par le nouveau régime ommayade, fondé par Moawiya ibn Abi Sufyan.

un orateur sur le minbar

Damas était devenue un centre d’activités subversives à l’encontre de la tribu hashémite et en particulier, contre la famille prophétique. La malédiction de Ali et de la famille du saint Prophète, Mohammad ibn Abdallah, paix sur lui et sa pure famille, était devenue une coutume et une obligation religieuse pratiquée par les Imams des mosquées du haut de leur tribune (minbar) et par les croyants de cette contrée. L’hostilité que les syriens cultivaient à l’égard de la famille prophétique trouvait sa source dans leur ignorance des faits et de l’histoire des premiers temps de l’Islam: ils ignoraient par exemple, qu’Hamza ibn Abd al-Muttalib était le seigneur des martyrs de l’Islam (seyyed al-shuhada) ou que les petits-fils du saint prophète, Hassan et Hussayn, avaient été recommandés par le saint-prophète lui-même. L’opposition aux déviations du califat ommeyade avait certes en la personne d’Abu Dharr al-Ghaffari un partisan de poids. Ce compagnon connu du saint Prophète de l’Islam n’hésitait pas à dénoncer en public et en privé, devant le calife ou en son absence, ses excès et dérives. Cette opposition a été relayée, après la mort d’Abu Dharr par Hujr ibn Ady, mais cela se révélait insuffisant en face du puissant appareil de propagande ommayade.

grande mosquée de damas

L’Imam Ali ibn Al-Hussayn paix sur lui a prononcé une homélie historique à Damas, dans la grande mosquée de la ville semble t-il, en 61 de l’hégire. Le jour du discours, un orateur officiel se présenta à la tribune pour offrir une louange en l’honneur de Moawiya et de Abu Sofyan, et dénigrer Ali ibn Abi Talib paix sur lui, et ses partisans. Cet orateur osa prétendre que les musulmans devaient tout à Moawiya et Yazid, que leur bonheur ici-bas et dans l’au-delà était lié au sort des ommayyades. C’est à ce moment que Ali ibn al-Hossayn paix sur lui, se leva et clama à haute voix, sans la moindre peur:

« Malheur à toi, orateur, tu as acheté la satisfaction de la créature contre la colère du Créateur, et tu es devenu de ce fait un candidat à l’enfer »

(Bihar Al-anwar, t.45, p.137)

ويلك أيها الخاطب اشتريت مرضاة المخلوق بسخط الخالق فتبوء مقعدك من النار

Puis le quatrième Imam infaillible se tourna vers le calife pour lui demander: « m’autorises-tu à monter à mon tour sur ces planches, afin que je dise ce qui plaît à Dieu, tout en étant utile à l’audience et comptée comme une bonne œuvre? ». L’assemblée insista pour que le calife l’autorise à parler si bien que l’Imam monta sur la tribune pour discourir.Ali ibn Al-Hussayn paix sur lui commença par se présenter:

« C’est moi le fils de la Mecque et de Mina, c’est moi le fils de Zamzam et de Safa, c’est moi… »

(Tuhaf Al-Uqul, p.232)

انا ابن مكة و منى انا ابن زمزم و صفا انا ابن من حمل الركن باطراف الرداء

puis il dit: « ô les gens, Dieu nous a donné six choses et a apposé notre supériorité (nous la famille prophètique) par sept choses: il nous a donné: la science, la mansuétude, magnanimité, l’éloquence, le courage et l’amour dans le cœur des croyants »

(Bihar Al-Anwar, t.45, p.39)

أيها الناس اعطينا ستا و فضلنا بسبع اعطينا العلم و الحلم و السماحة و الفصاحة و الشجاعة و المحبة في قلوب المؤمنين

« et Dieu nous a donné la supériorité pour sept raisons: le prophète choisi Mohammad est de nous, le véridique (Ali ibn Abi Talib) est de nous, l’oiseau céleste (Ja’far ibn Abi Talib) est de nous, le lion de Dieu et de son prophète (Hamza ibn Abd al-Muttalib) est de nous, les deux descendants (Hassan et Hussayn) sont de nous, enfin le Messie (le douzième Imam Mahdi) est de nous « 

la ville de damas

L’influence du discours de l’Imam sur l’assemblée fut si forte que les ommayades durent l’interrompre en faisant donner l’appel à la prière (adhan). L’Imam par respect pour le Nom du Très Haut, se tut. Quand le muezzin en arriva à dire « je témoigne que Mohammad est le prophète de Dieu », l’Imam s’adressa au muezzin, en retirant son turban: « par le droit du prophète que tu as invoqué, tais-toi! ». Puis s’adressant à Yazid ibn Moawiya, l’Imam dit: « est-ce que ce prophète noble et glorieux est ton ancêtre ou le mien? Si tu dis que c’est ton ancêtre, tout le monde sait que tu auras menti, et si tu dis que c’est le mien, alors pourquoi as-tu assassiné mon père et volé ses biens? Et fait prisonnières ses femmes? » il saisit alors son col et le déchira, puis continua son discours jusqu’à ce que l’assemblée se sépare dans le désarroi le plus complet.

Source: Mohammad Ibrahim Ayati, Etude sur l’histoire de Ashoura, (ensemble de discours donnés en 1964), Editions Imam Asr, 2001

http://alhassanain.org/french/?com=content&id=986

La biographie de l’Imam Zaynoul Abédine (as)

L’Imam as-Sadjdjad (Ali Ibn Hussein nommé Zayn al-Abidin et As-sadjdjad) était le fils du troisième Imam et de la princesse Shahrbânou, la fille du Roi d’Iran Yazdgard III. Il était le seul survivant des fils de l’Imam Hussein, car ses trois frères, Ali Akbar, âgé de vingt cinq ans, Dja’afar de cinq ans et Ali Asghar (ou Abdallah) qui était un nourrisson furent tués à Karbala.

L’Imam accompagnait son père dans ce voyage qui se termina si fatalement à Karbala; mais à cause d’une maladie grave et de son inaptitude à porter les armes, il fut empêché de participer à la guerre sainte et échappa au martyre. Il fut envoyé avec les femmes à Damas. Après une période d’emprisonnement, il fut renvoyé avec tous les honneurs à Médine, car Yazid voulait se concilier l’opinion publique. Mais une seconde fois, sur ordre du calife omeyyade, Abdal Malik, il fut enchaîné et envoyé de Médine à Damas, puis renvoyé de nouveau à Médine.

Après ce dernier retour à Médine, le quatrième Imam se retira complètement de la vie publique, ferma la porte de sa demeure aux étrangers et passa son temps en adoration. Il fut en relation seulement avec l’élite des chi’ites tels Abou Hamzah Themâli, Abou Khâlid Kâbouli et leurs semblables. Cette élite répandit parmi les chi’ites les sciences religieuses qu’elle apprit de l’Imam. De cette manière, le shiisme s’étendit considérablement pendant l’imamat du cinquième Imam. Parmi les oeuvres du quatrième Imam le livre nommé :  » Sahifah Sadjdjadiyah  » qui consiste en cinquante sept prières se rapportant aux plus sublimes sciences divines est connu comme  » le psautier de la famille du Prophète. »

Le quatrième Imam mourut (selon certaines traditions chi’ites, empoisonné par Walid ibn Abdoul Malik, sur instigation du calife omeyyade Hishâm) en 95/712 après trente cinq ans d’imamat.

SON ENFANCE

L’Imam Ali ibn al Hussein (as), mieux connu sous l’appellation de Zayn al abidine as-sajjad (as) est né le 5 Chabane de l’an 38 de l’Hégire. Il était le fils de l’Imam al Hussein (as) et de Chah Zanane, la fille du dernier empereur persan Yezdaguerd.

Il fut le seul fils d’al Hussein (as) qui survécut, car ses trois frères furent parmi les martyrs de Karbala. (Voir al Hussein (as)

Après son père, il devint le 4ème Imam de la descendance du Saint prophète Mohammed (sas).

Lorsque al Hussein (as) épousa chah Zanane, l’Imam Ali (as) lui dit :

« ¨ش aba Abdallah ! Elle mettra au monde pour toi, le meilleur homme qui soit « 

QUALITES DE L’IMAM(as)

Parmi les contemporains de Zayn al abidine(as) figurait un poète arabe renommé qui s’appelait Farazdaq. Ce dernier décrivit l’Imam comme celui qui avait la meilleure mine et la meilleure odeur de son temps.

Sur son front figuraient les traces de la prosternation, c’est pour cela qu’on le surnomma d’as-sajjad (le prosterné).

Son fils, Mohammed al baqr (as) décrivit un des traits caractéristique de la générosité de son père, il dit :

« Dés que l’hiver partait, il donnait tout ses habits d’hiver et dés que l’été passait, il en faisait autant avec ses habits. »

Il était très connu pour ses invocations qu’il faisait régulièrement. L’un de ses disciples nommé Tawous al Yemeni a dit de lui :

« J’ai vu un homme qui priait à la Sainte Mosquée (Mekka) tout en invoquant et pleurant. J’ai avancé vers lui et je me suis aperçu qu’il s’agissait de l’Imam Zayn al abidine (as), alors je lui ai dit :

« ش, Zayn al abidine, tu pleures alors que tu es le petit-fils du prophète (sas) ? L’Imam répondit, « Je suis bien son petit-fils, mais qui va m’assurer contre le supplice d’Allah ? Ce jour là, les liens de parenté ne seront pas pris en compte. »

(Bien qu’il soient préservés de tout pêchés les Ahloul Bayt(as) ont toujours démontrés l’importance de la peur du jugement d’Allah, le plus grand exemple est celui du prophète Mohammed(sas) ou encore celui d’Ali(as) dans la Do’a Komeyl (la supplication de Komeyl) qu’il appris à son disciple.)

Zayn al abidine (as) effectua 20 fois le grand pèlerinage (al Hajj) à pieds.

SA MORALE

Un jour, il était avec ses disciples. Arriva l’un de ses cousins qui l’insulta avec de graves paroles. L’Imam (as) ne lui répondit pas, puis alla le trouver plus tard et lui dit :

 » Tu as dit de moi ce que tu as dit ! Alors si cela est vrai, qu’Allah me pardonne et si cela est faux, qu’Allah te pardonne ! »

Un des anciens compagnons du prophète (sas) qui s’appelait Mohammed ibn Oussama tomba malade. Zayn al abidine (as) lui rendit visite comme il se doit et le questionna sur les raisons de sa maladie. Il apprit alors que ibn Oussama était lourdement endetté et que cela avait des conséquences sur sa santé. Sans hésitation, l’Imam (as) recouvrit la totalité de sa dette.

A cette époque, la moralité des vrais croyants était telle qu’une simple dette non remboursée pouvait les rendre malades.

La générosité de Zayn al abidine était très grande et les livres d’histoire nous rapportent qu’il était le soutien de plus de 100 familles de Médine.

Prenons en compte la tragédie de Karbala et toutes les autres injustices avec lesquelles il vécut. Mettons tout cela dans la balance et voyons son dévouement envers les déshérités pour comprendre la grandeur d’âme du 4ème Imam (as).

APRES KARBALA

L’Imam avait suivit son père dans le désert de Karbala, bien quêtant en âge de se battre, l’Imam Zayn al abidine tomba gravement malade et inapte à porter les armes contre l’armée des injustes. Il fut donc empêché de participer à la bataille et fut épargné du martyr par la volonté d’Allah.

Epargné du martyr si l’on peut dire car Il fut envoyé avec sa tante Zayneb al Koubra et les autres femmes à Damas et exhibé de ville en ville comme preuve du triomphe de Yazid.

Après une période d’emprisonnement, il fut renvoyé avec tous les honneurs à Médine, car Yazid, après avoir affirmé sa victoire contre al Hussein (as) criât au complot de ses subalternes voulant ainsi concilier le peuple qui réagissait (bien tard) vis-à-vis de ce qui s’était passé. (Il faut souligner que les gens de l’irak. avaient prêté allégeance à al Hussein (as) puis ne l’avait finalement pas soutenu, ce qu’ils se sont reprochés amèrement par la suite. Ce qui explique les débuts d’émeutes de ceux-ci, comme pour se racheter du pêché qu’ils avaient commis)

Par la suite, sur ordre d’un autre Calife Omeyyade bien mal nommé Abdal Malik, il fut enchaîné tel un animal et expatrié de Médine vers Damas pour être finalement renvoyé plus tard vers Médine.

L’IMAM SE RETIRE

Après cet emprisonnement, Zayn al abidine (as) décida de se retirer de la vie  » politique  » ou « publique », et se consacra uniquement à l’adoration d’Allah. Il ne dispensait dés lors son savoir qu’a ses proches partisans tels qu’Abou Hamza at-Themali, Abou Khalid al-Kabouli etc…

Ces fidèles partisans dispensait quant à eux ce que l’Imam (as) leur avait enseigné, comme les sciences religieuses.

L’Islam eut une expansion considérable pendant l’imamat de Zayn al abidine. Il nous a notamment laissé une très belle compilation d’invocations et prières surérogatoires, ce recueil s’appelle as-Sahifah as-Sajjadiya.

L’Imam Zayn al abidine mourut en l’an 95 de l’Hégire, empoisonné par al-Walid ibn Abdal Malik, sous les ordres d’un autre (encore) Calife Omeyyade nommé Hicham.

QUELQUES PAROLES DE L’IMAM ZAYN AL ABIDINE (as)

-Faites attention à 5 genres de personnes avec qui vous ne devez jamais parler, ni les accompagner.

-garde toi du menteur, il est comme un mirage, il te fait voir l’ami proche comme une personne lointaine et la personne lointaine comme un ami proche.

-garde toi du pervers, il te trahi en contre partie d’un repas ou moins que cela.

-garde toi de l’avare, il t’abandonne lorsque tu as le plus besoin de lui.

-garde toi du sot, il veut te faire le bien mais il te fait le mal.

-garde toi de celui qui rompt le lien de parenté, il est maudit par Allah.

-Faites du bien à quiconque vous le demandes, s’il le mérite alors votre geste à sa place et s’il ne le mérite pas alors c’est vous qui aurai le mérite. Si quelqu’un vous insulte sur votre droite puis passe à votre gauche et vous demande pardon, acceptez ses excuses.

(C’est paroles on été dites par l’Imam Zayn al Abidine(as) à son fils l’Imam al Baqr(as), mais conviennent à toute la Communauté.)

As Salam alayk ya ibn Rassoulillah (sas)