Analyse du sermon « Khoutbo » d’Imam Zainoul Abidine A.S. à Sham

Discours de Sayed Ammar Nakshawani

Analysons le sermon que notre 4ème Imam A.S. a prononcé dans le palais de Yazid à Shaam après la tragédie de Karbala. Nous remarquons qu’il s’agit ici d’un des discours les plus forts de l’histoire de l’Islam. Imam A.S. choisit chacun de ses mots, il ne laisse rien au hasard.

Le premier enseignement que nous tirons de ce sermon est le pouvoir du discours dans la vie de l’Homme. Sans aucun doute, l’une des plus grandes bénédictions qui ont été données à l’Homme est le pouvoir de la langue c’est-à-dire la possibilité de communiquer des préceptes, des idées, des sentiments à la société qui l’entoure. Selon un hadith d’Imam Ali A.S., la langue de l’être humain est si légère[1] mais son pouvoir est si dévastateur.

Tous les Prophètes d’Allah SWT ont reconnu que la façon dont ils utilisaient leur langue, la manière dont ils utilisaient le pouvoir de la parole leur permettait de faire passer leur message. Nous savons tous que chacun des Prophètes d’Allah SWT parlait à son peuple dans son langage. Cela ne veut pas dire simplement qu’ils parlaient en arabe aux arabes, en hébreu à ceux qui venaient de ces régions où l’on parlait l’hébreu ou en arménien. Cela signifie qu’ils s’adaptaient au niveau de leur auditoire. De plus, ils reconnaissaient que l’éloquence était vitale. Par exemple, les habitants de Makka se sont tournés vers l’Islam grâce au fait que le Saint-Prophète SAW faisait preuve de cette éloquence dans ses discours et grâce à l’arabe du Saint-Qouran.

C’est pour cela que quand Nabi Moussa A.S. voulait aller voir Fir’aun, il souhaitait que son frère[2] Haroun soit son porte-parole car il pensait que Haroun était plus éloquent que lui.

Imam Zainoul Abidine A.S. n’était pas le premier Massoume à délivrer un si beau discours. Son arrière grand-père, le Saint-Prophète SAW avait prononcé de nombreux discours sensationnels comme le discours d’adieu qu’il a fait à Ghadir. De même son grand-père Imam Ali A.S. a prononcé de nombreux discours incroyablement éloquents. D’ailleurs, le Nahjoul Balagha comporte plusieurs des sermons de notre premier Imam A.S. En outre, le sermon de sa grand-mère Fatima az-Zahra AHS à Fadak est remarquable. Même sa tante, Sayyida Zaïnab AHS utilisait un langage tellement parfait lors du discours qu’elle a prononcé dans le palais de Ibn Ziyad à Koufa que Ibn Ziyad lui a fait remarquer que la langue arabe qu’elle employait était tellement forte ! Elle répondit : « C’est à vous seulement que je m’adresse ainsi. Vous n’avez pas entendu mon vrai arabe. Si j’allais en profondeur dans la langue arabe, personne ici ne comprendrait ce que je dis. »

Aussi, l’éloquence d’Imam Zaïnoul Abidine A.S. comme celle de ses prédécesseurs, était telle qu’elle pouvait changer les gens. Et c’est pour cela que notre 4ème Imam, avant de commencer son khoutbo, nous donne 3 pré-requis à tout majalis parce que c’était là le premier majalis de l’Histoire. Il nous explique que celui ou celle qui organise un majalis et celui ou celle qui récite un khoutbo ou un majalis doit respecter ces 3 principes. Il dit tout d’abord : « Tout ce que j’ai dit c’est pour plaire à Allah SWT. » Le premier but du majalis est qu’il soit prononcé pour plaire à Allah SWT et personne d’autre. Le second but est, selon Imam Zaïnoul Abidine A.S., le « islah » c’est-à-dire unir et réformer la Oummah. Notre 4ème Imam A.S. n’attaque pas Yazid, il ne le traite pas de tous les noms mais il lui dit : « Laissez-moi vous parler des bases de cette religion et de ceux qui l’ont fondée. » Il nous montre ici que l’analyse académique des arguments est plus constructive que l’attaque. Le majalis doit être une université. Le 3ème but du mimbar selon Imam A.S. est « ajran azimah » c’est-à-dire qu’il y a beaucoup de récompenses pour ceux qui s’assoient sur le mimbar et autour du mimbar. Dans le Hadith-e-Kiça, il est mentionné que quand nous assistons et écoutons les paroles de Rassoulillah et de sa famille, Allah SWT envoie Ses Bénédictions à cet endroit. Il y a des récompenses incroyables ! Imam Zaïnoul Abidine A.S. dit : « Il y a de grandes récompenses pour ceux qui sont en train d’écouter mon khoutbo ». Il le précise avant même de commencer son sermon. Même ceux qui sont assis dans le palais de Yazid méritent les bénédictions d’Allah SWT !

Voyons maintenant le contexte de ce sermon. Pourquoi Imam A.S. fait-il ce discours ? Tout d’abord parce que Yazid était un poète remarquable. Yazid bin Mouawiyah était l’un des poètes les plus renommés de l’histoire Arabe. Quand quelqu’un lui posait une question, il répondait en composant des vers. Il avait une éloquence exceptionnelle alors qu’il n’avait qu’une trentaine d’années. Il avait l’habitude de dire : « Si vous voulez vous adresser à moi, parlez-moi de manière poétique. » C’est pour cela que quand Sayyida Zaïnab AHS a prononcé son discours, il lui a dit : « J’admire votre arabe » parce qu’il avait une certaine fierté concernant son langage.

Yazid composa un poème de 3 vers dans lequel il s’adressait à Imam Zaïnoul Abidine A.S. Il disait : « Je ne crois pas en cette religion. J’aurais aimé que mes ancêtres de Badr soient présents pour voir que je vous ai vaincu. » Astaghfiroullah ! Badr était-ce une bataille entre les Bani Hashim et les Bani Oumayyah ou une guerre entre l’Islam et l’Ignorance[3] ? Quand Yazid dit « J’aurais aimé que mes ancêtres de Badr soient là », il voulait dire « J’aurais aimé que Abou Soufiyane, Outbah bin Rabiah, Abou Jahl, Walid bin Moughairah soient ici présents ». Imam Zaïnoul Abidine A.S. était assis en bas. Imaginez combien c’était une grande insulte qui lui était adressée à travers ce poème !

La deuxième raison pour laquelle notre 4ème Imam A.S. prononça ce discours dans le palais de Damas était que Yazid avait accroché la tête de son père Imam Houssein A.S. sur une lance.

Troisièmement, Imam A.S. remarqua qu’il y avait parmi l’assemblée des rabbins juifs et des prêtres chrétiens. Les mots qu’il choisit montrent qu’il était capable de faire trembler l’empire[4]. Il ne pensait pas seulement aux hommes de Yazid ; il se rendait compte qu’il y avait aussi là des hommes de religion[5]. Il se dit en lui-même : « Ces prêtres chrétiens qui sont là ont lu à propos de mon grand-père[6] dans leur Bible. Si je réussis à bien m’exprimer, je pense que ces religieux se tourneront vers la religion. »

Quatrièmement, le contexte était tel que les gens avaient complètement oublié qui étaient les Ahloul Bayt. Quand il entrait au palais, un homme dit à Imam Zaïnoul Abidine A.S. : « Je prie Allah pour ce qui vous est arrivé à vous et à votre famille. Qu’Allah et Yazid vous anéantisse ! » Notre 4ème Imam A.S. lui répondit : « Avez-vous lu dans le Saint-Qouran à propos des Ahloul Bayt ? » Il dit : « Bien sûr ! » Imam A.S. répliqua : « Savez-vous qui nous sommes ? Savez-vous qui sont ces femmes qui marchent sur la pointe des pieds à cause des chaînes ? » Il répondit que non. À ce moment-là, notre 4ème Imam A.S. lui dit : « Nous sommes les Alé Mouhammad. » Les Syriens avaient complètement oublié qui étaient les Ahloul Bayt et ils n’auraient jamais imaginé un seul instant que les descendants du Saint-Prophète SAW seraient emmenés dans un palais comme cela.

Gardant tout cela à l’esprit, Imam Zaïnoul Abidine A.S. commença son sermon. Lorsque tout le monde était assis pour écouter, il dit : « Ô les gens ! Allah SWT nous a donné la vertu de 6 façons : Il nous a accordé un Savoir tel qu’Il ne l’a accordé à personne d’autre, Il nous a donné une éloquence remarquable, un courage exceptionnel, une persévérance incroyable, une extrême générosité et l’amour des croyants[7] pour nous. Parmi ces 6 vertus, j’aimerais que vous gardiez une en tête : Allah SWT nous a accordé une persévérance sensationnelle. Allah SWT nous a donné la patience de supporter tout ce que vous nous ferez subir dans ce monde. Il veut montrer à Yazid que ce qu’il fait subir à cette famille ne la fera pas changer d’avis. Imam A.S. souhaite prouver à Yazid que peu importe ce qu’il fera endurer à sa famille, pas un seul de ses membres ne s’éloignera de la Vérité. Il veut dire à Yazid que les Ahloul Bayt ont le sabr dans leur sang, qu’ils ont toujours été persévérants.

Nous nous souvenons de toutes les souffrances que notre Saint-Prophète SAW a du subir. Le Prophète Mouhammad SAW a affirmé : « Aucun autre Prophète n’a subi autant de peine que moi ». Quand Rassoulillah se rendit à Taïf pour emmener ses habitants à l’Islam, les gens jetèrent des cailloux sur lui. Son visage était tout plein de sang. Hakaam ibn Aas, le père de Marwan, avait une résidence secondaire à Taïf. Il était assis confortablement dans sa maison et regardait la scène. Il dit : « Mouhammad essaie d’emmener sa sorcellerie ici et voilà ce que les gens lui ont fait en retour. Ils l’ont bombardé de jets de pierre. Est-ce qu’il pense réellement qu’il pourra changer les habitants de Taïf ? » Il avait un servant, Oudas, qui avait perdu sa mère à un jeune âge et il l’avait pris en charge. Les membres de sa famille étaient les seuls à connaître son nom. Hakaam dit à Oudas : « Toi qui est chrétien, Mouhammad croit également en un Dieu Unique, vas apporter ces raisins à Mouhammad. » Vous voyez cette scène dans le film Le Message. Oudas se dirigea vers Rassoulillah dont le visage était rempli de sang. Rassoulillah le regarda et dit : « Oudas, c’est toi ? » Le serviteur sursauta : « Comment savez-vous mon nom ? » Le Saint-Prophète SAW ajouta : « Ta mère a connu des moments difficiles quand elle était enceinte de toi. » Oudas demanda : « Comment êtes-vous au courant de tout cela ? » Il répondit : « Je suis un Prophète d’Allah SWT et Il m’a révélé tout cela à propos de toi. » Oudas regarda le Prophète Mouhammad et lui dit : « Je suis désolé de la façon dont les gens vous ont traité. » Le Saint-Prophète SAW dit : « Ne t’en fais pas Oudas, ils ne connaissent pas. Qu’Allah les pardonne ! » Regardez le caractère de Rassoulillah ! Il demande à Allah de pardonner ceux qui l’ont mis à sang ! Oudas devint musulman.

Imaginez quelle doit être la persévérance de Sayyida Fatima az-Zahra AHS lorsque certains compagnons du Saint-Prophète SAW sont venus chez elle et y ont mis le feu. Cette même maison que tout le monde honorait 6 mois plus tôt car c’était la maison du Prophète d’Allah !

Nous nous souvenons de la patience dont a fait preuve Amiroul Moeminine Imam Ali A.S. quand la direction lui fut retirée et qu’on l’a mis de côté pendant 25 ans. C’est encore une fois la persévérance qui a aidé Imam Hassan A.S. lorsqu’il a signé le traité avec Mouawiyah. À Karbala, notre 3ème Imam A.S. pleurait tellement quand il était tombé par terre. Shimr et ses amis lui demandèrent : « Pourquoi pleurez-vous ? » Il répondit : « Cela me fait de la peine de savoir qu’à cause de moi vous irez dans le feu de l’enfer.[8] »

Dans son sermon, Imam Zaïnoul Abidine A.S. dit ensuite : « Allah nous a donné l’excellence à travers 7 personnalités :

  1. le Saint-Prophète SAW
  2. Amiroul Moeminine dont je vais vous parler davantage dans un instant
  3. Hamza, le lion de Dieu et le lion de Son Prophète
  4. Djaffar-e-Tayyar qui voyage avec ses ailes au Paradis
  5. Sayyida Fatima Az-Zahra AHS
  6. Imam Hassan A.S.
  7. Imam Houssein A.S.

Pourquoi est-ce qu’Imam A.S. cite Hamza ? Il veut rappeler à Yazid que sa grand-mère a tué mon grand-oncle. Le décès de Hamza avait fait tellement de peine au Prophète Mouhammad qui rappelait de temps en temps aux gens que son oncle avait tout sacrifié pour l’Islam.

Notre 4ème Imam A.S. parle de Djaffar-e-Tayyar car il a été assassiné par les Romains en Jordanie. Yazid avait l’habitude de boire de l’alcool et de faire la fête avec les Romains. Imam A.S. voulait rappeler à Yazid que ce sont ces mêmes Romains qui ont assassiné son arrière grand-père. Il souhaitait que les musulmans soient au courant que son grand-père avait été tué par les mêmes personnes que le Calife de l’Islam fréquente.

Puis Imam A.S. continue en évoquant le Mehraj. Il dit : « Je suis le fils de celui qui fut porté par le Bouraq dans les airs. Je suis le fils de celui qui a prié avec les anges du ciel. Je suis le fils de celui qui se rendit du Masjid al-Haram au Masjid al Aqssa. » Pourquoi parle-t-il du Mehraj ? Parce que les Bani Oumayyah prétendaient que le Mehraj n’a jamais eu lieu. Ils disaient que le Mehraj était une invention de l’esprit, que c’était un rêve. Mouawiyah avait l’habitude de dire : « Mouhammad n’est pas parti au Mehraj. Il a simplement rêvé de cela. » Les Bani Oumayyah n’acceptaient pas le Mehraj car c’était durant ce voyage que le Saint-Prophète SAW reçut un statut élevé. En niant le Mehraj, ils pouvaient déclarer que Mouhammad n’avait rien de spécial et qu’il était un homme ordinaire.

70% du sermon est constitué par les Fazaïl de son grand-père Amiroul Moeminine. Notre 4ème Imam A.S. consacre plus de la moitié de son khoutbo à décrire les mérites d’Imam Ali A.S. Dès qu’il finit de parler du Saint-Prophète SAW, il se met à évoquer notre 1er Imam A.S. d’une façon incroyable car les Bani Oumayyah avaient complètement déformé son image. Vous savez comment ils éduquaient leurs enfants ? Ils leur disaient : « Faites attention dans la nuit au fantôme d’Ali ibne Abi Talib ! » Pour faire peur à leurs enfants, ils leur disaient que Ali pourrait arriver furtivement.

Imam Zaïnoul Abidine A.S. parle longuement d’Imam Ali A.S. dans son sermon. Parmi tant de choses que nous ne citerons pas ici, il dit : « Je suis le fils de celui qui a combattu à Badr, Ohod et Hounayn ». Pourquoi évoque-t-il seulement ces 3 batailles ? Pourquoi pas Khandaq ? Pourquoi ne cite-t-il pas Khaybar ? Notre 4ème Imam A.S. parle de Badr car dans cette guerre, 35 des 70 opposants ont été tués par Ali ibne Abi Talib A.S. Le grand-père de Yazid, Outbah bin Rabiah[9], a été tué par notre 1er Imam A.S. à Badr[10]. Imam Zaïnoul Abidine A.S. parle de Ohod car à Ohod, tous les autres compagnons se sont enfuis ; seul Imam Ali A.S. est resté ferme et n’a pas abandonné le Saint-Prophète SAW un seul instant dans cette montagne. 50 ennemis ont entouré le Prophète Mouhammad SAW et Ali ibne Abi Talib A.S. Notre 1er Imam A.S. défendait son Prophète de telle façon que l’ange Djibraïl vint voir le Saint-Prophète SAW et lui dit : « Quel protecteur noble vous avez en la personne d’Ali ibne Abi Talib ! »

Maintenant, pourquoi notre 4ème Imam A.S. cite-t-il la bataille de Hounayn ? Parce que dans cette bataille, Imam Ali A.S. a fait preuve d’une grandeur exceptionnelle. Hounayn a eu lieu 2 ans avant le décès de Rassoulillah. Durant cette bataille, contrairement aux précédentes, le Saint-Prophète avait une puissante armée. Il disposait de 12 000 soldats alors que l’opposition n’en avait que 4000[11]. Le Saint-Prophète SAW se battait contre les Bani Thaqif et les Bani Hawazin. Ils avaient des soldats barbares[12] et ces 2 tribus arabes ne s’étaient pas encore tournées vers l’Islam. Ils refusaient le message de Mouhammad SAW. Ils avaient 2 soldats réputés Outhman ibne Abdoullah et Malik bin Awf Nassri. Ils n’avaient jamais perdu aucune guerre. Ils se sont dit : « Peu importe si les musulmans sont bien plus nombreux que nous. Nous pouvons les combattre à condition de supprimer un seul homme : Amiroul Moeminine. » Ils ont décidé de faire face tous les deux à Ali ibne Abi Talib A.S. Ils savaient très bien que certains compagnons du Saint-Prophète SAW l’avaient déjà abandonné dans des batailles précédentes. Ils ont concocté un plan : ils ont décidé de piéger les musulmans entre 2 montagnes. « Une fois qu’ils seront coincés entre les deux montagnes, nous enverrons des flèches de toutes parts. Les soldats s’enfuiront, épeurés. À ce moment-là, nous rechercherons Ali ibne Abi Talib A.S. et nous le finirons… » se dirent-ils. Sur les 12 000 soldats, seuls 8 sont restés fermes[13]. Les autres étaient tellement paniqués qu’ils couraient dans tous les sens, essayant de sauver leurs peaux. Imam Ali A.S. tua les leaders et après cela, les soldats ennemis s’enfuirent tous. Imam Zaïnoul Abidine A.S. veut montrer à l’assistance[14] que c’est grâce à son grand-père Ali A.S. que cette religion est encore là.

Puis, notre 4ème Imam A.S. continue : « Je suis le fils de celui qui a été tué à Karbala…Je suis le fils de celui qu’on a laissé assoiffé jusqu’à la mort… »

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Qui est l’imam Hussein (AS) ?

L’imam Hussein (AS) est le deuxième fils sorti de la sainte union entre le commandeur des croyants Ali ibn Abi Talib et la dame la plus prestigieuse du monde, Fatouma Zahra fille du saint Prophète Mohammad (paix et bénédiction sur eux) . L’imam Hussein est né le 3 Chabane de la 4ème année de l’hégire à Médine.

L’imam Hussein avait vécu six ans à côté de son grand père, le saint Prophète Mohammad. Après la mort de ce dernier, l’imam Hussein resta avec son père, le commandeur des croyants Ali ibn Abi Talib .

Après le martyre de son frère aîné l’imam Hassan ibn Ali, sur ordre divin, l’imam Hussein devient imam de la communauté islamique, une communauté qui fut fondée et dirigée pour la première fois par son grand père. Comme son père et son frère, l’imam Hussein vécut aussi dans les conditions les plus pénibles.

A cette époque les lois divines n’étaient plus respectées, car Moawiya ibn Abou Soufiane avait illégalement gouverné pendant une dizaine d’années, et avait acquit une puissance et une autorité dans l’empire islamique. Moawiya avait tout fait pour écarter à jamais la progéniture de l’envoyer de Dieu du califat, et transmettre le califat à son fils Yazid et à ses descendants.

Moawiya avait utilisé tous les moyens possibles pour humilier et opprimer l’imam Hussein et tout celui qui manifestait son affection envers la progéniture du saint Prophète. Avant sa mort, Moawiya réussit à transmettre le califat à son pervers fils Yazid, et le conseilla de ne pas s’occuper de l’imam Hussein, si ce dernier refuse de lui prêter le serment d’allégeance.

Les chiites et les sunnites affirment que Yazid n’avait aucune qualité morale ou spirituelle pour diriger la communauté islamique, car il fut buveur d’alcool, fornicateur, assassin… Certains historiens ont dit que Pharaon était préférable à Yazid, car Pharaon ne maltraitait pas sa propre population, mais Yazid torturait et opprimé la sienne.

Lorsque Yazid accéda illégalement au califat, il négligea les conseils de son père, il ordonna au gouverneur de Médine d’obtenir le serment d’allégeance de l’imam Hussein. Au cas d’un refus, il n’a qu’à lui couper la tête et l’envoyer à Damas.

Après avoir été informé par le gouvernement de Médine sur cette demande, l’imam Hussein partit avec sa famille vers la maison de Dieu à la Mecque, où il resta au moins quatre mois. Cette nouvelle s’était propagée dans toute la communauté islamique, beaucoup des gens qui étaient contre les califats de Moawiya et de son fils Yazid avaient écrit des lettres à l’imam pour lui exprimer leur affection et soutien.

Plusieurs personnes étaient prêtes pour se soulever contre le gouvernement de Yazid. C’est pourquoi les habitants de la ville de Koufa en Iraq, avaient invité l’imam chez eux pour qu’il soit leur chef. La situation était devenue dangereuse pour Yazid.

Avant de quitter la Maison de Dieu, l’imam Hussein avait accomplit le pèlerinage, mais il du écourter les rites de ce dernier, car il avait comprit que les espions de Yazid étaient venus à la Maison de Dieu en pèlerins afin de le tuer pendant les rites de ce devoir sacré. L’imam s’était levé au milieu des pèlerins venus de tous les coins de la région et avait fait un bref discours, il expliqua aussi aux musulmans qu’il va tomber en martyre.

L’imam Hussein savait que son assassinat était inévitable, il était déterminé lui aussi à ne pas prêter le serment d’allégeance à Yazid l’imposteur, il quitta donc la Maison de Dieu pour aller vers Koufa (en Iraq), où les gens l’attendaient.

Quand Yazid apprit que l’imam se rendait à Koufa, il envoya son armée pour aller barrer la route à l’imam afin de ne pas arriver à Koufa et d’obtenir son allégeance. Et quand les gens de Koufa avaient apprit cela, ils avaient eu peur d’être massacré par les combattants de Yazid.

Quand l’imam se dirigeait vers Koufa et avant d’y arriver, il envoya Muslim ibn Aqil (son cousin) pour voir si les gens de cette ville étaient toujours fidèles à leurs paroles.

Malheureusement ce dernier sera trahi et exécuté d’une façon horrible. Quand l’imam, sa famille et ses partisans arrivèrent à Karbala (nom d’un désert près de la ville de Koufa), ils furent encerclés par une armée composée de trente mille hommes, comme disent plusieurs historiens. Ils restèrent affamés et assoiffés durant toute cette période.

Pendant ce siège (qui dura dix jours), l’imam Hussein consolida ses hommes pour un combat inégal et inévitable. Il avait dit à ses hommes que :

 » O gens! L’envoyé de Dieu a dit: Celui qui voit un sultan injuste qui autorise ce que Dieu a interdit, qui transgresse le pacte qu’il a conclu devant Dieu, qui dévie la Tradition de l’envoyé de Dieu, qui opprime les Musulmans et commet des péchés contre eux, sans s’opposer à lui (le sultan) même par une parole ou une action, Dieu va lui réservé le même traitement qu’IL réserve à ce sultan « .

Au neuvième jour du mois de Moharram, l’armée ennemie lança un dernier ultimatum à l’imam Hussein, afin de choir entre : prêter le serment d’allégeance et la mort. L’imam leur répondit que :  » Je ne vois en la mort que le bonheur, et en la vie avec les oppresseurs que l’angoisse « .

Et leur demanda un délai pour prier son Seigneur. L’imam Hussein passa la nuit du neuf au dixième jour par des prières, des invocations, des causeries avec sa famille et ses compagnons. Tout le monde était déterminé d’aller jusqu’au bout, personne ne voulait fuir et abandonner le petit fils de l’envoyé de Dieu seul.

Le lendemain fut un vendredi, jour de Achoura, le dixième jour du mois Moharram. Dès le levé du soleil, l’armée ennemie commençait déjà à dresser leurs lances, flèches et sabres contre le camp de l’imam. L’imam Hussein entreprit l’organisation de sa petite troupe, et confia l’étendard à son frère Abbas ibn Ali.

Avant le combat, l’imam Hussein essaya une fois de plus, de ramener les combattants ennemis à la raison, afin de ne pas participer à cette guerre qui leur ouvrait les portes de l’enfer. L’imam avait levé le saint coran et leur dit :

 » O gens! Nous avons en commun le Livre de Dieu et la Tradition de mon grand-père, l’envoyé de Dieu. Il continua : Ne voyez-vous pas l’épée de l’envoyé de Dieu, son habit de guerre et son turban sur moi? Ils répondirent :  » Si « . Il leur demanda alors :

Pourquoi vous vous battez donc contre moi? Il répondirent : Par obéissance à l’Emir Obeidullah Ibn Ziyâd « . Tous ces appels étaient vains, seul un combattant au nom de Hour Ibn Yazid al Riyâhi accepta de rejoindre le camp de l’imam pour mourir en martyre avec lui.

Au début, le combat fut en duel, mais quand l’armée ennemie a constaté qu’elle a subit des graves pertes en hommes et en matériels, elle abandonna cette sorte de combat pour lancer successivement des flèches et des pierres vers le camp de l’imam Hussein. Après quelques temps ils finirent par envahir la petite troupe restante de l’imam.

Il y eu un combat terrible qui se termina par un recul de l’ennemi. Au moment de l’assaut final, l’armée ennemie parvint à massacrer la famille et les compagnons de l’imam Hussein l’un après l’autre. L’imam Hussein lança un dernier appel pour la protection des veuves et des orphelins de la famille de l’envoyé de Dieu en ces termes :

 » N’y a-t-il donc personne pour défendre la famille de l’envoyé de Dieu ? N’y a-t-il pas un monothéiste qui craint Dieu pour ce qui nous arrive ? N’y a-t-il personne qui nous vienne en aide par amour de Dieu ? « 

L’imam resta seul sur le champ de bataille, après une forte résistance il finit par être atteint d’une flèche au menton. Après cela Chimr ibn al Jawchan avança et lui coupa la tête. Les combattants de l’armée de Yazid pillèrent et brûlèrent les tentes qui abrités les femmes et les enfants. Ensuite les ennemis de l’islam coupèrent les têtes des combattants de l’imam, les mirent à nus et les laissèrent sur le sol sans les enterrer.

Ils emmenèrent les membres restant de la famille de l’imam ainsi que les têtes des martyrs, à Koufa pour les exhiber dans les rues.

C’est ainsi que l’imam Hussein avait sauvé l’islam des griffes et de la tyrannie des omeyyades. Que Dieu maudisse tous ceux qui ont assassiné l’imam Hussein, qui ont comploté contre lui ou qui ont réjoui de son assassinat.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=174:qui-est-limam-hussein-as&catid=117&Itemid=573

Al-Hussayn fait partie de moi, et je fais partie d’al-Hussayn

Le Prophète dit :  «Al-Hussayn fait partie de moi, et je fais partie d’al-Hussayn. Dieu aimera celui qui aura aimé al-Hussayn» (Al-Tarmathî, cité par Ibn Kathîr dans « Istich-hâd al-Hussayn », op. cit. p. 139)

Al-Hussayn est le fils de l’Imam Ali  (cousin, gendre et successeur du Prophète) et de la Dame Fatima al-Zahrâ (la fille du Prophète de la Dame Khadîjah). Il est le troisième Imam des Musulmans Chiites, après son père, l’Imam ‘Ali Ibn Abi Tâlib, et son frère l’Imam al-Hassan :  Il est le petit-fils du Prophète (P), et son calife (successeur), et il est l’ancêtre des neuf Imâms qui lui ont succédé. Il mourut martyr à Kerbala le Vendredi 10 muharram en l’an 63 A.H., à Karbala, au cours de la bataille de ‘Âchourâ’, après avoir subi la soif et l’oppression pendant plusieurs jours.

ٍSa Naissance et Education

Al-Hussayn est né à Médine, le 25 Cha’bân de l’an 4 de l’Hégire. La famille du Prophète l’a accueilli à sa naissance avec amour et tendresse, et c’est le Messager de Dieu, lui-même, qui lui donna le nom d’al-Hussayn. Al Hussein (P) reçut du Prophète (P) les mêmes sacrements que ceux reçus par son frère à sa naissance (l’azan et l’iqâma dans les oreilles, le rasage, le don d’une certaine quantité d’argent, etc.).

Le septième jour de sa naissance, l’Imam Ali (as) fit le sacrifice du mouton et distribua la viande aux pauvres et aux orphelins.

Al-Hussayn fut élevé et grandi par le Prophète, l’Imam ‘Ali et Fâtimah al-Zahrâ. Il fut donc nourri de la morale prophétique et élevé selon les principes du Message islamique, les principes du Bon Droit, de la justice et de la dignité. Comme pour son aîné al Hassan , al Hussein(as) eut comme mentor le Prophète(sas) ainsi que ses parents, le meilleur des entourages possibles pour une parfaite éducation.

Al Hussein (as) passa ses 7 premières années avec son grand-Père, malgré son jeune âge, il apprit toute la morale du sceau de la prophétie jusqu’au jour où Allah décida de reprendre son dernier Messager auprès de lui.

A l’âge de 7 ans il perdit son père le Prophète de l’Islam (P) mais retrouva cet autre illustre père qu’était l’Imam ‘Ali (P). Ce dernier prit donc en charge de continuer à parfaire l’éducation de ses enfants Al Hassan (P) et Al Hussein (P) qui, ne n’oublie pas, étaient désignés par Dieu pour être des Imams comme l’avait déjà annoncé le Prophète (P).

C’est ainsi que le père (‘Ali) et les deux enfants (Al Hassan et Al Hussein) furent éduqués par la même personne : le Prophète (P) à la fois cousin et beau-père pour l’un mais aussi père et grand-père pour les autres. Dieu assurait ainsi la pérennité de Ses Enseignements à travers une Sainte Lignée, celle des Descendants du Prophète (P) dont l’éducation était l’œuvre de Dieu Lui-même à travers les mains du Prophète Mohammad (P) , le meilleur de tous les êtres que Dieu a créés.

Après la mort du prophète et durant l’imamat de son père et frère et son propre imamat

Le Prophète (saw) : le premier à pleurer le martyr d’al-Hussein.

L’Imam Ali , cité par Ahmad ibn Hanbal a raconté :  » Un jour, en entrant chez le Messager de Dieu, j’ai vu que ses yeux débordaient de larmes. Aussi lui demandai-je: – Qu’est-ce qui te fait pleurer Ô Messager de Dieu? -L Ange Gabriel, dit-il, vient de me quitter. I1 m’a informé qu’al-Hussein serait tué près de l’Euphrate. Et me demandant, « veux-tu sentir la terre où il sera tué »?, il tendit sa main, ramassa une poignée de terre et me la donna. Je n’ai pu alors empêcher mes yeux de déborder de larmes ». cité par Ibn Kathir

Après cela, al Hussein (as) passa 30 ans sous l’ombre de l’Imamat de son père Ali (as) et endurait avec lui et son frère l’injustice des musulmans. Par la suite, il allait participer pleinement au grand sacrifice qui tentera de préserver l’unité de l’Islam.

Son frère aîné al Hassan(as) devint Imam après le décès de son père. Al Hassan(as) fut assassiné sous l’ordre de Mo’awiyah ibn abou Soufiane, qui voulait par ce crime créer le vide spirituel et politique, afin de faciliter l’accession future de son fils Yazid au pouvoir de l’Islam.

Après le martyr de son frère, al Hussein(as) devint Imam pour une période de dix ans. Durant ces 10 ans Mo’awiyah resta Calife excepté les 6 derniers mois, qui coïncideront à l’accession de Yazid  au Califat. A la fin de ces 6 derniers mois, al Hussein (as) allait devenir le maître des martyrs.

L’Imam Hussein (as) vécut dans des conditions de répression et de persécution des plus pénibles. Ceci parce que les lois religieuses avaient perdu beaucoup de leur poids et de leur crédit, alors que les édits du gouvernement omeyyade avaient acquis une puissance et une autorité totale. De plus, Mo’awiyah et ses collaborateurs utilisèrent tous les moyens possibles pour écarter définitivement du pouvoir la famille du Prophète et les chi’ites, et supprimer ainsi le nom d’Ali et celui de sa famille. Par-dessus tout, Mu’awiyah voulait renforcer l’assise du califat de son fils, Yazid, auquel un important groupe de musulmans était défavorable, en raison de son manque de principes et de scrupules. Afin d’écraser toute opposition, Mo’awiyah prit de nouvelles mesures plus sévères. L’Imam Hussein (as) dut endurer toutes sortes d’humiliations de la part de Mo’awiyah et de ses collaborateurs; jusqu’à ce qu’au milieu de l’année 60, Mo’awiyah mourut et que son fils Yazid prit sa place.

Prêter allégeance (bay’ah) était une vieille pratique arabe accomplie dans les occasions importantes, telles que l’intronisation d’un nouveau roi. Ceux qui étaient gouvernés, et surtout les plus connus d’entre eux, donnaient leurs mains en signe d’allégeance, de consentement et d’obéissance à leur prince ou leur roi, leur manifestant ainsi leur approbation. Le désaccord après l’allégeance était considéré comme un déshonneur pour une tribu de même que résilier un contrat après l’avoir signé officiellement était considéré comme un crime. Suivant l’exemple du Prophète, les gens pensaient que l’allégeance, quand elle était prêtée librement et non par force, faisait autorité . Mo’awiyah le maudit demanda aux notables de prêter allégeance à Yazid mais n’imposa pas cette requête à l’Imam Hussein(as), Il avait dit à Yazid dans ses dernières volontés, que si Hussein (as) refusait de prêter allégeance il devait faire comme si de rien n’était, car il avait bien compris les conséquences désastreuses du recours à la force.

Mais à cause de son égoïsme et de sa témérité, Yazid négligea le conseil de son père et, immédiatement après la mort de ce dernier, ordonna au gouverneur de Médine d’obtenir de force un serment d’allégeance de l’Imam Hussein (as), ou alors d’envoyer sa tête à Damas.

Après que le gouvernement de Médine eût informé l’Imam Hussein (as) de cette demande, ce dernier demanda un délai de réflexion avant de répondre et partit dans la nuit avec sa famille vers la Mecque. Il chercha refuge dans le sanctuaire de Dieu, lieu officiel de refuge et de sécurité. Cet événement advint vers la fin du mois de Radjab et le début de Sha’bân de l’an 60 de l’Hégire. Pendant près de quatre mois l’Imam Hussein (as) demeura à la Mecque, en réfugié. Cette nouvelle se répandit à travers tout le monde islamique. D’une part, beaucoup de personnes qui étaient lasses des iniquités de Mo’awiyah et encore plus mécontentes lorsque Yazid devint calife, écrivirent à l’Imam Hussein (as) et lui exprimèrent leur sympathie. D’autre part, un torrent de lettres commença à affluer, spécialement de l’Iraq et surtout de la ville de Kufa, invitant l’Imam (as) à aller en Iraq et à accepter de prendre la tête de la population locale dans le but de provoquer un soulèvement et de réprimer l’injustice et l’iniquité. Une telle situation était certainement dangereuse pour Yazid.

Le séjour de l’Imam Hussein (as) à la Mecque se prolongea jusqu’à l’époque du pèlerinage, alors que des musulmans de toutes les régions du monde arrivaient par groupes pour accomplir les rites du Hadjdj . L’Imam découvrit que quelques uns des partisans de Yazid étaient entrés à la Mecque comme pèlerins, avec mission de le tuer pendant les rites du Hajj, à l’aide d’armes cachées sous leurs habits de pèlerins (ihràm).

L’Imam (as) abrégea les rites du pèlerinage et décida de partir. Il se dressa au milieu de la grande foule des pèlerins et, en un bref discours, annonça qu’il s’apprêtait à partir pour l’Iraq. Dans ce discours, il déclara également qu’il tombera en martyr et demanda aux musulmans de l’aider à atteindre le but qu’il s’était fixé et d’offrir leurs vies sur le chemin de Dieu. Le jour suivant, il partit avec sa famille et un groupe de ses compagnons pour l’Iraq.

L’Imam Hussein (as) était déterminé à ne pas prêter serment d’allégeance à Yazid et savait très bien qu’il serai tué. Il était conscient que sa mort était inévitable en face de la puissance militaire effrayante des Omeyyades, favorisée par la corruption dans certains secteurs, le déclin spirituel, le manque de volonté dans le peuple.

Sur le chemin de Kufa et à quelques jours de marche de la ville, il reçut la nouvelle que l’agent de Yazid à Kufa avait exécuté le représentant de l’Imam dans la cité ainsi que l’un de ses sympathisants bien connu à Kufa. Leurs pieds avaient été attachés et ils furent traînés dans les rues. La ville et les environs avaient été placés sous stricte surveillance et d’innombrables soldats de l’ennemi attendaient Hussein. Il n’y avait pas d’autre choix pour lui que d’avancer vers la mort. Ce fut là que l’Imam exprima sa ferme détermination à aller de l’avant et à mourir en martyr.

A soixante dix kilomètres de Kufa dans un désert nommé Karbala, l’Imam et son entourage furent encerclés par l’armée de Yazid : Pendant huit jours, ils demeurèrent là, alors que l’encerclement se rétrécissait et que le nombre des ennemis augmentait. Finalement l’Imam, avec sa famille et un petit nombre de ses compagnons furent encerclés par une armée de trente mille soldats.

Durant ces jours, l’Imam (as) fortifia sa position et fit une sélection parmi ses compagnons. La nuit, il appela ses compagnons et, en une brève allocution déclara qu’il n’y avait rien à espérer sinon la mort et le martyre; il ajouta que, puisque l’ennemi n’était intéressé qu’à sa propre personne, il les libérait de toute obligation afin que, s’ils désiraient fuir dans l’obscurité de la nuit ils puissent sauver leur vie.

Ensuite, il ordonna d’éteindre les lumières et la plupart de ses compagnons, qui l’avaient rejoint par intérêt personnel, se dispersèrent. Seuls restèrent une poignée de ceux qui aimaient la vérité – environ quarante parmi ses proches collaborateurs – et quelques uns des Banou Hâchim. De nouveau, l’Imam (as) rassembla ceux qui restèrent et les soumit à une épreuve. Il s’adressa à eux, compagnons et proches hâchimites, leur répétant que l’ennemi ne s’intéressait qu’à sa personne . Chacun pouvait tirer avantage de l’obscurité de la nuit et échapper au danger. Mais cette fois, les fidèles compagnons de l’Imam répondirent, chacun à sa manière, qu’ils ne dévieraient pas un seul instant du chemin de la vérité dont l’Imam était le guide et qu’ils ne l’abandonneraient jamais. Ils dirent qu’ils défendraient sa famille jusqu’à leur dernière goutte de sang et aussi longtemps qu’ils pourraient tenir un sabre à la main.

Au neuvième jour du mois, un dernier ultimatum l’invitant à choisir entre  » prêter serment d’allégeance ou la guerre  » fut adressé à l’Imam par l’ennemi. L’Imam (as) demanda un délai pour prier toute la nuit et se détermina à entrer dans la bataille le jour suivant. Au dixième jour de Moharram de l’an 61 , l’Imam s’aligna en face de l’ennemi avec son petit groupe de fidèles, de moins de quatre vingt dix personnes se composant de quarante de ses compagnons, et de trente membres de l’armée ennemie qui l’avaient rejoint pendant la nuit et le jour de la bataille ainsi que de sa famille hâchimite: enfants, frères, neveux, nièces et cousins.

Ce jour là, ils se battirent jusqu’à leur dernier souffle, et l’Imam, les jeunes hâchimites et ses compagnons tombèrent tous en martyrs. Parmi ceux qui furent tués figuraient deux enfants de l’Imam Hassan, qui n’étaient âgée que de treize et onze ans, ainsi qu’un enfant de cinq ans et un nourrisson, tous deux fils de l’Imam Hussein.

L’armée de l’ennemi, après la fin de la bataille, pilla le harem de l’Imam et brûla ses tentes. Elle décapita les corps des martyrs, les dévêtit et les jeta sur le sol sans les enterrer. Ensuite, elle emmena les membres du harem – des femmes et des filles sans défense – ainsi que les têtes des martyrs, à Kufa Parmi les prisonniers, il y avait trois hommes de la famille de l’Imam : un de ses fils, âgé de vingt deux ans, qui était très malade et incapable de bouger, Ali Ibn Hussein, le futur quatrième Imam, le fils de ce dernier, alors âgé de quatre ans, Mohammad Ben Ali, qui devait devenir le cinquième Imam et enfin Hassan Moçannâ, le fils du deuxième Imam qui était également le beau-fils de l’Imam Hussein et gisait blessé pendant la bataille, parmi les morts. Il fut trouvé presque mourant et grâce à l’intervention d’un général ne fut pas décapité. On l’emmena plutôt avec les prisonniers à Kufa et de là à Damas pour paraître devant Yazid.

L’événement de Karbala, la capture des femmes et des enfants de la Maison du Prophète, leur déplacement de ville en ville comme prisonniers et prisonnières et les discours prononcés par Zaynab, la fille d’Ali, ainsi que par le quatrième Imam, tous deux au nombre des prisonniers, provoquèrent la disgrâce des Omeyyades. De tels abus envers la famille du Prophète neutralisèrent la propagande soutenue par Mo’awiyah depuis des années. L’affaire prit de telles proportions que Yazid désavoua et condamna publiquement les actions de ses agents.

L’événement de Karbala joua un rôle majeur dans le renversement du gouvernement omeyyade, bien que son effet fut retardé. Il renforça également les racines du chi’isme. Comme conséquence immédiate, il y eut les révoltes et les guerres sanglantes qui se poursuivirent pendant douze années. Parmi ceux qui causèrent la mort de l’Imam, aucun ne put échapper à la vengeance punitive.

Quiconque étudie attentivement la vie de l’Imam Hussein et de Yazid et les conditions régnant à l’époque, se convaincra que l’Imam Hussein n’avait d’autre choix que de se faire martyriser. Jurer serment d’allégeance à Yazid aurait signifié une démonstration publique de mépris envers l’Islam, chose impossible pour l’Imam. Car Yazid, non seulement ne manifestait aucun respect pour l’Islam et ses commandements mais encore, foulait publiquement aux pieds, sans la moindre pudeur, ses fondements et ses lois. Les prédécesseurs, même s’ils s’opposaient aux règles religieuses, le faisaient toujours en conservant les apparences de la religion: ils respectaient la religion au moins dans ses formes extérieures. Ils s’enorgueillissaient d’être des Compagnons du Prophète et des autres saints personnages en lesquels le peuple avait confiance. De ceci, on peut conclure du caractère erroné de l’opinion de certains interprètes de ces événements selon qui les deux frères Hassan et Hussein, avaient des goûts différents, l’un choisissant la voie de la paix et l’autre la voie de la guerre, de sorte que l’un des frères fit la paix avec Mou’awiyah tout en étant fort d’une armée de quarante mille hommes, alors que l’autre partit en guerre contre Yazid avec une armée de quarante hommes. Nous voyons que le même Imam Hussein qui refusa de prêter serment à Yazid pour un jour, vécut pendant dix ans sous le gouvernement de Mou’awiyah de la même manière que son frère qui endura aussi pendant dix ans le règne de Mo’awiyah.

Ses qualités sont innombrables.

Il est «la fleur du Prophète» comme l’a dit le prophète lui-même de lui et de son frère Hassan (P) : «Ils sont mes fleurs dans le monde». En outre, le Prophète déclara : «Hussein est de moi et je suis de Hussein», en ajoutant : «Hassan et Hussein sont des Imams, qu’ils soient debout ou assis».

Il fut un grand érudit et un vrai adorateur d’Allah. Il avait l’habitude d’accomplir des dizaines et des dizaines de rak’ah par jour, comme son père Amir al-Mouminîn, l’Imam Ali (P).

Un exemple de sa générosité est sa façon de se conduire envers un Arabe qui, voulant obtenir la satisfaction de ses besoins, vint auprès de lui (de l’Imam) et composa ce poème à sa louange: «Personne n’est jamais revenu bredouille, après avoir frappé à ta porte, en espérant et souhaitant obtenir quelque chose de toi ; tu es généreux et quelqu’un sur qui on peut compter ; ton père fut le Traqueur des méchants (les ennemis d’Allah). Si nous n’avions pas eu tout ce que nous avons reçu de vos ancêtres, nous aurions été écrasés par le feu de l’ Enfer ».Lorsqu’il entendit ces mots, l’Imam Hussein (P) lui donna quatre mille dinars, en s’excusant dans ces termes versifiés : «Prends cela, je te demande pardon. Sois assuré que je sympathise avec toi. Si- nous possédions le bâton (du pouvoir), nos pluies seraient tombées à verse sur vous (si l’État islamique avait été entre nos mains, nous vous aurions donné encore davantage), mais les temps nous ont trahi et ma main ne tient que peu ».

Les credo islamiques et la religion de son grand-père ont survécu grâce à sa position courageuse et incomparable. En réalité, il a permis, par cette position, au monde entier de survivre jusqu’à la Fin. Il est le Maître des martyrs et le meilleur de tous après son frère.

L’Imam al-Hossein (P) a dit :  » Je me suis soulevé pour réaliser Al-Amr bil mâ-ruf (ordonner le bien), pour revivifier la foi et pour lutter contre la corruption. Mon mouvement est islamique et vise la réforme. « 

Le père de Ach’ath Ibn Samih a dit :  » J’ai entendu le Messager de Dieu dire :  » Mon fils (c’est à dire Al-Hossein (P) ) sera assassiné sur une terre nommé Karbala : Quiconque l’y verra, qu’il le soutienne « 

On dit aussi :  » Il n’y a pas dans le genre humain un seul exemple de courage qui puisse équivaloir au courage de cœur dont a fait preuve l’Imam Al-Hossein (P) à Karbala. « 

Intervention par le Cheikh Mustafa Al Khaliq à propos de la commémoration de Achoura, le martyre de l’Imam Hussein commémoré dans le monde entier par les musulmans chiites.

QUELQUES PAROLES DE L’Imam AL HUSSEIN(as)

-Je ne vois en la mort qu’un bonheur et en la vie parmi les injustes qu’une angoisse.

-Les gens sont les esclaves de cette vie alors qu’ils tâtent à peine la religion. Ils continuent à garder cette dernière tant qu’elle leur rapporte du bien, mais dés qu’ils sont touchés par l’épreuve, les religieux deviennent rares.

-Si vous n’arrivez pas à être de bons croyants alors au moins soyez des hommes libres.

-«Nous sommes le Parti de Dieu, lequel sera vainqueur, et nous sommes les plus proches parents du Messager de Dieu et les membres pieux de sa famille. Nous formons l’un des Deux Poids, ceux-là mêmes que le Prophète a placés après le Livre de Dieu…».

-«Dieu est content de celui dont nous sommes contents, nous les Ahl al-Bayt (la famille du Prophète)… Car nous savons patienter devant l’épreuve à laquelle IL nous soumet…, et IL nous en récompense de la récompense que méritent ceux qui savent patienter».

-Se rendant au tombeau du Prophète avant de quitter Médine par refus de prêter serment d’allégeance au Califat illégal de Yazid, l’Imam al-Hussein dit : «Ô mon Dieu! ici se trouve le tombeau de Ton Prophète, et je suis le fils de la fille de Ton Prophète. Tu sais ce qu’il m’ arrive. Ô mon Dieu! J’aime le bien et je renie le mal. Je Te demande, Ô Toi qui es plein de majesté et de munificence, par ce tombeau et celui qui y gît, de ne me faire faire que ce qui Te satisfait et satisfait Ton Prophète».

-«Nous sommes la famille du Prophète, le métal du Message et le lieu de fréquentation des Anges. C’est par nous que Dieu a débuté (le Message) et c’est par nous qu’IL (l’) a parachevé. Par contre, Yazid est un libertin qui ne cache pas son libertinage, un alcoolique et un assassin de l’âme innocente que Dieu a interdit de tuer. Quelqu’un comme moi ne saurait donc prêter serment d’allégeance à quelqu’un comme lui».

-Rappelant aux Musulmans leur devoir de s’opposer à Yazid, l’Imam al-Hussein dit : «Ô gens! Le Messager de Dieu a dit: Celui qui voit un Sultan injuste qui rend légal ce que Dieu a interdit, qui transgresse le pacte qu’il a conclu devant Dieu, qui dévie la Sunna du Messager de Dieu, qui agresse les Musulmans et commet des péchés contre eux, sans qu’il s’oppose à lui (à ce sultan) ni par une parole ni par une action, Dieu lui réservera obligatoirement le même traitement qu’IL réserve à ce sultan».

– L’Imam al-Hussein rappelant les qualités requises pour le dirigeant Musulman : «J’en jure par ma religion : L’Imam ne peut être que celui qui gouverne selon le Livre, qui établit, l’équité qui a pour religion la Religion Vraie, qui s’en tient scrupuleusement aux prescriptions de Dieu…»

– Consterné par l’attitude passive des Musulmans face à la situation corrompue sous le califat de Yazid, I’Imam al-Hussayn affirma à ses compagnons sa détermination de poursuivre jusqu’au bout sa Révolution : «Il nous est arrivé ce que vous pouvez vous-mêmes constater. Le monde a changé, s’est renié, et le bien s’est éclipsé… Il n’en reste que quelques égouttures pareilles aux égouttures d’un verre d’eau vidé, et la vilenie, comme dans un pâturage insalubre. Ne voyez-vous donc pas qu’on néglige le vrai et qu’on ne s’interdit plus réciproquement le faux? Que le fidèle pieux s’attache à rencontrer son Seigneur en étant sur le bon chemin. Car je ne vois la mort que comme un bonheur, et la vie avec les injustes que comme une source d’ennui et de lassitude».

– Al-Hussein, arrivé sur le lieu prédit de son martyre, dit à ses compagnons : «Ô mon Dieu! je me protège auprès de Toi du KARB (affliction) et du BALÂ’ (malheur).

Et d’ajouter : «C’est un lieu d’affliction et de malheur. Descendez de vos montures. C’est ici le terme de notre voyage, le lieu de l’effusion de notre sang et la place de nos tombeaux. C’est ce que m’a dit mon grand-père, le Messager de Dieu».

– L’Imam al-Hussein, abandonné par les Kûfites et encerclé par l’armée omayyade : «Ô mon Dieu! Toi à qui je me confie chaque fois que je subis une affliction, et en qui je mets mon espoir chaque fois que je suis dans l’adversité. Je me suis confié à Toi pour toutes les épreuves que j ‘ai subies. Combien de soucis – devant lesquels le coeur s’affaissait, les solutions manquaient, l’ami s’éclipsait et l’ennemi se réjouissait – que je t’avais confiés (parce que mon amour est dirigé vers Toi exclusivement) n’as-Tu pas dissipés? Tu es donc pour moi, le Maître de tout bienfait, l’auteur de toute bienfaisance et l’objet de tout désir».

-Préférant la mort à la soumission au pouvoir déviationniste de Yazid, l’Imam al-Hussein s’écria au visage de ses bourreaux : «Par Dieu je ne me rends pas à vous comme un humilié, ni ne me soumets comme un esclave».

– «Les gens sont les esclaves de ce bas-monde. La religion n’est qu’un objet de flatterie sur leur langue. Ils la couvent tant que leurs moyens de subsistance sont assurés aisément. Mais, dès qu’ils sont soumis à l’épreuve, les vrais pratiquants se font rares».

– «La véracité est puissance, le mensonge est impuissance, la confidence est Dépôt, le voisinage est parenté, le secours est aumône, le travail est expérience, le bon caractère est culte, le silence est ornement, l’avarice est pauvreté, la générosité est richesse, la compassion est quintessence».

– «La raison ne se perfectionne qu’en suivant le vrai».

https://lafamilleduprophete.fr.gd/L-h-Imam-Al-Hussein.htm

Le quarantième de l’Imam Al Hussein

Louanges à Dieu Seigneur de l’univers, celui qui a créé l’homme et qui lui a enseigné ce qu’il ne connaissait pas. Que le salut et la paix de Dieu soient sur la meilleure des créatures, son Prophète  Muhammad, ainsi que sur les membres de sa sainte et noble famille ; et que la malédiction soit sur leurs ennemis ainsi que les ennemis de l’Islam, aussi bien humains que démons soient-ils, jusqu’au jour dernier.

Nous somme le 20 du mois de Safar. La commémoration du quarantième jour de l’anniversaire de son martyre se présente pour qu’on se rappelle à travers elle la personnalité de l’Imâm al-Hussein(p), la personnalité de l’Imâm réformateur, sauveur et dirigeant islamique qui a affirmé la dignité sur la voie du Massage.

L’Arbaïn marque le 40ème jour du martyre vénéré Imam Hussein, prince des martyrs (béni soit-il). La cérémonie d’Arbaïn coïncide avec le 20 du mois de Safar. L’Arbaïn est ancré dans notre culture religieuse. Selon un hadith, l’Imam Hassan Askari énumère cinq caractéristiques pour un «  croyant » : Accomplir la prière (la salat),  51 rak’ats,  réciter le « Ziarat Arbaïn » (prière de salutation au 40e jour du martyr de  Imam Hussein, béni soit-il), porter une bague à la main droite, poser le front par terre et dire à haute voix « Bismillah », lors de la prière. [1] De même, les historiens ont rapporté que Jabir Ibn Abdullah Al-Ansari, accompagné d’Attiya Al-Oufi, se présenta, au première Arbaïn, sur la tombe des martyrs du soulèvement d’Achoura, dont le vénéré Imam Hussein (béni soit-il). [2] Seyyed Ibn Tavous dit : «  Du retour de la Syrie,  lorsque, les femmes et les enfants de l’Imam Hussein (que la paix de Dieu soit sur lui), arrivèrent en Irak, ils demandèrent au guide de la caravane de les amener à Karbala. Lorsqu’ils arrivèrent à l’endroit du martyre de l’Imam Hussein et de ses compagnons, ils y virent Jabir Ibn Abdullah Al-Ansari et un groupe des Bani Hashim ainsi qu’un membre de la famille du messager de Dieu, qui étaient venu rendre visite à la tombe du vénéré Imam Hussein (béni soit-il). Ils y arrièrent, tous, dans un même temps. Des yeux remplis de larmes, très affligés et attristés, ils organisèrent la cérémonie de deuil pour l’Imam Hussein. Les femmes de cette région aussi les rejoignirent. Donc, ils organisèrent quelques jours de deuil dans une ambiance, pleine d’affliction et d’émotion. [3]

Le Messager de Dieu(p) a dit : « Hussein(p) fait partie de moi-même et moi-même je fais partie de Hussein. Que Dieu aime celui qui aime Hussein ».

En mettant le Message devant la Nation et ses contenus doctrinaux, culturels et légaux, il voulait l’inciter à ne pas s’incliner devant l’illégalité. A cette occasion, nous rencontrons l’Imâm al-Hussein(p). Nous ne sentons pas son absence par rapport à nous, bien qu’il soit tombé en martyr avant quelques quatorze siècles. La présence de l’Imâm al-Hussein(p) dans toutes les épisodes de cette histoire, son rayonnement dans toutes les ténèbres de l’histoire, continuent de s’imposer sur toute raison qui raisonne, sur tout cœur qui aime et sur l’action qui s’élance, qui relève le défi et qui confronte le défi.

Nous sentons que l’Imâm al-Hussein(p) est présent parmi nous, car il était le révolté de l’Islam, son Imâm et son martyr. Il est vrai qu’il est tombé en martyr à Karbalâ et qu’il y a été enterré avec la pure élite que constituaient les membres de sa famille et ses compagnons. Pourtant, il était le martyr de toute la Nation et de tout l’Islam. Karbalâ’ ne l’a pas réduit à sa seule géographie, mais il a englobé le monde entier à travers l’universalité de l’Islam, cet Islam que l’Imâm al-Hussein(p) voulait réformer en réformant la Nation de son Grand-père (p).

Il voulait lutter contre l’ignorance qui gisait dans les cerveaux des gens. Comme son Grand-père(p), il souffrait en voyant la haine nourrie par eux et la déviance qui dirigeait leur vie.

Comme son Grand-père(p), il portait le Message et disait : « Seigneur ! Dirige mon peuple sur le droit chemin car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Comme son Grand-père qui souffrait pour ceux qui n’ont pas été ouverts à l’Islam, il souffrait pour ceux qui soutenaient Yazîd et Ibn Ziyâd et qui gagneront l’Enfer à cause de ce soutien.

Il a dit : « Je ne me suis pas soulevé de gaîté de cœur ni par arrogance. Je me suis soulevé pour réformer la Nation de mon grand-père, le Messager de Dieu. Celui qui m’accepte ne fait qu’accepter le vrai. Et c’est à Dieu que revient la rétribution pour le vrai ». Comme les prophètes, al-Hussein(p) a donc appelé à la réforme et il voulait ordonner le convenable et interdire le blâmable.

L’armée ennemie a demandé à al-Hussein(p) de s’incliner devant l’illégalité et de se soumettre à ceux qui ont mis la main sur le commandement des Musulmans. Il leur a donné la réponse suivante : « Non par Dieu ! Je ne me soumettrai pas à vous comme un humilié ni ne me baisserai devant vous à la manière des esclaves…on nous fait choisir entre deux choses : Entre la mort et l’humiliation. Loin de nous l’humiliation ! Dieu, Son Prophète et les croyants ne l’acceptent pas pour nous ».

Al-Hussein(p) a donc pris position pour le Message de l’Islam, pour sa dignité et sa liberté, pour tout ce que l’Islam propose dans ces domaines. Il a consacré toute sa révolution, toute son action, tous ses sacrifices et son martyre à la consolidation de l’Islam.

L’Imâm al-Hussein(p) aimait Dieu comme personne ne L’a aimé. Il était ouvert à Dieu comme personne ne Lui a été ouvert. Comme son père, il aimait Dieu et Son Messager et il était aimé de Dieu et de Son Messager. Il s’est dirigé vers Karbalâ’ pour donner à l’humanité une leçon qui est celle de celui qui porte un message et qui reste fidèle à son message jusqu’au martyre.

Cette grande commémoration avec laquelle nous vivons al-Hussein(p) en tant qu’Imâm, en tant que bien-aimé et en tant que dirigeant, continue de renouveler en nous la foi en l’Islam. Elle nous incite à le défendre et à refuser l’oppression et l’arrogance.

Nous devons faire de la commémoration de l’Imâm al-Hussein(p) une révolution dans l’action de l’homme pour la dignité et pour la défense de l’Islam et de tous les Musulmans.

Voici quelques Hadîths, racontés de l’Imam Al-Hussein (p), qui éclaircissent les objectifs de son mouvement et de sa révolution

1. »Nous sommes le Parti d’Allah, lequel sera vainqueur, et nous sommes les plus proches parents du Messager  (p)et les membres pieux de sa famille. Nous formons l’un des Deux-Poids, ceux-là mêmes que le Prophète  (p) a placés après le Livre d’Allah ».

  1. « Allah est content de celui dont nous sommes contents (la famille du Prophète)… Car nous savons patienter devant l’épreuve à laquelle Il nous soumet…, et Il nous en récompense de la récompense que méritent ceux qui savent patienter. »
  1. « Nous sommes la famille du Prophète (p), et le lieu de fréquentation des Anges. C’est par nous qu’Allah a débuté (le Message) et c’est par nous qu’Il (l’) a parachevé. Par contre, Yazîd est un libertin qui ne cache pas son libertinage, un alcoolique et un assassin de l’âme innocente qu’Allah a interdit de tuer. Quelqu’un comme moi ne saurait donc prêter serment d’allégeance à quelqu’un comme lui. »
  1. L’Imam Al-Hussein, lors de l’annonce de son soulèvement contre Yazid:

« Je ne me suis pas soulevé de gaieté de cœur, ni pour une quelconque insatisfaction personnelle, ni par subversion ni injustement. Je me suis soulevé pour réformer la nation de mon grand-père, le Messager d’Allah, pour commander le bien et interdire le mal, et pour suivre les traces de mon grand-père et de mon père (p)… »

  1. Rappelant aux musulmans leur devoir de s’opposer à Yazîd, l’Imam Al-Hussein (p) dit:

« O gens! Le Messager d’Allah (p) a dit: Celui qui voit un Sultan injuste qui rend légal ce qu’Allah a interdit, qui transgresse le pacte qu’il a conclu devant Allah, qui dévie la Sunna du  Prophète (p), qui agresse les musulmans et commet des péchés contre eux, sans qu’il s’oppose à lui (à ce sultan) ni par une parole ni par une action, Allah lui réservera obligatoirement le même traitement qu’Il réserve à ce sultan. »

https://erfan.ir/french/81992.html

La philosophie de l’Arbaïn

la visite pieuse à l’Imâm Hussein au quarantième jour après son martyre

Des millions de musulmans de différents pays arrivent chaque année dans la ville sainte de Karbala en Irak pour commémorer le jour de l’Arbaïn, cérémonie religieuse qui marque chaque année l’aboutissement d’une période de quarante jours de deuil après le martyre de l’Imâm Hussein, petit-fils du prophète Mohamad et le troisième Imâm des chiites. Le pèlerinage de Karbala à l’occasion de l’Arbaïn est l’un des plus importants rassemblements annuels du monde en un seul endroit.

Le jour de l’Ashourâ, le 10 du mois de Muharram de l’an 680, sur le sable chaud du désert de Karbala (aujourd’hui en Irak), l’Imâm Hossein et ses 72 compagnons – amis, partisans, ainsi qu’une partie de sa famille, dont son fils de six mois -, furent tués en martyr dans des circonstances les plus horribles par l’armée de Yazid, le deuxième calife omeyyade.

La plus ancienne image de l’événement de l’Ashourâ

Le théologien et historien chiite Sayyed ibn Tawous (1193-1266) a dit : « Du retour de Syrie, lorsque les femmes et les enfants de l’Imâm al-Hussein (que la paix et le salut de Dieu soit sur lui) arrivèrent en Irak, ils demandèrent au maître-caravanier de les amener à Karbala. Lorsqu’ils parvinrent à l’endroit du martyre de l’Imâm al-Hussein et de ses compagnons, ils y virent un compagnon du Prophète, Jabir Ibn Abdullah Al-Ansari (vers 606-697), un groupe des Bani Hâshim (tribu de Quraysh dont était issu le Prophète), ainsi qu’un membre de la famille du messager de Dieu, qui étaient tous venus se recueillir sur la tombe de l’Imâm al-Hussein.

Ils arrivèrent tous en même temps que la caravane venant de Damas. Les yeux remplis de larmes, très affligés et attristés, ils organisèrent une cérémonie de deuil pour commémorer l’Imâm Hussein. Des femmes des tribus locales les rejoignirent. Une fois réunies en ce lieu, toutes ces personnes y restèrent pendant quelques jours pour célébrer le deuil dans une ambiance pleine d’affliction et d’émotion. »

Les événements du mois de Muharram de l’an 61 de l’hégire (octobre 680 du calendrier grégorien) constituent un moment fort dans l’histoire de l’Islam. Bien que quatorze siècles se soient écoulés depuis la tragédie du martyre de l’Imâm Hussein et de ses compagnons à Karbala, les musulmans chiites du monde entier continuent à commémorer chaque année l’épopée de l’Ashourâ, c’est-à-dire à la fois le martyre de l’Imâm Hussein et son message de lutte contre la tyrannie et de défense des valeurs de vérité, de justice et de liberté. En d’autres termes, les cérémonies annuelles de l’Ashourâ symbolisent la position éternelle et inébranlable du camp de la justice contre le mensonge et l’oppression.

Photos : Le pèlerinage de Karbala à l’occasion de l’Arbaïn

Chaque année, des rassemblements de deuil sont organisés pendant quarante jours en Iran et en Irak, mais aussi dans divers pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord et du Sud. Durant ces réunions, les fidèles commémorent l’épopée de Karbala. Bien que les rites soient différents selon le pays et la région, les fidèles endeuillés pleurent tous pour la même raison, et s’indignent de la cruauté et des crimes infligés à un homme qui s’efforçait de promouvoir la justice et la liberté. Dans ces cérémonies, les souffrances des martyrs de Karbala sont évoquées, et les gens pleurent pour déplorer le martyre des membres de la famille du Prophète tués en combat. Ils rendent également hommage aux valeurs et aux enseignements défendus par l’Imâm Hussein et ses disciples.

Bien que l’Arbaïn soit une cérémonie religieuse chiite, des adeptes d’autres religions établis notamment en Irak et en Iran, qu’ils soient sunnites, yézidis, zoroastriens ou chrétiens, la respectent et même participent parfois à cet événement, considéré comme l’un des plus grands rassemblements religieux du monde. Chaque année, le nombre des participants à la cérémonie de l’Arbaïn est plus de trois fois supérieur à celui du pèlerinage annuel du Hajj à La Mecque. Cela confère une portée spécifique à ce rituel, étant donné qu’y participent des gens de différentes nationalités (tout comme au Hajj), mais aussi des adeptes de différentes religions qui commémorent le deuil du martyre de l’Imâm Hussein comme un symbole de la liberté et du sacrifice.

L’importance du chiffre quarante

En arabe, le mot « Arbaïn » signifie « quarante ». Dans un contexte religieux, il correspond au dernier jour d’une période de quarante jours – pour l’Arbaïn dont nous parlons, il s’agit de la période allant du 10 Muharram au 20 Safar. Comme nous l’avons évoqué, le jour de l’Arbaïn a une place particulière dans le calendrier religieux chiite car après l’Ashourâ, c’est la deuxième date importante de rassemblement pour les chiites pour se rassembler de nouveau afin de commémorer les souffrances de la famille de l’Imâm Hussein capturée après la bataille. Les fidèles y commémorent donc également la force spirituelle, le courage et le sacrifice inégalé d’une femme, Zaynab, sœur de l’Imâm Hussein, qui va porter le message de l’événement de Karbala à la postérité, avec son neveu l’Imâm Ali Zayn al-Abédin al-Sajjâd, 4e Imâm des chiites.

Le chiffre 40 dans le Coran

Dans le Coran, un verset se rapportant à l’histoire du prophète Moïse évoque le chiffre 40. II dit : « Et [rappelez-vous], lorsque Nous donnâmes rendez-vous à Moïse pendant quarante nuits ! Puis en son absence, vous avez pris le Veau pour idole alors que vous étiez injustes [à l’égard de vous-mêmes en adorant autre que Dieu]. » Ce verset rappelle le moment où Moïse fut appelé par Dieu au mont Sinaï afin de lui confier la Thora. Le prophète Moïse est une figure prééminente de toutes les religions monothéistes, y compris dans l’islam. Selon le récit coranique, après sa naissance, Moïse fut recueilli par la famille du pharaon d’Égypte au sein même de son palais. Après avoir accidentellement tué un soldat égyptien pour protéger un esclave israélite, Moïse fut contraint de quitter l’Égypte vers le pays de Madiân, où il fit la rencontre du prophète Chou’ayb dont il épousa l’une des filles. Quelques années plus tard, Dieu demanda à Moïse de retourner vers la cour du pharaon pour l’appeler au monothéisme et pour prêcher l’unicité de Dieu (sourate VII, verset 141). Le verset suivant évoque le chiffre 40 en faisant allusion à la durée de l’absence de Moïse pour se recueillir : « Et Nous donnâmes à Moïse rendez-vous pendant trente nuits, et Nous les complétâmes par dix, de sorte que le temps fixé par son Seigneur se termina au bout de quarante nuits. Et Moïse dit à Aaron son frère : « Remplace-moi auprès de mon peuple, et agis en bien, et ne suis pas le sentier des corrupteurs » ». (sourate VII, verset 142) Outre Moïse, le chiffre 40 semble être intimement lié à la vie de presque tous les prophètes. En voici d’autres exemples : l’argile dans laquelle a été façonné Adam fut modelée pendant 40 jours ; le déluge de l’époque du prophète Noé dura 40 jours ; le règne du prophète David et celui de son fils Salomon durèrent chacun quarante ans ; le prophète Mohammad reçut la révélation pour la première fois à l’âge de 40 ans.

La dimension spirituelle du chiffre 40

Le chiffre 40 a une résonance particulière dans la tradition musulmane en ce qui concerne surtout le développement spirituel de l’être humain. Pour mieux en saisir la portée, il conviendrait ici de citer quelques exemples tirés des hadiths ou des pratiques liées à l’élévation spirituelle. D’après un hadith de l’Imâm du Temps, Al-Mahdi (douzième Imâm des chiites), les personnes qui récitent la Prière de l’allégeance (do’a-ye A’hd) pendant quarante jours seront comptés au nombre des compagnons de l’Imâm du Temps. Ceux qui récitent la prière de visitation de l’Ashourâ (Ziyârat-e Ashourâ) durant quarante jours verront leurs prières exaucées par Dieu. En revanche, la prière de ceux qui profèrent des médisances ne sera pas acceptée durant quarante jours. Selon un autre hadith, « celui qui mémorise et transmet quarante hadiths sera ressuscité en compagnie des savants au Jour de la résurrection ». À première vue, la tâche semble facile. Mais en réalité, celui qui mérite une si grande récompense doit aller au-delà de ce stade premier de mémorisation et de transmission, pour se rendre capable d’appliquer de façon effective ces hadiths dans sa vie. Selon un autre hadith des Gens de la Maison (Ahl al-Bayt), « si vous guidez un aveugle sur quarante pas, Dieu vous promettra le paradis ». L’aveugle symbolise ici l’être humain dont le cœur et l’esprit ont été aveuglés en raison de l’envie, de l’hypocrisie, de la médisance ou encore de l’attachement aux choses matérielles de ce monde. Il n’est dès lors pas étonnant qu’une personne qui parvient à conduire une telle personne vers la foi soit hautement récompensée par Dieu.

Le verset 15 de la sourate XLVI dit : « Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et sevrage durant trente mois ; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : « Ô Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m’as comblé ainsi qu’à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine, Je me repens à Toi et je suis du nombre des soumis ». » Ce verset évoque l’âge de quarante ans comme celui de la maturité spirituelle et intellectuelle de l’être humain. Selon certaines traditions des Gens de la Maison (Ahl al-Bayt), même Satan s’étonne de voir que certaines personnes de 40 ans n’ont toujours pas trouvé le chemin vers Dieu.

La commémoration d’une personne défunte 40 jours après sa mort

Pourquoi est-il recommandé de commémorer une personne disparue au 40e jour après sa mort ? Selon le Prophète, « la terre pleure la mort d’un croyant durant une période de quarante jours. »

Cette commémoration de quarante jours est une manière d’honorer la mémoire des proches défunts. De la même façon, préparer de la nourriture pour les proches du défunt constitue une autre façon de l’honorer. S’il est recommandé de commémorer le 40e jour de nos proches décédés, ce rituel est d’autant plus important dans le cadre de la commémoration du martyre de l’Imâm Hussein. L’Imâm Mohammad al-Bâqir, cinquième Imâm des chiites et petit-fils de l’Imâm Hussein, a dit : « Les cieux ont pleuré sur l’Imâm Hussein durant quarante jours après son martyre, le soleil se levant rouge et se couchant rouge » ; il a également déclaré : « Le paradis pleura durant quarante jours après le martyre de Hussein. »

Au jour de l’Arbaïn, les fidèles récitent la prière de visitation de l’Arbaïn afin de renouveler l’allégeance promise à l’Imâm Hussein le jour de l’Ashourâ. L’Imâm Hassan al-‘Askari, onzième Imâm des chiites duodécimains, évoque que cinq signes permettent de reconnaître un vrai fidèle : réaliser 51 rak’ats de prières chaque jour ; porter une bague à la main droite ; prononcer de manière intelligible et claire « Bismi-llAhi r-Rahmani r-Rahimi » (Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux) durant les prières ; se prosterner devant Dieu en posant le front sur la terre – de préférence celle de Karbala –, et enfin effectuer une visite pieuse à l’Imâm Hussein à l’occasion de l’Arbaïn.

Il conviendrait ici d’évoquer quelques recommandations de l’Imâm Hussein à son fils et successeur l’Imâm Ali Zayn al-Abédin al-Sajjâd, quatrième Imâm des chiites : « Mon fils ! Ne traite pas injustement celui qui n’a que Dieu pour le soutenir contre toi. L’homme ne doit jamais se comporter injustement envers son prochain, car Dieu, à Lui la grandeur et la gloire, déteste l’injustice et les injustes et Il aime la justice et les justes […] Mais sache que l’injustice peut s’appliquer à des degrés plus graves et plus impitoyables. Il est possible qu’on traite avec injustice un homme en le frustrant de son bien, alors qu’il est capable de se défendre et de faire valoir son droit en recourant éventuellement à la force. Or, sois attentif à celui qui n’a aucun moyen de se défendre ni de faire valoir son droit parce qu’il est faible. Traité avec injustice, cet homme invoquera le Tout-Puissant et dira : « Seigneur ! Assiste-moi contre l’oppresseur ! » Par conséquent, lorsque l’opprimé invoque l’aide de Dieu, Dieu le soutiendra contre l’oppresseur.

Garde-toi de commettre ce dont tu aurais besoin de t’excuser. Le vrai croyant ne commet pas le mal et n’a point besoin de s’excuser. Or, l’hypocrite fait le mal tous les jours et s’en excuse. Il ne faut pas faire ou dire ce qui nous porte à chercher des excuses auprès des gens. Le croyant suit toujours la ligne droite. Il ne fait et ne dit rien sans chercher à savoir que ce qu’il fait ou ce qu’il dit plaît ou non à Dieu – à Lui la grandeur et la gloire -, et sans chercher à savoir s’il peut le justifier. De son côté, l’hypocrite fait le mal chaque jour et s’en excuse, car il n’a pas de règles morales qui dirigeraient ses actes ou ses paroles.

Que les autres aient besoin de toi, cela fait partie des bienfaits dont Dieu te comble. Sache que le bien que tu fais t’apportera des louanges et te procura des récompenses de la part du Seigneur. Si le bien pouvait se présenter sous une figure humaine, il serait beau et gracieux, et ferait plaisir à ceux qui le verraient. Mais si la vilénie prenait une forme humaine, elle serait laide, déformée, et ceux qui la verraient détourneraient le regard.

Si les autres ont besoin de toi, de ton savoir ou de tes biens, et si les autres viennent vers toi à la recherche d’un service que tu peux leur rendre, tu ne dois point le considérer comme un lourd fardeau. Au contraire, tu auras à en remercier Dieu, car cela sera une occasion pour toi afin de te rapprocher de Lui et des hommes. Tu en auras en échange des rétributions de la part du Seigneur. Si la bienfaisance prenait une forme humaine, elle serait belle, car la nature de la bienfaisance et celle des éléments qui le constituent ainsi que ses conséquences reflètent sa beauté. Or, l’action faite avec malfaisance reflète la vilénie et la désobéissance à Dieu.

Celui qui entreprend de faire quelque chose en désobéissant à Dieu ne fait que se frustrer d’avance de ce qu’il espère avoir. Il ne fait qu’accélérer la survenance de ce qui le hante. Il y a des gens qui désobéissent à Dieu pour faire avancer certaines affaires. Le péché devient ainsi une composante intrinsèque de ce qu’ils espèrent avoir. Mais en réalité, ceux-là n’obtiennent pas ce qu’ils recherchent. Lorsque l’homme veut atteindre un but et résoudre ses problèmes, il doit rechercher l’équilibre entre les moyens et les fins. Les moyens doivent satisfaire Dieu sans jamais causer Sa Colère. »

Nous lisons aussi dans l’un des discours de l’Imâm Hussein : « Ô gens ! Celui qui se comporte avec générosité aura la suprématie. Celui qui se comporte avec avarice sera avili. Le plus généreux parmi les gens est celui qui donne à ceux qui ne s’y attendent pas. Le plus tolérant parmi les gens est celui qui pardonne tout en étant assez puissant pour se venger. Celui qui communique le mieux avec les gens est celui qui est capable de le faire avec des personnes qui ont rompu des liens avec lui. Les souches d’arbre poussent là où elles sont plantées et s’élèvent grâce à leurs rameaux. Celui qui se hâte aujourd’hui de faire du bien à son frère en verra la récompense demain en rejoignant Dieu. « Et tout ce que vous avancez de bien pour vous-mêmes, vous le retrouverez auprès de Dieu, car Dieu voit parfaitement ce que vous faites » (sourate II, verset 110).

Celui qui rend un service à son frère sera récompensé par Dieu lorsqu’il en aura le plus besoin. En échange de ce bien, Dieu, à Lui la Gloire et la Puissance, exemptera le croyant de davantage d’épreuves dans ce bas monde et le récompensera dans l’au-delà. Et celui qui dissipe la détresse d’un croyant, Dieu dissipera ses détresses dans ce bas monde et dans l’au-delà. Dieu fait du bien à celui qui fait du bien, Il aime les bienfaiteurs. »

http://www.teheran.ir/spip.php?article2785#gsc.tab=0

La naissance de l’Imam al-Husayn (P)

Trois Sha’bân l’Anniversaire de la Naissance de l’Imam Al HusseinImam al-Husayn (p b. Ali b. Abî Talib, surnommé Abâ ‘Abd Allah et as-Sayyid ash-Shuhadâ’ (Maitre des martyres) est le troisième Imam des chiites qui fut tombé en martyre dans l’événement de Karbala. Il est le deuxième fils de l’Imam Ali (a) et de Fatima az-Zahra (a), et le deuxième petit-fils du Prophète Muhammad (s). Après le martyre de son frère, l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a), il fut chargé de diriger les chiites pendant environ onze ans.Le trois du mois de Cha’ban de l’an trois Hijri, la lumière de la naissance de l’Imam Al-Hussein a jailli dans la maison de la prophétie, et les cœurs étaient joyeux de la naissance et triste pour son martyr lors de la venue de Gabriel annonçant la naissance de l’Imam Al-Hussein et son martyr en même temps à son grand père (prière et paix de dieu sur lui et sur sa lignée vertueuse).L’imam (paix sur lui) est né à Médine dans la maison de ses parents, à côté de la maison du prophète (prières et paix sur lui et sa lignée vertueuse), Le prophète (pslp) en fut très ravi, et dès qu’il entendit la bonne nouvelle, il accourut vers la maison de sa fille pour l’en féliciter… Le prophète (pslp) entreprit lui-même d’exécuter les rites recommandés pour le nouveau-né : appel à la prière à l’oreille droite, formule de l’établissement de prière à l’oreille gauche et quelques invocations… Ensuite il le nomma Hussein. Le septième jour de la naissance de Hussein (psl), son père Ali (psl) fit le sacrifice rituel (aqiqeh) et en distribua la viande sur les mesquins et les pauvres. Le prophète (pslp) aimait beaucoup son petit-fils Hussein, et depuis le jour où il lui fut révélé le futur massacre de Hussein (psl), il ne pouvait plus supporter l’entendre crier où pleurer… et il rappelait toujours à tous ceux qui le voyaient avec son petit fils : “Hussein est de moi, et moi je suis de Hussein ! Est-il qu’il est un Imam et fils d’un Imam ! Et de sa descendance proviendront neuf Imams dont le dernier sera le Mahdi (Dfr) qui réapparaîtra au dernier des temps pour remplir la terre de justice et d’équité après qu’elle ait été remplie de prévarication et d’injustice.” A l’époque de son père (psl) Hussein (psl) passa 6 ans dans l’affection de son grand père et sous sa protection, il y apprit toute la morale du sceau des prophètes et lorsque son grand père fut décédé, il passa trente ans de sa noble vie dans l’ombre de son père l’Imam Ali (psl). Au cours de cette période, Hussein (psl) patienta avec son père devant l’injustice des musulmans et participa pleinement au grand sacrifice qui préserva l’unité de la communauté musulmane. Lorsque son père prit le pouvoir et fut nommé calife par les musulmans, il combattit avec lui dans toutes ses batailles. Après le martyre du commandeur des croyants, il prêta serment de fidélité à son frère l’Imam Hassan (psl) et lui accorda son plein soutien dans sa résistance contre la rébellion de l’hypocrite Muawiya qui voulait détruire le système du gouvernement légal (califat) et instaurer à sa place la dictature de la dynastie de Bèni Omeyyeh… Lorsque l’Imam Hassan (psl) fut obligé de conclure la paix avec ce rebelle et de lui céder le pouvoir temporairement, l’Imam Hussein (psl) demeura, comme il l’était toujours ; fidèle à l’Imam légal et lui obéissant dans toutes ses décisions jusqu’à son martyre.AppellationLe mot « Husayn » vient du nom « Hasan » qui signifie bon. D’après les récits chiites, le Prophète (s) le nomma Husayn selon l’ordre divin, avant qu’autre nom soit choisi pour lui. Il dit ensuite :« J’ai reçu l’ordre de nommer ces fils qui sont les miens, Hasan et Husayn. Aron, nomma ses deux fils Shubbar et Shubayr,[1] et moi, je nomme mes deux fils, Hasan et Husayn, aux mêmes noms qu’Aron nomma ses fils. »Ces deux noms : Hasan et Husayn sont des noms célestes qui n’avaient pas d’antécédents auparavant.Selon certaines narrations sunnites, l’Imam Ali (a) dit :« Je ne nomme pas mon fils, tant qu’il y a le Prophète Muhammad (s). »SurnomsLe surnom de l’Imam al-Husayn (a) est Abâ ‘Abd Allah. Le Prophète (s) lui donna ce surnom dès sa naissance. Cela pouvait être à cause d’un fils de l’Imam al-Husayn (a) qui s’appelait ‘Abd Allah. Abâ ‘Abd Allah signifie: le père des serviteurs d’Allah. Certains croient que ce surnom n’est pas parce qu’il avait un fils, appelé ‘Abd Allah, mais, ça vient plutôt de sa signification. Ça veut dire, si le soulèvement de l’Imam al-Husayn (a) n’était pas, tout le monde oublierait Allah et il n’y aurait plus des serviteurs d’Allah. C’est pourquoi, il est surnommé le père des serviteurs d’Allah. « Abû Ali » (le père de Ali), « Abû ash-Shuhadâ » (le père des martyrs), « Abû al-Ahrâr » (le père de ceux qui sont libres intérieurement) et « Abû al-Mujâhidîn » (le père de ceux qui luttent sur le chemin de Dieu) sont ses autres surnoms.TitresL’Imam al-Husayn (a) a de nombreux titres. Certains d’entre eux sont communs avec ceux de son frère, l’Imam al-Hasan (a). Comme Sayyid Shabâb Ahl al-Janna (le Maître des jeunes résidents dans le Paradis). Parmi les titres particuliers de l’Imam al-Husayn (a), on peut mentionner : az-Zakîy, at-Tayyib, al-Vafîy, as-Sayyid, al-Mubârak, an-Nâfi’, Ad-Dalil ‘Alâ Zâti Allah, ar-Rashîd, At-Tâbi’ li Mardât Allah.Ibn Talha ash-Shâfi’î, pense qu’az-Zakîy est son titre le plus connu, mais, il précise que son titre, Sayyid Shabâb Ahl al-Jannat, est le plus important.Dans certains hadiths, il est surnommé ash-Shahîd (Martyr), ou Sayyid ash-Shuhadâ’ (Maître des Martyrs).L’Imam Hussein (psl) succéda à l’Imam Hassan dans le pouvoir spirituel légal (imè’meh) et d’après les conditions de la paix signées entre Muawiya et l’Imam Hassan (psl), c’est l’Imam Hussein qui doit succéder à Muawiya après sa mort, et le pouvoir politique repasserait ainsi aux mains de la légalité. Muawiya et les Omeyyades n’entendaient pas les choses de cette oreille-là ! Et ils étaient loin d’accepter le fait d’abandonner un pouvoir qu’ils avaient conquis par la ruse, le meurtre et la corruption !… D’ailleurs, la plupart des Omeyyades n’avaient adhéré à l’Islam que par l’hypocrisie, et on se rappelle certainement à quel moment leur grand-père Abou Sofièn avait-il manifesté sa conversion à la religion de Dieu ! Et on n’a certainement pas oublié sa réaction lorsque le pouvoir atterrit dans les bras des Baní Omeyyeh par l’intermédiaire d’Ousmane le troisième calife ! Que peut-on alors s’attendre de Muawiya et des Omeyyades ! ? Rien de plus que ce que l’histoire nous rapporte : le massacre de tous les musulmans encore fidèles à la légalité, l’organisation d’une campagne de propagande pour dénigrer l’Imam Ali et sa famille (paix sur eux)… Et ce n’est pas encore tout ! En effet, le mécréant Muawiya était allé jusqu’à déformer les rites de culte des musulmans en instituant, après chaque prière, une formule de damnation et d’insulte contre Ali (psl) !… Et les ignares musulmans, habitant la Syrie et les contrées nouvellement islamisées acceptèrent tout cela sans discussion croyant que leurs prières ne seraient pas acceptées par Dieu sans prononcer cette formule ! Les rares musulmans qui résistèrent au pouvoir injuste de Muawiya et qui refusèrent de prononcer les propos injurieux contre le commandeur des croyants Ali (psl), avaient été exécutés par Muawiya !… Et même les compagnons fidèles du prophète (pslp) n’étaient pas épargnés, et l’histoire nous rapporte que l’un d’entre eux Hijr Ibn Âdi et sept de ses compagnons furent exécutés par Muawiya à Marj Âzhra’ aux environs de Damas, leur seul crime étant de refuser d’insulter l’Imam Ali (psl)… Yazid, que Muawiya voulait nommer comme prince héritier, était un homme pervers qui ne connaissait aucune limite légale et commettait tous les interdits de l’Islam : il buvait jusqu’à l’ivresse, fréquentait les femmes interdites, et passait la majeure partie de son temps à la chasse et à jouer avec les singes !… L’Imam Hussein (psl) avertit Muawiya de la gravité de son erreur et de ses répercussions sur toute la communauté musulmane. Mais le dictateur Omeyyade était totalement indifférent aux intérêts de l’Islam et des musulmans et décida ainsi d’exécuter son plan. Ainsi, sous la menace des épées, tous les notables et les descendants des grandes familles ainsi que le petit nombre de compagnons du prophète qui étaient encore en vie, furent obligés de prêter serment à Muawiya pour soutenir son fils Yazid à sa succession.II- Imam Husseini : Sauveur de l’Islam Face à Yazid Dès que Muawiya fut mort, son fils Yazid accéda au pouvoir à Damas avec le soutien de la famille de Bèni Omeyyeh. Mais partout dans le monde islamique cette succession douteuse était inacceptable, et c’était pour cela que Yazid voulut renforcer sa position en essayant de légitimer sa situation par l’acquisition du soutien ou du moins du silence de l’Imam Hussein (psl). Aussitôt au pouvoir, Yazid envoya au gouverneur omeyyade de la Médine des ordres stricts selon lesquels il devrait obliger l’Imam Hussein à prêter serment de fidélité et d’obéissance (bey’âh) à Yazid, mais l’Imam refusa catégoriquement en condamnant ouvertement Yazid, le privant ainsi de toute couverture légale. Entre temps, les habitants de la Koufa, accablés de l’oppression omeyyade, rêvaient du retour du pouvoir aux mains de la légalité…Et lorsqu’ils apprirent que l’Imam Hussein (psl) avait refusé le bey’âh de Yazid, ils commencèrent à lui envoyer des lettres du soutien l’appelant à les joindre à la Koufa pour rétablir le califat légal. Les lettres qui parvinrent à l’Imam Hussein (psl) étaient plus de douze mille, et elles l’appelaient toutes à honorer la Koufa par sa présence, jurant de lui réserver une obéissance absolue et de ne reconnaître aucun Imam que lui ! L’Imam décida alors de leur envoyer son plus proche compagnon et cousin : Mouslem Ibn Âqil pour voir les choses de plus près. Mouslem face à Ibn Ziyad Lorsque Mouslem arriva à la Koufa, ses habitants lui firent un accueil spectaculaire… et ils s’empressèrent à lui prêter serment de fidélité et exprimer leur impatience de voir l’Imam légal : Hussein (psl). Mouslem leur apprit qu’il fallait être à la hauteur de la responsabilité et qu’il fallait être prêt à défendre l’Imam Hussein et à se sacrifier pour lui… Dix-huit mille hommes de la Koufa lui prêtèrent serment ferme. II envoya un rapport sur tout cela à l’Imam Hussein (psl) en l’invitant à venir. Ceci durant, Yazid envoya à la Koufa le fils de son ancien gouverneur : Ôbeydoullah Ibn Ziyad qui était encore plus vilain et plus malin que son père, et il le chargea d’exterminer les sympathisants de l’Imam Hussein et de mater la révolte de la Koufa. Pour exécuter les ordres de Yazid, Ôbeydoullah Ibn Ziyad n’eut pas besoin de plus de quelques agents et d’une grosse somme d’argent… Aussitôt infiltré dans la ville, il envoya ses espions parmi les habitants pour propager la fausse nouvelle selon laquelle une grande armée de Yazid était sur le point d’envahir la Koufa… Parallèlement, il commença à corrompre les chefs des tribus de la ville… et en quelques jours, toute la ville changea de camp ! Mouslem vit ses compagnons se faire de plus en plus rares et comprenant qu’il ne fallait pas compter sur les Koufiens, il voulut en prévenir l’Imam Hussein avant qu’il ne vienne. Les soldats d’Ibn Ziyad se lancèrent à la recherche de Mouslem qui les combattit alors farouchement avant d’être blessé et ramené chez le gouverneur qui donna l’ordre de l’exécuter. La fin tragique de Mouslem n’était en réalité que le commencement d’une grande tragédie à laquelle l’Imam Hussein s’était déjà préparé… et malgré les mauvaises nouvelles arrivant de la Koufa, l’Imam Hussein décida d’aller à son destin pour sauver l’Islam de la tentative la plus dangereuse de falsification qu’il ait jamais connue ! L’Imam sur la route de Karbala’ L’Imam Hussein (psl) était en route vers la Koufa quand les nouvelles de martyre de Mouslem et de ses compagnons lui parurent, il dit alors à tous ceux qui l’entouraient : “Quiconque vient avec nous va au martyre et quiconque nous abandonne n’aura point de conquête !…” L’Imam savait bien où il allait et il avait tenu à le faire connaître à tous ceux qui le suivaient : il n’allait pas en conquérant, ni en fugitif, mais tout droit au martyre. C’est ainsi que l’Imam Hussein (psl) décida de se sacrifier pour réveiller la communauté musulmane que les Omeyyades dorlotaient depuis vingt ans. Le sommeil de la communauté musulmane était si profond qu’il fallait verser le sang du petit-fils du prophète pour en sortir ! Oui, il fallait que Hussein, fils de Fatima Zahra et petit-fils de Mohammed sceau des prophètes fût tué par les hypocrites se réclamant de l’Islam pour que le vrai visage des Omeyyades fût démasqué… et ce n’était pas là toute la leçon ! Les objectifs de l’Imam al Hussein (psl) Hussein (psl) expliqua lui-même quelques aspects de son action en disant à son frère Mohammed Ibn El Hanafieh : “Je ne suis point sorti en injuste ou en prévaricateur mais plutôt en quête de réforme dans la communauté de mon grand-père (pslp) ; je veux ordonner le convenu, interdire le blâmable et suivre la marche de mon grand-père et mon père Ali Ibn Abou Taleb (pse).” C’était ainsi que l’Imam résuma sa mission : redonner à l’Islam son caractère social et politique tant étouffé par les soins des Omeyyades qui avaient voulu faire de l’Islam un ensemble de rites individuels et qui n’auraient aucun effet sur la vie sociale et politique, laissant ainsi la main des pervers au pouvoir tout à fait libre…Selon certains récits, l’Imam Hussayn (p) a vécu cinquante-six ans et quelques jours. Il a vécu six ans et quelques mois avec son grand-père, le Prophète Muhammad (P), avant la disparition de celui-ci, trente ans avec son père, dix ans avec son frère l’Imam Hassan (p) après la mort de son père, et dix ans après la mort de son frère. Il a été mort en martyre le jour de ‘Achûrâ (dixième jour de Muharram) de l’an 61 de l’hégire à Karbala et son saint corps a été enterré dans le même pays.[2]Les textes qui prouvent son ImamatNous pouvons utiliser les raisons générales que nous avons déjà indiquées pour prouver l’Imamat de l’Imam Hussayn (p). En outre, le noble Messager de l’Islam (P) a souligné l’Imamat de Hassan (p) et de Hussayn (p) dans de nombreux hadiths.L’Envoyé de Dieu (P) a dit: « Mes deux fils sont Imams, qu’ils se lèvent pour l’Imamat ou pas. »[3]Par ailleurs, l’Imam Hassan (p) a présenté son frère, Hussayn (p), comme son successeur et Imam au moment de son décès.L’Imam Sâdiq (p) a déclaré dans un hadith : « Hassan ibn ‘Ali (p) a appelé son frère, Muhammad ibn Hanafîyah, avant sa disparition et dit : ‘Ne sais-tu pas que Hussayn ibn ‘Ali (p) sera l’Imam après ma mort? Dieu, qu’Il soit loué et glorifié, l’a voulu et l’Envoyé de Dieu (P) l’a appuyé. Dieu le Très-Haut sait bien que vous (Gens de la Demeure prophétique) êtes Ses meilleurs serviteurs. Dieu a élu le Prophète Muhammad (P) au rang de la Prophétie, et celui-ci, a élu l’Imam ‘Ali (p) comme Imam, et mon père (p) m’a élu comme Imam, ce que j’aie fait à l’égard de Hussayn (p).’ Muhammad ibn Hanafîyah a dit : ‘Ô mon frère! Tu es Imam et remplis sûrement ton devoir.[4]‘Ali ibn Yûnus ‘Amilî écrit dans son livre intitulé « Sirâti Mustaqîm » :« L’Emir des Croyants (p) a souligné l’Imamat de son fils, Hassan (p), comme il l’a fait à l’égard de son fils, Hussayn (p). Les narrateurs chiites ont rapporté que Hassan (p), avant sa disparition, a choisi son frère Hussayn (p) comme Imam, lui a confié les pactes de la Prophétie et les engagements de l’Imamat, a informé les Chiites de son Imamat et succession, et l’a choisi comme le porte-drapeau de la guidance après lui-même.  C’est une chose évidente et reconnue sans aucune ambiguïté.[5]Mas’ûdî écrit dans son livre «Ithbâtul Wasîlah:« Lorsque l’Imam Hassan (p) est tombé malade, son frère Abû ‘Abdullah est venu lui rendre visite. Ils ont parlé pendant un moment et puis l’Imam Hassan (p) a présenté son frère Hussayn (p) comme son successeur. Il a enseigné à Hussayn (p) le Nom Suprême (Ismi A’zam) de Dieu et lui a confié les héritages des Prophètes et le testament de l’Emir des Croyants (p). »[6]Muhammad ibn Hanafîyah a dit à l’Imam Sajjâd (p) : « Sais-tu que l’Envoyé de Dieu (P)  a confié l’Imamat et sa succession après lui à l’Emir des Croyants (p), et après celui-ci, à  Hassan (p) puis à Hussayn (p) ? »[7]

https://fr.al-shia.org/la-naissance-de-limam-al-husayn-p/

L’Imam Al Hussein et son mouvement de réforme

L’Imam al-Hussein  (Psl) a dit:  » Je ne me suis pas soulevé de gaîté de cœur,  ni pour une quelconque insatisfaction personnelle,  ni par subversion et ni injustement. Je me suis soulevé pour réformer la Oumma de mon grand père,  le Messager de Dieu, pour commander le bien et interdire le mal,  et pour suivre les traces de mon grand père et de mon père… » (Bihâlul Anwâr-v.44, p.329)

Depuis que l’Homme existe sur terre, le bien et le mal, la justice et l’injustice, le vrai et le faux sont en continuelle confrontation, et de chaque côté ses représentants. Par exemple, le Prophète Ibrahîm (Psl) fut confronté à Nemroud et à son peuple aussi, qui représentaient l’injustice et le polythéisme, Moussa (Psl) avec Pharaon, Dawoud (Psl) avec Jâlout, Souleimân (Psl) avec la reine de Saba, Sâlih (Psl) avec son peuple, ‘Issa (Psl) avec les romains, notre Prophète (Pslf) avec les Qoraichs, etc…

Nous savons tous à travers les textes que ces saintes personnes (Ibrahîm, Moussa, Mohammed, …) sont venues avec un message réformateur, c’est-à-dire, sauver les gens de la servitude des tyrans, et instaurer à la place la justice divine qui est basée sur le  respect, la liberté, la paix, et le bien être de l’Homme.

L’Imam al-Hussein, malgré qu’il n’est pas un Prophète, fait partie de ces réformateurs, car à travers son soulèvement contre le pouvoir de l’époque, il voulait réinstaurer la justice perdue du message de son grand père (Pslf) .

Notre Prophète (Pslf) a été envoyé à une époque ou l’humanité vivait dans un obscurantisme à tous les niveaux (dogmatique, éthique, social et politique). L’Europe chrétienne vivait dans un archaisme total, tandis que l’Empire perse lui vivait dans la débauche et le totalitarisme, et que les arabes vivaient ce qu’on appelle la  » Jahiliya « .

Et c’est dans ce contexte désolant que le Prophète (Pslf) vient avec cette miséricorde qui est l’islam, et  invite les gens à l’embrasser, car le but de la prophétie est de sauver et guider les gens vers la bonne voie (Sirâtul Moustaqîm). Un nombre important de gens de la région entrent dans cette nouvelle religion, et quelques dizaines d’années plus tard, une grande partie du monde embrasse l’islam.

Mais 50 ans après la mort du Prophète (Psl) , vient au pouvoir de l’état islamique un homme qui selon al-Hussein (petit fils du Prophète) ne mérite pas d’être à ce poste, car comme il le cite:  » Nous sommes la famille du Prophète. C’est par nous que Dieu a débuté (le Message) et c’est par nous qu’Il l’a parachevé. Par contre Yazîd est un libertin qui ne cache pas son libertinage, un alcoolique et un assassin de l’âme innocente que Dieu a interdit de tuer. Quelqu’un comme moi ne saurait donc prêter  serment d’allégeance à quelqu’un comme lui  » (Al Foutouh-v.5, p.14.).

Et il cite dans un autre discours:  » J’en jure par ma  religion:  l’Imam ne peut être que celui qui gouverne selon le livre, qui établit l’équité, qui a pour religion la Religion Vraie et qui s’en tient scrupuleusement aux prescriptions divines… »(Bihârul Anwâr-v.44, p.335)

A travers ces discours, nous percevons mieux le  « pourquoi « de son soulèvement, en un mot, remettre les pendules à l’heure, en réinstaurant la justice et les principes prophétiques, et le Prophète (Psl) cite à ce sujet:  » Celui qui voit un Sultan injuste, qui rend légal ce que Dieu a interdit, qui transgresse le pacte qu’il a conclu devant Dieu, qui dévie la Sunna du Messager de Dieu, qui agresse les Musulmans et commet des péchés contre eux, sans qu’il ne s’opose à lui, ni par une parole, ni par une action, Dieu lui réservera obligatoirement le même traitement qu’Il réserve à ce Sultan  » (Târikhou Tabari-v.4, p.304.).

Par conséquent, pour cette noble cause, al-Hussein (Psl) a donné sa vie en contre partie, car les réformateurs sincères et véridiques sont prêts à tous les sacrifices pour concrétiser ce noble but, qui est d’instaurer la justice divine, la paix, l’amour, l’harmonie et le bien être de l’Homme sur cette terre. Selon nos croyances, c’est le Mahdi  (Psl) qui accomplira cette noble et difficile tâche.

http://fr.imam-khomeini.ir/fr/n21496/L-Imam-Al-Hussein-et-son-mouvement-de-r-forme

Kerbala : Histoire de Achoura

Les objectifs de l’imam al Hussein (psl)

Hussein (psl) expliqua lui même quelques aspects de son action en disant à son frère Mohammed Ibn El Hanafieh : « Je ne suis point sorti en injuste ou en prévaricateur mais plutôt en quête de réforme dans la communauté de mon grand père (pslp) ; je veux ordonner le convenu, interdire le blâmable et suivre la marche de mon grand père et mon père Ali Ibn Abou Taleb (pse). »

C’était ainsi que l’imam résuma sa mission : redonner à l’Islam son caractère social et politique tant étouffé par les soins des Omeyyades qui avaient voulu faire de l’Islam un ensemble de rites individuels et qui n’auraient aucun effet sur la vie sociale et politique, laissant ainsi la main des pervers au pouvoir tout à fait libre…

L’Islam était donc menacé par le même danger qui avait dévié les chrétiens de la religion de Jésus (psl) !… Le soulèvement de l’imam Hussein (psl) mit fin à la grande falsification que Mouaouia avait entreprise et que Yazid voulait achever.

Achoura’

L’armée de Yazid barra la route à la petite caravane de l’imam Hussein à un lieu dit Karbala’ près de l’un des affluents du fleuve Euphrate.

Et aussitôt l’armée s’interposa entre la caravane de l’imam Hussein et l’eau du fleuve pour en priver les femmes et les enfants sous une chaleur torride…

Le vendredi dix du mois de Muharram de l’année 61 Hijra, et au bout de trois jours de soif, l’imam Hussein (psl) rassembla ses fidèles qui étaient au nombre de soixante douze hommes et leur demanda de se préparer au martyre, puis il s’avança vers l’armée des hypocrites pour les exhorter de se repentir, leur rappelant qu’il était le petit fils du Prophète et que son sang leur était interdit… Il leur rappela aussi les paroles du Prophète : « Hassan et Hussein sont les maîtres des jeunes du paradis. »

L’armée de Yazid n’était en fait constituée que par des Koufiens que Obeydoullah Ibn Zyed avait réussi à corrompre… et la plupart de leurs chefs étaient de ceux qui avaient écrit des lettres à l’imam Hussein l’invitant à venir à Koufa !…

De ce fait, les paroles de l’imam restèrent sans écho puisque, devant lui, il n’y avait que des hypocrites qui avaient vendu leurs âmes !

La réponse de ces hypocrites à l’imam était : « Faites la bey’âh à Yazid, comme nous l’avons faite nous mêmes ! ». .. Mais c’est justement contre cela que l’imam Hussein s’est soulevé !

Et il leur répondit fermement que la vie ne vaut pas que l’homme s’avilit pour elle, et la bey’âh d’un pervers comme Yazid était un avilissement inacceptable pour n’importe quel homme libre, et l’Islam interdit ceci.

Omar Ibn Saê’d, commandant de l’armée de Yazid, lança l’ordre d’attaque et ce fut la grande bataille entre le petit groupe de compagnons de l’imam et la grande armée de Yazid dont le nombre s’élevait à plusieurs milliers.

Après un combat héroïque, l’armée se retira avec des grandes pertes alors que les compagnons de l’imam avaient perdu cinquante fidèles.

Les combats se poursuivirent sous la forme d’opération individuelle :

l’un après l’autre, les compagnons et les proches de l’imam s’avancèrent vers le champ de la bataille et attaquèrent l’armée adverse pour obtenir le martyre, et ils étaient tous impatients de rejoindre leurs frères aux paradis.

Si l’on peut résumer tout l’héroïsme et la noblesse des fidèles de l’imam ce jour là, l’histoire de Abbess, frère de l’imam en pourrait certainement être le meilleur exposé ; ayant été chargé par l’imam d’aller chercher un peu d’eau pour les enfants assoiffés, il combattit toute la garde qui s’interposait entre eux et l’eau du fleuve, et lorsqu’il atteignit la rive, il remplit sa gourde et eut la tentation de boire…

Mais, se rappelant que l’imam ne pouvait pas en faire autant, il s’abstint et accourut pour ramener l’eau au camp, mais il fut assassiné en route, sans qu’il puisse boire après une soif de trois jours !

Après le massacre de tous ses compagnons, l’imam Hussein (psl) fit ses adieux aux femmes et aux enfants leur demandant de supporter le destin que Dieu Le Tout Haut leur réservait, leur rappelant la noblesse de leur cause.

Ensuite, il passa à la tente de son fils Ali Zeyn Al A^bidi`n qui, étant malade et n’ayant pas participé au combat, fut l’unique homme survivant du massacre…

L’imam lui demanda de conserver son calme quel que soit le déroulement des événements, et de préserver sa vie à tout prix pour pouvoir continuer l’oeuvre de ses prédécesseurs, à savoir ; assurer la défense de la foi, l’enseignement des préceptes de l’Islam et la protection des musulmans contre l’invasion culturelle étrangère…

L’imam Hussein (psl) avança vers l’armée des hypocrites et bien qu’il n’était pas connu pour des qualités guerrières extraordinaires, son combat fut miraculeux, et chaque fois qu’il attaquait un groupe il l’anéantissait ou le mettait en fuite…

L’armée des hypocrites opta alors pour le tir des flèches et le jet des pierres…

Une flèche transperça la gorge de l’imam et il trébucha de son cheval…

Personne n’osa s’en approcher… Vraisemblablement, ils comprirent qu’ils avaient commis un sacrilège et qu’ils devraient s’attendre à la colère de Dieu.

Seul, un ignoble mécréant rancunier du nom de Chimr qui était l’un des adjudants proches de O^beydoullah Ibn Zyed, osa exécuter les ordres de son chef : décapiter l’imam et porter sa tête au bout d’une lance.

La rancune des Omeyyades envers Ahloul Beyt (pse) et envers l’Islam et tout ce qui le représentait était sans limites.

En effet, le commandant de l’armée de Yazid ne s’était pas contenté de ce massacre, mais il ordonna à dix cavaliers de piétiner le corps de l’imam décapité… Après quoi, il ordonna de mettre le feu au camp des femmes et des enfants…

Zeyneb, soeur de l’imam Hussein (pse) commença à rappeler et à calmer les femmes et les enfants terrorisés et dispersés dans toutes les directions. Avec un courage et une bravoure dont seule une petite-fille du Prophète (pslp) peut se vanter, elle avança vers le corps disloqué de son frère Hussein, le prit dans ses bras, le leva vers le ciel et dit :

« Mon Dieu, accepte ce sacrifice de notre part… »

Les enseignements de Karbala’

Il était clair que l’imam Hussein (psl) par son soulèvement contre la dictature omeyyade, ne voulait pas prendre le pouvoir, et si telle était son intention, il aurait rebroussé chemin lorsque les nouvelles du meurtre de Mouslem et de la trahison des Koufiens lui furent parvenues.

L’imam Hussein voulait tout simplement montrer aux musulmans la voie de la liberté : il ne faut jamais légitimer un pouvoir injuste, quitte à sacrifier sa vie !

Le mot A^’choura’ est dérivé du mot arabe A^chr qui signifie dix ou dizaine.

Ce sont les dix premiers jours du mois de Muharram au cours desquels cette épreuve eut lieu qu’on célèbre… et chaque année, les adeptes de Ahloul Beyt commémorent le martyre de Hussein (psl), le maître des martyrs et de ses fidèles compagnons qui s’étaient sacrifiés pour la survie de l’Islam pur.

Avant le massacre de Karbala’, le jour de Achoura’ n’avait aucune particularité, mais depuis lors,il devint le symbole de la résistance contre la tyrannie et l’emblème de tout homme libre qui préfère plutôt mourir que vivre aux dépens de ses principes.

Achoura’ est le jour de tous les hommes libres.

Achoura’ est la fête de tous les révolutionnaires en quête d’équité et de justice.

Achoura’ est le jour du sacrifice sublime pour l’amour de Dieu.

La commémoration du jour de Achoura’

Les Omeyyades avaient essayé de faire du jour de Achou’ra’ une fête, puisque selon Yazid lui même, c’était la vengeance que les Omeyyades cherchaient depuis le jour de Bèdr !…

Mais en réalité le jour de Achoura’ était un jour de malheur pour les Omeyyades eux mêmes : depuis ce jour là et jusqu’à la fin de leurrègne, on a enregistré au moins une révolution chaque année et leur régime était le plus instable dans l’histoire des musulmans.

Yazid lui même trouva la mort quelque peu après le massacre de Karbala’, et l’histoire nous rapporte comment il a été dévoré par les fauves et n’eut même pas la chance d’avoir des funérailles ni même une tombe.

Parallèlement, le mausolée de l’imam Hussein à Karbala’ est jusqu’à nos jours l’un des lieux les plus sacrés du monde islamique. Les musulmans le visitent, venant des quatre coins du monde, alors que les Omeyyades et leurs successeurs prévaricateurs ont sombré tous dans l’oubli, et si jamais un musulman s’en rappelle ce n’est que pour les maudire !

Dès que les conditions politiques le permettaient, les musulmans s’empressaient de commémorer le jour de Achoura’.

Ainsi, en E’gypte des Fatimides, en Iran du Sultan Deylémite et en Inde, les premiers rites des commémorations de Karbala’ et du jour de Achoura’ eurent lieu.

Petit à petit, ces rites se propageaient parmi les musulmans qui avaient la chance de connaître la réalité et la valeur de Ahloul Beyt (pse)…

La commémoration du jour de A^choura’ n’a pas seulement une valeur symbolique, mais c’est plutôt un rite qui nous rappelle une dimension essentielle de l’Islam : le sacrifice et l’immolation de soi pour l’amour de Dieu.

La victoire de l’imam al Hussein (psl)

Il ne faut certainement pas penser que le massacre de Karbala’ était une victoire des Omeyyades sur Ahloul Beyt ! Mais c’est plutôt l’inverse qui est vrai : l’imam Hussein avait réalisé tous ses objectifs alors que Yazid n’en avait récolté que le scandale et la déstabilisation de son pouvoir et par la suite la malédiction de tous les croyants jusqu’au jour de la résurrection.

Le jour de A^choura’, l’imam Hussein voulut nous démontrer une loi divine et sacrée : chaque fois que le combat entre le sang et le sabre éclate, c’est la victoire du sang sur le sabre qui est certaine !

Cette loi n’a pas cessé d’inspirer tous les révolutionnaires musulmans tout au long de l’histoire.

Nous pouvons voir dans toutes les insurrections et révolutions des masses opprimées contre les despotes de tout acabit des concrétisations plus ou moins parfaites de cette loi. Ce n’est pas donc par hasard que ce soit le peuple iranien qui ait réussi la meilleure concrétisation de cette loi.

En effet, c’est au nom de l’imam Hussein que le sang des jeunes Iraniens a battu le sabre millénaire du Chah, leur dictateur.

C’est donc dans le cadre de la reconnaissance de la valeur de Ahloul Beyt (psex) que cette devise peut être parfaitement réalisable.

Et c’est seulement lorsqu’on prend état de la valeur et de la grandeur de l’imam Hussein (psl) que l’on peut évaluer à sa juste valeur, toute catastrophe ou calamité qui pourrait nous atteindre.

Alors, au lieu de pleurnicher sur les petits maux de cette vie, il vaut mieux pleurer, voire fondre en larmes, en se rappelant la catastrophe de Achoura’ et le supplice que l’imam Hussein avait dû subir pour nous faire parvenir l’Islam sain et sauf.

Paix et prière sur Hussein et maudits soient ses ennemis jusqu’au jour du jugement.

https://new.alhassanain.org/fr/articles/show/12202/Kerbala_:_Histoire_de_Achoura

Islam grâce à l’Imam Hussein (as)

Islam grâce à l’Imam Hussein (as) I – NAISSANCE L’Imam Hussein (A.S.) est né à Médine le 3ème jour du mois lunaire de Cha’bane de l’an 4 de l’Hégire. Il est le fils de Hazrat-é-Ali ibn Abû Talib et de Hazrat-é-Fatéma bint-é Mohammad (S.W.A.), donc petit-fils de notre Saint Prophète Mohammad (S.A.W.). Pour bien connaître la vraie personn

Islam grâce à l’Imam Hussein (as)

Islam grâce à l’Imam Hussein (as)

I – NAISSANCE

L’Imam Hussein (A.S.) est né à Médine le 3ème jour du mois lunaire de Cha’bane de l’an 4 de l’Hégire. Il est le fils de Hazrat-é-Ali ibn Abû Talib et de Hazrat-é-Fatéma bint-é Mohammad (S.W.A.), donc petit-fils de notre Saint Prophète Mohammad (S.A.W.). Pour bien connaître la vraie personnalité de l’Iman Hussein (A.S.) il est nécessaire de voir le milieu dans lequel ce saint enfant a vu le jour. Le grand-père maternel de l’Imam Hussein (A.S.) qui est le Saint Prophète Mohammad (S.A.W.) est bien connu de tous les musulmans. Il est envoyé de Dieu et le propagateur de l’Islam. Il a sacrifié toute sa vie pour l’Islam dans le total dévouement à Dieu. L’illustre père de l’Imam Hussein (A.S.), Hazrat-é Ali (A.S.) est né à Beytullah à la Mecque. Possédant une très grande piété et un courage inégalé, Hazrat-é-Ali (A.S.) donna sa vie dans le chemin d’Allah, avant d’être assassiné à la Mosquée de Koufa. Hazarat Fatima (A.S.), la mère de l’Imam Hussein (A.S.) est la fille unique et bien aimée de notre Saint Prophète qui disait : « Fatima est une partie de mon âme. »

Ainsi l’Iman Hussein (A.S.), qui a reçu son nom de Mohammad (S.A.W.) est issu de la Sainte Famille de notre Prophète dont le seul but sur cette terre était d’apporter le message de Dieu qui est l’Islam. Le frère aîné de l’Imam Hussein (A.S.) est l’Imam Hassan (A.S.) qui est le premier fils de Hazrat-é Ali (A.S.). Par sa lignée, nul ne peut se comparer à la place de l’Imam Hussein (A.S.) dans l’Islam. En effet, son grand-père paternel fut Abou Talib, le tuteur et le protecteur du Saint Prophète (S.A.W.), son grand-père maternel fut le Saint Prophète lui-même, son père fut le lion d’Allah, le héros incomparable de l’Islam, Ali (A.S.), sa mère fut la Dame du Paradis Fatima Zahra (A.S.)

II – ENFANCE

L’amour et l’affection interne que le Saint Prophète (S.A.W.) avait pour l’Imam Hussein sont indescriptibles. Les historiens rapportent que quand l’Imam Hussein était petit et qu’en jouant, s’il montait sur le dos du Saint Prophète en pleine prière (Salât), Mohammad (S.A.W.) prolongeait ses prosternations pour laisser l’Imam Hussein comme il l’entendait Abou Huraira rapporte qu’un jour, il vit le Saint Prophète (S.A.W.) prendre les deux mains de l’Imam Hussein (A.S.) tandis que ses pieds étaient sur ceux du Saint Prophète. Ensuite l’Imam Hussein (A.S.) monta sur lui de sorte que ses pieds étaient sur la poitrine de Hazrat-é Mohammad (S.A.W.). Il demanda ensuite à son petit-fils d’ouvrir la bouche et l’embrassa. Par ailleurs, on peut voir dans le Mishkat que l’Envoyé de Dieu disait souvent :

« Hussein est de moi et je suis de Hussein. Celui qui aime Hussein est à son tour aimé par Allah et celui qui hait Hussein est à son tour haï par Allah. »

III – ADOLESCENCE

Le Saint Prophète (S.A.W.) s’est occupé personnellement de montrer à l’Iman Hussein (A.S.) à affronter tous les dangers pour la sauvegarde de l’Islam et il a donné l’exemple au moment de « Moubahela » qui fut une sorte de confrontation de l’Islam avec le Christianisme. Moubahala fut une épreuve pour l’établissement de la vérité entre les musulmans et les chrétiens, dans la mesure où il s’agissait de venir avec les enfants, les femmes et les membres de la famille de chaque partie et d’invoquer la malédiction de Dieu sur ceux qui n’étaient plus sur le droit chemin (citation du Coran). Le Saint Prophète y est venu avec Hazrat-é Ali, Hazrat-é Fatima, l’Imam Hassan et l’Imam Hussein, bénis soient-ils, pour montrer au monde qu’il était prêt à risquer tout ce qui lui était cher sur la terre pour l’Islam et que ces personnalités étaient celles sur qui on pourrait compter pour sauver l’Islam contre tout danger.

L’Imam Hussein (A.S.) vivait de manière simple à l’exemple de son père Hazrat-é Ali (A.S.) et de son grand-père Mohammad (S.A.W.) et enseignait de manière subtile les pratiques de l’Islam aux musulmans. Ainsi un jour, alors qu’il se préparait à faire la prière (Salât), il a vu qu’un vieil homme a fait ses ablutions (vozou) d’une manière erronée. Pour ne pas porter atteinte à l’honneur de ce vieil homme et afin de pouvoir lui montrer que son « vozou » n’était pas correct, il s’approcha de lui et lui demanda de voir si son propre « vozou » était bon. Puis il se mit à le faire. Le vieil homme, regardant comment l’Iman Hussein (A.S.) faisait le « vozou » comprit de lui- même que le « vozou » de l’Imam était correct, mais que le sien était faux.

Les exemples sont nombreux pour apprécier la philosophie profonde de l’Imam Hussein (A.S.) en ce qui concerne le côté humanitaire dont il usait dans sa vie courante. le petit-fils du Saint Prophète de l’Islam était un homme très pieux, que ce soit en actions, en pensées et en paroles.

Un jour, après une des guerres saintes, Hazrat-é Ali (A.S.) avait ramené les prisonniers de guerre. Parmi ces prisonniers se trouvait un homme nommé Chimre. Cet homme appela l’Imam Hussein (A.S.) et lui demanda de faire une intervention auprès de son père Hazrat-é Ali (A.S.) en faveur de sa libération. Quand l’Imam Hussein (A.S.) fit part de cette demande à son père, celui-ci lui demanda s’il connaissait bien cet homme. L’Imam Hussein (A.S.) savait, grâce à sa sainteté que Chimre était l’homme qui le tuera à Karbala. Néanmoins, il insista auprès de son père pour obtenir la libération de Chimre.

IV – IMAMAT (Khalifat)

L’Imam Hussein (A.S.) est le Saint qui a sauvé l’Islam de l’extermination par son sacrifice.

Au cours des siècles, la religion de Dieu a toujours rencontré des difficultés qui ont failli la faire disparaître. Pour comprendre le comment de « l’Islam grâce à l’Imam Hussein (A.S.) », il faut remonter dans le temps.

Le Prophète Adam (A.S.) affronta le premier ennemi de Dieu qui est Iblis (le Satan). Iblis désobéit à l’ordre de Dieu de se prosterner devant le Prophète Adam sous prétexte que lui-même a été créé du feu, et que le Prophète de la terre. Iblis, ennemi de Dieu, a depuis toujours continué sur la terre de détourner les hommes du chemin d’Allah.

Ainsi , à travers l’histoire des Prophètes de Dieu, on trouve Iblis sous d’autres formes, telles que Nemrod, contre le Prophète Ibrahim (A.S.) (Abraham), Pharaon contre le Prophète Moussa (A.S.) (Moïse), Judas contre le Prophète Issa (A.S.) (Jésus), Abou Soufian contre le Prophète Mohammad (S.A.W.) et on a encore retrouvé le même Iblis sous le manteau de Yazid contre le Saint Imam Hussein (A.S.)

Après la mort de Hazrat-é Ali (A.S.), les choses changèrent complètement, Moawiya devint calife et il transféra la capitale islamique de Médine à Damas. Avant sa mort, Moawiya, qui voulait perpétuer sa dynastie, nomma son fils Yazid comme son successeur. Cette action était le coup de grâce pour le principe islamique.

Yazid s’adonnait librement à toutes sortes de vices et ne pratiquait aucun culte religieux. Il n’était nullement apte à devenir un gouverneur ni à être le chef religieux de l’Islam.

L’Iman Hussein (A.S.) qui était alors à la tête de la Sainte Famille du Prophète Mohammad (S.A.W.), remplissait toutes les conditions d’un chef temporel et spirituel à l’image même du Saint Prophète de l’Islam comme son successeur légal.

V – BEY’AT

Comme Yazid n’avait pas les qualités nécessaires pour devenir Calife, il essaya de renforcer sa position et de maintenir son autorité par la force et par la brutalité.

Yazid savait que des mécontents existaient parmi les Musulmans quant à son khalifat et que la seule façon de rétablir l’ordre était de faire l’Imam Hussein (A.S.) lui jurer fidélité (bey’at). Une fois l’Imam Hussein (A.S.) aurait offert le « bey’at » à sa personne, la position de Yazid deviendrait sûre et légale.

Alors, il envoya une lettre à Walid qui était son gouverneur à Médine, lui ordonnant de demander la fidélité (bey’at) de l’Imam Hussein (A.S.), et en cas de refus de sa part lui trancher la tête. Cette obsession de Yazid pour obtenir la fidélité (bey’at) de l’Imam Hussein (A.S.) était due au fait que celui-ci représentait directement le Saint Prophète Mohammad (S.A.W.) à cette époque. Il portait avec lui tout l’héritage des prophètes précédents, en particulier celui du Saint Prophète Mohammad (S.A.W.), à savoir la responsabilité pour la protection, la sauvegarde et la préservation de la justice, le bien et la vertu dans les formes islamiques. En effet, l’Imam Hussein (A.S.) qui était alors l’aîné des descendants vivants du Saint Prophète à l’époque, avait l’obligation de prendre en charge ces responsabilités et il le fit comme l’aurait voulu le Saint Prophète.

L’Imam Hussein (A.S.) savait que jurer fidélité (bey’at) à Yazid signifiait la signature de la mort de l’Islam. En voulant cette fidélité, Yazid cherchait la carte blanche de la part de l’Imam Hussein (A.S.) comme chef suprême des affaires religieuses. Une fois cette carte obtenue, Yazid aurait pu effectuer tout changement ou transformation relatifs aux commandements, lois, principes et aux pratiques de l’Islam et de sa Shari’a.

L’Imam Hussein (A.S.), qui était venu au monde par l’Islam, comment pourrait-il signer la mort de cet Islam si cher à son grand-père le Saint Prophète Mohammad (S.A.W.) et à lui- même, en accordant le « bey’at » à Yazid.

L’Imam Hussein (A.S.) refusa donc de jurer fidélité à Yazid tout en sachant que celui-ci aura recours à la plus grande violence pour accomplir sa décision.

VI – VOYAGE INFINI

D’une part, l’Imam Hussein (A.S.) n’ignorait pas que le refus de « bey’at » à Yazid risquait de dégénérer en lutte armée à Médine, ville sainte de l’Islam. Il se décida donc à quitter Médine pour éviter une guerre fratricide entre les Musulmans là où le Saint Prophète reposait.

L’objectif de l’Imam Hussein (A.S.) n’était pas de faire la guerre, car si telle était son intention, il aurait levé une armée pour partir en expédition. Il prit la direction de La Mecque avec 72 personnes composées de ses proches parents, femmes et enfants, pour accomplir le pèlerinage et clarifier les raisons de ses différents avec Yazid pour les habitants de la Mecque.

D’autre part, les habitants de Koufa savaient très bien que Yazid était indigne de devenir le dirigeant des Musulmans. Ils demandèrent à l’Imam Hussein (A.S.) d’accepter d’être leur chef suprême en lui envoyant des émissaires, des représentants, des délégations et des centaines de lettres.

L’Imam Hussein (A.S.) consentit à leur demande, mais ne voulait nullement devenir un homme de pouvoir politique. Son seul vœu était de vivre selon les principes islamiques.

Avant de partir pour Koufa (Iraq) l’Imam Hussein (A.S.) envoya son cousin Hazrat-é Mouslim (A.S.) en émissaire pour étudier la situation sur place. Peu de temps après son départ, ce dernier lui envoya un rapport très favorable.

Pour que l’Imam Hussein (A.S.) ne puisse parvenir à Koufa, Yazid envoya ses agents pour le tuer secrètement à la Mecque même. Celui-ci apprenant cette intention de Yazid, et pour ne pas souiller de sang l’enceinte sacrée de la Mecque, précipita son départ vers Koufa.

Entre temps, Yazid envoya un gouverneur nommé Obeidollah Ben Ziad à Koufa, y vit renverser la situation contre l’Imam Hussein (A.S.) et fit assassiner son cousin Hazrat-é Mouslim (A.S.). Cette dernière situation était encore méconnue par l’Imam Hussein (A.S.) qui était en route pour Koufa suite au rapport favorable de Hazrat-é Mouslim (A.S.)

VII – DESERT DE KARBALA

La petite expédition familiale de l’Imam Hussein (A.S.) composée de 72 personnes était encore en route vers Koufa lorsque toute une armée comprenant 30.000 hommes envoyée par Obeidollah sur l’ordre de Yazid et sous le commandement d’un certain officier Hour força l’Imam Hussein (A.S.) et ses compagnons à camper dans le désert brûlant de Karbala. L’armée ennemie campa près du fleuve Euphrate (Fourate). Obeidollah Ben Ziad envoya un autre contingent, recueilli de Koufa, à Karbala sous le commandement d’Omar Saad qui augmenta le nombre de l’armée ennemie à environ 100.000 hommes.

Pour éviter l’effusion de sang, l’Imam Hussein (A.S.) négocia avec le chef de l’armée de Yazid pour lui permettre de quitter la Mésopotamie et même l’Arabie pour pouvoir vivre suivant les principes islamiques soit aux Indes, soit ailleurs. Cela montrait qu’il désapprouvait le gouvernement de Yazid, mais Obeidollah Ben Ziad refusa en disant que l’Imam Hussein (A.S.) devait reconnaître Yazid comme Khalife de l’Islam à titre temporel ou bien il devait être mis à mort.

Comme l’Imam Hussein (A.S.) refusait à tout prix d’accepter Yazid comme Khalife de l’Islam, Omar Saad commença à appliquer la violence qui débuta avec le blocage du fleuve Euphrate. A partir du 7ème jour du mois de Moharrem, l’Imam Hussein (A.S.) et ses compagnons n’avaient plus aucune goutte d’eau, et Omar Saad espérait que sous l’atroce effet de la soif l’Imam Hussein (A.S.) changerait d’avis.

L’Imam Hussein (A.S.) ne craignait point le sort de sa propre personne, mais il se souciait du massacre des femmes et des enfants qui l’accompagnaient. Devait-il se soumettre aux exigences de l’ennemi ? Mais alors, ce serait accepter Yazid comme guide de l’Islam face au Saint Prophète.

Un Saint homme comme l’Imam Hussein (A.S.) pourrait-il vendre l’Islam, religion d’Allah contre sa vie et celle de ses compagnons ? Penser que l’Imam Hussein (A.S) abdiquera en faveur de Yazid, ce serait mal le connaître. Par ailleurs, il faut comprendre que l’Imam Hussein (A.S.) a voulu négocier avec Yazid, non pas parce qu’il cherchait un moyen quelconque pour sauver sa vie, mais qu’il a voulu laisser le temps de réfléchir à ses ennemis qui prétendaient être Musulmans et admettaient que le Saint Prophète Mohammad était l’envoyé de Dieu, mais qui feignaient d’ignorer que l’Imam Hussein (A.S.) était le vrai successeur du Saint Prophète.

Celui qui penserait que l’Imam Hussein (A.S.) était allé vers le suicide collectif à Karbala, se trompe lourdement dans la mesure où l’Imam avait usé de tous les moyens pour éviter cet affrontement que désormais Yazid lui imposait pour pouvoir maintenir son pouvoir politique dont il n’avait pas les capacités intellectuelles et religieuses.

Le 9ème jour de Moharrem, Obeidollah Ben Ziad envoya un ultimatum à l’Imam Hussein (A.S.) pour réclamer le bey’at avec Yazid et mettre un terme aux négociations.

Voyant le refus inconditionnel de l’Imam Hussein (A.S.), Omar Saad ordonna une attaque immédiate, en réponse à laquelle l’Imam Hussein (A.S.) envoya son frère Hazrat-é Abbas pour demander une nuit de repos, l’Imam voulait ainsi procurer une occasion à ses compagnons qui voudraient éventuellement le quitter et une chance aux hommes de l’armée ennemie de réfléchir une dernière fois et peut-être de vouloir venir de son côté. Il voulait aussi passer cette nuit en offrant des prières et invocations à son Créateur pour la gloire duquel il se trouvait dans cette situation. Il faut remarquer que l’Imam Hussein (A.S.) n’a oublié aucun détail pour qu’après cette historique journée d’Achoura, le 10ème jour de Moharrem de l’an 61 de l’Hégire, on ne puisse l’accuser de n’avoir pas essayé telle ou telle situation pour sortir de la crise, sauf bien entendu celle de vendre l’Islam.

VIII – ASHOURA

Après l’aube de 10ème jour de Moharrem (Achoura) pour accomplir son dernier devoir, avant l’éventuel engagement des deux armées largement disproportionnées, l’Imam Hussein (A.S.) monta sur son chameau, considéré comme un animal de paix contrairement au cheval, pour venir devant les rangs ennemis et délivra un long sermon dans lequel il clarifia sa position sur sa personnalité en tant que le petit-fils du Saint Prophète (S.A.W.) qu’il représentait, le dernier membre vivant des « cinq purifiés » (Pandjatan) et les raisons pour lesquels il avait refusé le « bey’at » à Yazid.

Ainsi, aucun des hommes de l’armée ennemie ne pourrait dire qu’il ne savait pas la raison exacte de cet affrontement. L’Imam Hussein (A.S.) rentra ensuite à son camp.

Hour, l’un des commandants de l’armée ennemie, qui avait intercepté l’Imam Hussein (A.S.) sur sa route vers Koufa, réalisa que l’Imam Hussein (A.S.) était le vrai chef de l’Islam. Il quitta aussitôt l’armée de Yazid, vint demander pardon à l’Imam Hussein (A.S.), se convertit à son idéal et rejoignit son camp avec son fils et son esclave. Le soleil était déjà haut dans le ciel quand Omar Saad tira la première flèche vers le camp de l’Imam Hussein (A.S.) déclarant ainsi le commencement de la bataille. Malgré la soif et la faim de trois jours, imposées par l’armée de Yazid, la petite formation de l’Imam Hussein (A.S.) s’installa dans la position défensive.

Les premiers qui furent volontaires pour engager les combats, étaient les amis de l’Imam Hussein (A.S.), notamment Hour qui partit le premier vers le champ de bataille et qui inscrit courageusement son nom sur la liste des Martyrs de Karbala. Ce fut ensuite le tour des autres amis comme Zubair Ibn Quain, Mouslim Ibn Awsadja, Habib Ibn Mazahire, ainsi que les autres volontaires qui ont donné leur âme au bénéfice de l’Islam et qui ne voulaient qu’aucun membre de la Sainte Famille du Prophète aille combattre tant qu’ils seraient vivants.

Lorsque tous les amis furent tués, Onne et Mohammad, deux fils de Djanab-é Zaynab (A.S.) et neveux de l’Imam Hussein (A.S.) demandèrent l’autorisation d’aller combattre. L’Imam Hussein (A.S.) fut obligé de leur accorder son consentement suite à l’insistance de Djanab-é Zaynab (A.S.), sa sœur, qui voulait aussi prendre part à la souffrance de Karbala. Onne et Mohammad partirent donc au combat et furent tués héroïquement. L’Imam Hassan (A.S.), frère aîné de l’Imam Hussein (A.S.), marqua sa présence à Karbala par son fils Djanab-é Kassim (A.S.) qui fut tué après avoir mené une lutte acharnée contre les ennemis.

Dans le camp de l’Imam Hussein (A.S.), de nombreux enfants en bas âge, notamment Bibi Sakina, étaient présents pendant cet affrontement et ils ne pouvaient plus supporter l’effet de la faim et de la soif qui duraient depuis trois jours. Hazrat-é Abbas (A.S.), frère et bras droit de l’Imam Hussein (A.S.) était réputé pour sa bravoure, son courage et sa résistance devant les pires situations.

Il demanda à l’Imam la permission d’aller combattre et d’anéantir l’ennemi pour pouvoir apporter de l’eau du fleuve Euphrate (Fourate) pour les enfants. le but de l’Imam Hussein (A.S.) n’était pas de gagner la guerre, mais de sauver l’Islam. Il autorisa Hazrat-é Abbas (A.S.) à partir, mais uniquement pour aller chercher de l’eau et prit le chemin du retour. A ce moment, l’ennemi reçut l’ordre de tuer coûte que coûte Hazrat-é Abbas (A.S.) pour que l’eau ne parvienne pas jusqu’au camp de l’Imam Hussein (A.S.). Hazrat-é Abbas (A.S.) a dû se défendre durement à son tour, mais les ennemis étaient trop nombreux et ils ont pu lui trancher successivement les deux bras. Hazrat-é Abbas (A.S.) continuait sa route en sauvant l’outre d’eau, quand il reçut une flèche frontale qui traversa l’outre tenue par ses dents et qui le tua. La perte de Hazrat-é Abbas (A.S.) fut ressentie très cruellement par l’Imam Hussein (A.S.).

Ali Akbar (A.S.), le premier fils de l’Imam Hussein (A.S.), se prépara à partir pour le combat. Il était âgé de 18 ans seulement et ressemblait tellement au Saint Prophète Mohammad (S.A.W.) que les hommes de l’armée ont cru voir la présence du Saint Prophète au milieu de ce brûlant champ de bataille de Karbala. Malgré cet effet visuel et psychologique, les adversaires en nombre se sont regroupés et rués sur Ali Akbar (A.S.) dont le courage fut exemplaire, et l’ont tué.

Après la mort de ses compagnons, l’Imam Hussein (A.S.) était maintenant le seul qui pourrait aller combattre l’ennemi. Il refusa la permission d’aller lutter à son fils Hazrat-é Zaynal- Abédine (A.S.) qui était tellement souffrant qu’il ne pouvait pas monter à cheval. D’autre part, il considérait Zaynal-Abédine (A.S.) comme successeur garant de l’Islam après sa mort.

L’Imam Hussein (A.S.) prit alors son fils âge de 6 mois nommé Ali Asghar (A.S.) et vint devant les rangs ennemis. Il leur dit que cet enfant n’avait rien fait contre eux et qu’ils pourraient au moins accorder un peu d’eau à ce bébé qui meurt de soif. Devant cette scène, exprimant la plus grande injustice à son égard, les hommes de Yazid furent atteints d’émotion. Omar Saad, craignant un renversement de la situation en faveur de l’Imam Hussein (A.S.) donna l’ordre de tuer sur le champ ce Saint enfant. Aussitôt, une flèche tirée par Harmalla arriva en plein cou de l’enfant qui fut ainsi tué pour l’Islam. L’Imam Hussein (A.S.) regagna son camp. Il était maintenant seul contre tous. Même le soleil semblait tester la force morale de l’Imam qui n’avait pas arrêté d’essuyer les coups les plus durs depuis le matin. La cruauté des ennemis dépassait l’imagination. Le spectacle autour de lui était désolant. Sur le sable brûlant jonchaient les corps inertes des siens, dans les tentes, les femmes et les enfants pleuraient.

Mais l’Imam Hussein (A.S.) avait avec lui, sain et sauf, l’Islam. Dans cette situation qui démoraliserait n’importe quel être humain, l’Imam Hussein (A.S.) garda une présence d’esprit inégalée. Il se prépara pour la dernière du combat, pris congé des siens et partit vers le champ de bataille. Il a conduit un combat exemplaire et sans merci face à l’ennemi qui, malgré la supériorité numérique, ne parvenait pas à sa fin dans un combat légal. Les ennemis décidèrent alors de s’y mettre tous, lâchement. Malgré une résistance inexprimable, l’Imam Hussein (A.S.) subit un assaut désordonné et tomba de son cheval, épuisé. Chimre, celui que l’Imam Hussein (A.S.) avait fait libérer de la prison, s’approcha de lui pour accomplir l’abominable acte.

L’Imam Hussein (A.S.), ensanglanté, demanda à Chimre de lui donner un peu d’eau avant de le tuer, mais celui-ci refusa impitoyablement. L’Imam Hussein (A.S.) demanda alors de lui permettre d’accomplir la prière (Salât) ce que le bourreau accepta. Mais Chimre n’a pas laissé à l’Imam Hussein (A.S.) le temps de finir complètement sa prière et le frappa, en position de prosternation, sur la nuque avec un sabre mal aiguisé. L’atrocité cruelle de l’ennemi ne s’arrêta pas là. Après avoir été décapité, la tête tranchée de l’Imam Hussein (A.S.) fut montée sur une lance et son corps foulé aux pieds des chevaux des ennemis dans le but volontaire de le déshonorer.

Après le Martyre de l’Imam Hussein (A.S.), les tentes où se trouvaient les femmes et les enfants dans le camp de l’Imam furent mises à feu par les ennemis qui ont pillé et maltraité la Sainte Famille, et enlevèrent le tchàdar des femmes, avant de les envoyer, les mains liées au cou, sur les chameaux sans palanquin, ainsi que les têtes tranchées montées sur les lances à Damas auprès de Yazid pour y subir le déshonneur le plus extrême et se faire prisonnières pendant plus de douze mois.

IX – CONCLUSION

A travers ce bref résumé biographique de l’Imam Hussein (A.S.) et en particulier le sacrifice qu’il a effectué sur l’autel de l’Islam, il faut bien dire que l’Imam Hussein (A.S.) a donné sa vie pour la cause de la vérité et pour les principes de l’Islam. Si l’Imam Hussein (A.S.) avait accepté le « bey’at » à Yazid, l’Islam aurait été de passage sur la terre. Grâce donc à l’Imam Hussein (A.S.), l’Islam put subsister pour prendre ensuite de l’ampleur sur notre planète.

Les bases du soulèvement « Je ne me suis pas soulevé par l’orgueil, corruption et iniquité. En vérité, je me suis soulevé pour réformer l’Ummat de mon grand-père. Je veux ordonner le recommandable, interdire le blâmable et agir comme mon père et mon grand-père. »

(Extrait du testament de l’Imam Hussein, béni soit-il, à Mohammad Hanifa-Moghtel Khwarazmi)

Le tracé du destin « La mort est pour le fils d’Adam, comme un collier à l’instar de la parure portée par les jeunes filles. J’aime avec ardeur mes ancêtres comme Jacob a aimé Joseph. Ils ont choisi l’endroit où ils me tueront et je me rendrai à ce rendez-vous. Je vois mon corps déchiqueté que les loups du désert déchirent entre Karbala et Navaviss, et dont ils rassasient leurs ventres affamés. Point de recours contre ce que la plume du destin a tracé pour cette journée. Dieu est satisfait de notre soumission, nous, les membres de la famille du Prophète. Nous nous résignons aux maux décrétés par Lui car Il nous accordera la récompense accordée aux résignés. » (Extrait dus discours prononcé par l’Imam Hussein, béni soit-il, avant de quitter la Mecque pour l’Irak, Maghtal al-Hussein).

https://erfan.ir/french/80392.html

Anniversaire de la naissance du Maître des Martyrs, Sayyid Al Chuhadâ Abû Abdillâh Al-Hussein ibn ‘Alî ibn Abu Tâlib. Et Poëme "N’oublie pas Kerbala".

Gloire et Louanges à Allah SwT, nous adressons nos Félicitations à Rassul Allah (sawas) et à Dame Khadija Al Kûbra (as), à Imam \’Ali (as) et à Dame Fâtimah az-Zahrâ (as), à Imam Al-Hassan (as), à nos Imams (as) et à Notre Imam Al-Munthadar (as) qui en Réalité nous attend depuis si longtemps.. à toute la Sainte Famille, donc, et la Pieuse Descendance (as), aux Croyants, et à toute la Création, à l\’Occasion de l\’Anniversaire de la Naissance de l\’Imam Al-Hussein (as) .. wa salam ala l mu\’minin bi l urwati wutqa.. Du\’a\’ et Ziyarat en ce Jour de Lumière.

A – Quel est donc ce personnage qui a tant marqué l\’histoire et les coeurs des musulmans, en général, et des adeptes des \Ahl-ul-Bayt\(3) en particulier? Pourquoi, des Musulmans légitimistes qui se disent avant tout attachés au Coran et à la Sunna du Prophète prennent-ils pour symbole de cet attachement, la personnalité et l\’action de cette figure de proue de la légitimité en Islam, al-Hussayn, petit-fils du Prophète?

1- Son appartenance familiale

Al-Hussayn est le fils de l\’Imam \’Ali Ibn Abi Tâlib, cousin et gendre du Prophète, et de la Dame Fatima al-Zahrâ, fille chérie du Prophète Muhammad et de la Dame Khadîjah al-Kubrâ. Il est le troisième Imam des Musulmans légitimistes (les Chiites imamites), après son père, l\’Imam \’Ali Ibn Abi Tâlib (le lère Imam, et 4ème successeur officiel du Prophète), et son frère l\’Imam al-Hassan (2ème Imam).

Al-Hussayn est né à Médine, le 3  Cha\’bân de l\’an 4 de l\’Hégire  (ndlr SSH)  (Cheikh Al Mufid citerait le 25(4).) La famille du Prophète l\’a accueilli à sa naissance avec amour et tendresse, et c\’est le Messager de Dieu, lui-même, qui lui donna le nom d\’al-Hussayn(5).

Al-Hussayn fut élevé et grandi dans le giron du Prophète, de l\’Imam \’Ali et de Fâtimah al-Zahrâ.

Il fut donc nourri de la morale prophétique et élevé selon les principes du Message islamique, les principes du Bon Droit, de la justice et de la dignité.

2- Sa position auprès du Prophète et sa place dans la Sunna

Fait significatif – lorsqu\’on sait que la Sunna ou la Tradition consiste en les paroles, les gestes et le comportement du Prophète – le Messager de Dieu le couvrait publiquement de son amour et de sa tendresse, et le portait ainsi que son frère aîné, al-Hassan, contre sa poitrine en exprimant à haute voix, devant ses Compagnons, cet amour paternel généreux:

«Ô mon Dieu! Je les aime et j\’aime ceux qui les aiment».(6)

La métaphore suivante en dit long sur l\’amour que le Prophète éprouvait et exprimait pour ses deux petits-fils:

«Mes deux fils(7) que voici sont mes deux basilics de ce bas-monde ». (8)

Et les propos suivants ne laissent plus de doute sur la portée et la profondeur de cet amour:

«Al-Hussayn fait partie de moi, et je fais partie d\’al-Hussayn. Dieu aimera celui qui aura aimé al-Hussayn».(9)

«Celui qui aime al-Hassan et al-Hussayn m\’aura aimé, et celui qui les déteste, m\’aura détesté».(10)

Propos réitérés et confirmés à maintes autres occasions. Par exemple, lorsqu\’un jour, le Prophète qui accomplissait sa prière, que al-Hassan et al-Hussayn se bousculaient sur son dos, en ces moments de recueillement, et que des gens vinrent les éloigner, dit:

«Laissez-les… Par mon père et ma mère, celui qui m\’aime, doit les aimer aussi».(11)

Ou encore cette autre métaphore révélatrice et on ne peut plus claire, utilisée par le Prophète pour mettre en évidence la position prédestinée d\’al-Hussayn auprès de Dieu:

«Celui qui se réjouirait de voir un homme destiné au Paradis,(12) qu\’il regarde al-Hussayn».(13)

Ainsi, le Prophète a donc pris soin de faire connaître aux Musulmans le sort de martyr qui attendait al-Hussayn, dés son enfance et de désigner sa position privilégiée dans la Umma, pour que celle-ci ne pardonne jamais à quiconque aurait le malheur de devenir parmi les assassins de son bien-aimé.

Les assassins d\’al-Hussayn ne pourraient jamais prétexter l\’oubli ou l\’ignorance de ces paroles du Prophète pour qu\’on puisse leur pardonner un jour, car le Prophète s\’était attaché à les mettre suffisamment en évidence pour que de grandes figures de l\’Islam, tels que Abou Bakr al-Çiddiq et Ibn \’Omar, trouvent toujours l\’occasion de les répéter à l\’intention des Musulmans. En effet c\’est Abou Bakr qui a dit un jour:

«J\’ai entendu le Messager de Dieu dire: \Al-Hassan et al-Hussayn sont les deux Maîtres de la jeunesse du Paradis\».(14)

Quant à Ibn \’Omar, c\’est bien après l\’assassina d\’al-Hussayn qu\’il rappela à des Irakiens venus lui poser un question canonique sur les moustiques, ce que le Prophète avait dit à propos de la position privilégiée qu\’occupaient auprès de lui ses deux petits-fils: «Les Irakiens, dit-il, amer, m\’interrogent sur les moustiques, alors qu\’ils ont tué le fils de la fille du Messager de Dieu, lequel Messager avait dit \ce sont (al-Hassan et al-Hussayn) mes deux basilics(15) dans ce bas monde\».(16)

Conscients de cette place de choix qu\’al-Hussayn occupai dans le coeur et la pensée du Prophète et dans sa famille, les Musulmans ne pourront pas ne pas sentir qu\’à travers son assassinat, c\’était le sang du Prophète qui fut répandu si injustement et si tragiquement dans la terre de Karbalâ\’, comme nous le verrons plus loin. Ils ne cesseront jamais de penser à ce crime impardonnable perpétré contre la famille du Prophète ne pourra se réparer que par le rétablissement des principes l\’Islam pour lesquels l\’Imam al-Hussayn s\’était soulevé, et p une révolte permanente contre ceux qui persistaient à dévier ces principes. De là les révolutions successives, dont ce d\’al-Tawwâbine(17), contre le régime omayyade, auteur ce crime. Le sang d\’al-Hussayn sera ainsi le volcan qui ébranlera les piliers de l\’Etat Omayyade et détruira son entité.

Malgré toutes les tentatives perfides des Omayyades de justifier l\’assassinat d\’al-Hussayn et de déformer la noble cause pour laquelle il se battait, l\’attachement des Musulmans au petit-fils du Prophète alla grandissant après son martyre. Car, comment auraient-ils pu se détacher de lui, s\’ils voulaient rester attachés au Message de leur religion, alors qu\’ils savaient que ce martyr faisait partie des Ahl-ul-Bayt (la famille du Prophète) que le Coran leur ordonne d\’aimer:

«Dis: \ Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n\’est votre affection envers les proches\.(18) A celui qui accomplit une telle action, nous répondrons par quelque chose de plus beau encore». (Coran, XLII, 23);

et dont il souligne la purification:

«Ô vous, les gens de la Maison! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement». (Coran, XXXIII, 33);

et qu\’il associe au Prophète:

«Si quelqu\’un te contredit après ce que tu as vécu en fait de science, dit: \Venez! Appelons nos fils(19) et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous ferons alors une exécration réciproque en appelant une malédiction de Dieu sur les menteurs\». (Coran, III, 61)

«Je ne me rendrai jamais à vous comme un soumis, ni ne me résignerai jamais comme un esclave».

L\’écho de ce cri de refus et de défi qu\’a lancé l\’Imam al-Hussayn, à la face de la puissance déviationniste omayyade avant de tomber en martyr, retentit encore dans la vallée de Tûfûf(2), comme il a toujours retenti dans les oreilles de toutes les générations qui se sont succédé depuis son assassinat. Il n\’a cessé d\’agiter toutes les phases de l\’histoire, comme un tourbillon qui moissonne les tyrans, ou un volcan qui fait trembler les trônes des injustes, en réveillant toutes les consciences libres et en galvanisant l\’esprit révolutionnaire et de jihad missionnaire chaque fois que la déviation et les forces du mal poussent à l\’excès leur arrogance.

Depuis son martyre, des millions et des millions de Musulmans se sont rendus à sa tombe pour se rappeler que la sauvegarde du Message et de la Sunna (la Tradition du Prophète) exige parfois le sacrifice de soi, même si l\’on a toutes les possibilités de l\’éviter.

Aujourd\’hui, cette tombe, transformée au fil des siècles en un site imposant de merveilles, dressant ses dômes et ses minarets dorés au centre de Karbalâ\’ (ville située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bagdad) témoigne par sa splendeur de l\’attachement profond et inébranlable des générations successives de Musulmans à cette personnalité islamique hors du commun, par le sens qu\’il a su donner à son combat pour préserver l\’Islam d\’une déviation imminente.

Au fil des siècles des écoles littéraires spécifiques se sont créées pour dépeindre les tableaux épiques du martyre d\’al-Hussayn, et des milliers de littérateurs et des poètes ont consacré leurs plumes et leurs talents à l\’évocation et à la description de sa tragédie, de son héroïsme et des moindres détails de sa noble vie.

Aujourd\’hui, on ne compte plus le nombre de révoltes, de soulèvements et de révolutions qui ont éclaté en ayant pour moteur et agent galvanisateur, la mémoire de la Révolution d\’al-Hussayn, l\’exemple de son sacrifice, de sa foi, et de ses principes. ( Texte intégral ici: http://www.bostani.com/achoura/imam-al-hussayn-et-le-jour-de-achoura.htm )

B – Les visites pieuses de l’Imam al-Hussayn (p)

La visite pieuse de l’Imam al-Hussayn est très recommandée aussi bien lorsqu’elle est effectuée sur place (le site du saint mausolée) que de loin (à n’importe quel endroit où on se trouve) et n’importe quand, lors bien même qu’elle appelle une plus grande récompense si on l’accomplit auprès de la tombe de l’Imam, ou dans le sanctuaire de l’Imam Ali ou de tout autre Imam de ses descendants.

Bien que les hadith mettent un accent particulier sur la ziyârah du Prophète (P) et sur celle de l’Imam al-Hussayn, certains d’entre eux indiquent que la visite pieuse de n’importe quel Imam d’Ahl-ul-Bayt (p) a le même mérite que les deux ziyârah précitées.

Sans doute le texte le plus célèbre destiné à la ziyârah de tous les Imams (p) est “ziyârat-Amînullâh”, dont al-Allâmah al-Majlicî dit qu’elle est la meilleure des ziyârat aussi bien par son texte (matn) que par sa chaîne de transmetteurs et qu’il faut la lire assidûment dans tous les saints mausolées. Selon l’Imam al-Bâqir (p), c’est avec ce texte que l’Imam Zayn al-Âbidine avait accompli la ziyârah de l’Imam Ali (p) en ajoutant : “Il n’est pas un de nos adeptes qui lise cette ziyârah auprès de la tombe du Commandeur des croyants (l’Imam Ali) ou de l’un des Imams sans qu’Allah ne fasse monter son do‘â’ dans une caisse de lumière qui porte le sceau de Muhammad (P) et qui sera ainsi gardée jusqu’à ce qu’elle soit remise au Résurrecteur des Âle Muhammad (l’Imam al-Mahdi), lequel accueillera cet adepte (qui a lu ladite ziyârah) avec courtoisie (sous de riantes auspices), meilleure salutation et dignement, si Allah le veut” .

Cependant les hadith qui soulignent les mérites de la ziyârah de l’Imam al-Hussayn sont tellement nombreux et concordants qu’il est permis de les classer au-dessus des autres ou de la qualifier comme étant plus méritoire que celle des Imams postérieurs.

Il est à noter qu’il y a plusieurs ziyârah de l’Imam al-Hussayn. Chacune comporte un texte spécifique et est rattachée à une occasion spéciale. Ce sont selon l’ordre chronologique de l’année hégirienne, d’après les différents corpus de visites pieuses :

1-La Ziyârah de ‘Âchûrâ’ (le 10 Moharram)

2-La ziyârah d’al-Arba‘în (le 20 Çafar, le 40e jour de l’anniversaire du martyre de l’Imam)

3- La ziyârah du 1er Rajab (le même texte que celui de la ziyârah du 15 Cha‘bân)

4-La ziyârah de la mi-Rajab (la veille et le jour du 15 du mois- le même texte que le celui du 1er Rajab)

5- Visite pieuse et prière spécifique le jour anniversaire de sa naissance, le 3 Cha‘bân

6-La visite de la veille et du jour de la mi-Cha‘abân (le même texte que celui du 1er Rajab)

7-La visite des veilles du 19, 21 et 23 Ramadhân (dites la nuit de Qadr : la nuit de la veille du 19,21,23)

8-La visite des veilles des fêtes de Ramadhân et de Sacrifice

9-La visite du jour des fêtes de Ramadhân et du Sacrifice

10- La visite du Jour de ‘Arafah, le 9 Thu-l-Hajjah

Deux des ces visites, celles de la mi-Cha‘abân et du Jour de ‘Arafah, se détachent par leur importance et par la récompense spirituelle qu’elles appellent, selon les différents hadith. Il apparaît même qu’elles ont plus de mérites spirituels que le pèlerinage et la Omrah recommandés, et qu’Allah  accorde Sa Miséricorde et Son absolution aux visiteurs de l’Imam al-Hussayn (pendant ces deux occasions) avant de les accorder aux fidèles présents à ‘Arafât (pendant le pèlerinage et la Omrah recommandés).

Les adeptes d’Ahl-ul-Bayt attachent également une importance et une attention particulières aux visites de ‘Âchûrâ’ et du Jour de l’Arba‘în (le 40ème jour du martyre de l’Imam). Ils y organisent différents rassemblements de deuil.

À part ces ziyârah périodiques et spécifiques, il y en a d’autres à caractère général. On peut les effectuer n’importe où et n’importe quand. Al-‘Allâmah al-Majlicî en mentionne sept, dont la plus connue est la célèbre ziyârat Wârith.

Il y a des règles de bonne conduite à observer pendant la ziyârah de l’Imam al-Hussayn. Elles sont plus ou moins les mêmes que celles qu’on doit suivre pendant la ziyârah du Prophète (P) ou des autres Imams (p). Les plus importantes d’entre elles sont : la pureté rituelle (le wudhû’), la pureté du corps et des vêtements de toute souillure, la ferveur et le recueillement, l’l’imploration d’Allah, ainsi que toutes les politesses requises lors de la visite rendue à l’Imam (p) de son vivant et en sa présence. 

Voir ZIYÂRAT WÂRITH

ZIYÂRAT AL-IMAM AL-HUSSAYN (p) http://www.bostani.com/livre/anthologie-des-cles-du-paradis-mafatih-al-jinan.htm

Le 3e jour du mois :

C’est un jour béni marqué par la naissance de l’Imam al-Hussain (p). Tous les actes de piété, et tout particulièrement le jeûne, sont très recommandés ce jour dans lequel on commémore l’anniversaire du Maître des Martyrs, le petit-fils du Prophète (P). De même il est recommandé d’y réciter le du‘â’ suivant :

« Allâhumma innî as’aluka bi-haqq-il-mawlûdi fî hâthâ-l-yawm-il-mawû‘di, bi-chahâdatihi qabl-astihlâlihi wa wilâdatihi, bakat-hu-s-samâ’u wa man fîhâ wa-l-ardhu wa man ‘alayhâ wa lammâ yata’u lâbatayhâ, qatîl-il-‘abrati wa sayyid-il-usrati, al-mamdûdi bi-n-nuçrati yawm-al-karrati, al-mu‘awwadhi min qatlihi inna-l-a’immata min naslihi wa-ch-chafâ’a fî turbatihi wa-l-fawza ma‘ahu fî awbatihi wa-l-awçiyâ’a min ‘itratihi ba‘da qâ’imihim wa ghaybatihi, hattâ yudrikû-l-awtâra wa yath’ar-uth-tha’ra, wa yurdh-uj-Jabbâra wa yakûnû khayra ançârin, çallâllâhu ‘alayhim ma‘a-khtilâf-il-layli wa-n-nahâr-i. Allâhumma fa-bihaqqihim ilayka atawassalu wa as’aluka su’âla muqtarifin mu‘tarifin musî’in ilâ nafsihi mimma farrata fî yawmihi wa amsihi, yas’aluka-l-‘içmata ilâ mahalli ramsihi. Allâhumma fa-çalli ‘alâ Muhammadin wa ‘itratihi wa-hchurnâ fî zumratihi, wa bawwi’nâ ma‘ahu dâr-al-karâmti wa mahall-al-iqâmati. Allâhumma wa kamâ akramtanâ bi-ma‘rifatihi fa-akrimnâ bi-zulfatihi wa-rzuqnâ murâfaqatahu wa sâbiqatahu, wa-j‘alnâ mimman yusallimu li-amrihi wa yukthir-uç-çalâta ‘alayhi ‘inda thikrihi wa ‘alâ jamî‘i awçiyâ’ihi wa ahli açfiyâ’ihi, al-mamdûdîna minka bi-l-‘adad-il-ithnay‘achara, an-nujûm-iz-zuhari wa-l-hujaji ‘alâ jamî‘-il-bachari. Allâhumma wahab lanâ fî hâthâ-l-yawmi khayra mawhibatin wa anjih lanâ kulla talibatin, kamâ wahbt-al-Husayna li-Muhammadin jaddihi wa ‘âtha futrusu bi-mahdihi, fa-nahnû â’ithûna bi-qabrihi min ba‘dihi, nach-hadu turbatahu wa nantadhiru awbatahu, âmîna Rabb-al-‘âlamîn-a ».

اَللّـهُمَّ اِنّي اَساَلُكَ بِحَقِّ الْمَوْلُودِ في هذَا الْيَوْمِ الْمَوْعُودِ بِشَهادَتِهِ قَبْلَ اْستِهْلالِهِ وَوِلادَتِهِ، بَكَتْهُ السَّمآءُ وَمَنْ فيها وَالاَْرْضُ وَمَنْ عَلَيْها وَلَمّا يَطَأْ لابَتَيْها قَتيلُ الْعَبْرَةِ وَسَيِّدَ الاُْسْرَة،ِ الْمَمْدُودِ بِالنُّصْرَةِ يَوْمَ الْكَرَّةِ الْمُعَوَّضِ مِنْ قَتْلِهِ اَنَّ الاَْئِمَّةَ مِنْ نَسْلِهِ وَالشِّفآءَ في تُرْبَتِهِ والْفَوْزَ مَعَهُ في اَوْبَتِهِ والأوْصِيآءَ مِنْ عِتْرَتِهِ بَعْدَ قآئِمِهِمْ وَغَيْبَتِهِ حَتّى يُدْرِكُوا الاَْوْتارَ وَيَثأَرُوا الثّارَ وَيُرْضُوا الْجَبّارَ وَيَكُونُوا خَيْرَ اَنْصارِ، صَلَّى اللهُ عَلَيْهِمْ مَعَ اْختِلافِ اللَّيلِ وَالنَّهارِ. اَللّـهُمَّ فَبِحَقِّهِمْ اِلَيْكَ اَتَوَسَّلُ وَاَسْئَلُ سُؤالَ مُقْتَرفٍ مُعْتَرفٍ مُسيءٍ اِلى نَفْسِهِ مِمَّا فَرَّطَ في يَوْمِهِ وَاَمْسِهِ يَسْئَلُكَ الْعِصْمَةَ اِلى مَحَلِّ رَمْسِهِ اَللّـهُمَّ فَصَلِّ عَلى مُحَمَّد وَعِتْرَتِهِ وَاحْشُرْنا في زُمْرَتِهِ، وَبَوِّئْنا مَعَهُ دارَ الْكَرامَةِ وَمَحَلَّ الاِقامَةِ، اَللّـهُمَّ وَكَما اَكْرَمْتَنا بِمَعْرِفَتِهِ فَاَكْرِمْنا بِزُلْفَتِهِ وَارْزُقْنا مُرافَقَتَهُ وَسابِقَتَهُ وَاجْعَلْنا مِمَّنْ يُسَلِّمُ لاَْمْرِهِ وَيُكْثِرُ الصَّلوةَ عَلَيْهِ عِنْدَ ذِكْرِهِ وَعَلى جَميعِ اَوْصِيآئِهِ وَاَهْلِ اَصْفِيآئِهِ الْمَمْدُوديِن مِنْكَ بِالْعَدَدِ الاِثْنَيْ عَشَرَ النّجُومُ الزُّهَرِ وَالْحُجَجِ عَلىجَميعِ الْبَشَرِ ، اَللّـهُمَّ وَهَبْ لَنا في هذَا الْيَوْمِ خَيْرَ مَوْهِبَةٍ وَاَنْجِحْ لَنا فيهِ كُلَّ طَلِبَةٍ ، كَما وَهَبْتَ الْحُسَيْنَ لُِمحَمَّدٍ جَدِّهِ وَعاذَ فُطْرُسُ بِمَهْدِهِ فَنَحْنُ عائِذُونَ بِقَبْرِهِ مِنْ بَعْدِهِ نَشْهَدُ تُرْبَتَهُ وَنَنْتَظِرُ اَوْبَتَهُ آمينَ رَبَّ الْعالَمينَ.

Traduction

(O mon Dieu! Je T’implore, par le mérite de celui qui est né en ce jour promis, par son martyre (prévu) avant sa naissance, celui que le ciel et tout ce qui s’y trouve, ainsi que la terre et tout ce qu’elle abrite ont pleuré, avant même leur naissance, celui dont l’assassinat est un motif de pleurs (…), celui dont nous nous consolons de la perte par le fait que nos Imams descendent de lui, que la terre dans laquelle il est enterré est guérison (médicament), que la victoire sera le Retour avec lui et ses descendants, après l’occultation de leur Résurrecteur, l’Imam al-Mahdi, pour le venger et satisfaire le Terrible (Allah). Que la prière d’Allah soit sur eux tant que les nuits et les jours continuent à se suivre. Je Te supplie donc, O Seigneur ! par leur amour, et je T’implore comme un pécheur confessant, repentant, ayant causé le mal à lui-même en se livrant à des excès hier et aujourd’hui, et Te demandant la protection jusqu’au lieu de son enterrement, de prier sur Mohammad et sa progéniture, de nous placer avec ses compagnons, de nous établir à ses côtés dans la Demeure éternelle. O Seigneur ! De même que Tu nous as honorés de sa connaissance, honore-nous de sa proximité, favorise-nous de sa compagnie, et fais que nous soyons au nombre de ceux qui souscrivent à sa cause et qui, chaque fois qu’on mentionne son nom, prient sur lui et sur tous ses douze héritiers- les étoiles brillantes et les preuves d’Allah auprès de toute l’humanité. O Seigneur ! Accorde-nous également en ce jour, le meilleur don, et accède à toutes nos demandes, de même que Tu as donné al-Hussain à son grand-père Mohammad et que l’Ange Futrus s’est protégé par le berceau d’Al-Hussain, nous nous protégeons par sa tombe après son martyre, nous regardons sa terre et nous attendons son retour, âmen ! O Seigneur des mondes)

Puis on récite le du‘â’ suivant de l’Imam al-Hussain (p), lequel fut le dernier du‘â’ qu’il récita lorsque ses ennemis et assaillants l’attaquèrent en grand nombre, le Jour de ‘Âchûrâ’, le 10 Moharram :

« Allâhumma Anta muta‘âl-il-makâni, ‘adhîm-ul-jabarûti, chadîd-ul-mihâli ghaniyy-un ‘an-il-khalâ’iqi, ‘arîdh-ul-kibriyâ’i, qâdirun alâ mâ tachâ’u, qarîb-ur-rahmati çâdiq-ul-wa‘di, sâbigh-un-ni‘mati, hasan-ul-balâ’i, qarîbun ithâ du‘îta, muhîtun bimâ khalaqta, qâbil-ut-tawbati liman tâba ilayka, qâdirun ‘alâ mâ aradta wa mudrikun mâ talabta wa chakûrun ithâ chukirta wa thakûrun ithâ thukirta, ad‘ûka muhtâjan wa arghabu ilayka faqîran wa afza‘u ilaka khâ’ifan wa abkî ilayka makrûban wa asta‘înu bi-ka dha‘îfan, wa atawakkalu ‘alayka kâfiyan, uhkum baynanâ wa bayna qawminâ bi-l-haqqi fa-innahum gharrûnâ wa khada‘ûnâ wa khathalûnâ wa ghadarû bi-nâ wa qatalûnâ wa nahnu ‘itratu nabiyyika wa waladu  habîbika Muhammadin-ibni ‘Abdullâh allathî-ç-tafaytahu bi-r-Risâlati wa’tamantahu ‘alâ wahyika, fa-j‘al lanâ min amrinâ farajan wa makhrajan bi-Rahmatika yâ arham-ar-râhimîn-a ».

اَللّـهُمَّ اَنْتَ مُتَعالِي الْمَكانِ عَظيمُ الْجَبَرُوتِ شَديدُ الِمحالِ غَنيٌّ َعنِ الْخَلائِِقِ عَريضُ الْكِبْرِيآءِ قادِرٌ عَلى ما تَشآءُ قَريبُ الرَّحْمَةِ صادِقُ الْوَعْدِ سابِغُ النِّعْمَةِ حَسَنُ الْبَلاءِ قَريبٌ إذا دُعيتَ مُحيطٌ بِما خَلَقْتَ قابِلُ التُّوبَةِ لَمَنْ تابَ اِلَيْكَ قادِرٌ عَلىما اَرَدْتَ وَمُدْرِكَ ما طَلَبْتَ وَشَكُورٌ اِذا شُكِرْتَ وَذَكُورٌ اِذا ذُكِرْتَ ، اَدْعُوكَ مُحْتاجاً وَاَرْغَبُ اِلَيْكَ فَقيراً وَاَفْزَعُ اِلَيْكَ خآئِفاً وَ اَبْكي اِلَيْكَ مَكْرُوباً وَاَسْتَعينُ بِكَ ضَعيفاً وَاَتوَكَّلُ عَلَيْكَ كافِياً، اُحْكُمْ بَيْنَنا وَبَيْنَ قَوْمِنا بِالْحَقِّ فَاِنَّهُمْ غَرُّونا وَخَدَعُونا وَ خَذَلونا وَغَدَروا بِنا وَقَتَلُونا ونَحْنُ عِتْرَةُ نَبِيِّكَ وَوَلَدُ  حَبيبِكَ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِاللهِ الَّذي اصْطَفَيْتَهُ بِالرِّسالَةِ وَائْتَمَنْتَهُ عَلى وَحْيِكَ فَاجْعَلْ لَنا مِنْ اَمْرِنا فَرَجاً وَمَخْرجاً بِرَحْمَتِكَ يا اَرْحَمَ الرّاحِمينَ.

Traduction:

(O Allah ! Tu es le Très-Haut, Ta Puissance est immense, Ta Force est redoutable; Tu te passes de toutes les créations, Ta Magnificence est large, Tu as le Pouvoir sur toutes choses, Ta Miséricorde est accessible, Tu tiens Ta Promesse, Tu es le Pourvoyeur de la Bénédiction, Ton épreuve est belle, Tu es tout près quand on T’appelle, Tu es au courant de toute Ta création, Tu acceptes la repentance de quiconque se repent auprès de Toi, Tu as le Pouvoir sur tout ce que Tu veux, Tu parviens à atteindre ce que Tu demandes, Tu es Reconnaissant lorsque Tu es loué, Tu te rappelles, lorsqu’on T’appelle! C’est pourquoi je Te supplie en tant que nécessiteux, je me réfugie auprès de Toi en tant que pauvre, j’ai recours à Toi, lorsque j’ai peur, je pleure devant Toi, quand je suis affligé, je cherche Ton secours, me sentant faible, je compte sur Toi, pour n’avoir besoin de personne. Juge donc entre nous et les nôtres, lesquels nous ont séduits, trompés, abandonnés, trahis et assassinés, alors que nous sommes la progéniture de Ton Prophète et les fils de Ton bien-aimé, Mohammad Ibna Abdullah que Tu as élu pour se charger de Ton Message et à qui Tu as confié la Révélation. Sors-nous donc de notre épreuve, par Ta Miséricorde, O le Plus Miséricordieux des miséricordieux !).

Il y a évidemment tellement à dire que nous vous renvoyons aux liens et ressources cités, ainsi qu\’à l\’onglet dédié, ici-même,  à Imam Al-Hussein (as), avec nos vœux pour l\’acceptation de nos œuvres sur sa voie bénie!

Et puis ce poëme, paru dans le numéro 7 de notre Magazine Hussein Renaissance, en dédicace:

N\’oublie pas Kerbala

Que tu sois assoiffé ou non, Je te montrerai la Source Où tu pourras étancher ta soif Quelle qu\’en soit l\’intensité.. Et si tu veux t\’y baigner, Libre à toi tout entier! Et n\’oublie pas la soif d\’Al-Hussein à chaque gorgée que tu boiras,

https://imamhussain.org/french/17769