La Naissance de l`Imam Ali al-Ridha (P)

La durée de son Imamat est de 20 ans. Sa mère était une esclave du nom de Umm Al-Banîn. Ali Al-Ridâ (p) est l’ainé des enfants de Mûsa.

La Période de son Imamat coïncida avec le califat de Haroun Rachid et de Ma’mûn.

Le huitième Imam parvint à l’imamat après la mort de son père, sur Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. La période de son imamat coïncida avec le califat de Hârun et de ses fils Amin et Ma’mûn. Après la mort de son père, Ma’mûn entra en conflit avec son frère Amin, conflit qui se termina par des guerres sanglantes et par l’assassinat d’Ami’n, à la suite duquel Ma’mûn devint calife. Jusqu’alors, la politique du califat Abbasside envers les chi’ites était devenue progressivement plus dure et plus cruelle. De temps à autre, un des partisans d’Ali (Alawis), se révoltait, provoquant des guerres et des rebellions qui causèrent de grandes difficultés au califat.

Les Imams chi’ites ne coopéraient pas avec les instigateurs de rebellions et se tenaient à l’écart de leurs affaires. Les chi’ites de cette époque, qui formaient une population importante, continuaient de considérer les Imams comme leurs guides religieux auxquels l’obéissance était due et comme les véritables califes du Prophète. Ils estimaient le califat très éloigné de l’autorité sacrée de leurs Imams, car le califat ressemblait à la cour des rois de Perse et des empereurs romains et était dirigé par des gens plus préoccupés de gouvernement mondain que d’application des principes religieux. La persistance d’une telle situation était dangereuse et constituait une sérieuse menace pour le califat.

Ma’mûn essaya de trouver une nouvelle solution à ces difficultés politiques qui, depuis soixante dix ans n’avaient pu être résolues par ses prédécesseurs Abbassides. Pour arriver à ses fins, il choisit le huitième Imam comme successeur, espérant ainsi surmonter deux difficultés: premièrement, empêcher les descendants du Prophète de se rebeller contre le gouvernement puisqu’ils en feraient eux-mêmes partie, et deuxièmement faire perdre aux gens leur croyance spirituelle et leur attachement intérieur aux Imams. Ceci se réaliserait en laissant les Imams s’enfoncer dans les affaires mondaines et la politique du califat qui avait toujours été considéré par les chi’ites comme mauvais et impur. De la sorte leur organisation religieuse s’écroulerait et ils ne représenteraient plus un danger pour le califat.

Ces desseins une fois accomplis, l’éloignement de l’Imam ne présenterait aucune difficulté pour les Abbassides. Afin de mettre en action son projet, Ma’mûn demanda à l’Imam de venir de Médine à Marw. Lorsqu’il y arriva, Ma’mûn lui offrit d’abord le califat et ensuite, la succession au califat. L’Imam s’excusa et refusa la proposition, mais il fut finalement conduit à accepter le principe de la succession, à condition qu’il ne se mêlât pas des affaires gouvernementales ni de la nomination et de la révocation des agents gouvernementaux.

Cet événement eut lieu en 200H/814. Mais Ma’mûn réalisa rapidement qu’il avait commis une erreur, car il y eut une propagation rapide du chi’isme un attachement croissant du peuple à l’Imam et une audience étonnante de l’Imam auprès du peuple et même de l’armée et des agents gouvernementaux.

Ma’mûn fit preuve d’un grand intérêt pour la traduction des œuvres intellectuelles et scientifiques en arabe. Il organisa des réunions dans lesquelles les savants des différentes religions et sectes se réunissaient et menaient des débats scientifiques et académiques. Le huitième Imam participa également à ces assemblées et se mêla aux discussions avec les savants d’autres religions. Plusieurs de ces débats sont enregistrés dans les collections de hadiths chi’ites.

LA CAUSE DE LA MORT DE ALI AL-REZA.

Al Ma’Mûn commençait à devenir de plus en plus en colère contre Ali, car ce dernier n’a Jamais cessé de le mettre en garde, de lui dire qu’il devait se repentir, de craindre Dieu, de lui faire prendre conscience de ses crimes, lui et ses prédécesseurs (Abbassides)- De plus, il lui recommanda souvent de ne plus écouter les mauvais conseils des frères sahl.

Ma’mûn, poussé par les frères Sahl, décida de mettre à mort le huitième imam.

En l’invitant chez lui, le calife l’empoisonnera. Après avoir gardé sa mort secrète pendant un Jour et une nuit, Ma’mûn fit chercher l’oncle de l’Imam, Muhammad b. Ja’far Al-SaJiq (p) et un groupe de la famille d’Abu Tâlib. Après que son noble corps eut été lavé et parfumé, on transporta la sainte dépouille vers sa tombe. Ses funérailles furent conduites par son fils, l’Imam Muhammad al-Taqi al-Jawâd (P) et il fut inhumé à Meshad (IRAN) où se trouve son mausolée aujourd’hui.

Ses connaissances, sa gentillesse, sa générosité, ses dispositions à la bonté et sa piété sont universellement connues et n’ont pas besoin d’être relatées ici.

On raconte que l’imam aurait veillé toute la nuit en priant et qu’il aurait terminé la lecture de tout le Coran en trois jours. Il aurait prié pendant des heures d’affilée et accompli mille rak’ah en une journée et une nuit.. Il se serait prosterné pendant plusieurs heures. Il avait l’habitude de jeûner souvent. Il n’aurait jamais interrompu quelqu’un pendant qu’il parlait, ni abusé de quiconque. Il ne se serait jamais étendu en présence de quelqu’un, ni n’aurait jamais ri aux éclats, ni craché devant quelqu’un.

Il s’asseyait avec tous ses proches, femmes et serviteurs et partageait ses repas avec eux.

QUELQUES PAROLES DE L’IMAM AL-REZA (as)

-Celui qui ne remercie pas ses parents ne remercie pas Allah.

-Le meilleur raisonnement (aql) c’est de se connaître soi-même.

-La colère est un test pour le croyant car quand il est en colère, il ne s’éloigne jamais de la vérité et lorsqu’il est satisfait, il ne rentre jamais dans l’erreur. Et s’il se trouve dans une position de puissance, il ne prend que son droit.

LA MORALE DE L’IMAM (as)

Un jour, un homme dit à l’Imam ar-Ridza (as) : « Par Allah, tu es la meilleure des personnes ! »

Sur cette parole l’Imam (as) voulut donner un exemple à tous les musulmans et dit : « Il ne faut jamais faire les louanges d’une personne qui est face à vous, même si elle le mérite, Ô toi ne jure pas ! Il peut être meilleur que moi celui qui craint Allah plus que moi ! Par Allah, ce verset n’a pas été abrogé :  » Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous entre connaissiez, est-il que le meilleur d’entre vous auprès d’Allah est celui qui le crains le plus. »

L’Imam (as) profitait de toutes les occasions pour propager l’Islam et ses principes sous forme de comportement concret afin qu’ils restent gravés dans la mémoire des gens.

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La Cause du martyre de l`Imam Ali Al-Rida (p)

Al-Ma’mûn commençait à devenir de plus en plus en colère contre Ali, car ce dernier n’a Jamais cessé de le mettre en garde, de lui dire qu’il devait se repentir, de craindre Dieu, de lui faire prendre conscience de ses crimes, lui et ses prédécesseurs (Abassides)- De plus, il lui recommanda souvent de ne plus écouter les mauvais conseils des frères sahl.

C’est à ce moment-là, que Ma’mûn, poussé par les frères Sahl, décida de mettre à mort le huitième imam. En l’invitant chez lui, le calife l’empoisonnera. Après avoir gardé sa mort secrète pendant un Jour et une nuit, Ma’mûn fit chercher l’oncle de l’Imam, Muhamed b. Ja’far Al-SaJiq (p) et un groupe de la famille d’Abu Tâlib. Après que son noble corps eut été lavé et parfumé, on transporta la sainte dépouille vers sa tombe. Ma’mûn prit part au cortège funèbre et ordonna qu’il soit enterré dans la maison de Harûn-Al-Rachid, en direction de la Mecque.

Il est rapporté que Ali (p) ne laissa aucun enfant excepté son fils Abu Jâ’far Muhamed b.’Ali (p), le nouvel imam qui avait 7 ans lorsque son noble père mourut.

Le Martyre de l`Imam Ali Reza (p)

Biographie

Nom : Ali (as)

Son titre : Al-Ridâ (consentement, assentiment), Sabir, Fazil, Razi…

Son Kouniyat : Abû Al-Hassan, Abu Ali

Père : Imam Moussa Kazim (as)

Mère : Oumoul Banin Najma Khatoun (as)

Date et lieu de naissance : 11 Zilkaad 148 de l’hégire à Madina

Date et lieu de Décès : 29 safar 203 de lhégire à Mashad (Iran)

La Période de son Imamat coïncida avec le califat de :

  • Harun Rachid
  • Ma’mûn

Ses connaissances, sa gentillesse, sa générosité, ses dispositions à la bonté et sa piété sont universellement connues et n’ont pas besoin d’être relatées ici.

Le Calife Mamoun voulut désigner l’Imam comme héritier présomptif. L’Imam (as) déclina son offre, car il prévoyait la ruse du Calife. Toutefois Mamoun le força à accepter le titre de successeur. Mais l’Imam (as) n’accepta cette offre forcée qu’à condition de ne prendre aucune part à l’administration du gouvernement.

La large connaissance de l’Imam (as) en matière de religions et écoles juridiques diverses se révéla au cours de différents débats organisés par Mamoun. Même des voyageurs retournant à leurs pays respectifs auraient relaté les larges connaissances de l’Imam (as)

L’Imâm Reza (as) rencontrait des Chrétiens, des Juifs, des Sabéens et des athées pour dialoguer avec eux, pour leur parler de l’Islam et pour discuter avec eux de leurs religions et de leurs idées. Selon les témoignages des contemporains qui étaient au courant de ces discussions, les adeptes de ces religions se trouvaient devant lui à court de réponse. Ils se taisaient comme le fait celui qui ne possède pas de preuve pour défendre son avis.

Ma’mûn réalisa rapidement qu’il avait commis une erreur, car il y eut une propagation rapide du shi’isme un attachement croissant du peuple à l’Imam (as) et une audience étonnante de l’Imam (as) auprès du peuple et même de l’armée et des agents gouvernementaux.

Ma’mûn chercha un remède à ses difficultés et fit empoisonner l’Imam (as). Après sa mort, l’Imam fut enterré dans la ville de Tûs en Iran, qui se nomme actuellement Mashad. Ma’mûn fit preuve d’un grand intérêt pour la traduction des œuvres intellectuelles et scientifiques en arabe.

Il organisa des réunions dans lesquelles les savants des différentes religions et sectes se réunissaient et menaient des débats scientifiques et académiques. Le huitième Imam (as) participa également à ces assemblées et se mêla aux discussions avec les savants d’autres religions.

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Imam Moussa al-Kazim (AS)fils de Ja’far Sadique

Le septième Imam est Moussâ al-Kâzim, fils de Ja’far. Sa mère est Hamida al-Mussaffat. L’Imam est né à Abwa (entre la Mecque et Médine), le dimanche 7 Cafar de l’an 128 A.H.

Il mourut en prison, empoisonné par le Calife Haroun Rachid, le 25 Rajab 183 A.H., après avoir passé 14 ans d’emprisonnement pendant lesquels il a subi d’indicibles souffrances et oppressions. Ses funérailles furent conduites par son fils Ali Ridha. Il fut inhumé à Kazimayn au Sud de Bagdad où se trouve son mausolée aujourd’hui.

Il fut le plus grand érudit de son temps. Il fut également le meilleur, le plus généreux, le plus courageux, le plus aimable et le plus correct de son temps. Sa grandeur était connue de tous. Son savoir fut inégalable, son engouement pour l’adoration ne saurait être dépassé. C’est parce qu’il contenait toujours sa colère qu’il fut surnommé « al-Kâzim » (celui qui contient sa colère). Pour son intégrité, on le surnomma également « al-‘Abdu Câlih » (le bon serviteur d’Allah).

Ses connaissances furent révélées en diverses occasions, et elles éblouirent les gens. Son dialogue avec Buraiha est bien connu. A la suite de ce dialogue l’Imam convainquit en effet son interlocuteur chrétien de se convertir à l’Islam.

Un jour, un homme dans le besoin mendia cent dinars de l’Imam. Celui-ci lui posa quelques questions pour sonder ses connaissances religieuses et lui donna deux mille dirhams.

L’Imam avait une belle voix en récitant le Coran. On rapporte qu’il restait quatre heures debout pour accomplir des actes cultuels, et qu’il récitait le Coran et se prosternait pendant longtemps. Il pleurait souvent par amour d’Allah. Il mourut alors qu’il était en prosternation.

Le calife Haroun convoqua l’imam un jour et lui tena ce discours : « pourquoi vous a-t-on préféré sur nous alors que nous sommes les descendants d’Al ‘Abbas l’oncle du prophète et que vous aussi vous êtes les descendants d’Abu Tâlib l’oncle du Prophète (P) » ?

L’imam (P) répondit : « Nous sommes plus proches du Prophète (p) car Abu Talib et ‘Abdullah sont de même père et mère tandis qu’Al ‘Abbas n’était leur frère que du côté du père ».

Haroun lui posa une autre question : « pourquoi vous appelle t on les enfants du messager alors que vous les enfants d’’Ali (P) » ?

L’imam répondit : « si le messager était ressuscité pouvez vous le marier avec l’une de vos filles » ?

Haroun : « cela serait une source d’orgueil pour moi devant arabes et non arabes ».

L’imam : « Quant à nous il lui est interdit de demander nos filles en mariage car il nous a mis au monde et pas vous »

Un jour, Abou Hamza, voyant l’Imam al-Kâzim en train de travailler dans son jardin alors que la sueur perlait de sa tête jusqu’à ses pieds, lui demanda où étaient ses serviteurs. L’Imam lui répondit qu’il y avait quelqu’un de meilleur que l’Imam et son père, qui travaillait lui-même de ses propres mains. Lorsque Abu Hamza lui demanda qui était cet homme, l’Imam répondit que c’était le Prophète d’Allah, Mohammad (P), ainsi que Amir Al-Mouminin ‘Ali (P), et que tous ses ancêtres travaillaient de leurs propres mains. Tel fut donc la Sunna (la Tradition) des Prophètes, des Délégués d’Allah et des gens droits.

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Le Martyre de l’Imam Moussa al-Kazim (p)

L’Imam Al- Moussa Al-Kazim (as), notre septième Imam (as), était le fils de l’Imam-As’Sadiq et de Bibi Hamidah Khatoune. Imam (as) est né le 7 Rajab en l’an 128 de l’Hégire et a accédé à l’Imâmat 20 ans plus tard. La durée de son Imâmat était de 35 ans et a coïncidé avec le Califat de Mansour, de Mahdi, de Hâdi et de Haroun Ar’Rachid.

Les événements importants de la vie du septième Imam (as) ont commencé après le martyr de son père. Malgré cet événement, il a assumé le post de l’Imamat. Après le martyre de l’Imâm As-Sadiq (as), Mansour, le Calife Abbasside a envoyé quelques officiels pour découvrir l’identité du de futur Imam (as) et leur a ordonné de décapiter immédiatement celui qui a accepté le post  de l’Imamat. Dans ces circonstances, il était très difficile pour les partisans de pouvoir identifier leur vrai Imam.

Hichâm fils de Salim a dit: « J’étais dans l’embarras de ne pas savoir qui était mon Imam car j’avais des problèmes dont je voulais lui demander les solutions. Tout d’abord je me suis  adressé à Abdullah, le fils aîné de l’Imam As’Sâdiq. Je lui ai exposé mes problèmes et il ne pouvait pas me donner des réponses, j’ai compris qu’il n’était pas l’Imam (as). J’ai continué ma recherche mais j’avais peur d’attirer l’attention des fonctionnaires du Calife.

Un jour j’ai vu un homme qui est venu vers moi. Lorsqu’il a fait connaissance avec moi et a appris ce que je cherchais, il m’a amené à  la maison de l’Imam (as) et s’est éclipsé immédiatement puis un homme est sorti de la maison et m’a guidé vers l’Imam Al- Moussâ Al-Kâzim (as). Je lui ai présenté mes problèmes et obtenu des réponses satisfaisantes.

De là j’ai compris qu’il était mon Imam (as). A la fin l’Imam (as) a dit : » Ne divulgue notre entretien à personne car cela pourrait mettre ta vie en danger.»

J’ai dit les Chi’ites sont embarrassés. Puis-je vous les présenter?

Il a répondu : »Prends beaucoup de précautions. Informe seulement celui qui a fait preuve de maturité et obtiens de lui la promesse de garder ton secret. »

J’ai bien écouté son conseil et j’ai amené discrètement quelques compagnons distingués de l’Imâm As’Sâdiq (as) chez le septième Imam (as).

Nous apprenons de cet épisode qu’à l’époque du septième Imam (as), ses partisans vivaient sous une pression terrible.

Mohammad fils d’Ali a dit: »A Nichâpour, Les partisans m’ont confié 30000 dinars, 50000 dirhams et des  vêtements pour que j’aille à Médine et que je les mette à la disposition de l’Imam (as). D’abord je doive présenter à la personne concernée une lettre cachetée dans laquelle quelques questions sont posées. Ils m’ont donné une énigme et il m’ont conseillé de ne lui remettre les biens qui m’ont été confiés que si cette personne parvenait à résoudre l’énigme. »

Il a ajouté : » Je suis arrivé à Médine et je me suis mis à la recherche de l’Imam (as) mais personne n’était parvenue à résoudre cette énigme. J’ai erré dans la ville. Finalement un jeune homme  m’a guidé vers la maison de l’Imam Al-Moussâ Al-Kâzim (as) .L’Imam (as)  a deviné l’énigme de la lettre .Finalement j’ai trouvé l’Imam(as) puis j’ai donné les biens à lui. »

Les dix dernières années du règne de Mansour ont passé ainsi puis douze ans du règne de Mahdi et de Hadi se sont écoulés. Mahdi recevait des rapports défavorable aux activités de l’Imam (as) et il a décidé de mettre l’Imam (as) en prison

PENDANT LE REGNE DE HAROUN

Haroun Ar’Rachîd connaissait bien l’Imam (as). Le récit suivant est relaté par Ma’moûn, fils de  Hâroun Ar’Rachîd :

« Pendant le Califat de mon père , nous ( mon père  et moi ) sommes allés une année à la Mecque et au cours du même voyage nous avons visité Médine. Le Calife a distribué des sommes d’argent entre 2000 et 500 dirhams aux personnes âgées et distinguées de la ville. Lorsqu’il a rencontré Imam Moussâ Al-Kâzim (as). Il lui a montré un grand respect et a ordonné à ses fils de le raccompagner lors de son départ en faisant preuve d’une parfaite soumission. Lorsque j’ai remarqué tout cet honneur respect à lui .J’en ai demandé la raison.

Haroun a expliqué : » C’est l’Imam (as) des Musulmans, la preuve de Dieu. »

J’ai demandé : » Mais cette position ne t’appartient-elle pas ?

Il a répondu : » Je suis devenu le dirigeant des gens par la force mais leur vrai dirigeant est Moussâ Al-Kâzim (as) .Malgré tout cela, j’ai pris possession de ce titre et par Dieu, même toi qui es mon fils, si tu me disputait le Califat, j’ordonnerais de te décapiter, car le pouvoir ne reconnaît ni père ni fils. »

Pendant le même voyage Ma’moûn a appris que son père avait insisté pour que l’Imam (as) ne possède que très peu d’argent. Il a demandé à son père pourquoi il tenait à restreindre les ressources financières de l’Imam Moussa Al-Kazim (as) ?

Il répondit: » Mon fils, sois tranquille. S’il venait de posséder de grosses sommes d’argent, il mobiliserait cent mille combattants parmi ses partisans, contre le gouvernement. Il vaut mieux donc pour nous qu’il reste dans la détresse sur le plan financier. »

LES PARTISANS DE L’IMAM

Malgré toutes les souffrances et les difficultés, les amis de l’Imam (as) ont gardé leurs relations avec l’Imam (as). Ses partisans étaient dispersés un peu partout et même dans la cour de   Hâroun Ar’Rachîd parmi eux était une personne nommée Ali fils de Yaqtîn qui était le ministre de  Hâroun. Toutefois il maintenait secrètement ses relations avec l’Imam (as).

Il avait l’habitude de rencontrer l’Imam Moussa Al- Kazim (as) en cachette. Un jour il demanda à deux de ses amis de se procurer deux chevaux rapides et de s’approvisionner en vue d’un voyage. Il leur a confié quelques biens et quelques lettres. Il leur a demandé d’aller vite voir l’Imam (as) pour lui remettre ce qu’il leur a confié et revenir. Ils sont donc partis pour Médine en toute vitesse et ne se sont arrêtés pour se reposer qu’une fois, près de Médine puis ils ont repris le voyage. Là, ils ont vu deux cavaliers venant de Médine et ils se sont dirigés vers eux. L’un d »eux était l’Imam (as). L’Imam (as) a ouvert les lettres et examiné les biens apportés. L’Imam (as) répondit aux lettres et apposa sa signature et leur a dit: » Retournez vite. »

Ils ont dit: » Nous sommes à court de provision pour le voyage ».

Il a jaugé leur provision et dit: » Elles sont suffisantes. »

Ils ont dit: » Mais nous désirons visiter le tombeau du saint Prophète. »

L’Imam (as) a dit: » C’est fait! » L’Imam (as) voulait dire qu’ils retournent sans visiter le tombeau du Prophète car ils ont reçu la récompense spirituelle parce qu’ils ont eu l’attention de le faire.

Ainsi l’Imam (as) a rencontré les représentants d’Ali à l’extérieur de la ville afin que cette rencontre n’attire l’attention de personne.

Un jour, Hâroun a envoyé quelques cadeaux comprenant un très beau vêtement à Ali, le partisan de l’Imam (as). Ali les a envoyés à Imam (as) en cadeau. L’Imam (as) lui rendit avec ce message: » Garde-le pour toi! Il te sera utile ». Après quelque temps, l’un des serviteurs de Ali qui avait quelques différends avec son maître dit à  Hâroun : » Ali a des contacts secrets avec Moussâ Al-Kâzim (as) et lui a envoyé des cadeaux parmi ces cadeaux figure le vêtement que tu lui as offert. »

Hâroun a été contrarié. Il a convoqué Ali et lui a dit: » Où est le vêtement que je t’ai offert? »

Ali a envoyé quelqu’un pour rapporter ce vêtement. Dès lors  Hâroun a eu confiance en Ali, il a puni sévèrement la personne qui lui avait fait le faux rapport.

LA TORTURE ET SEVERITE

Hâroun a décidé de réserver un traitement plus sévère à l’Imam (as) car ce dernier attirait de plus en plus les gens vers l’Islam. Hâroun s’est efforcé d’obtenir par tous les moyens des informations sur les activités secrètes de l’Imam (as); ses fonctionnaires lui envoyaient des rapports continuels. L’un de ces fonctionnaires était une personne distinguée de Médine. Il est allé voir le Calife ayant reçu la promesse d’obtenir une grande somme d’argent, s’il divulguait tous les secrets de l’Imam (as). Il a envoyé un rapport à Hâroun en y ajoutant accessoirement le commentaire suivant:

 » Comment peut-il y avoir deux Califes en même temps? Tu es le Calife dans cette ville et Moussâ Al-Kâzim est à Médine puisque les gens lui envoient de l’argent et des cadeaux des quatre coins du monde. »

Le Calife lui donna pour ce rapport insidieux 200 000 dirhams. Il ordonna d’arrêter l’Imam (as). Il prépara deux chameaux. Il envoya l’un en direction de Bagdad, l’autre en direction de Bassora afin que les gens ne sachent pas où l’Imam (as) a été amené. En fait l’Imam (as) fut conduit à Bassora. Il ordonna qu’on ne le garde pas longtemps dans un endroit car il voulait que le lieu de l’Imam (as) soit en cachette des autres.

Bien qu’il ait demandé aux gouverneurs de différentes villes de martyriser l’Imam (as) mais ils refusèrent cette demande et répondirent qu’ils ne pouvaient rien  parce que tout ce qu’ils savaient de lui, c’était sa piété et sa vertu et ils ne voulaient pas tremper leurs mains dans ce crime odieux.

Finalement cet ordre fut transmis aux geôliers de sa dernière prison. Ils empoisonnèrent discrètement l’Imam (as) et simulèrent que l’Imâm avait une mort naturelle  mais l’histoire a gravé le nom de  Hâroun comme l’auteur de ce crime. L’Imam (as) fut martyrisé le 25 Rajab en l’an 183 de l’Hégire à la prison de Bagdad et a été enterré à Kâzimayn, près de Bagdad.

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Le 25 Rajab 183AH, Martyre de 7e Imam de descendant de saint Prophète Mohammad

Les Paroles et ses conseils

« Ne considérez pas comme considérable le grand nombre de bonnes œuvres que vous faites ; et ne considérez pas comme peu important le peu de péchés que vous commettez, car le peu de péchés s’ajoute au peu de péchés pour faire beaucoup de péchés. Craignez Dieu lorsque personne ne vous voit autre que Lui et soyez équitables même contre vous-mêmes… ».

Ces paroles rappellent à un évènement survenu lorsque le Prophète (sawas), se trouvant avec ses compagnons dans un désert, leur a demandé d’aller chercher du bois pour allumer un feu. Les compagnons n’avaient trouvé que des petits brins qui, posés devant le Prophète (P) ont fait une grande quantité de bois. Alors le Prophète (P) leur a dit : « C’est de cette façon que les petits péchés se rassemblent pour donner lieu à de plus grands péchés ».

L’Imâm (p) a donné à l’un de ses fils la recommandation suivante : « Ô mon fils ! Garde-voie d’être vu par Dieu en commettant un péché qu’Il t’avait interdit de commettre, et de na pas être vu par Dieu en faisant une bonne œuvre qu’Il t’avait recommandée. Sois persévérant et ne te considère jamais comme ayant suffisamment adoré Dieu, le Très Haut, et comme étant suffisamment obéissant à Lui, car on n’adore jamais Dieu comme Il le mérite. Garde-toi de la plaisanterie car elle éteint la lumière de ta foi et entame ta magnanimité. Garde-toi de t’ennuyer et d’être paresseux car cela te prive de tes chances dans ce monde ci et dans l’Autre monde. Il ne fait pas partie de nous celui qui ne demande pas des comptes à soi-même tous les jours ; s’il trouve qu’il a fait du bien, il demande à Dieu de lui permettre d’en faire davantage, et s’il trouve qu’il a fait du mal, il demande à Dieu de le pardonner et il se repent de ce qu’il a fait ».

On signale ce qu’il a dit à son compagnon al-Fadl Ibn Yûnus : « Rapporte du bien, dis du bien et ne sois pas sans position ». Et comme le compagnon a demandé une explication, l’Imâm (p) a dit : « Être sans position c’est dire tout le temps : ‘Je suis avec les gens, je suis comme l’un des gens’. Le Messager de Dieu a dit : ‘Il n’existe que deux chemins ; celui du bien et celui du mal. Que le chemin du mal ne soit pas plus préférable pour vous que le chemin du bien’ ».

Il disait :

-Le croyant est comparable à deux plateaux de balance équilibrés : Chaque fois que sa foi se consolide, son épreuve devient autant difficile.

-Le bon voisinage ne consiste pas seulement à ne pas déranger ses voisins mais surtout à les supporters lorsqu’ils vous dérangent.

-Le jour du Jugement, seront appelés ceux qui ont droit de la récompense auprès d’Allah, ce jour-là se lèveront seulement ceux qui auront pardonné et rétabli la concorde sans attendre d’autre récompense que celle d’Allah.

-Il n’est pas des nôtres celui qui délaisse sa religion au profit de la vie et n’est pas des nôtres celui qui délaisse sa vie au profit de sa religion.

Il a fait à Hishâm Ibn al-Hakam la recommandation suivante : « Dieu a deux témoins auprès des hommes ; un témoin apparent et un témoin occulte. Le témoin apparent est les prophètes et les messagers, alors que le témoin occulte est les raisons ». Il demandait à ses compagnons de rendre des comptes eux-mêmes à eux-mêmes au sujet de tout ce qu’ils disent et de tout ce qu’ils font. Il disait : « celui qui, tous les jours, ne rend pas des comptes lui-même à lui-même ne fait pas partie de nous. S’il trouve qu’il avait fait du bien, il doit en faire d’avantage et glorifier Dieu. S’il trouve qu’il avait fait du mal, il doit demander pardon à Dieu et se repentir ».

L’Imâm (p) a indiqué aux gens ce qu’ils doivent apprendre : « Les connaissances nécessaires pour les humains sont au nombre de quatre. La première est de connaître ton Seigneur. La deuxième est de voir comment Il t’a fait. La troisième est de savoir ce qu’Il veut de toi. La quatrième est de savoir ce qui t’écarte de ta religion ».

                                                                                              

L’Imâm (p) a donné à ses fils la recommandation suivante : « Partagez votre temps en quatre épisodes : Un premier épisode pour invoquer Dieu, un deuxième épisode pour travailler et gagner sa vie, un troisième épisode pour fréquenter des gens sincères qui vous éclairent sur vos vices et qui dans leur for intérieur restent loyaux envers vous, et un quatrième épisode pour vous adonner à vos plaisirs licites ».

Il a dit dans l’une de ses recommandations à Hishâm Ibn al-Hakam : « O Hishâm, le Commandeur des Croyants Ali(p) faisait à ses compagnons la recommandation que voici : « Je vous recommande de craindre Dieu publiquement et en secret. Je vous recommande d’être justes lorsque vous êtes mécontents ou contents. Je vous recommande de travailler pour gagner votre vie tout en étant pauvres ou riches. Je vous recommande de ne pas rompre vos liens avec ceux qui les rompent avec vous, de pardonner ceux qui vous traitent injustement et de donner à ceux qui vous privent. Vos regards devraient être destinés à apprendre. Votre silence devrait être destiné à la réflexion et vos paroles devraient être destinées à invoquer Dieu. Votre nature devrait être généreuse car le Paradis ne sera jamais gagné par un avare et l’Enfer ne sera jamais gagné par un généreux ».

Beaucoup de gens et de savants tiennent leurs connaissances de l’Imâm Mussa al-Kâzim (p). On compte parmi eux Ahmad Ibn Hanbal, l’imâm des Hanbalites qui a dit : « Mûssâ Ibn Ja’far m’a dit : « Mon père, Ja’far Ibn Muhammad m’a rapporté de son père, ‘Alî Ibn al-Hussein, qui le tient de son père, al-Hussein Ibn ‘Ali, qui le tient de son père ‘Ali Ibn Abû Tâlib, qui le tient du Messager de Dieu… ». Et Ibn Hanbal d’ajouter : « Si un fou entend cette chaîne de transmission, il se serait réveillé », car ses transmetteurs occupent le sommet de toutes les significations de la science, de l’esprit et de la guidance.

Voilà les mots lumineux prononcés par l’Imâm al-Kâzim (p). Nous devons profiter de cette lumière et agir en conséquence pour nous engager dans la voie du Messager de Dieu (Psl) qui est celle de la satisfaction de Dieu. C’est la voie tracée par le Messager de Dieu (Psl) lorsqu’il a dit : « Seigneur ! Rien ne me chagrine si Tu n’es pas en colère contre moi ».les Ahlul-Bayte  sont les guides qui nous dirigent vers Dieu, le Très-Haut. (« Dis : je ne vous demande aucun salaire pour cela (la prophétie; si ce n`est votre amour envers les proches » (al-choura, 42)

Que la paix soit sur l’Imâm al-Kâzim, le jour où il est né, le jour où il s’est fait martyr et le Jour où il sera ressuscité

http://www.hajij.com/fr/islamic-countries-and-sects/islamic-events/item/6300-le-25-rajab-183ah-martyre-de-imam-moussa-al-kazim-as-les-paroles-et-ses-conseils

La vie de l’Imam Mussa al- Kazim

L’Imam Mussa Ibn Dja’afar al-Kazim, le fils du sixième Imam est né en 128/744 et fut empoisonné en prison en 183/799. Il devint Imam après la mort de son père, par Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. Le septième Imam était contemporain des califes Abbassides, Mansûr, Hâdi, Mahdî et Hârun.II vécut à une époque très difficile, en secret, jusqu’à ce que, finalement, Hârun partit pour le Hadj et fit arrêter l’Imam à Médine alors qu’il priait dans la Mosquée du Prophète. Il fut enchaîné et emprisonné, puis emmené de Médine à Bassora et de Bassora à Bagdad où, pendant des années, il fut transféré d’une prison à une autre. Finalement, il mourut empoisonné à Bagdad dans la prison Sindi Ibn Shâhak, et fut enterré dans le cimetière des Qorayshites qui se trouve actuellement dans la ville de Kazimayn en Irak.

SON ENFANCE

L’Imam Moussa ibn Ja’far dit al Kadzim est né le 7 Safar de l’an 128 de l’Hégire. Son père est l’Imam Ja’far as-Sadeq (as) et sa mère se nommait Hamidah al Berberya, elle était d’origine maghrébine Amazigh.

Durant sa jeunesse, l’Imam al Kadzim (as) passa 20 ans sous l’Imamat de son père Ja’far (as). Son génie inhérent et ses vertus étaient combinés avec les conseils et l’éducation éclairés qu’ils lui avaient enseignés. Il fut entièrement bercé par la connaissance depuis son enfance. Le récit qui va suivre montre combien cette connaissance était large : Un jour abou Hanifa était venu voir l’Imam Ja’far as-Sadeq (as) en sa demeure, afin de le questionner sur un sujet religieux. L’Imam était endormi et ainsi abou Hanifa attendait que l’Imam soit réveillé. Pendant ce temps, Moussa al Kadzim (as), qui n’avait alors que cinq ans sorti et vit abou Hanifa qui pour passer le temps lui demanda son avis en ces termes :  » ô petit-fils du prophète ! Quel est ton avis au sujet des actes d’un homme ? Les fait-ils par lui-même ou les fait-ils parce qu’Allah l’incite à les faire ?  »  » ô abou Hanifa, les actes d’un homme pourraient être classés en trois catégories : Premièrement, les actes qu’Allah lui enjoindrait indépendamment de sa volonté. En second lieu, Les actes que l’homme ferait avec l’appuie d’Allah. Troisièmement, les acte que l’homme ferait seul.

La logique humaine pourrait faire croire alors que dans les 2 premiers cas Allah pourrait être responsable; mais il n’en est rien. Si la première déduction était vraie, cela voudrait dire qu’Allah pourrait être injuste et pourrait punir les hommes pour des péchés qu’ils n’ont pas commis. Si la deuxième condition était acceptable, cela voudrait dire qu’ Allah pourrait être injuste et pourrait punir les hommes pour les crimes dans lesquels il est associé. Mais l’impossibilité de ces deux premières conditions est évidente car Allah ne peut être injuste. Donc, la troisième alternative est que les hommes sont absolument responsables de leurs propres actes.  » Abou Hanifa était réputé pour être partisan de la déduction par syllogisme ou analogie, cet entretient avec le jeune Imam (as) lui montra que sa méthode de déduction était fausse.

Exemple de syllogisme : L’Homme est mortel, je suis un homme, déduction je vais mourir. Si cette logique de déduction se vérifie dans ce qui est propre à l’homme, concernant l’Islam et son interprétation c’est loin d’être le cas.

Lorsque Moussa al Kadzim (as) devint Imam, la première décennie il put paisiblement dispenser les préceptes de l’Islam par le biais des enseignements du prophète (sas).

Après cette période, il passa la plupart de son temps en prison selon le bon vouloir du Calife en place.

Moussa al Kadzim(as) a vécu sous les régimes des plus despotiques Califes Abbasides, al Manssour, al Mahdi, et Haroun ar-Rachid connus le plus souvent pour leur gestion tyrannique et cruelle.

Ces despotes ont fait assassiner une multitude de descendants du prophète et les martyrs descendants ou non se comptent par milliers, ils étaient enterrés ou emmurés vivants ou dans le moins pire des cas, mis en prisons durant toute leur vie.

Ces Califes n’avaient aucune pitié ou justice et ils faisaient assassiner ou torturer pour le plaisir qu’ils prenaient des souffrances de leurs victimes.

L’Imam a été préservé de la tyrannie d’al Manssour parce que ce Calife, était occupé avec son projet de construire la nouvelle ville avec de Bagdad. En 157 de l’Hégire, la ville de Bagdad a été construite.

Sa construction fut suivie de la mort de son fondateur al Manssour un an après.

Le frère d’al Manssour lui succédât au Califat, il s’agit d’al Mahdi (quel nom glorieux pour un tel être). Pendant quelques années il est resté indifférent vis-à-vis des activités de propagation de l’Imam (as).

Mais en 164 de l’Hégire, al Mahdi fit un voyage à Médine, il avait déjà entendu parler de la réputation de Moussa al Kadzim (as) mais arrivé il vit que cette réputation était largement surpassée.

Ce qui rallumât la jalousie et l’étincelle de la méchanceté héréditaire envers les Ahloul Bayt (as).

Il fit emmener de force l’Imam (as) à Bagdad et le fit emprisonné. Mais après qu’une année soit passée, il décida que l’emprisonnement de l’Imam (as) avait été une erreur alors, il lui rendit sa liberté.

MORT DE L’IMAM (as)

L’année 170 de l’Hégire, le Calife le plus cruel et le plus tyrannique Haroun ar-Rachid est apparu à la tête du l’empire Abbasside. Ce fut pendant son règne que l’Imam (as) passa la plupart de son temps en prison et malheureusement jusqu’à ce qu’il ait été empoisonné par ordre d’Haroun ar-Rachid.

Cet assassinat eut lieu le 25 Rajab de l’an 183 de l’Hégire, l’Imam (as) avait 55 ans.

QUELQUES PAROLES DE L’IMAM MOUSSA AL KADZIM (as)

-Le croyant est comparable à deux plateaux de balance équilibrés : Chaque fois que sa foi se consolide, son épreuve devient autant difficile.

-Le bon voisinage ne consiste pas seulement à ne pas déranger ses voisins mais surtout à les supporters lorsqu’ils vous dérangent.

-Le jour du Jugement, sera appelé ceux qui ont droit de la récompense auprès d’Allah, ce jour là se lèveront seulement ceux qui auront pardonné et rétabli la concorde sans attendre d’autre récompense que celle d’Allah.

-Il n’est pas des nôtres celui qui délaisse sa religion au profit de la vie et n’est pas des nôtres celui qui délaisse sa vie au profit de sa religion.

https://erfan.ir/french/80978.html

La connaissance et la morale de l’Imam Moussa Kazim (P)

Beaucoup de hadiths révèle l’étendue de la connaissance de l’imam Moussa  Kazim (as) sur plusieurs sciences, ses qualités et ses vertus morales et spirituelles. Il ne peut qu’être ainsi parce qu’il a grandi dans la maison de la prophétie, le fief du message et le carrefour des anges. Nous citons juste quelques exemples de hadiths :1- Abou Hanifa dit : « j’avais effectué un voyage de pèlerinage rituel et je m’étais rendu chez l’imam à Médine dans l’intention de le rencontrer. J’attendais devant la porte pour avoir l’autorisation d’entrer. C’est alors qu’un garçon apparut (et je lui demandasse : « Où sont les toilettes ? Attendez, dit-il, il s’adossa au mur, s’assit puis dit : « Evitez de faire vos besoins ou uriner près d’un cours d’eau, sous les arbres fruitiers, dans la cour des mosquées ou les voies de communication. Allez derrière le mur et de là soulagez-vous en évitant de vous asseoir face à la Qibla ». Je fus étonné d’entendre de telles paroles de la bouche d’un enfant. Je lui demandasse alors comment il s’appelait ? Moussa ibn Ja’far répondit-il. C’est alors que je lui demandasse encore : «  jeune homme c’est quoi le péché et le élit ? Il répondit ainsi « Il y a trois situation pour décrire le péché et le délit :1- soit le péché vient de Dieu et non de l’homme : dans ce cas Dieu ne le punira pas pour quelque chose qu’il n’a pas commis.2- soit le Dieu  et l’homme sont tous deux associés dans le péché et le délit ; il n’est pas juste dans ce cas que le complice le plus fort domine injustement le complice le plus faible.3- soit le péché vient de l’homme, d’ailleurs c’est le cas avéré ici, Dieu fait preuve de clémence, cela traduit sa miséricorde et sa munificence. Et s’il le punit ce serait à cause du péché et de la désobéissance de l’homme ». Abou Hanifa confesse : «j’obtins la réponse que je voulais à partir des propos de ce jeune garçon. Et là je n’avais plus besoin de rencontrer l’imam Sadiq (as).Ibn Shahr Ashoub cite ainsi la fin du hadith dans le livre Manakib : « lorsque j’ai compris ces propos de lui (Moussa ibn Ja’far) il m’a  paru grand et m’a fasciné. Je récitasse alors ce verset : « Une descendance qui se suit »[1] Les savants ont reçu de l’imam Moussa Kazim diverses sciences qui remplissent textes religieux.[2]2- Abou Fajr Esfahani affirme : « Yahya ibn Hassan m’a rapporté que l’imam Moussa Kazim (as) était le genre personne qui quand il apprenait que quelqu’un quine l’aimait pas parle mal dans son dos, il lui envoyait une bourse pleine de dinars. Et sa bourse contenait entre 200et 300 dinars. Les gens avaient sortie un proverbe inspiré de cette attitude de l’imam Moussa Kazim (as).Hamou dit : «L’un des petits fils du 2ème calife avait l’habitude de salir le nom de l’imam Ali (as) dès qu’il le rencontrait l’imam Moussa Kazim (as) et adoptait de mauvaises attitudes vis-à-vis de lui. Certains chiites demandèrent à l’imam de leur donner l’autorisation pour le tuer. L’imam s’y opposait. Un jour l’imam assis sur une monture entra dans la plantation de ce monsieur. Le type cria : vous avez détruit mon champ et mes recoltes. L’imam ne fit attention à ses crises et continuait à avancer jusqu’’à se rapprocher de lui. L’imam descendit de sa monture, s’assit près de l’homme et commença à parler et à plaisanter avec lui. Il demanda à l’homme : «  à combien s’élève l’indemnisation pour tes récoltes ? Cent dirhams, répondit l’homme. Et quel est le profit qui devait en sortir, reprit l’imam ? Je n’en sais rien, réagit-il. A combien peux-tu faire une estimation insista l’imam ? je dirai cent dirhams encore, fit-il l’imam donna 300 dirhams. L’homme se leva et vint embrasser la tête de l’imam. Désormais quand l’imam entrait dans la mosquée, l’homme se levait, le saluait respectueusement et dit : « Dieu sait à qui il confit sa révélation l’imam dit alors aux chiites qui voulaient tuer cet homme : «Laquelle de ces deux initiatives est la meilleure ? Ce que vous vouliez faire ou ce que j’ai fait ? »[3]3- L’imam Moussa Kazim (as) s’investirait à fond dans l’accomplissement des prières surérogatoires et veillait toute la nuit jusqu’à la prière du matin. Après la prière du matin, il restait encore sur la natte jusqu’au lever du soleil à faire des invocations. Il se livrait aux prosternations et implorations jusqu’au lever du soleil. il avait l’habitude de beaucoup répéter cette invocation : « seigneur je t’implore pour que tu rende ma mort paisible, que tu sois indulgent au moment de la rétribution ». il aimait dire : « les péchés de ton serviteur sont énormes, mais ta bonté et ton indulgence sont inestimable. Il pleurait par crainte de Dieu que sa barbe devenait toute mouillée.L’imam (as) rendait fréquemment visite pour consolider les liens de famille. Il envoyait aux pauvres de Médine de l’argent, du pain et des dattes. Et personne ne savait de qui cela venait.[4]Il était également exemplaire en ce qui concerne la patience et la façon d’étouffer sa colère.Un jour, alors qu’Imam Musa b. Ja’far (as) marchait, un homme s’approcha de lui

et dit: « Maudits soyez-vous et votre père! »

Les compagnons d’Imam Musa b. Ja’far (as) voulaient s’attaquer à l’homme mais l’Imam

dit: « Attendez, attendez, attendez… Laissez-le. » Deux jours plus tard, Imam Musa b. Ja’far

(as) dit:

« Comment pensez-vous que nous devrions aborder cet homme? »

Il est important que lorsque nous entendons ces histoires des Ahlulbayt, nous mettons

en oeuvre leurs qualités dans notre vie.

Ils répondirent:

« Imam, nous devrions le punir…. l’attaquer… lui retirer son…

– Non, laissez-moi cet homme, dit-il. »

Quelques jours après, l’Imam demanda où se trouvait cet homme et on lui dit qu’il était

dans son jardin. Imam marcha en direction du jardin de cet homme. Lorsqu’il entra dans

le jardin, cet homme le vit et dit:

« Que faites-vous ici? Fils de… »

Imam le regarda et lui dit:

« Où est le mal?

– Vous avez déjà abîmé mon jardin avec vos traces de pas.

– Combien avez-vous dépensé pour ce jardin?

– Cent dinars.

– Combien espérez-vous en tirer?

– Deux cents dinars.

– Tenez! Prenez-les. »

Lorsque l’homme compta, il y avait exactement trois cents dinars. L’homme

regarda Imam Musa b. Ja’far (as) et dit:

« Mais voyez comme je vous ai maudits. J’ai maudit Ja’far as-Sadiq et je vous ai maudit.

– Nous, les Ahulbayt, avons été instruits pour inculquer l’akhlaq pas seulement dans la

vie des hommes en général mais dans nos vies aussi. J’aurais pu aisément vous répondre

mais je veux que vous compreniez que l’humanité ne survivra pas si chacun de nous

attaque l’un l’autre comme cela. » Les gens l’appelaient ainsi « al-Kadhim. »Notes:1- Touhafu Ukoul, page 303, Manakib ibn shahr Achoub, vol 4, page 3142- Maqatil talibine, page 499-500 ; Tarikh bagdad, page 283- Irchad sheikh Moufid, page 2964- Irchad Sheikh Moufid, page 298, Kafi ; vol 1, page 13-20 Touhafu Ukoûl, page 283

https://fr.al-shia.org/la-connaissance-et-la-morale-de-limam-moussa-kazim-p/

Le Martyre de L’Imam Jaafar as-Sadiq (as)

Jafar as-Sadiq Abû `Abd Allah Ja`far ben Muhammad as-Sâdiq[1] ou Ja`far as-Sâdiq[2] est né à Médine le 24 avril 702[3]. Il succéda à son père Muhammad al-Bâqir comme sixième imâm chiite en 743. Sa mère est une petite fille de Abû Bakr nommée Fatima. Il est mort le 10 septembre 765[4], à l’âge de 63 ans. Selon la tradition chiite, il est mort empoisonné par le calife abbasside al-Mansûr. Il est enterré à Médine au cimetière d’al-Baqî.

Le Martyre de L’Imam Jaafar as-Sadiq (as)

Jafar as-Sadiq

Abû `Abd Allah Ja`far ben Muhammad as-Sâdiq[1] ou Ja`far as-Sâdiq[2] est né à Médine le 24 avril 702[3]. Il succéda à son père Muhammad al-Bâqir comme sixième imâm chiite en 743. Sa mère est une petite fille de Abû Bakr nommée Fatima. Il est mort le 10 septembre 765[4], à l’âge de 63 ans. Selon la tradition chiite, il est mort empoisonné par le calife abbasside al-Mansûr. Il est enterré à Médine au cimetière d’al-Baqî.

La durée de 33 ans de son règne lui donné le temps d’affirmer son influence sur le droit chiite plus que les autres imâms qui l’ont précédé. Il est le fondateur de l’école juridique chiite, l’école jafarite. Son slogan était: « Achoura c’est tous les jours et Kerbela c’est partout. » Il est considéré comme une autorité en matière de droit et de hadiths, sa réputation dépasse les limites du chiisme. Il fit brûler des chiites qui lui attribuaient une nature divine[5].

A sa naissance c’est l’omeyyade `Abd al-Malik qui régnait, quand il devint imâm c’était Hichâm. Il vit passer les cinq derniers omeyyades et la prise du pouvoir par les abbassides. Il est mort pendant le règne du deuxième abbasside al-Mansûr.

Sa succession va créer un problème car son fils Ismâ`il ben Ja`far, successeur désigné, est décédé avant lui en 760. A` la mort de Ja`far as-Sâdiq, la majorité préféra prendre pour imâm son deuxième fils Mûsâ al-Kâzim plutôt que son petit fils Muhammad ben Ismâ`il que suivirent les ismaéliens.

Précédé par Jafar as-Sadiq Suivi par

Muhammad al-Bâqir Imams (duodécimains et Alaouites)

Mûsâ al-Kâzim

Imams ismaéliens

Ismâ`il ben Ja`far

* arabe : abu- ?abd alla-h ja?far ben muh.ammad as.-s.a-diq, أبو عبد الله جعفر بن محمد الصادق

* arabe : s.a-diq, صادق, authentique

* 17 Rabia al Awal de l’an 83 de l’Hégire

* 15 Rajab de l’an 148 A.H.

L’Imam Djaffar Ibn Mohammad, as Sâdeq, fils du cinquième Imam, est né en 83/702. Il mourut martyr en 148/765 selon les traditions chi’ites, empoisonné par ordre du calife Abbasside, al Mansûr. Après la mort de son père, il devint Imam par Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. Durant son imamat, le sixième Imam, jouit de plus grandes libertés et d’un climat plus favorable pour la propagation des enseignements religieux. Ce répit fut la conséquence de révoltes en terre islamique, notamment le soulèvement de Moswaddah visant à renverser le califat omeyyade, et des guerres sanglantes qui aboutirent finalement à sa chute. Les circonstances plus favorables à l’enseignement chi’ite étaient aussi le résultat du terrain que le cinquième Imam avait préparé pendant son imamat de vingt ans par la propagation des enseignements véritables de l’Islam et des sciences de la famille du Prophète.

L’Imam profita des circonstances pour répandre les sciences religieuses tout au long de son imamiat, contemporain de la fin des omeyyades et du début du califat Abbasside. Il instruisit plusieurs savants dans les différents domaines des sciences spéculatives et traditionnelles (aqli’ wa naqli) tels Zarârah, Mohammad Ibn Muslim, Mu’min Tâq, Hishâm Ibn Hakam, Abân Ibn Taghlab, Hishâm Ibn Salim, Hurayz, Hishâm Kalbi Nassâbah et Djâbir Ibn Hayân l’alchimiste. Même certains savants sunnites importants comme Sufyân Thawri, Abu Hanifah, le fondateur de l’école Hanafi, Qâdî Sukûni, Qâdî Abu al Bakhtari, et d’autres, eurent l’honneur d’être parmi ses étudiants. On raconte que de ses cours sortirent quatre mille savants dans le hadith et autres sciences. Le nombre de hadiths rapportés des cinquième et sixième Imams dépasse celui des hadiths rapportés du Prophète et des autres dix Imams réunis.

Mais vers la fin de sa vie, l’Imam fut soumis à de sévères restrictions de la part du calife Abbasside, al Mansûr , qui ordonna de torturer et d’assassiner beaucoup de descendants du Prophète qui étaient chi’ites, du point qu’il surpassa en cruauté les Omeyyades. Sur ses ordres, ils furent arrêtés par groupes, certains jetés dans des prisons profondes et sombres et torturés jusqu’à la mort; d’autres furent décapités, enterrés vivants ou placés dans les fondations ou entre les murs de constructions et emmurés vivants.

Hishâm, le calife omeyyade, avait ordonné que le sixième Imam fut arrêté et en présence de son père, le cinquième Imam, emmené a Damas. Plus tard, l’Imam Sadiq fut arrêté par Saffâh, Ie calife Abbasside, et emmené en Iraq. Finalement Mansûr le fit arrêter de nouveau et emmener à Sâmarrah où il fut gardé à vue. Mansûr était rude et irrespectueux envers l’Imam et projeta plusieurs fois de le tuer. Finalement l’Imam fut autorisé à retourner à Médine où il passa le reste de sa vie dans la retraite, jusqu’à ce qu’il soit empoisonné à la suite des intrigues de Mansûr.

A l’annonce de la nouvelle du martyre de l’Imam, Mansûr écrivit au gouverneur de Médine, lui ordonnant de se rendre à la maison de l’Imam sous prétexte d’exprimer ses condoléances à la famille, et de demander à voir et à lire le testament de l’Imam. Quiconque était choisi par l’Imam comme son héritier et successeur devait être décapité sur place. Le but de Mansûr était évidemment de mettre un terme à toute la question de l’imamat et des aspirations chi’ites. Quand le gouverneur de Médine, conformément aux ordres reçus, lut le testament, il vit que l’Imam avait choisi quatre personnes plutôt qu’une seule pour administrer son testament : le calife lui-même, le gouverneur de Médine, Abdallah Aftah, le fils aîné de l’Imam et Mussa, le plus jeune fils. De cette manière le complot de Mansûr échoua.

SON ENFANCE

L’Imam Ja’far ibn Mohammed dit as-Sadeq (as) est né à Médine, le 17 Rabi’a awwal de l’année 83 de l’Hégire. Il était le 6ème Imam de la descendance du Saint prophète Mohammed (sas), son père était le 5éme Imam de l’Islam Mohammed al Baqr (as) Parmi ses surnoms il avait as-Sadeq (le véridique), al-Fadil (le gracieux) et at.-Tahir (le pur).Sa mère Oum Farwah bint al Qasim ibn Mohammed ibn abou Bakr. L’Imam Ja’far as-Sadiq a été éduqué durant 12 ans par son grand-père Zayn al abidine(as)à Médine, alors qu’il était adolescent , puis il reçut exclusivement les enseignements de son père, Mohammed al Baqr(as) pendant 9 ans.

SA MORALE Son oncle Zayd ibn Ali, fils de Zayn al abidine(as) et frère de Mohammed al Baqr(as) avait choisi de s’insurger contre le despotisme du pouvoir Caliphale en rejoignant les rangs des martyrs. Bien que Zayd avait choisi une ligne d’action différente que celle de son neveu, il nous laissa ce précieux témoignage concernant l’Imam Ja’far as-Sadeq (as) :

« Pour chaque temps, il existe un homme issu des Ahloul Bayt (as) qui est un argument d’Allah pour ses créatures !

Et l’argument de notre temps est assurément mon neveu Ja’far ibn Mohammed (as). Quiconque le suit ne s’égare jamais, quiconque s’oppose à lui n’aboutit jamais à la bonne voie ! »

Malik ibn Anas (fondateur de l’école Malikite) dit de l’Imam as-Sadeq (as) :

« Par Allah, je n’ai jamais vu de meilleure personne que Ja’far as-Sadeq; son désintérêt des biens de ce monde, sa piété, sa dévotion et sa pratique de l’Islam sont inégalables ! »

Malik ibn Anas fut en effet le disciple de l’Imam Ja’far as-Sadeq (as) tout comme le fut également un homme surnommé abou Hanifah (fondateur de l’école hanafite) qui dit de l’Imam (as) :

« Si je n’aurais suivi ses préceptes durant 2 années, je me serais perdu ! »

Malheureusement, plutôt que de continuer leur précieux apprentissage auprès de l’Imam as-Sadeq (as), ces 2 hommes préférèrent apporter leurs propres conclusions et interprétation de l’Islam et de la Sunna.

Un jour, l’Imam as-Sadeq (as) était en compagnie d’un de ses disciples et ils se dirigeaient vers le marché.

L’Imam (as) montait alors un âne et arrivé près du marché, il descendit avec une grande rapidité pour accomplir une longue prosternation puis se releva.

Son compagnon lui demanda la cause de son geste et l’Imam as-Sadeq (as) répondit :

« Lorsque je me suis rappelé le bienfait d’Allah, je lui ai fait cette prosternation de reconnaissance et de remerciement. » Un jour l’Imam (as) était dans son champ, vêtu d’un drap épais et tenant une pelle à la main. Un de ses disciple passa par là et assista à la scène et lui dit : « Que je sois sacrifié pour toi ! Donne-moi cette pelle pour que je fasse ce travail pour toi ! Sur ce l’Imam (as) lui répondit :

« Non, j’aime bien que l’homme peine sous le soleil à la recherche de la provision de sa vie. »

SON IMAMAT

La période de son Imamat a coïncidé avec une ère mouvementée de l’histoire islamique qui a vu la chute du Califat Omeyyade et l’avènement du Califat Abbaside. Les guerres internes et les bouleversements politiques provoquaient des disfonctionnements dans le gouvernement Omeyyade. Ainsi, l’Imam (as) vécut durant le Califat Omeyyade et Abbasside d’Abdoul Malik en passant par Marwan al-Himar jusqu’au premier Califat Abbasside d’abou al-Abbas as-Saffah et celui du frère de ce dernier al-Manssour. Ce fait n’est pas vraiment dut à une longévité particulière ou d’une magnanimité du Califat, mais à la politique de renversement de ces 2 Dynastie pour le pouvoir. Ce qui fait que l’Imam as-Sadeq (as) a été laissé en paix ce qui lui permis de pratiquer et prodiguer paisiblement l’Islam suivant les enseignements du prophète (sas). Les derniers jours de la Dynastie Omeyyade qui s’effondrait peu à peu, les Abbassides ont exploités cette occasion pour se servir de cette instabilité politique, en se proclamant du titre de »Vengeurs des Banou Hachim « . Ils ont feint de soutenir la cause des Ahloul Bayt (as) en prétendant faire périr les Omeyyades pour le sang injustement versé de l’Imam al Hussein (as), des autres Imams (as) et des martyrs. Les musulmans qui gémissaient sous le joug des Omeyyades ont été dégoûtés de leurs atrocités et ils aspiraient secrètement au retour du vrai islam de Mohammed (sas) par le biais de ses descendants. Ils se sont rendus compte que si la conduite de l’Islam allait aux AhloulBayt(as), qui étaient héritiers légitimes du prophète(sas), le prestige de l’Islam en serait mis en valeur et que les enseignements du prophète(sas) seraient véritablement propagés. Cependant, les Abbasides avaient secrètement fait voeux de saisir le pouvoir des mains Omeyyades pour leurs propres compte et non pour rétablir ce qui avait été bafoué durant tant d’années. Les musulmans ont été ainsi trompés en les soutenants contre les Omeyyades.

Après la mort du Calife abou al-Abbass, son frère al Manssour prit le pouvoir qui était encore très fragile.

En réalité, al Manssour pourrait être qualifié comme le véritable fondateur de la Dynastie Abbasside, il était tellement sournois que certains le considéraient comme le nouveau Mo’awya.

La comparaison n’est pas fausse et lorsqu’il s’agissait de machiavélisme, la balance penche du côté d’al Manssour !

En effet, ce tyran ne fut pas reconnaissant envers ceux qui étaient les précurseurs de son pouvoir, il exécuta même son chef des armées abou Mouslim al Khourassani.

L’Imamas-Sadeq (as) savait bien que seul un musulman pieux, sans limite religieuse pouvait être accepté par les musulmans après l’effort qu’ils avaient fournis pour renverser les Omeyyades. Mais fort des expériences de ses aïeux et Imams prédécesseurs il demeura loin du centre politique du pouvoir Abbasside et évita même de rencontrer le Calife al Manssour.

(Rappelons que les Imams Ali (as), al Hassan (as), al Hussein (as), Zayn al abidine (as) et Mohammed al Baqr (as) ont déjà payés de leurs vies et que l’Imam as-Sadeq propageait à son entourage les préceptes des Ahloul Bayt (as).) Al Manssour se sentit offensé de l’attitude de l’Imam as-Sadeq (as) qui ne voulant pas le rencontrer, injustifié son pouvoir à juste titre.

Al Manssour fit convoquer l’Imam (as) et lorsqu’il fut en face de lui, lui dit :

« Pourquoi ne me visite pas comme le font tous les gens ? » L’Imam (as) répondit :

« Dans ce bas monde, tu n’a rien sur quoi je puisse te redouter ! En outre, tu ne détient rien qui pourrait me servir pour l’au-delà ! »

« Par ailleurs, tu n’est ni dans une grâce pour que nous en félicitions, ni dans un malheur pour que je te présente mes condoléances. »

Al Manssour répondit, « Accompagne-moi afin de me conseiller ! » L’Imam (as) lui répondit : « Quiconque aurait aimé la vie de ce monde ne t’aurait pas conseillé et quiconque aurait aimé la vie de l’au-delà ne t’aurait pas accompagné ! » Après cette entrevue, al Manssour décida d’organiser une campagne de dénigrement contre l’Imamas-Sadeq (as) et ses ancêtres (as). Pour ce faire, il ordonna à son gouverneur de Médine de saisir toute occasion favorable de calomnier l’Imam (as) et de rabaisser la Noblesse de son aïeul, Ali Amir al mou’minine (as).

Par la suite, al Manssour qui n’avait pas réussit sa campagne de calomnies envers l’Imam (as) le laissa en paix pendant de longues années, car son pouvoir devait être stabilisé.

MORT DE L’IMAM (as)

Al Manssour résista de longues années avant de faire assassiner l’Imam as-Sadeq car il lui fallut de longues années pour que son pouvoir soit stable.

Puis, il prit la décision d’agir selon la tradition Omeyyade consistant à tuer l’Imam l’époque !

Il ordonna que l’Imam (as) soit empoisonné et Ja’far as-Sadeq mourut le 25 Chawal de l’an 148 de l’Hégire en Martyre comme les autres Imams, il était âgé de 65 ans.

QUELQUES PAROLES DE L’IMAM JA’FAR AS-SADEQ (as)

-Trois genres de personnes ne recevront que le bien : Les silencieux, ceux qui évitent le mal et ceux qui se rappellent Allah (dikr).

-Le sommet de la fermeté se situe dans la modestie.

-La valeur originelle de l’homme est déterminée par sa raison (‘aql).

-La valeur de son appartenance familiale est déterminée par sa religiosité.

-La valeur de sa générosité est sa piété.

-Les hommes sont égaux de part leur appartenance à Adem (as).

-Craignez bien de faire l’injustice, les souffrances des victimes de l’injustice s’élèvent vers le ciel.

-Il y a trois choses sans lesquelles le monde ne peut se réformer (changer dans le bien) :

-la sécurité, la justice et la fertilité.

Le regard de l’enfant vers ses parents, par amour pour eux est une adoration.

Le sixième Imam, Ja’far Sadiq (as) est né le Vendredi 17 Rabi’ al-Awwal de l’an 83 de l’Hégire. Son célèbre titre était « al-C,âdiq » (Le Véridique). Il a été élevé par son grand-père, l’Imam Zayn al-‘Abidine pendant 12 ans, et ensuite sous le patronage de son père, I’Imam Muhammad al-Bâqir pendant 19 ans.

La période de son Imamat a coïncidé avec la période la plus révolutionnaire et la plus fertile en événements de l’histoire musulmane, la période où l’on a assisté à la chute de l’Empire omayyade et à la montée de la dynastie abbasside. Les guerres intestines et les bouleversements politiques apportaient des changements rapides dans le gouvernement. Donc le Saint Imam a assisté aux règnes de différents rois, depuis la chute d’Abdul Malik jusqu’au souverain omayyade, Marwân Ibn al-Hakam. Il a survécu jusqu’à l’époque de Abul Abbâs al-Saffâh et d’al-Mançour, tous deux de la dynastie abbasside.

Sous l’Imamat du 6e Imam (as), les conditions de diffusion des sciences islamiques furent donc encore plus propices. Non seulement le contexte politique était favorable mais par ailleurs, suite aux efforts de publications des hadiths du 5e Imam (as) et de ses élèves, les gens avait pris conscience de leurs besoins en connaissances islamiques et attendaient d’autres « récits » concernant les « gens de la Maison ». De plus la dynastie omayyade était vacillante. La dynastie abbasside qui n’était pas bien établie cherchaient une légitimité à travers le soutien de la famille des martyrs de Karbala.

L’Imam Ja’afar Sadiq (as) se mit à diffuser les sciences religieuses et des textes islamiques. Les doctes et les savants venaient de tous le coin pour l’interroger au sujet des sciences islamiques, de l’histoire des prophètes, des Imams, de la philosophie… Celui-ci discutait avec diverses catégories sociales, dialoguait avec les représentants des différentes nations et religions.

L’Imam éduqua de nombreux croyants, format de multiples élèves ; des centaines de livres rassemblant les hadiths shi’ites et les propos scientifiques de l’Imam durent publiées sous le nom de « Principes » (Oçoul). Profitant du cours répit que lui laissait la lutte entre les Ommayades et les Abbassides, l’Imam (as) consacra son temps à l’éducation des musulmans et à la formation des spécialistes des sciences religieuses : plus de quatre mille savants ont profité de son enseignement, de son savoir et de sa sagesse.

L’Imam (as) avait demandé à ses élèves d’enregistrer par écrit les cours qu’il leurs dispensait. Il leurs disait :

« Aux périodes troubles et d’anarchie de nombreuses œuvres sont détruites ; vous aurez alors besoin de ces livres et de ces textes qui deviendront les seules références religieuses et scientifiques des musulmans. »

Aussi à ses cours les élèves de l’Imam (as) apportaient leurs plumes et leurs encriers…

Ses disciples ont compilé des centaines de livres relatifs aux différentes branches de la science et de l’art. Outre le « Fiqh » (la Jurisprudence), le « Hadith » (la Tradition) et le « Tafsîr » (l’exégèse), l’Imam dispensait également des cours de mathématiques et de chimie à certains de ses disciples. Jâbir Ibn Hayyân al-Tartûcî, le célèbre savant en mathématiques était l’un des disciples de l’Imam, et a beaucoup appris des connaissances et de la guidance de ce dernier, ce qui lui a permis d’écrire 400 livres sur des sujets divers.

La chute des Omayyades et la montée des Abbassides ont constitué les deux importants événements de l’histoire musulmane. L’état d’anarchie était en progression. On se trouvait au milieu d’une telle obscurité mortelle que le personnage de l’Imam Ja’far Sadiq (as) se dressait comme un phare déversant continuellement sa lumière pour éclairer les vastes étendues des ténèbres pécheresses qui l’entouraient. Le monde s’inclinait devant sa personnalité vertueuse et admirable. Abou Salma Khallâl lui a offert le trône du califat, mais l’Imam, perpétuant la tradition caractéristique de ses ancêtres a décliné fermement cette offre en raison des conditions critiques qui prévalaient à l’époque.

C’est une vérité historique indéniable que d’affirmer que tous les grands savants de l’Islam étaient redevables, pour ce qui concerne leur instruction, aux Ahl-Elbayt qui constituaient la fontaine des connaissances et de l’instruction pour tout le monde. Al-‘Allamah al-Chiblî écrit dans son livre « Sirat al-Nu`mân »: « Abou Hanifah a fréquenté pendant une très longue période l’Imam al-C,âdiq, acquérant auprès de lui des connaissances étendues et précieuses en matière de Fiqh et de Hadith. « Tous les deux math-hab (rites) islamiques -le sunnisme et le chiisme – croient que la source des connaissances d’Abou Hanifah provenait principalement de son association avec l’Imam al-Câdiq. »

En raison de ses immenses connaissances et de ses nobles enseignements, les gens se sont rassemblés autour de lui avec toute la dévotion et toute la révérence qui lui étaient dues. Cette haute position et le pouvoir croissant de notre Imam (as) n’a pas manqué de susciter la jalousie et surtout la peur du gouvernant abbasside, Mançour al-Dawânîqî qui, craignant la popularité de l’Imam, a décidé de le supprimer. L’Imam mourra effectivement des suites d’un empoisonnement, le 15 Rajab de l’an 148 de l’Hégire.

Pendant toute sa vie et à toute heure, en cachette ou en public, l’Imam enseignait les vérités de l’Islam et mettait son savoir et sa culture à la portée de tous. Pour résumer, on peut dire que ses discours et ses conseils inestimables ébranlèrent les murs de l’ignorance et du mensonge, refondant la véritable doctrine du Saint Prophète (saww). C’est pourquoi l’on considère que le 6e Imam (as) comme le fondateur de la doctrine shi’ite, d’où la dénomination de doctrine Ja’farite donnée à l’école ou rite shi’ite.

https://erfan.ir/french/81181.html#:~:text=Il%20est%20mort%20le%2010,cimeti%C3%A8re%20d’al%2DBaq%C3%AE.

La Vie de l`Imam Djaffar Sàdeq (p)

L’Imam Djaffar Ibn Mohammad, as Sâdeq, fils du cinquième Imam, est né le 17 Rabi’al awwal de l’année 83(702) de l’Hégire à Médine.. I1 mourut martyr en 148/765 selon les traditions chi’ites, empoisonné par ordre du calife Abbasside, al Mansûr.

Parmi ses surnoms, il avait As’ Sadiq (le véridique), Al-Fadil (le gracieux) et At’Tahir (le pur).

L’Imâm a été éduqué durant 12 ans par son grand-père Zayn Al-Abidine à Médine, alors qu’il était adolescent , puis il reçut exclusivement les enseignements de son père pendant 9 ans.

Après la mort de son père, il devint Imam par Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. Durant son imamat, le sixième Imam, jouit de plus grandes libertés et d’un climat plus favorable pour la propagation des enseignements religieux. Ce répit fut la conséquence de révoltes en terre islamique, notamment le soulèvement de Moswaddah visant à renverser le califat omeyyade, et des guerres sanglantes qui aboutirent finalement à sa chute.

Les circonstances plus favorables à l’enseignement chi’ite étaient aussi le résultat du terrain que le cinquième Imam avait préparé pendant son imamat de vingt ans par la propagation des enseignements véritables de l’Islam et des sciences de la famille du Prophète.

L’Imam profita des circonstances pour répandre les sciences religieuses tout au long de son imamiat, contemporain de la fin des omeyyades et du début du califat Abbasside. Il instruisit plusieurs savants dans les différents domaines des sciences spéculatives et traditionnelles (aqli’ wa naqli) tels Zarârah, Mohammad Ibn Muslim, Mu’min Tâq, Hishâm Ibn Hakam, Abân Ibn Taghlab, Hishâm Ibn Salim, Hurayz, Hishâm Kalbi Nassâbah et Djâbir Ibn Hayân l’alchimiste. Même certains savants sunnites importants comme Sufyân Thawri, Abu Hanifah, le fondateur de l’école Hanafi, Qâdî Sukûni, Qâdî Abu al Bakhtari, et d’autres, eurent l’honneur d’être parmi ses étudiants.

Les Sunnisme comporte 4 écoles principales:Hanafite,Mâlikite,Châfi’ite et Hanbalite qui ont pris leurs noms de leurs fondateurs: Abou Hanifah , Mâlik fils dAnas, Ahmad fils de Hanbal et Mohammad fils d’Idriss Al-Chaf’î.Ces quatres savants assistaient dans les cours du sixième Imâm. Il est nécessaire de rappeler ici que les Chi’ites et les Sunnites sont tous des frères Musulmans.

On raconte que de ses cours sortirent quatre mille savants dans le hadith et autres sciences. Le nombre de hadiths rapportés des cinquième et sixième Imams dépasse celui des hadiths rapportés du Prophète et des autres dix Imams réunis.

Mais vers la fin de sa vie, l’Imam fut soumis à de sévères restrictions de la part du calife Abbasside, al Mansûr , qui ordonna de torturer et d’assassiner beaucoup de descendants du Prophète qui étaient chi’ites, du point qu’il surpassa en cruauté les Omeyyades. Sur ses ordres, ils furent arrêtés par groupes, certains jetés dans des prisons profondes et sombres et torturés jusqu’à la mort; d’autres furent décapités, enterrés vivants ou placés dans les fondations ou entre les murs de constructions et emmurés vivants.

Hishâm, le calife omeyyade, avait ordonné que le sixième Imam fut arrêté et en présence de son père, le cinquième Imam, emmené a Damas. Plus tard, l’Imam Sadiq fut arrêté par Saffâh, Ie calife Abbasside, et emmené en Iraq. Finalement Mansûr le fit arrêter de nouveau et emmener à Sâmarrah où il fut gardé à vue. Mansûr était rude et irrespectueux envers l’Imam et projeta plusieurs fois de le tuer. Finalement l’Imam fut autorisé à retourner à Médine où il passa le reste de sa vie dans la retraite, jusqu’à ce qu’il soit empoisonné à la suite des intrigues de Mansûr.

A l’annonce de la nouvelle du martyre de l’Imam, Mansûr écrivit au gouverneur de Médine, lui ordonnant de se rendre à la maison de l’Imam sous prétexte d’exprimer ses condoléances à la famille, et de demander à voir et à lire le testament de l’Imam. Quiconque était choisi par l’Imam comme son héritier et successeur devait être décapité sur place.

Le but de Mansûr était évidemment de mettre un terme à toute la question de l’imamat et des aspirations chi’ites. Quand le gouverneur de Médine, conformément aux ordres reçus, lut le testament, il vit que l’Imam avait choisi quatre personnes plutôt qu’une seule pour administrer son testament : le calife lui-même, le gouverneur de Médine, Abdallah Aftah, le fils aîné de l’Imam et Mussa, le plus jeune fils. De cette manière le complot de Mansûr échoua.

Son Enfance

L’Imam Ja’far ibn Mohammed dit as-Sadeq (AS) est né à Médine, le 17 Rabi’a awwal de l’année 83 de l’Hégire. Il était le 6ème Imam de la descendance du Saint prophète Mohammed (sas), son père était le 5éme Imam de l’Islam Mohammed al Baqr (AS) Parmi ses surnoms il avait as-Sadeq (le véridique), al-Fadil (le gracieux) et at.-Tahir (le pur).Sa mère Oum Farwah bint al Qasim ibn Mohammed ibn abou Bakr.

L’Imam Ja’far as-Sadiq a été éduqué durant 12 ans par son grand-père Zayn al abidine(AS)à Médine, alors qu’il était adolescent , puis il reçut exclusivement les enseignements de son père, Mohammed al Baqr(AS) pendant 9 ans.

Sa Morale

Son oncle Zayd ibn Ali, fils de Zayn al abidine(AS) et frère de Mohammed al Baqr(AS) avait choisi de s’insurger contre le despotisme du pouvoir Caliphale en rejoignant les rangs des martyrs. Bien que Zayd avait choisi une ligne d’action différente que celle de son neveu, il nous laissa ce précieux témoignage concernant l’Imam Ja’far as-Sadeq (AS) :

« Pour chaque temps, il existe un homme issu des Ahloul Bayt (AS) qui est un argument d’Allah pour ses créatures !

Et l’argument de notre temps est assurément mon neveu Ja’far ibn Mohammed (AS). Quiconque le suit ne s’égare jamais, quiconque s’oppose à lui n’aboutit jamais à la bonne voie ! »

Malik ibn Anas (fondateur de l’école Malikite) dit de l’Imam as-Sadeq (AS) :

« Par Allah, je n’ai jamais vu de meilleure personne que Ja’far as-Sadeq; son désintérêt des biens de ce monde, sa piété, sa dévotion et sa pratique de l’Islam sont inégalables ! »

Malik ibn Anas fut en effet le disciple de l’Imam Ja’far as-Sadeq (AS) tout comme le fut également un homme surnommé abou Hanifah (fondateur de l’école hanafite) qui dit de l’Imam (AS) :

« Si je n’aurais suivi ses préceptes durant 2 années, je me serais perdu ! »

Malheureusement, plutôt que de continuer leur précieux apprentissage auprès de l’Imam as-Sadeq (AS), ces 2 hommes préférèrent apporter leurs propres conclusions et interprétation de l’Islam et de la Sunna.

Un jour, l’Imam as-Sadeq (AS) était en compagnie d’un de ses disciples et ils se dirigeaient vers le marché.

L’Imam (AS) montait alors un âne et arrivé près du marché, il descendit avec une grande rapidité pour accomplir une longue prosternation puis se releva.

Son compagnon lui demanda la cause de son geste et l’Imam as-Sadeq (AS) répondit :

« Lorsque je me suis rappelé le bienfait d’Allah, je lui ai fait cette prosternation de reconnaissance et de remerciement. » Un jour l’Imam (AS) était dans son champ, vêtu d’un drap épais et tenant une pelle à la main. Un de ses disciple passa par là et assista à la scène et lui dit : « Que je sois sacrifié pour toi ! Donne-moi cette pelle pour que je fasse ce travail pour toi ! Sur ce l’Imam (AS) lui répondit :

« Non, j’aime bien que l’homme peine sous le soleil à la recherche de la provision de sa vie. »

Son Imamat

La période de son Imamat a coïncidé avec une ère mouvementée de l’histoire islamique qui a vu la chute du Califat Omeyyade et l’avènement du Califat Abbaside. Les guerres internes et les bouleversements politiques provoquaient des disfonctionnements dans le gouvernement Omeyyade. Ainsi, l’Imam (AS) vécut durant le Califat Omeyyade et Abbasside d’Abdoul Malik en passant par Marwan al-Himar jusqu’au premier Califat Abbasside d’abou al-Abbas as-Saffah et celui du frère de ce dernier al-Manssour.

Ce fait n’est pas vraiment dut à une longévité particulière ou d’une magnanimité du Califat, mais à la politique de renversement de ces 2 Dynastie pour le pouvoir. Ce qui fait que l’Imam as-Sadeq (AS) a été laissé en paix ce qui lui permis de pratiquer et prodiguer paisiblement l’Islam suivant les enseignements du prophète (sas). Les derniers jours de la Dynastie Omeyyade qui s’effondrait peu à peu, les Abbassides ont exploités cette occasion pour se servir de cette instabilité politique, en se proclamant du titre de »Vengeurs des Banou Hachim « .

Ils ont feint de soutenir la cause des Ahloul Bayt (AS) en prétendant faire périr les Omeyyades pour le sang injustement versé de l’Imam al Hussein (AS), des autres Imams (AS) et des martyrs. Les musulmans qui gémissaient sous le joug des Omeyyades ont été dégoûtés de leurs atrocités et ils aspiraient secrètement au retour du vrai islam de Mohammed (sas) par le biais de ses descendants.

Ils se sont rendus compte que si la conduite de l’Islam allait aux AhloulBayt(AS), qui étaient héritiers légitimes du prophète(sas), le prestige de l’Islam en serait mis en valeur et que les enseignements du prophète(sas) seraient véritablement propagés. Cependant, les Abbasides avaient secrètement fait voeux de saisir le pouvoir des mains Omeyyades pour leurs propres compte et non pour rétablir ce qui avait été bafoué durant tant d’années.

Les musulmans ont été ainsi trompés en les soutenants contre les Omeyyades. Après la mort du Calife abou al-Abbass, son frère al Manssour prit le pouvoir qui était encore très fragile.

En réalité, al Manssour pourrait être qualifié comme le véritable fondateur de la Dynastie Abbasside, il était tellement sournois que certains le considéraient comme le nouveau Mo’awya.

La comparaison n’est pas fausse et lorsqu’il s’agissait de machiavélisme, la balance penche du côté d’al Manssour !

En effet, ce tyran ne fut pas reconnaissant envers ceux qui étaient les précurseurs de son pouvoir, il exécuta même son chef des armées abou Mouslim al Khourassani.

L’Imamas-Sadeq (AS) savait bien que seul un musulman pieux, sans limite religieuse pouvait être accepté par les musulmans après l’effort qu’ils avaient fournis pour renverser les Omeyyades. Mais fort des expériences de ses aïeux et Imams prédécesseurs il demeura loin du centre politique du pouvoir Abbasside et évita même de rencontrer le Calife al Manssour.

(Rappelons que les Imams Ali (AS), al Hassan (AS), al Hussein (AS), Zayn al abidine (AS) et Mohammed al Baqr (AS) ont déjà payés de leurs vies et que l’Imam as-Sadeq propageait à son entourage les préceptes des Ahloul Bayt (AS).)

Al Manssour se sentit offensé de l’attitude de l’Imam as-Sadeq (AS) qui ne voulant pas le rencontrer, injustifié son pouvoir à juste titre.

Al Manssour fit convoquer l’Imam (AS) et lorsqu’il fut en face de lui, lui dit :

« Pourquoi ne me visite pas comme le font tous les gens ? » L’Imam (AS) répondit :

« Dans ce bas monde, tu n’a rien sur quoi je puisse te redouter ! En outre, tu ne détient rien qui pourrait me servir pour l’au-delà ! »

« Par ailleurs, tu n’est ni dans une grâce pour que nous en félicitions, ni dans un malheur pour que je te présente mes condoléances. »

Al Manssour répondit, « Accompagne-moi afin de me conseiller ! » L’Imam (AS) lui répondit : « Quiconque aurait aimé la vie de ce monde ne t’aurait pas conseillé et quiconque aurait aimé la vie de l’au-delà ne t’aurait pas accompagné ! » Après cette entrevue, al Manssour décida d’organiser une campagne de dénigrement contre l’Imamas-Sadeq (AS) et ses ancêtres (AS).

Pour ce faire, il ordonna à son gouverneur de Médine de saisir toute occasion favorable de calomnier l’Imam (AS) et de rabaisser la Noblesse de son aïeul, Ali Amir al mou’minine (AS).

Par la suite, al Manssour qui n’avait pas réussit sa campagne de calomnies envers l’Imam (AS) le laissa en paix pendant de longues années, car son pouvoir devait être stabilisé.

Mort de l’Imam (AS)

Al Manssour résista de longues années avant de faire assassiner l’Imam as-Sadeq car il lui fallut de longues années pour que son pouvoir soit stable.

Puis, il prit la décision d’agir selon la tradition Omeyyade consistant à tuer l’Imam l’époque !

Il ordonna que l’Imam (AS) soit empoisonné et Ja’far as-Sadeq mourut le 25 Chawal de l’an 148 de l’Hégire en Martyre comme les autres Imams, il était âgé de 65 ans.

Quelques Paroles de l’Imam Ja’far as-Sadeq (AS)

-Trois genres de personnes ne recevront que le bien : Les silencieux, ceux qui évitent le mal et ceux qui se rappellent Allah (dikr).

-Le sommet de la fermeté se situe dans la modestie.

-La valeur originelle de l’homme est déterminée par sa raison (‘aql).

-La valeur de son appartenance familiale est déterminée par sa religiosité.

-La valeur de sa générosité est sa piété.

-Les hommes sont égaux de part leur appartenance à Adem (AS).

-Craignez bien de faire l’injustice, les souffrances des victimes de l’injustice s’élèvent vers le ciel.

-Il y a trois choses sans lesquelles le monde ne peut se réformer (changer dans le bien) :

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=292:la-vie-de-limam-djaffar-sq-p&catid=188&Itemid=600

Hadiths de l’Imam Ja’far Al Sadeq (as) sur le saint coran

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Le Coran est le dépôt d’Allah [donné] à Ses créatures, il est donc souhaitables pour tout Musulman d’observer ce dépôt et de lire [un minimum de] 50 versets du Coran chaque jour »

Usul-ul-Kafi, vol. 2, p. 609

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Quelqu’un qui récite le Coran n’aura besoin [de personne], et n’aura pas la suite besoin de rien. Mais concernant la personne [qui ne récite pas le Coran], rien ne le rendra indépendant [et il aura toujours besoin des autres] ».

Thawabul-A’mal, p. 230

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Il est conseillable à la personne qui lit le Coran que lorsqu’elle parvient à un verset du Coran dans lequel il y a une requête pour quelque chose qui demande à Allah pour cette chose, ou lorsqu’elle atteint un verset du Coran dans lequel il est fait allusion à la punition, qu’elle demande à Allah la protection du feu de l’Enfer et de la punition ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Trois choses se plaindront à Allah, le Noble le Grand, [le Jour du Jugement] : une mosquée désertée dans laquelle les gens de la ville n’ [y] lisaient pas la prière, un Savant qui était parmi les ignorants [toutefois, les gens se servaient pas de lui] ; et le Coran qui n’était pas lu et était laissé que la poussière s’amasse dessus ».

Usul-ul-Kafi,vol. 2, p. 613

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Allah récompensera la personne qui lit beaucoup le Coran et fait une promesse avec lui pour essayer de le mémoriser même si cela pourrait occasionner une grande difficulté, d’une double récompense ».

Thawabul-A’mal, p. 227

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui garde le Coran et agit aussi selon lui sera avec les Anges nobles, dévoués le Jour du Jugement ».

Usul-ul-Kafi, vol. 2, p. 603

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui lit le Coran et est un jeune croyant, le Coran se mélange avec sa chaire et son sang, et Allah, le Noble et Grand, le placera avec les Anges nobles, dévoués. De plus, le Coran agira comme une barrière [entre lui et le Feu de l’Enfer] le Jour du Jugement ».

Thawab-ul-A’mal, p.226

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Assurément, le Coran ne doit pas être lu en hâte ou très rapidement. Il doit plutôt être lu lentement, par parties mesurées. Toutes les fois que vous atteignez un Verset qui parle du Paradis, alors arrêtez-vous [à ce Verset] et demandez à Allah [les délices] du Paradis. Et à chaque fois que vous parvenez à un Verset qui parle de l’Enfer, alors arrêtez-vous [à ce Verset] et cherchez protection d’Allah du Feu de l’Enfer [et de la punition] ».

Usul-ul-Kafi, vol. 3, p.301

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Je souhaiterai voir un Coran dans chaque maison afin qu’à travers ceci, Allah repousserait Satan [de cette maison] ».

Fadhl-ul-Qur’an, p. 669

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Un fils d’Adam sera appelé le croyant pour le jugement, le coran se présente devant lui d’une façon très merveille et dit c’est moi le Coran et voilà ton serviteur croyant qui se fatiguait beaucoup pour me lire, me récitait durant toutes les nuits, en pleurant quand il me récite, il faut le faire satisfait comme il me satisfaisait, il dit : en ce moment il dit : Mon serviteur tends ta main droite, et prends plein de la satisfaction de Dieu, et remplit sa main gauche par la miséricorde de Dieu puis on lui dit : ce paradis est licite pour toi, tu lis tu montes, quand il récite un Verset Il monte une étape »

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Il est bon pour un musulman de n’est pas mourir jusqu’à ce qu’il apprend le coran, ou bien il soit dans le chemin de l’apprendre ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Si Dieu que sa grandeur soit exaltée réunit les premiers et les derniers et soudain une très jolie personne vient qu’on n’a jamais vu comme lui, si les croyants le regarde-il est le coran – ils disent : celui –ci fait parti de nous, il est la meilleure chose que nous avons vu, quand il les approche, il les paye (jusqu’à ce qu’il dit jusqu’à ce qu’il s’arrête à la coté droite du trône, en ce moment Dieu que sa grandeur soit exaltée dit : je jure par mon honneur et par ma haute place aujourd’hui je vais honoré celui qui t’a honoré et j’insulte celui qui t’a insulté ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Comprenez ce Coran contient la lumière de la piété, les lumières de, il n’a qu’à tourner ses yeux et il les ouvre pour allumer sa route, la pensé c’est la vie du cœur d’une personne qui analyse, comme celui qui a la lumière marche dans les obscurités ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui lit le coran chaque fois qu’il arrive à un verset qui a une question ou crainte, il demande le bonheur qu’il espère et demande à Dieu de le protéger de l’enfer et des supplices».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui maîtrise le coran et qui l’applique sera avec les anges très proche de Dieu ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui lit le Coran et le maîtrise difficilement, par la difficulté de le maîtriser il a deux bénédictions ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui récite le coran étant jeune croyant le coran se mélangera avec sa viande et son sang, et Dieu le fera avec les gens les plus proches de lui, le coran deviendra sa défense le jour du jugement, il dit : o seigneur tout travailleur est payé de son travail sauf mon travailleur, il faut le mettre dans ta haute générosité, il dit : en ce moment Dieu le couvre deux habits parmi les habits du paradis, on met un diadème de la vertu, puis on lui dit : est-ce que tu es satisfais de cela ? En ce moment le Coran dit : o seigneur je souhaitais plus que ça pour lui, en suite on lui donne la paix par sa main droite, et l’éternité dans sa main gauche, puis il rentre au paradis puis on lui dit : lis un verset coranique tu montes à un étape, en suite on lui demande : est ce que nous t’avons satisfais ? Il répond : bien sûre, il dit : celui qui le lit beaucoup et se fatigue pour l’apprendre en tête Dieu le donnera une bénédiction deux fois plus que ça ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui a été offert le coran et la foie, il est comme le parfum son odeur est bon, son goût est aussi on, quant à celui qui n’a pas été offert le Coran ni la foie, il est comme un coloquinte son goût est douloureux, il n’a pas l’odeur »

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui lit le Coran et mange les gens avec lui, viendra le jour du jugement avec un visage d’os sans viande ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui lit cent verset coranique et prie par elles dans une nuit Dieu le donnera Ghounout d’une nuit, celui qui récite deux cent versets en dehors de la prière de la nuit Dieu écriera pour lui une ghintar de la bénédiction dans lawhoul mahfouz, le ghintar c’est mille deux cent Oughiya, et un oughiya est plus grand que la montagne de Ouhoud ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : « Celui qui oublie une sourate du coran, il se figurera dans l’image d’un homme très joli et dans un dégréé très élevé dans le paradis, quand il le voit dit : qui es tus, quel bel est-tu ! Je souhaiterais que tu sois pour moi, il le répond : Tu ne m’as pas reconnu ? Je suis tel sourate, si tu ne m’avais pas oublié j’allais te faire monter dans cette étape ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) dit : ( Ils ont rapporté de Yaghoub d’Ahmar qu’il dit : Je dis à Abû Abdullah : j’ai sur moi beaucoup de crédits je fallais oublier le coran, en ce moment Abû Abdullah dit : «  le Coran, le Coran, comprend qu’un verset coranique et une sourate viendront le jour du jugement jusqu’à ce qu’ils monteront mille étapes c’est-à-dire dans le paradis, puis disent : si tu m’avais maîtrisé je t’allais envoyer ici ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : (Ils ont rapporté de Yaghoub Ahmar qu’il dit : Je dis à Abû Abdullah (a s) : que Dieu te pardonne ! J’ai eu des problèmes et des choses ça ne me reste aucun bonheur sauf il est perdu dans ces problèmes, même le coran j’ai oublié quelque chose de lui, il se panique lorsque j’ai parlé du coran, puis dit 🙂

« Un homme oublie une sourate du coran en suite il le vient le jour du jugement jusqu’à ce qu’il le fait monter quelques étapes, puis il dit : salut soit sur toi ! Il répond : à toi de même, qui es-tu ? il dit : je suis le tel sourate tu m’avais perdu et m’avait abandonné, mais si tu m’avais pris je t’allais te faire monter à cette étape, puis il indexas par son index puis dit : prenez le coran, apprenez le, il y a parmi les gens qui apprennent le coran pour qu’on dit celui-là est lecteur du coran, il y a parmi eux qui l’apprend pour avoir la bonne voie, on dit : telle personne a une bonne voix, le bonheur n’existe pas sur ça, il y a parmi eux qui le lit dans la nuit et la nuit et puis n’a pas besoin qui a compris et qui n’a pas compris ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : Ils ont rapporté de Sa’id bun A’araj il dit : « J’ai demandé Abû Abdullah d’un homme qui récite le coran puis l’oubli, puis le récite puis l’oubli, est ce qu’il a des péchés ? Il dit : non».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Le coran est contrat de Dieu sur sa créature, il est nécessaire pour un musulman de regarder son contrat, et de lire chaque jour cinquante verset ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « La maison dont on lit le coran, on adore Dieu que sa grandeur soit exaltée de dans, sa bénédiction devient abondante, les anges la visite, les satans s’éloignent d’elle, elle est la lumière des gens des cieux comme les étoiles donne la lumière pour les gens de la terre, et la maison dont on ne lit pas le coran, on n’adore pas Dieu, sa bénédiction sera peu, les anges la quittent, et les satans viennent de dans ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Il nous réunissait et nous ordonnait d’adorer Dieu jusqu’au lever du soleil, il ordonnait de lire celui qui lisait entre nous, celui qui ne pouvait pas lire il l’ordonnait d’adorer Dieu, la maison où on récite le coran et on adore Dieu son bonheur est toujours abondant ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Qu’est ce qui empêche un commerçant d’entre vous qui s’occupe de son marché, quand il revient dans sa maison ne doit pas dormir avant de réciter une sourate du Coran, il aura de chaque verset qu’il récite dix bénédiction, et dix péché sera effacé pour lui ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Il me fait plaisir de l’existence d’un coran dans la maison qui chasse les Satan ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Trois se plaindront chez Dieu, une mosquée détruite que ses gens ne prient plus de dans, un savant entre les ignorants et un coran monté que les poussières sont tombés sur lui, personne ne le lit ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Analysez le Coran il est arabe ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Il est détesté de lire sourate Ikhas par une seule respiration ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : Ils ont rapporté d’après Abû Basir, d’après Imam Abû Abdullah (a s) dans la parole de Dieu (jjl) il dit : « C’est-à-dire tu lis lentement et tu fais une bonne voix».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « le coran est descendu par la tristesse il faut le lire par la tristesse »

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Dieu que sa grandeur soit exaltée avait révélé à Moise fils d’Imran que si tu t’arrêtes devant moi t’arrêtes à la position d’un pauvre fatigué et si tu lis le taora il faut me le faire entendre par une voix de tristesse ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : Ils ont rapporté de Muawiya Ibn Ammar, il dit : « Je dis à Abû Abdullah (a s) : l’homme voit qu’il n’a rien fait dans l’invocation et dans la lecture jusqu’à ce qu’il lève sa voix, en ce moment dit : « Il n’est pas mal, comprends qu’Ali Bun Hussein avait la meilleure voix du coran entre les gens, il levait sa voix jusqu’à ce que les gens de la maison entendent, aussi Abû Diafar avait la meilleure voix du coran, quand il se levait dans la nuit il lisait en haute voix, ceux qui étaient en passage et autres se levaient et écoutaient sa lecture».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Chaque chose a une ruse, la ruse du Coran est la bonne voix ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Apprenez la langue Arabe comprenez qu’elle est la parole de Dieu dont qu’il a communiqué avec sa créature et les ancêtres ont parler; fin de citation ».

L’Imam Djafar as-Sadiq (a.s) : « Il est un homme non arabe de ma nation qui lit le coran par son accent les anges le monte à un accent arabe ».

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