Bref aperçu sur la biographie de l’Imam Jafar as-sadiq

Le sixième Imam, Ja’far Sadiq (AS) est né le Vendredi 17 Rabi’ al-Awwal de l’an 83 de l’Hégire. Son célèbre titre était « al-Çâdiq » (Le Véridique). Il a été élevé par son grand-père, l’Imam Zayn al-‘Abidine pendant 12 ans, et ensuite sous le patronage de son père, I’Imam Muhammad al-Bâqir pendant 19 ans.

La période de son Imamat a coïncidé avec la période la plus révolutionnaire et la plus fertile en événements de l’histoire musulmane, la période où l’on a assisté à la chute de l’Empire omayyade et à la montée de la dynastie abbasside.

Les guerres intestines et les bouleversements politiques apportaient des changements rapides dans le gouvernement. Donc le Saint Imam a assisté aux règnes de différents rois, depuis la chute d’Abdul Malik jusqu’au souverain omayyade, Marwân Ibn al-Hakam. Il a survécu jusqu’à l’époque de Abul Abbâs al-Saffâh et d’al-Mançour, tous deux de la dynastie abbasside.

Sous l’Imamat du 6e Imam (AS), les conditions de diffusion des sciences islamiques furent donc encore plus propices. Non seulement le contexte politique était favorable mais par ailleurs, suite aux efforts de publications des hadiths du 5e Imam (AS) et de ses élèves, les gens avait pris conscience de leurs besoins en connaissances islamiques et attendaient d’autres « récits » concernant les « gens de la Maison ». De plus la dynastie omayyade était vacillante. La dynastie abbasside qui n’était pas bien établie cherchaient une légitimité à travers le soutien de la famille des martyrs de Karbala.

L’Imam Ja’afar Sadiq (AS) se mit à diffuser les sciences religieuses et des textes islamiques. Les doctes et les savants venaient de tous les coins pour l’interroger au sujet des sciences islamiques, de l’histoire des prophètes, des Imams, de la philosophie… Celui-ci discutait avec diverses catégories sociales, dialoguait avec les représentants des différentes nations et religions.

L’Imam éduqua de nombreux croyants, format de multiples élèves ; des centaines de livres rassemblant les hadiths chi’ites et les propos scientifiques de l’Imam durent publiées sous le nom de « Principes » (Oçoul). Profitant du cours répit que lui laissait la lutte entre les Ommayades et les Abbassides, l’Imam (AS) consacra son temps à l’éducation des musulmans et à la formation des spécialistes des sciences religieuses : plus de quatre mille savants ont profité de son enseignement, de son savoir et de sa sagesse.

L’Imam (AS) avait demandé à ses élèves d’enregistrer par écrit les cours qu’il leurs dispensait. Il leurs disait : « Aux périodes troubles et d’anarchie de nombreuses œuvres sont détruites ; vous aurez alors besoin de ces livres et de ces textes qui deviendront les seules références religieuses et scientifiques des musulmans. »

Aussi à ses cours les élèves de l’Imam (AS) apportaient leurs plumes et leurs encriers…

Ses disciples ont compilé des centaines de livres relatifs aux différentes branches de la science et de l’art. Outre le « Fiqh » (la Jurisprudence), le « Hadith » (la Tradition) et le « Tafsîr » (l’exégèse), l’Imam dispensait également des cours de mathématiques et de chimie à certains de ses disciples. Jâbir Ibn Hayyân al-Tartûcî, le célèbre savant en mathématiques était l’un des disciples de l’Imam, et a beaucoup appris des connaissances et de la guidance de ce dernier, ce qui lui a permis d’écrire 400 livres sur des sujets divers.

La chute des Omayyades et la montée des Abbassides ont constitué les deux importants événements de l’histoire musulmane. L’état d’anarchie était en progression. On se trouvait au milieu d’une telle obscurité mortelle que le personnage de l’Imam Ja’far Sadiq (AS) se dressait comme un phare déversant continuellement sa lumière pour éclairer les vastes étendues des ténèbres pécheresses qui l’entouraient. Le monde s’inclinait devant sa personnalité vertueuse et admirable. Abou Salma Khallâl lui a offert le trône du califat, mais l’Imam, perpétuant la tradition caractéristique de ses ancêtres a décliné fermement cette offre en raison des conditions critiques qui prévalaient à l’époque.

C’est une vérité historique indéniable que d’affirmer que tous les grands savants de l’Islam étaient redevables, pour ce qui concerne leur instruction, aux Ahl-Elbayt qui constituaient la fontaine des connaissances et de l’instruction pour tout le monde. Al-‘Allamah al-Chiblî écrit dans son livre « Sirat al-Nu`mân »: « Abou Hanifah a fréquenté pendant une très longue période l’Imam al-Çâdiq, acquérant auprès de lui des connaissances étendues et précieuses en matière de Fiqh et de Hadith. « Tous les deux math-hab (rites) islamiques -le sunnisme et le chiisme – croient que la source des connaissances d’Abou Hanifah provenait principalement de son association avec l’Imam al-Câdiq. »

En raison de ses immenses connaissances et de ses nobles enseignements, les gens se sont rassemblés autour de lui avec toute la dévotion et toute la révérence qui lui étaient dues. Cette haute position et le pouvoir croissant de notre Imam (AS) n’a pas manqué de susciter la jalousie et surtout la peur du gouvernant abbasside, Mançour al-Dawânîqî qui, craignant la popularité de l’Imam, a décidé de le supprimer.

Pendant toute sa vie et à toute heure, en cachette ou en public, l’Imam enseignait les vérités de l’Islam et mettait son savoir et sa culture à la portée de tous. Pour résumer, on peut dire que ses discours et ses conseils inestimables ébranlèrent les murs de l’ignorance et du mensonge, refondant la véritable doctrine du Saint Prophète (saww). C’est pourquoi l’on considère que le 6e Imam (AS) comme le fondateur de la doctrine shi’ite, d’où la dénomination de doctrine Ja’farite donnée à l’école ou rite shi’ite.

A sa naissance c’est l’omeyyade `Abd al-Malik qui régnait, quand il devint imâm c’était Hichâm. Il vit passer les cinq derniers omeyyades et la prise du pouvoir par les abbassides. Il est mort pendant le règne du deuxième abbasside al-Mansûr.

Sa succession va créer un problème car son fils Ismâ`il ben Ja`far, successeur désigné, est décédé avant lui en 760. A` la mort de Ja`far as-Sâdiq, la majorité préféra prendre pour imâm son deuxième fils Mûsâ al-Kâzim plutôt que son petit-fils Muhammad ben Ismâ`il que suivirent les ismaéliens.df

Il mourut martyr en 148/765 selon les traditions chi’ites, empoisonné par ordre du calife Abbasside, al Mansûr. Après la mort de son père, il devint Imam par Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. Durant son imamat, le sixième Imam, jouit de plus grandes libertés et d’un climat plus favorable pour la propagation des enseignements religieux. Ce répit fut la conséquence de révoltes en terre islamique, notamment le soulèvement de Moswaddah visant à renverser le califat omeyyade, et des guerres sanglantes qui aboutirent finalement à sa chute. Les circonstances plus favorables à l’enseignement chi’ite étaient aussi le résultat du terrain que le cinquième Imam avait préparé pendant son imamat de vingt ans par la propagation des enseignements véritables de l’Islam et des sciences de la famille du Prophète.

L’Imam profita des circonstances pour répandre les sciences religieuses tout au long de son imamiat, contemporain de la fin des omeyyades et du début du califat Abbasside. Il instruisit plusieurs savants dans les différents domaines des sciences spéculatives et traditionnelles (aqli’ wa naqli) tels Zarârah, Mohammad Ibn Muslim, Mu’min Tâq, Hishâm Ibn Hakam, Abân Ibn Taghlab, Hishâm Ibn Salim, Hurayz, Hishâm Kalbi Nassâbah et Djâbir Ibn Hayân l’alchimiste. Même certains savants sunnites importants comme Sufyân Thawri, Abu Hanifah, le fondateur de l’école Hanafi, Qâdî Sukûni, Qâdî Abu al Bakhtari, et d’autres, eurent l’honneur d’être parmi ses étudiants. On raconte que de ses cours sortirent quatre mille savants dans le hadith et autres sciences. Le nombre de hadiths rapportés des cinquième et sixième Imams dépasse celui des hadiths rapportés du Prophète et des autres dix Imams réunis.

Mais vers la fin de sa vie, l’Imam fut soumis à de sévères restrictions de la part du calife Abbasside, al Mansûr , qui ordonna de torturer et d’assassiner beaucoup de descendants du Prophète qui étaient chi’ites, du point qu’il surpassa en cruauté les Omeyyades. Sur ses ordres, ils furent arrêtés par groupes, certains jetés dans des prisons profondes et sombres et torturés jusqu’à la mort; d’autres furent décapités, enterrés vivants ou placés dans les fondations ou entre les murs de constructions et emmurés vivants.

Hishâm, le calife omeyyade, avait ordonné que le sixième Imam fut arrêté et en présence de son père, le cinquième Imam, emmené a Damas. Plus tard, l’Imam Sadiq fut arrêté par Saffâh, Ie calife Abbasside, et emmené en Iraq. Finalement Mansûr le fit arrêter de nouveau et emmener à Sâmarrah où il fut gardé à vue. Mansûr était rude et irrespectueux envers l’Imam et projeta plusieurs fois de le tuer. Finalement l’Imam fut autorisé à retourner à Médine où il passa le reste de sa vie dans la retraite, jusqu’à ce qu’il soit empoisonné à la suite des intrigues de Mansûr.

A l’annonce de la nouvelle du martyre de l’Imam, Mansûr écrivit au gouverneur de Médine, lui ordonnant de se rendre à la maison de l’Imam sous prétexte d’exprimer ses condoléances à la famille, et de demander à voir et à lire le testament de l’Imam. Quiconque était choisi par l’Imam comme son héritier et successeur devait être décapité sur place. Le but de Mansûr était évidemment de mettre un terme à toute la question de l’imamat et des aspirations chi’ites. Quand le gouverneur de Médine, conformément aux ordres reçus, lut le testament, il vit que l’Imam avait choisi quatre personnes plutôt qu’une seule pour administrer son testament : le calife lui-même, le gouverneur de Médine, Abdallah Aftah, le fils aîné de l’Imam et Mussa, le plus jeune fils. De cette manière le complot de Mansûr échoua

Al Manssour résista de longues années avant de faire assassiner l’Imam as-Sadeq car il lui fallut de longues années pour que son pouvoir soit stable.

Puis, il prit la décision d’agir selon la tradition Omeyyade consistant à tuer l’Imam l’époque !

Il ordonna que l’Imam (as) soit empoisonné et Ja’far as-Sadeq mourut le 25 Chawal de l’an 148 de l’Hégire en Martyre comme les autres Imams, il était âgé de 65 ans.

QUELQUES PAROLES DE L’IMAM JA’FAR AS-SADEQ (as) -Trois genres de personnes ne recevront que le bien : Les silencieux, ceux qui évitent le mal et ceux qui se rappellent Allah (dikr).

-Le sommet de la fermeté se situe dans la modestie.

-La valeur originelle de l’homme est déterminée par sa raison (‘aql).

-La valeur de son appartenance familiale est déterminée par sa religiosité.

-La valeur de sa générosité est sa piété.

-Les hommes sont égaux de part leur appartenance à Adem (as).

-Craignez bien de faire l’injustice, les souffrances des victimes de l’injustice s’élèvent vers le ciel.

-Il y a trois choses sans lesquelles le monde ne peut se réformer (changer dans le bien):

-la sécurité, la justice et la fertilité.

Le regard de l’enfant vers ses parents, par amour pour eux est une adoration

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Biographie de l’Imam Jaafar Sadique (p)

I- Naissance et Enfance

Naissance

L’Imam Jaâfar Al Sâdeq (psl) naquit le 17 Rabi’ premier de l’année 80 Hijra à Médine. Son père est l’Imam Al Bâqer (psl), sa mère est Ommou Farouah, fille d’Al Kâzem Ibn Mohamed Ibn Abou Bakr (le premier calife).

L’Imam Al Sâdeq (psl) dit à propos de sa mère : « Ma mère fut de celles qui avaient cru en Dieu et l’avaient craint comme il se doit, et avaient fait preuve de bienfaisance, et Dieu aime bien les bienfaisants. »

L’Imam Al Sâdeq (psl) vécut avec son grand-père l’Imam Al Sajâd (psl) 15 ans et avec son père l’Imam Al Bâqer (psl) 34 ans.

II avait été surnommé de plusieurs qualificatifs qui avaient dénoté tous des côtés différents de sa perfection, tels que : le pur, le digne, le patient, etc. Le plus célèbre de ces surnoms était Al Sâdeq qui signifie celui qui ne ment jamais.

L’ère de l’Imam (psl)

L’Imam Al Sâdeq (psl) assista aux quarante dernières années du pouvoir de Bèni Omeyyeh et aux vingt premières années de celui de Bèni El Âbbess : Il était témoin de l’une des plus ignobles duperies de l’histoire des musulmans, en l’occurrence, l’usurpation du pouvoir par les Abbassides au nom d’Ahlul Bayt (pse) !

Les racines de la révolution Abbasside : Après la mort de Mohammed Ibn Al Hanafieh, fils de l’Imam Ali (psl) ; son fils Abou Hachem décida de créer une organisation secrète pour préparer le terrain à une révolution générale contre les omeyyades et pour venger les sangs des martyrs de Achoura’.

L’ouvre d’Abou Hachem était totalement secrète et particulièrement efficace : Au bout de quelques années, il réussit à recruter des militants partout dans le califat et plus particulièrement dans la région de Khoracèn.

Tous les sympathisants d’Abou Hachem croyaient ouvrer pour l’avènement d’un pouvoir d’Ahlul Bayt (pse), et au bout de quelque temps, leur nombre s’accrut de telle sorte qu’ils pouvaient organiser des milices bien entraînées et fortement équipées.

Jusqu’à son décès, Abou Hachem n’avait pas eu de contacts spéciaux avec ses cousins les Abbassides (Bèni El Âbbess) ; mais la volonté de Dieu voulut que son décès soit à leur demeure à El Hamimeh ; et ne voyant personne de ses disciples près de lui, il laissa son testament à son cousin Ali Ibn Abdoullah Ibn El Âbbess.

Le plus grave dans cette affaire c’est que le testament d’Abou Hachem comprenait tout l’organigramme de l’organisation secrète et une recommandation à l’exécuteur testamentaire de continuer l’ouvre révolutionnaire jusqu’à l’établissement du pouvoir de Ahlul Bayt (pse) et ce en appelant les musulmans à obéir au « plus acceptable de la famille de Mohammed (pslp). »

Toute la légitimité de l’ouvre secrète d’Abou Hachem reposait bien sur ce concept :

« l’acceptable » de la famille du prophète (pslp). Et tout le monde pouvait imaginer cet « accable » comme il le souhaitait !

Les fils de Ali Ibn Abdoullah Ibn El Âbbess continuèrent le développement de l’œuvré d’Abou Hachem. Et lorsque les sympathisants de Khoracèn furent assez nombreux pour déclarer l’insurrection, le commandant général des milices de Khoracèn de la part de l’organisation secrète, Abou Mouslem El Khoracèni, commença une campagne d’épuration impitoyable contre toute trace du pouvoir omeyyade.

Abou Mouslem El Khoracèni était un homme particulièrement efficace, et son comportement dur ainsi que son scrupule lui avaient facilité des victoires éclatantes sur les Omeyyades.

Toute la révolution d’Abou Mouslem El Khoracèni fut sous la barrière de la vengeance des sangs d’Ahlul Bayt (pse) ! Et chaque fois qu’on lui demandait à qui il va livrer le pouvoir après son succès, il répondait toujours : à Al Reda de Ahlul Bayt, qui signifie l’homme « acceptable » parmi Ahlul Bayt !

La trahison des Abbassides : Quand l’armée des Khoracèniens arriva à l’Iraq et conquérait la Koufa, les populations musulmanes s’attendaient à voir apparaître l’Imam de Ahlul Bayt pour prendre la direction du nouvel état. Mais elles furent surprises de voir Abou El Âbbess, fils de Ali Ibn Abdoullah Ibn El Âbbess, faire un discours solennel dans lequel il se déclara être l’homme accepté par Ahlul Bayt !

Tout cela s’était passé à l’époque où l’Imam Al Sâdeq (psl) était la personnalité la plus connue et la plus aimée par les musulmans, et personne ne se doutait qu’il était l’unique homme vraiment acceptable parmi tous les Ahlul Bayt (pse).

La trahison des Abbassides était donc démasquée. Mais ils étaient si forts et si puissants et l’armée des Khoracèniens leur étaient si fidèles que personne n’avait osé s’opposer à leur pouvoir. Et surtout, parce qu’ils étaient encore en train de combattre les derniers bastions du pouvoir Omeyyade dont tous les musulmans espéraient l’anéantissement total !

La position de l’Imam Al Sâdeq (psi) : Devant l’imposture de ses cousins Abbassides, l’Imam Al Sâdeq (psl) choisit une politique d’opposition pacifique qui consiste à ne jamais légitimer l’usurpation d’une part, et à se consacrer à la grande mission culturelle que son père l’Imam Al Bâqer (psl) avait déjà inauguré : le développement de la Grande académie islamique pour faire face à toutes les attaques venant des autres cultures non islamiques, aux déviations et aux falsifications «dés hérétiques» des charlatans et des faux savants.

Le pouvoir Abbasside, à ses débuts, n’avait ni la force ni le temps de gêner l’ouvre de l’Imam Al Sâdeq (psl) qui eut ainsi une bonne occasion pour exécuter sa grande mission culturelle.

II- Sa Vie

Témoignages sur sa morale

Zeyd, fils de l’Imam Al Sajâd (psl), était un grand révolutionnaire qui avait commandé une grande insurrection contre le despotisme en préférant rejoindre les rangs des martyrs de Ahlul Bayt (pse). Et bien qu’il ait choisi une ligne d’action différente de celle de l’Imam Al Sâdeq (psl), il nous laissa un précieux témoignage qui enlève tout doute en sa loyauté envers Ahlul Bayt (pse).

En effet, il dit : « Pour chaque temps, il existe un homme issu de Ahlul Bayt qui est l’argument de Dieu sur ses créatures ! Est-il que l’argument de notre temps est mon neveu Jaâfar Ibn Mohammed : quiconque le suit ne s’égare jamais et quiconque s’oppose à lui n’aboutit jamais à la bonne voie ! »

Malek Ibn Anas, le fondateur de l’école malékite du fiqh (science des prescriptions légales islamiques) dit : « Par Dieu, je n’ai jamais vu de meilleur que Jaâfar Ibn Mohammed : son désintéressement des biens de la vie, sa piété, sa dévotion et sa pratique du culte sont inégalables ! Et lorsque j’allais chez lui, il m’accueillait bien et se consacrait à moi. »

Abou Hanifeh, le fondateur de l’école hanafite du fiqh avait eu aussi l’honneur d’être disciple de l’Imam pendant deux ans et il disait toujours : « Si ce n’étaient ces deux années, je me serais perdu ! »

L’un des compagnons de l’Imam Al Sâdeq (psl) raconta qu’il avait accompagné l’Imam une fois de sa demeure vers le marché. L’Imam montait alors un âne et lorsqu’il arriva près du marché, il descendit à pieds puis s’agenouilla pour faire une très longue prosternation et ensuite se leva sur pieds.

Le compagnon demanda à l’Imam la cause de son geste et il répondit : « Lorsque je me suis rappelé la grâce de Dieu qui me comble, je Lui ai fait cette prosternation de reconnaissance et de remerciement. »

Un autre compagnon de l’Imam nous relate qu’il l’avait un jour vu dans son champ vêtu d’un drap rude et tenant une pelle à sa main.

L’homme ajouta : « Je lui ai alors dis : « Que je sois sacrifié pour vous ! Donnez-moi cette pelle pour que je fasse ce travail pour vous ! »

Il me répondit alors : « J’aime bien que l’homme peine sous le soleil à la recherche de la provision de sa vie ». »

Un jour, l’Imam Al Sâdeq (psl) envoya son serviteur pour lui rapporter une chose mais il s’attarda beaucoup et l’Imam sortit à sa recherche.

L’Imam trouva son serviteur endormi au bord de la rue, il s’assit près de sa tête, prit un éventail et commença à ventiler l’air pour lui !

Lorsque le serviteur s’éveilla, l’Imam lui reprocha sa négligence tout doucement et juste en disant : « Tu dors à la fois la nuit et le jour ! La nuit est pour toi mais le jour est à nous ! »

L’Imam loua un jour les services de quelques ouvriers, et dès qu’ils finirent leur travail, il s’adressa à son valet Moê’teb et lui dit : « Donne leur leurs rémunérations avant même que leur sueur ne sèche ! »

La bienfaisance anonyme

L’Imam Al Sâdeq (psl), tout comme son père, son grand-père et ses arrières grand-père, tenait bien à garder vivace la généreuse coutume d’approvisionnement anonyme et nocturne des besogneux de la Médine.

A l’époque de l’Imam Al Sâdeq (psl), l’état économique général des musulmans avait connu un développement remarquable. Ainsi, le niveau de vie de tous les musulmans était relativement plus élevé que celui des générations passées.

L’Imam Al Sâdeq (psl) tenait bien à faire de son approvisionnement nocturne, non seulement un secours vital ou une aide primordiale, mais aussi une élévation considérable du niveau de vie de ces protégés besogneux pour qu’ils puissent jouir d’un bien être social proche de celui des couches moyennes.

Ainsi, chaque nuit, l’Imam Al Sâdeq (psl) remplissait une grande besace de pain et de viande et portait de grandes sommes d’argent pour distribuer tout cela entre les familles démunies de la Médine.

Bien entendu, l’Imam Al Sâdeq (psl) faisait tout cela en gardant absolument l’anonymat et ce n’était qu’après son martyre que ces familles sentirent sa présence et surent qui était leur bienfaiteur nocturne.

L’Imam (psl) et Sofièn Eththèouri

Sofièn était un savant musulman de grande renommée. Sa réputation revient sans doute à la fois au fait qu’il était un faqih déducteur des prescriptions légales, à son ascétisme et à son éloignement des jouissances de la vie.

Une fois, passant par la sainte mosquée de la Mecque, il vit l’Imam Al Sâdeq (psl) portant des vêtements de valeur et crut alors saisir une occasion unique pour l’en blâmer !

Sofièn s’approcha de l’Imam (psl) et lui dit : « Ô, fils du messager de Dieu ! Par Dieu,  ceci n’est ni l’habillement du messager de Dieu, ni celui de Ali Ibn Abou Taleb ou quiconque de vos ancêtres ! »

L’Imam dit alors : « Le messager de Dieu (pslp) vivait dans une époque de misère alors que nous sommes dans une époque de prospérité et les plus pieux sont plus dignes de jouir des grâces de Dieu ! »

Dis : « Qui a interdit l’ornementation que Dieu fait sortir pour ses adorateurs et les bonnes provisions… » [Coran, S.6 : V.32]

Est-il que nous sommes les plus dignes de ceux qui reçoivent ce que Dieu a donné. »

Puis, l’Imam (psl) montra à Sofièn ce qu’il portait sous les vêtements de valeur : c’était un habit rude que seul un anachorète coupé du monde pouvait supporter !

Montrant ses vêtements extérieurs, l’Imam dit à Sofièn : « Ô Thèouri ! Je porte ceci pour les gens, mais l’autre c’est pour moi ! »

Nous n’allons pas chercher à analyser cette petite histoire ni même à en chercher la morale comme cela se doit, nous avons laissé tout cela pour une étude plus profonde qui sera l’objet, par l’aide de Dieu, de vos prochaines lectures, mais disons ici tout simplement que l’Imam Al Sâdeq (psl) voulut donner une leçon à tous les musulmans tentés de chercher de plaire à la fois à Dieu et à Ses adorateurs, tombant ainsi dans l’ostentation interdite !

En effet, être désintéressé de la vie basse peut élever le musulman à des rangs bien privilégiés auprès de Dieu mais à une condition : qu’il ne cherche jamais à plaire aux gens en manifestant à eux ce désintéressement !

Ainsi, la meilleure aumône c’est l’aumône anonyme.

Le meilleur désintéressement des biens de la vie, c’est le désintéressement invisible et qui n’attire pas l’attention !

Mais Sofièn Eththèouri, loin comme il était de la ligne d’Ahlul Bayt, pouvait-il saisir cette vérité avant qu’elle ne lui soit révélée par l’Imam Al Sâdeq (psl) ? Non !

L’Imam (psl) et le commerce

Contre le monopole :

Remarquant que ses charges familiales étaient devenues relativement lourdes, l’Imam Al Sâdeq (psl) convoqua un jour son serviteur Mouçadef et lui donna mille dinars pour aller faire du commerce en Égypte.

Mouçadef acheta des vivres pour aller les vendre en Égypte et partit avec une grande caravane commerciale.

Sur la route de l’Égypte, une autre caravane égyptienne les rencontra, ils leur demandèrent quel était l’état du marché pour les vivres qu’ils emportaient et ils apprirent que l’Égypte connaissait alors une pénurie totale de ces biens !

Mouçadef se mit alors d’accord avec les autres commerçants de la caravane à imposer des prix exorbitants pour leurs marchandises. Et lorsqu’ils arrivèrent en Égypte, ils vendirent leurs marchandises avec un bénéfice de 100%, puis ils revinrent à la Médine.

Mouçadef entra chez l’Imam (psl) en portant dans ses mains deux bourses et lui dit : « Mon maître ! Voici votre capital et voici ses bénéfices ! »

L’Imam s’exclama alors : « C’est un grand bénéfice ! Comment l’as-tu réalisé ? »

Mouçadef lui raconta le récit de son voyage et des prix exorbitants qu’il avait fixés par l’intermédiaire de sa coalition avec les autres commerçants.

L’Imam Al Sâdeq (psl) dit alors :

 « Pureté à Dieu ! Vous vous coalisez contre des musulmans ! Et vous imposez un prix de monopole pour réaliser un bénéfice d’un dinar pour chaque dinar !? »

Puis il prit le sac du capital : « …c’est ça notre argent ! Et nous n’avons nullement envie de prendre son bénéfice ! »

Puis il ajouta : « Ô Mouçadef ! La confrontation des sabres est beaucoup plus facile que la recherche du licite. »

Contre la spéculation : L’Imam Al Sâdeq (psl) était contre toute sorte d’enrichissement aux dépens des autres. Et depuis que l’homme avait connu le commerce, la spéculation et le monopole étaient les voies les plus faciles d’enrichissement illicite. Et l’Imam Al Sâdeq (psl) ne cachait jamais son hostilité à ces deux vices économiques.

Il dit que dans l’année de bonne récolte, il est permis de garder la marchandise seulement 40 jours : c’est la limite de la spéculation en temps de profusion et d’abondance, et il ajouta (psl) qu’en temps de crise et de pénurie, la spéculation ne doit en aucun cas dépasser trois jours et quiconque excéderait ces deux délai, serait maudit par Dieu. »

La Médine fut frappée une fois par une sécheresse qui entraîna une pénurie générale des vivres, l’Imam Al Sâdeq (psl) demanda alors à son serviteur Moê’teb : A combien estimait-il leur provision de blé ?

Moê’teb répondit qu’il y avait un stock qui suffirait pour des mois. L’Imam, alors, lui demanda de porter tout le stock au marché et de le vendre, pour en suite acheter les provisions jour pour jour !

Des leçons d’assistance sociale

L’Imam Al Sâdeq (psl) était toujours au service de sa communauté. En ce qui concerne l’assistance à des personnes en crise ou dans le besoin, il ne faisait pas de différence entre ses sympathisants et ceux qui ignorent son droit et son rang.

Dans ce qui suit, nous allons voir quelques échantillons de l’assistance sociale que l’Imam (psl) assurait aux musulmans en leur donnant de véritables leçons de prédication et de bienfaisance.

La meilleure aumône : Un pauvre vint un jour chez l’Imam Al Sâdeq (psl) sollicitant une aide. L’Imam demanda à son serviteur combien y avait-il dans le coffre ? Il répondit qu’il y avait 400 dirhams. L’Imam ordonna de les donner toutes à ce pauvre qui s’en alla tout content.

Quelques instants après, l’Imam envoya son serviteur à la recherche de cet homme. Celui-ci, inquiet, dit à l’Imam : « J’avais sollicité ton aide et tu m’as aidé ! Alors que veux-tu maintenant ? »

Totalement indifférent de l’impertinence de ce pauvre ignorant, l’Imam lui dit : « Le messager de Dieu (pslp) avait dit : « La meilleure aumône est celle qui assure la richesse. » Et nous, ne t’avons pas garanti cela, alors, prends cette bague, elle vaut dix mille dirhams. Si tu tombes une autrefois dans le besoin, tu peux la vendre contre cette valeur ! »

Au secours des non sympathisants : Les musulmans pauvres et démunis, même lorsqu’ils ne connaissaient pas le rang de l’Imam (psl) bénéficiaient tous de sa bienfaisance et de son assistance.

Nous avons déjà parlé des tournées d’approvisionnement nocturnes que l’Imam Al Sâdeq (psl) faisait et nous voulons ici préciser un point qui nous a été révélé par l’un des sympathisants de l’Imam, Moâlla Ibn Khouneys, dont on peut résumer le témoignage comme suit : Par une nuit pluvieuse et sombre, Moâlla passa par l’une des ruelles de la Médine et vit l’Imam Al Sâdeq (psi) transportant des vivres et il voulut savoir vers qui il se dirigeait… En fin de compte, il apprit qu’il distribuait ces provisions à des mesquins et lorsqu’il demanda à l’Imam s’ils étaient de ses sympathisants, il répondit que non !

Histoire d’une mère chrétienne : Un jeune chrétien se convertit à l’Islam et vint auprès de l’Imam Al Sâdeq (psl) pour savoir comment devrait-il procéder avec ses parents chrétiens, et surtout avec sa mère aveugle.

L’Imam insista pour que le jeune converti suive le meilleur comportement possible avec sa mère. Et le jeune sortit de chez lui convaincu. Depuis ce jour, son comportement avec sa famille devint exemplaire et sa mère s’en étonna fortement.

Elle lui demanda un jour quelle avait été la raison de son revirement, il lui dit qu’il se comporte avec elle, maintenant qu’il a quitté sa religion, mieux que lorsqu’il le faisait quand il avait la même religion que sa famille !

Le jeune raconta à sa mère les recommandations de l’Imam Al Sâdeq (psl). La mère comprit que cette religion ne peut qu’être la religion de Dieu et la seule religion authentique ! Elle demanda à son fils de lui présenter les principes de l’Islam… Enfin, elle les accepta tous et se convertit à l’Islam.

Le bon exemple en temps de crise : Lors d’une année de famine, le blé se fit très rare à la Médine et la plupart de la population était obligée de le mélanger avec de l’orge pour fabriquer du pain.

Bien que l’Imam Al Sâdeq (psl), du fruit de son propre travail, puisse se procurer facilement du blé, il ordonna à son serviteur de mélanger le blé et l’orge et de préparer le même type de pain dont les déshérités de la Médine pouvaient se procurer.

Est-il que le bon exemple vaut mieux que des milliers de discours et d’exhortations. Et l’histoire nous a rapporté que les Imams de Ahlul Bayt étaient toujours le meilleur exemple pour tout ce qu’ils prônaient de comportement et de conduite islamique.

L’arme de l’invocation au service des opprimés : Bachchar Elmokari rendit visite à l’Imam Al Sâdeq (psl) et lorsqu’il entra chez lui, l’Imam lui présenta un plat de dattes duquel il était en train de manger.

Bachchar dit alors qu’il eut vu une scène dans la rue qui lui coupa tout appétit. L’Imam lui demanda des explications. II lui raconta qu’il avait vu un policier en train de frapper une femme en l’emmenant vers la prison, alors qu’elle criait : « Je demande aide et secours de Dieu et de Son messager. »

Bachchar ajouta ensuite que lorsqu’il avait demandé auprès des passants la cause de cette scène, ils lui avaient répondu que cette femme, en marchant sur la route, trébucha et involontairement, elle s’écria : « Ô Fatima Zahra’ ! Que Dieu maudisse tes prévaricateurs. »

Lorsque l’Imam Al Sâdeq (psl) entendit ces propos, il fondit en larmes et sortit aussitôt vers la mosquée où il pria pour la femme en invoquant Dieu pour qu’Il lui vînt en aide.

Ce n’était que quelques temps et la femme fut libérée. Et l’Imam lui envoya alors une bourse contenant sept dinars, ce qui représentait pour elle une fortune.

Son œuvre académique

Dans l’opuscule précédent de cette série, nous avons vu comment l’Imam Al Bâqer (psl) avait fondé une véritable académie islamique à la grande mosquée de la Médine.

Après le martyre de l’Imam Al Bâqer (psl), son fils et héritier de sa science l’Imam Al Sâdeq (psl) continua sa grande ouvre et c’est ainsi que cette grande académie islamique connut son âge d’or à la fin de l’ère omeyyade et au début de l’ère Abbasside.

Le changement politique et l’instabilité du pouvoir qui le précéda puis lui succéda, offrirent à l’Imam Al Sâdeq (psl) une occasion pour promouvoir librement son œuvre scientifique et académique.

Il put ainsi assurer la promotion de plus de quatre mille savants de grande renommée, et dans les différentes disciplines du savoir : le fiqh, la science des doctrines, la théologie spéciale, les sciences naturelles chimiques et autres, et même la médecine et l’anatomie.

Jabir Ibn Hayyan était l’un des plus célèbres disciples de l’Imam Al Sâdeq (psl) et il eut l’honneur d’avoir rédigé près de 500 opuscules dictés tous par son professeur. Tous les écrits d’Ibn Hayyan commençaient par : mon maître Jaâfar Al Sâdeq (psl) m’avait dit que…

Notons enfin que Jabir Ibn Hayyan, bien qu’il était devenu chimiste de renommée internationale, était un véritable encyclopédiste. Et ses œuvres sont «véritables témoignages sur la réussite de l’académie islamique que les Imams de Ahlul Bayt (pse) avaient créée et consolidée malgré les conditions dans lesquelles ils étaient astreints à vivre.

L’Imam (psl) contre l’hérésie

A l’époque de l’Imam Al Sâdeq (psl) les hérétiques qui étaient pour la plupart des athées se furent très nombreux et certains d’entre eux étaient particulièrement dangereux et ne cachaient point leurs idées.

Ce phénomène était tellement fort et le courant des hérétiques était si puissant que certains d’entre eux s’étaient mis d’accord, sous l’ombre de la Kaaba elle même, de rédiger un livre opposable au saint Coran, et se fixèrent un rendez-vous l’année d’après et dans le même lieu saint !

Les historiens nous racontent que leurs efforts s’étaient révélés vains et qu’ils n’avaient rien pu écrire le long de toute l’année.

Ils étaient pourtant quatre des plus connaisseurs des secrets de la littérature arabe et, alors qu’ils s’étaient rendus compte qu’ils étaient totalement impuissants de rédiger un seul verset comme le saint Coran, l’Imam Jaâfar Al Sâdeq (psl) passant par le lieu, s’adressa à eux par ce saint verset coranique : « Certes ! Est-il que les humains et les invisibles (jins) s’accordent pour apporter du semblable à ce Coran, ils n’y arriveront jamais même s’ils étaient parfaitement unis. »

Al Moufadhal Ibn Omar était l’un des sympathisants de l’Imam Al Sâdeq (psl). II lui rendit un jour visite se plaignant d’un hérétique appelé Abdoul Kèrim Ibn Abil âoujè’e, qui, disait-il, faisait des ravages parmi les musulmans.

L’Imam Al Sâdeq (psl) dicta à Al Moufadhal un livre dans lequel il démontra la nécessité logique de l’existence d’un seul Dieu Créateur en partant des observations empiriques que tout homme connaissant les sciences anatomiques et physiologiques de l’époque pourrait faire lui-même.

Ce livre existe jusqu’à nos jours et s’appelle « Tèouhid Al Moufadhal ». Ce qui attire l’attention dans ce livre c’est sa méthodologie.

En effet, pour la première fois, les musulmans se voient clairement et systématiquement appelés à la constatation et à l’observation scientifique empirique et à contempler les signes de Dieu en eux-mêmes !

C’est une véritable réhabilitation de la pensée islamique authentique qui repose sur l’exploitation de tout ce qui peut être intelligible : les règles de la logique et l’observation empirique.

Les musulmans avaient beaucoup besoin d’un tel geste dans une époque où les citeurs des hadiths se faisaient beaucoup plus nombreux que les penseurs et les savants logiciens !

L’école Jafarite

L’école d’Ahlul Bayt (pse) se propagea partout dans le monde islamique et à l’époque de l’Imam Al Sâdeq (psl), elle devint la principale école de pensée et de jurisprudence islamiques.

Les adeptes de Ahlul Bayt, communément appelés chiites (chiâh) furent, à cette époque, appelés : jafarite. Cette dénomination n’était pas sans fondement puisque la personnalité de l’Imam Al Sâdeq (psl) était si forte et si dominante dans tous les milieux scientifiques de l’époque que certains opposants ou du moins non sympathisants de la ligne d’Ahlul Bayt n’osaient plus manifester leur opposition à lui !

Et c’est ainsi que si les chiites, pour eux, restent toujours intolérables, le jafarite ne l’est quand même pas !

En réalité, tous les savants et les hommes de science et de la politique savaient bien qu’il n’y avait aucune différence entre Chiite et jafarite et que les révoltés et insurgés se proclamant de Chiisme et de Ahlul Bayt, et n’ayant aucun lien avec les Imams d’Ahlul Bayt n’étaient que des imposteurs. Mais jusqu’à nos jours, plusieurs musulmans préfèrent faire cette distinction et dans plusieurs pays, on accepte bien le jafarite comme étant un bon musulman alors qu’on regarde encore le Chiite avec de lourds préjugés que les ennemis de l’Islam ne cessent de propager et raviver.

L’école jafarite, n’est autre que celle de tous les Imams de Ahlul Bayt. C’est l’école de leur arrière grand-père, le messager de Dieu (pslp) : c’est l’Islam authentique et toutes les autres écoles sont d’autant moins légitimes qu’elles sont plus lointaines de cette ligne pure tracée par le prophète lui même dans la khotba de l’adieu lorsqu’il dit : « J’ai laissé parmi vous les deux poids : le livre de Dieu et ma progéniture, tant que vous y teniez, vous ne vous égarerez jamais ! »

Nous avons vu dans les opuscules précédents comment les chefs des musulmans avaient préféré s’aventurer loin de la légitimité de Ahlul Bayt (pse) et nous avons vu comment cette déviation avait été fatale et avait coûté à la communauté musulmane d’être gouvernée par des despotes sanguinaires et injustes, et de subir une injustice sociale qui ne fait que s’approfondir au fil des années.

Si l’école jafarite n’avait pas pu se propager librement c’est qu’elle a été toujours combattue par tous les califes despotes et leurs gouverneurs ; alors que les autres écoles, moins importantes et parfois totalement inconnues devinrent des doctrines officielles du pouvoir et par là se virent propager parfois par la force ainsi que par la contrainte. Cela peut expliquer que, de nos jours, l’école jafarite ne représente même pas 20% de toute la communauté musulmane alors que le reste est divisé entre plus d’une dizaine d’autres écoles qui étaient toutes déclarées comme officielles par l’un ou l’autre des pouvoirs dans des étapes différentes de l’histoire de l’Islam.

Face à El Mansour

Après la mort du premier calife Abbasside Abou El Âbbess, son frère El Mansour prit le pouvoir qui était encore fragile.

Ce calife peut être considéré comme le véritable fondateur de la dynastie Abbasside, et il était si malin que certains le considéraient comme l’équivalent de Muawiya.

En réalité, l’analogie entre les deux personnes n’est pas fausse et lorsqu’il s’agit du machiavélisme, la balance penche du côté d’El Mansour !

En effet, ce tyran n’était même pas reconnaissant à ceux qui étaient les fondateurs de son pouvoir ! Il exécuta même son chef des armées Abou Mouslem El Khoracèni.

Cette phase du pouvoir Abbasside connut plusieurs révolutions des Âlaouis (descendants de l’Imam Ali (psl) dont les plus importantes étaient celles des deux petits fils de l’Imam Al Hassan (psl) : Mohammed et Ibrahim qui furent tous les deux massacrés comme l’Imam Hussein (psl).

L’Imam Al Sâdeq (psl) savait bien que seul un politicien professionnel, sans scrupule et ne connaissant aucune limite religieuse pouvait être accepté par les musulmans ! Et il n’avait pas besoin d’une nouvelle expérience pour démontrer à tous ses fidèles qu’il fallait suivre la voie de son père et de son grand-père : éviter les luttes de pouvoir sans aucunement légitimer un pouvoir injuste.

C’est ainsi donc que l’Imam Al Sâdeq (psl) préféra demeurer loin du centre du pouvoir Abbasside et évita même de rencontrer le calife El Mansour qui, vraisemblablement, s’en senti offensé. Il convoqua alors l’Imam et lui dit : « Pourquoi tu ne nous visites pas comme le font tous les gens. »

L’Imam alors répondit : « Dans cette vie basse, nous n’avons rien sur lequel nous puissions avoir peur de toi ! En outre, tu n’as rien de ce qui concerne la vie dernière et que nous puissions solliciter de toi ! Par ailleurs, tu n’es ni dans une grâce pour que nous t’en félicitions ni dans un malheur pour que nous te présentions nos condoléances ! »

El Mansour dit alors malicieusement : « Tu nous accompagnes pour que tu nous conseilles ! »

L’Imam répondit : « Quiconque aurait aimé cette vie basse ne t’aurait pas conseillé et quiconque aurait aimé la vie dernière ne t’aurait pas accompagné ! »

El Mansour décida alors d’organiser une campagne de dénigrement contre l’Imam Al Sâdeq (psi) et ses ancêtres et il ordonna à son gouverneur de la Médine de saisir toute occasion favorable pour calomnier l’Imam et rabaisser le rang de son ancêtre le commandeur des croyants.

Une fois, le gouverneur de la Médine monta la tribune de la mosquée et fit un discours diffamatoire contre le commandeur des croyants (psl) et de sa progéniture purifiée.

Dès qu’il termina ses propos ignobles, l’Imam Al Sâdeq (psl) se mit debout et dit : « Est-il que ce que tu as dit du bien à propos de tes souverains revient plutôt à nous ! Alors que tout ce que tu as dit de mal s’accorde plutôt avec ton souverain. »

Puis il se retourna vers la masse des musulmans qui remplissaient la mosquée et dit : « Voulez-vous savoir qui, parmi les gens, aura la balance la plus légère et la faillite la plus claire le jour du jugement ? C’est celui qui rend sa vie dernière contre la vie basse de quelqu’un d’autre ! Et c’est bien ce pervers ! ». Et il indiqua du doigt le gouverneur de la ville qui descendit de la tribune ne voyant même plus où il mettait ses pieds et s’en alla tout humilier.

La mouche d’El Mansour :

Lorsque l’Imam Al Sâdeq (psl) était assis devant El Mansour, une mouche vint se poser sur le nez de ce dernier. Il essaya de s’en débarrasser mais elle tint bon et ne voulut point le quitter !

Très gêné, le calife se retourna vers l’Imam et dit : « Pourquoi Dieu a t-Il créé les mouches ? »

L’Imam répondit tout de suite : « Pour avilir par elles le nez des tyrans ! »

Le martyre de l’Imam (psl)

El Mansour ne pouvait plus se retenir devant la réputation et la renommée de l’Imam Al Sâdeq (psl) ! Mais il avait dû attendre de longues années, jusqu’à ce qu’il s’assure de la stabilité de son pouvoir pour qu’il prenne la décision d’agir selon la tradition Omeyyade : assassiner l’Imam du temps !

Il ordonna alors l’empoisonnement de l’Imam Al Sâdeq (psl) qui quitta ce bas monde le 25 Chaouèl 148 Hijra.

L’Imam Al Sâdeq (psl) fut enterré dans le cimetière du Baqi’ê en laissant la grande responsabilité de la direction spirituelle de la communauté musulmane à l’Imam Moussa El Kâzem (psl). Prière sur l’Imam Al Jaâfar Al Sâdeq et sur tous ses ancêtres d’Ahlul Bayt (pse).

https://www.sayyid-shouhadaa-center.com/2013/03/24/biographie-de-l-imam-jaafar-sadique-p/

Les traits saillants du caractère de l’Imam al-Baqir

L’Imam Mohammad Baqir avait des jardins et des champs en grand nombre qu’il visitait et dont il partageait le travail avec les cultivateurs et les travailleurs. Il partageait son déjeuner et parlait humblement avec ses serviteurs. Il était un maître qui avait des relations étroites avec ses employés.

Quelque soient les produits agricoles qu’il recevait de ses jardins et de ses champs, il les donnait au nom de Dieu. Il répondait à tous les besoins et les exigences de ses travailleurs dans la mesure où il fut connu comme l’un des hommes les plus généreux de son temps dans Hijaz.

Mohammad bin Mankadir, un sot qui se montrait pieux, déclare: «Comme l’Imam (Psl) travaille trop dur, je me suis dit qu’il était matérialiste et que je devais l’arrêter et l’admonester.

Alors un jour, je l’ai vu épuisé et en sueur à cause du travail sous le soleil brûlant. Je suis allé près de lui, le saluai et lui dit: « O fils du Saint Prophète, pourquoi courez-vous derrière la richesse du monde? Si la mort vous vient dans cet état, que feriez-vous alors?  »

Il a dit: « C’est le meilleur de mon temps parce que je travaille en sorte que je ne dépende pas des autres personnes, et que je mange de la rémunération des autres. Si Dieu me donne la mort dans cet état, je serai beaucoup plus heureux que de trouver la mort lors de ses prières et son obéissance.  »

Lorsqu’il dit cela, j’ai compris alors que j’avais tort. Je lui ai présenté mes excuses, en disant: «Je voulais vous avertir et vous conseiller, mais c’est vous qui m’aviez averti et informé. »

La bonté envers les frères en religion :

L’un des compagnons de l’Imam al-Baqir (Psl), Abi Obadiah, raconte:  » J’avais l’habitude d’accompagner l’Imam al-Baqir dans ses voyages. Pendant les trajets, l’Imam ne montait sur son cheval qu’après que je ne sois assis sur ma monture. (Cet acte de l’Imam al-Baqir (Psl) évoquait un respect extrême).

Chaque fois que nos montures étaient côte à côte, il conversait avec moi et m’interrogeait sur mon état de santé d’une telle manière comme s’il venait de rencontrer un vieil ami qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, alors qu’il venait de me voir quelques instants plus tôt.

Je lui ai demandé:  » O! Fils du Saint Prophète Mohammad (Pslf), vous agissez d’une manière complètement différente de tous les autres lorsque vous fréquentez les gens. Votre gentillesse et votre amabilité envers vos compagnons et vos amis sont exceptionnelles. Vraiment, il serait appréciable que les autres en fassent autant lors de leur premier contact avec autrui.  »

L’Imam al-Baqir (Psl) répondit:  » Ne savez-vous pas la valeur de serrer la main gentiment des amis et des croyants? Chaque fois que les croyants font ceci, leurs péchés tombent (sont pardonnés) comme les feuilles chutent d’un arbre. Et ils sont sous la bénédiction d’Allah (SWT) jusqu’à leur séparation. »

En outre, beaucoup d’autres paroles de l’Imam al-Baqir (Psl) recommandent la bonté envers les amis et les frères de religion:  » Une prière qui est plus susceptible de recevoir une réponse et plus rapidement exaucée, est une prière pour un frère de religion, en son absence.  »

Imam al-Baqir (Psl), a dit aussi:  » Un croyant est le frère d’un autre croyant. Il ne doit ni insulter l’autre, ni le refuser, ni l’accuser inutilement »

Et l’Imam Baqir (Psl) conseilla à ses compagnons:  » Soyez indulgents quand vous parlez à un hypocrite, aimez les croyants de tout cœur, et comportez-vous bien, même si vous êtes face à un Juif. »

Et enfin, l’Imam Baqir (Psl) considère que l’un des devoirs les plus importants d’un croyant est d’aider financièrement son frère de religion.Les récits ci-après sont révélateurs de la qualité de son caractère :

Un jour, un chrétien insulta l’Imam en le traitant de Baqar (une vache). L’Imam lui répondit : « Je suis Al Bâqir (celui qui exhume la connaissance) ». Le chrétien rétorqua : « Tu es le fils d’une cuisinière ». L’Imam répondit : « C’était son travail ». Le chrétien, injurieux, répliqua : « Tu es le fils d’une mère barbare ». L’Imam lui dit : « Si tu as dit la vérité qu’Allah lui pardonne, et si tu as menti, qu’Allah te pardonne ».

Ayant constaté cette bonté chez l’Imam, le chrétien se convertit à l’Islam.

L’Imam Al Bâqir (P) était un océan de connaissances et pouvait répondre à toute question sans hésitation. Ibn Ata Al Makki dit à ce propos : « Je n’ai jamais vu de grands savants se sentir aussi inférieurs devant quelqu’un, qu’ils le sont devant Muhammad Al Bâqir (P). Ainsi j’ai assisté à son entretien avec Hakim Ibn Utayba : celui-ci était comme un enfant face à son instituteur ».

Muhammad, fils de Muslim relate : « jamais une question ne m’est venue à l’esprit sans que je manque de la poser à l’Imam Muhammad Al Bâqir (P), jusqu’à ce que le nombre de questions que je lui ai posées ait atteint 30 000. »

A Médine où il était la référence ultime en matière de Connaissance, il arrivait que les gens évitassent de le rencontrer de peur de subir des représailles des dirigeants Ommeyades de l’époque. ‘Umar Ibn Abdel ‘Aziz, après s’être rendu compte de l’affaiblissement de la dynastie Ommeyyade à la suite de multiples coups portés par les révoltes des populations, décida d’interdire les injures qui étaient proférées tous les vendredi à l’encontre des descendants du Prophète(P) depuis l’Imam ‘Ali (P). Egalement il prit la décision de rendre aux descendants du Prophète le champ de dattiers connu sous le nom de Fadâk que Fatima Zahra (P), qui l’avait hérité de son père le Prophète (P), avait réclamé à Abû Baker pendant son règne.

De telles décisions encouragèrent les Musulmans de l’époque à rendre visite à l’Imam Al Bâqir (P) sans plus aucune crainte. Cette ère fut appelée pour sa fécondité Al Asr Azahab ou l’époque d’Or.

L’Imam Muhammad Al Bâqir (P) se rappelait toujours Allah. Son fils, l’Imam Ja’far Al Cadiq (P) raconta : « Mon père se rappelait Allah à tout moment ; partout où je l’accompagnais, je le voyais évoquer Allah; même lorsqu’il conversait avec les gens, il gardait Allah dans la mémoire; il accomplissait la prière de Tahajjud (surérogatoire de minuit) régulièrement, était dévoué à l’adoration d’Allah, et pleurait d’amour d’Allah.

Jusqu’au règne de l’Ommeyyade ‘Abdul Malick Ibn Marwan, la monnaie utilisée par les musulmans était la monnaie byzantine. Un conflit éclata, et l’empereur byzantin voulut utiliser l’arme économique, et envoya un ultimatum après quoi les musulmans seraient privés de la monnaie byzantine.

Embarrassé et craignant le pire, le calife demanda conseil à tous les notables mais la situation étant tellement imprévisible ils se déclarèrent tous dépourvus de solutions. C’est alors que l’imam Bâqir (P) voyant que la réputation de l’islam allait être atteinte et que l’état islamique risquait d’être déstabilisé par ses ennemis, conseilla au calife de collecter suffisamment d’or et d’argent de toutes les provinces islamiques afin de frapper une monnaie islamique pour remplacer la monnaie byzantine.

Il  indiqua le poids adéquat et les inscriptions qu’il fallait mettre sur la nouvelle monnaie.Le Pourfendeur De Sciences

Lorsque l’Imam al-Baqir (Psl) prit sa place dans la Mosquée de Médine afin d’enseigner et de réhabiliter les préceptes de l’Islam authentique de son aïeul. Il relata les Hadiths et la récitation du Saint Coran pour les musulmans. Cette attitude fut l’inauguration d’une page nouvelle dans l’histoire des sciences des Musulmans.

L’Imam (Psl) ne refusait jamais une demande scientifique. Nous pouvons citer le récit d’un homme syrien qui assistait aux cours de l’Imam (Psl) et méprisait la famille de Prophète. Il assistait aux cours avec une insolence particulièrement rude. Un jour cet homme tomba malade et l’Imam (Psl) lui rendit visite lui-même et lui proposa un médicament qui lui rendit la santé. Après sa guérison, le syrien devint l’un des partisans de l’Imam (Psl).

A cette époque, beaucoup de fils d’anciens compagnons du Prophète (que le salut de Dieu sur lui) prétendaient détenir la Science alors qu’ils n’avaient pas la compétence et imitaient l’Imam (Psl) dans les enseignements. L’un d’entre eux, Abdallah fils d’Oumar fils de Khattab avait été étourdi par une question, il ne savait pas la réponse.

Il indiqua l’Imam (Psl) à celui qui lui avait posé la question pour qu’il puisse recevoir une réponse.

Comme ses prédécesseurs, l’Imam (Psl) représentait parfaitement la religion Islamique à ses interlocuteurs qui étaient d’autres religions. Bien que l’Imam (Psl) et son fils Dja’ffar As’ Sadiq (Psl) furent sous la pression des Omeyyades ils voyageaient beaucoup en Syrie. Ce qui permettait à nombreux Syriens qui étaient Chrétiens avoir une connaissance de l’Islam.

Un jour Imam (Psl) et son fils arrivèrent en Syrie et vit une foule de Chrétien qui patientaient devant une porte, ils se demandèrent de quoi s’agissait-il ? On leur dit qu’ils attendaient leur grand Prêtre qu’ils ne voyaient qu’une seule fois par an pour lui poser des questions.

L’Imam (Psl) attendit parmi la foule. Le Patriarche Chrétien remarqua que l’Imam (Psl) ne faisait pas partie des siens et lui demanda s’il était Chrétien ou Musulman. L’Imam (Psl) lui répondit qu’il était Musulman.

Le Prêtre voulut alors tester l’Imam (Psl) afin de savoir s’il était un ignorant ou un Savant.

Le Prêtre : « Comment pouvez-vous prétendre que les gens du paradis boivent et mangent sans uriner ?»

L’Imam (Psl): « Le fœtus est nourri dans le ventre de sa mère sans uriner ! »

Le Prêtre :  » Connais-tu un moment qui ne soit ni du jour, ni de la nuit ? »

L’Imam (Psl) : « Entre le commencement de l’aube et le lever du soleil où le malade se calme et le veilleur s’endort ! »

Le Prêtre : « Parle-moi de 2 personnes qui naissent le même jour et meurent le même jour, mais l’âge de l’un est 150 ans quand il meurt et l’âge de l’autre n’est que 50 ans quand il meurt ? »

L’Imam (Psl): « Il s’agit d’Ouzayr et son frère, lorsque Ouzayr avait 25 ans, il passa près d’un village ravagé et dit  » Comment Dieu va-t-Il redonner la vie après la mort ? » Dieu voulait qu’il meurt pendant 100 ans puis il l’a ressuscité et retrouva son frère âgé et vécurent encore 25 ans ensemble »

Le Prêtre : « Comment Dieu va-t-Il redonner la vie à Ouzayr après sa mort ?  »

L’Imam (Psl) : « Dieu le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis il le ressuscita en disant : »Combien de temps as-tu demeuré ainsi ? Je suis resté un jour, dit l’autre, ou une partie de la journée. Non! dit Dieu, tu es resté cent ans. »

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Le Martyr de l’Imam Muhammad al-Bâqir (P)

Dieu dit dans Son Noble Livre : « Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure ô Gens de la Famille, et vous purifier totalement. » (Coran XXXIII, 33)Parmi les Ahl ul-Bayt (P) (Les Gens de la Famille prophétique) figure l’Imam Muhammad al-Bâqir (P) dont nous célébrons le martyr aujourd’hui.Le cinquième Imam est Mohammed surnommé Al Bâqir (P). Son père est l’Imam Ali fils de Al Hussein (P), plus connu sous le nom de Zein El Abédine (P). Sa mère est Fatima (P), fille de l’Imam Al Hassan (P).

Il est né le lundi 1er Rajab de l’an 57 de l’Hégire. Son père et sa mère étaient respectivement le petit-fils et la petite-fille de l’Imam Ali Ibn Abi Talib (P) donc du Prophète (P).Ainsi, il était le premier à être descendant de l’Imam ‘Ali (P) des deux côtés en plus d’être totalement imprégné de l’environnement éducationnel du Prophète de l’Islam (P).

Il eut également le malheur de vivre à l’âge de quatre ans le massacre de Karbala où fut martyrisé son grand-père Al Hussein (P).Il possédait d’immenses connaissances sur la Science du Livre et de la Sunna, et sur les réalités et les grands défis des Musulmans de son temps. Les grands savants musulmans, à savoir ceux qui reconnaissaient son imâmat mais aussi ceux qui ne le reconnaissaient pas, assistaient à ses cours et croyaient également en sa suprématie scientifique et en ses immenses capacités intellectuelles. Les califes omeyyades sollicitaient l’Imam (P) à chaque fois qu’ils se trouvaient dans l’incapacité de résoudre des problèmes cruciaux. Par exemple, lorsque le Calife omeyyade a voulu remplacer la monnaie byzantine en cours parmi les Musulmans par une monnaie islamique, et qu’il l’a consulté parce que l’empereur byzantin avait menacé de frapper une monnaie sur laquelle seraient inscrites des injures adressées au Prophète (PBDLF).L’Imam (P) lui avait alors recommandé de ne pas renoncer à frapper la monnaie islamique et l’avait encouragé à répondre aux menaces proférée par l’empereur avec fermeté, en déclarant que ce dernier n’oserait jamais frapper ce genre de monnaie, du fait même que les Musulmans allaient refuser de l’adopter. L’empereur byzantin qui voulait contraindre psychologiquement les musulmans, a finalement renoncé à son projet. L’Imâm (P) a joué un grand rôle dans le conflit entre les Omeyyades et les Abbassides. Sans être en bons termes avec les Abbassides, il a demandé à Al-Kumayt ibn Zayd al-Asadi, un célèbre poète connu par sa sympathie à l’égard des Gens de la Famille (P), de composer des vers qui pourraient contribuer à la chute de la dynastie des Omeyyades qu’il considérait comme un grand mal. L’Imâm (P) a lancé sa grande école à laquelle collaborait son fils l’Imam as-Sâdiq (P). Lorsque nous étudions les Traditions des Gens de la Maison prophétique (P), nous constatons que la plupart de ces Traditions dans les domaines de la jurisprudence, de la loi, de la morale et de tout ce qui touche le domaine de la vie ont pour origine ces deux Imâms. En effet l’Imam Al-Bâqir (P) et l’Imam As-Sâdiq (P), par rapport aux autres Imâms (P), ont bénéficié d’une certaine liberté dans la mesure où l’attention des Omeyyades était focalisée sur la défense de leur Etat, alors que les Abbassides eux se préparaient à déclarer leur révolution.Vivre avec DieuL’Imâm (p) vivait dans tous ces états avec Dieu. Il L’évoquait même lorsqu’il se trouvait en pleine conversation avec ses compagnons. Il rassemblait ses enfants et, jusqu’au lever du soleil, il leur recommandait de lire le Coran et d’évoquer Dieu, choses qui étaient toujours présentes dans sa vie active et dans sa ferme à Médine où il travaillait lui-même comme le faisaient tous les autres Imâms.‘Ali Ibn al-Munkadir disait : « Je ne pensais pas que ‘Ali Ibn al-Hussein (le père de l’Imâm al-Bâqir (p)) pouvait avoir un descendant qui lui ressemblait -car il était incomparable quant à sa science, son ascétisme, sa dévotion et ses moralités. J’ai donc rencontré Muhammad Ibn ‘Ali et j’ai voulu le sermonner, mais voilà que je me trouvais sermonné par lui : Je suis sorti à Médine par une journée où il faisait très chaud et j’ai vu Muhammad Ibn ‘Ali al-Bâqir (p) qui, corpulent, travaillait et transpirait fort. Je lui ai dit : ‘Comment se fait-il qu’un vieux Qurayshite sorte pour faire des gains alors qu’il fait si chaud ? Qu’aurais-tu fait si la mort te surprendrait en cet état’ ? Il s’est arrêté et m’a répondu : ‘Je suis sorti pour chercher mes subsistances pour moi-même et pour ma famille, chose que Dieu aime et qui m’épargne la peine d’avoir besoin de tes semblables. Quant à ce que tu dis au sujet de la mort qui pouvait me surprendre à un moment où je suis en obéissance à Dieu, ce qui me fait peur c’est d’être surpris par la mort à un moment où je suis en désobéissance à Dieu ».Le Coran comme balanceD’après ses biographes, l’Imâm (p) -qui n’était pas assez fortuné- n’oubliait jamais de donner aux pauvres et aux démunis de Médine. Il demandait aux gens de ne pas parler au sujet de ce qu’ils ne savent pas : « Parlez au sujet de ce que vous savez, car celui qui isole un verset coranique /de son contexte / dégringole du haut du ciel vers la terre ». Ces paroles sont adressées à ceux qui interprètent le Coran à leur guise ou débattent dans la jurisprudence sans connaissance.L’Imâm (p) apprenait aux gens les manières de se comporter les uns envers les autres : « Dites aux gens le meilleur de ce que vous vous aimeriez entendre dire à vous mêmes, car Dieu déteste celui qui maudit les croyants, qui les insulte et les accusent en faux, Il déteste celui qui est insolent et indécent ainsi que celui qui demande et s’obstine à demander, mais Il aime celui qui est magnanime et vertueux ».En outre, l’Imâm (p) insistait sur la nécessité de distinguer le faux du vrai parmi les Traditions attribuées au Prophète (P) et aux Imâms (p) et ce en les examinant à la lumière du Coran, en faisant que le Coran soit « la balance » qui détermine leur vérité ou leur fausseté : « Accepte toute Tradition compatible avec le Coran qu’elle soit rapportée par une personne charitable ou par une personne immorale, et n’accepte pas toute Tradition incompatible avec le Coran qu’elle soit rapportée par une personne charitable ou par une personne immorale ». Le Coran est la mesure et la balance car Dieu, le Très haut, dit : ((Une lumière et un Livre évident vous sont venus de Dieu)) (Coran V, 15), le Coran étant la lumière qui éclaire ce qui n’est pas lui et ne peut point être éclairé par ce qui n’est pas lui.Un pionnier de la solidarité socialeL’Imâm (p) a appelé à la solidarité sociale, chose qu’il importe d’évoquer à l’occasion de la période du pèlerinage où certaines personnes s’interdisent d’aider leurs proches, leurs voisins ou leurs amis parmi les pauvres et les orphelins, mais ils vont tous les ans au pèlerinage majeur, au pèlerinage mineur ou à la visite des mausolées des Saints.L’Imâm al-Bâqir dit à ce propos : « Entretenir les membres d’une famille musulmane en dissipant leur faim, en les habillant et en les mettant à l’abri de la mendicité m’est préférable d’aller au pèlerinage une fois, deux fois, dix fois et même soixante-dix fois ». La Tradition dit à ce propos : « Les gens sont la famille de Dieu ; celui qui, parmi eux est le mieux aimé par Dieu est celui qui est utile pour la famille de Dieu, celui qui donne de la joie aux membres d’une famille ».La voie du chiismeL’Imâm al-Bâqir (p) enseignait aussi aux Chiites la façon d’être un vrai Chiite. A ce propos, il s’adresse à Jâbir Ibn ‘Abdullâh en disant : « Ô Jâbir ! Est-il suffisant pour ceux qui prétendent être de Chiites de dire qu’ils nous aiment, nous les Gens de la Famille ? Par Dieu, nos Chiites (partisans) ne sont autres que ceux qui craignent Dieu et qui Lui obéissent. Ils n’étaient connus que par la modestie, par l’humilité devant Dieu, par la fidélité, par l’évocation permanente de Dieu, par le jeûne, par la prière, par la charité envers les parents, par les services offerts aux voisins démunis, par la sincérité des paroles, par la récitation du Coran, et par le fait de s’interdire de dire autre chose que le bien. Ils étaient les fidèles parmi les leurs ».Il dit aussi : « Il se peut que quelqu’un dise qu’il aime ‘Ali et qu’il le prend pour dirigeant, mais sans agir en conséquence. Il ne suit pas ses actes et son amour pour ‘Ali ne lui est d’aucune utilité ». Car le vrai amour est celui qu’on porte à la conduite de la personne avant la personne elle-même.L’Imâm (p) poursuit son enseignement en ces termes : « Craignez Dieu et agissez pour ce qui est chez Dieu. Il n’existe aucune parenté entre Dieu et quiconque parmi les gens. Celui qui, parmi les serviteurs, est le plus aimé par Dieu, le Très Haut, est celui qui Le craigne le plus, celui qui agit le plus dans Son obéissance. Ô Jâbir ! On ne s’approche de Dieu que par l’obéissance, alors tout chacun qui obéit à Dieu est notre partisan et tout chacun qui désobéit à Dieu est notre ennemi. Par Dieu ! Nul ne peut prétendre à être notre partisan que par l’action et par le fait de s’écarter des interdits fixés par Dieu ».Après quoi, l’Imâm (p) aborde la question de l’extrémisme en disant : « Ô Chiites ! Soyez au milieu, alors ceux qui avancent vers l’extrême retourneront vers vous et ceux qui sont à l’arrière vous suivront ». Alors, l’un des Ansârs du nom de Sa’d lui a dit : «Que je sois sacrifié pour toi ! Qui sont les extrémistes ? Et l’Imâm (p) de répondre : « Des gens qui disent à notre égard des propos que nous ne disons pas de nous-mêmes. Ceux-là n’ont rien de nous et nous n’avons rien d’eux ». Et ceux qui sont à l’arrière, qui sont-ils ? a encore demandé l’Ansarite. Ils sont, a répondu l’Imâm (p), ceux qui cherchent le bien auront le bien. Par Dieu ! Nous ne portons pas un testament de Dieu, nous n’avons aucun privilège au près de Dieu, nous n’avons avec Lui aucun lien de parenté et nous ne nous approchons de Lui que par l’Obéissance. Ceux qui parmi vous Lui obéissent tireront du profit en nous suivant. Attention ! Attention ! Ne Soyez pas dupes ! ».A quelqu’un qui a dit que les Chiites sont très nombreux dans son pays, l’Imâm (p) a répondu : « Les riches de ton pays soutiennent-ils les pauvres, les bienfaisants pardonnent-ils les malfaisants, et les uns se traitent-ils d’égaux à égaux ? ». Et comme l’homme a répondu par la négative, l’Imâm a dit : « Les Chiites n’agissent pas de la sorte ».L’école des Imâms (p)Voilà, mes chers, ce qu’étaient nos Imâms qui nous lient à Dieu et qui nous lient les uns aux autres. Ils veulent que nous communiquions, que nous solidarisions, que nous nous unissions et que nous nous sentions -chacun selon ses capacités- responsables de l’Islam et des Musulmans.Les Gens de la Famille, ce sont eux qui établissent la liaison entre ce monde-ci et l’Autre monde, qui nous demandent de nous rapprocher de Dieu en portant nos responsabilités envers l’humanité et la vie, qui nous enseignent d’être ouverts à l’amour et non pas à la haine. Voilà ce qu’est le message de l’Islam ; les Gens de la Famille sont les Imâms de l’Islam authentique qui nous lie à Dieu, le Très Haut, par la voie la plus courte.Son martyreL’Imam al-Bâqir (P) est mort en martyre, le septième jour du mois Dhu al-hijja de l’an 114 H. A propos de l’an et le martyre de l’Imam al-Bâqir (P) existe de différentes opinions, et de divergences sur les personnes qui ont contribué à son assassinat.Certains considèrent Hishâm b. Abd al-Malik la personne qui causa sa mort(1) ; d’autre pensent que Ibrâhîm b. al-Walîd fut la cause de son empoisonnement(2) ; certains considèrent Zayd b. Hasan comme acteur d’un complot contre lui(3).En tous les cas, le martyre de l’Imam al-Bâqir (P) fut contemporain de l’époque du gouvernement de Hishâm b. Abd al-Malik qui régna de 105 H à 125 H(4).Ces récits, malgré leurs divergences, semblent ne pas être loin de la vérité car il est possible que plusieurs personnes se soient co-alliés dans son assassinat, et que chaque sources parle d’un eux. Compte tenu de la situation de l’époque et de l’extrême hostilité des Umayyade à l’égard des descendants de l’Imam Ali (P), cette coalition contre l’Imam al-Bâqir (P), semble tout à fait possible.Ses femmes et ses enfantsSelon différentes sources, Umm Farwa fut l’épouse de l’Imam al-Bâqir (P) et la mère de l’Imam Ja’far as-Sâdiq (P). Une autre femme, appelé Umm Hakîm fille de Asîd ath-Thaqafî, a était cité comme son épouse et la mère de deux enfants ainsi que une servante qui fut la mère de trois enfants des siens (5).L’Imam al-Bâqir (P) eut donc sept enfants dont cinq garçons et deux filles.

https://fr.al-shia.org/le-martyr-de-limam-muhammad-al-baqir-p/

Le cinquième Imam, Celui exhume la connaissance, L’Imam Muhammad al-Bâqir (P).

  Le cinquième Imam est Muhammad al-Bâqir (P). Son père est l’Imam Zayn al-‘Âbidîn (P) et sa mère est Fâtima, fille de l’Imam Hassan.

 Il est né le lundi (le) Rajab de l’an 57 de l’Hégire. Son père et sa mère étaient respectivement le petit-fils et la petite-fille de l’Imam Ali fils d’Abou Tâlib (P). Ainsi, il était le premier à être le descendant de l’Imam Ali fils d’Abou Tâlib (P) des deux côtés. Il mourut empoisonné le lundi 7 dul-Hija, de l’an 114 après l’Hégire, à l’âge de 57 ans. Il fut inhumé à Baqi’, à Médine.

                 l fut un homme de beaucoup de qualités de grandeur, de révérence et de piété. Il était la quintessence du savoir, de la courtoisie et des dispositions au bien. Il fut dévot, humble et généreux.

            Les récits ci-après sont révélateurs de la qualité de son caractère :

            Un jour, un chrétien insulta l’Imam en le traitant de taureau. L’Imam lui répondit : «Je suis al-Bâqir (celui qui exhume la connaissance» Le Chrétien rétorqua : «Tu es le fils d’un cuisinier». L’Imam répondit «C’était son travail». Le Chrétien, injurieux, répliqua : «Tu es le fils d’une mère barbare». L’Imam lui dit : «Si tu as dit la vérité qu’Allah lui pardonne, et si tu as menti, qu’Allah te pardonne».

            Ayant constaté cette bonté chez l’Imam, le Chrétien se convertit à l’Islam.

              

Jabir Ibn Abdullah al-Ançâri, un compagnon du noble Prophète raconta : «Un jour j’étais avec le prophète, qui gardait son petit-fils, Hussayn sur ses genoux et jouait avec lui. Le Prophète me dit alors : «0 Jâbir ! ce fils des miens engendrera un Fils ayant pour nom Ali. Le Jour du Jugement Dernier, un crieur proclamera : «Laissez le Dirigeant des Adorateurs se mettre en avant». Ainsi, Ali, fils de Hussayn s’avancera. Ce Ali fils de Hussayn engendrera un fils appelé Muhammad. 0 Jâbir ! Lorsque tu le rencontreras, transmets-lui mes salutations. Après quoi, tu ne vivras pas longtemps».

                 L’Imam al-Bâqir (P) était un océan de connaissances et pouvait répondre à toute question sans hésitation. Ibn Ata al-Makki dit à ce propos  «Je n’ai jamais vu de grands savants se sentir aussi inférieurs devant quelqu’un, qu’ils le sont devant l’Imam Muhammad al-Bâqir (P) (c’est-à-dire : chaque fois qu’un savant se trouvait devant l’Imam, il sentait en lui-même un manque de connaissances). Ainsi j’ai assisté à son entretien avec Hakim Ibn ‘Utayba : celui-ci était comme un enfant face à son instituteur».

                 Muhammad, fils de Muslim relate : «jamais une question ne m’est venue à l’esprit sans que je manque de la poser à l’Imam Muhammad al-Bâqir, jusqu’à ce que le nombre de questions que je lui ai posées ait atteint 30 000».

                 Il se rappelait toujours Allah. Son fils, l’Imam Ja’far al-Çâdiq (P) raconta : «Mon père se rappelait Allah à tout moment ; partout où je l’accompagnais, je le voyais évoquer Allah ; même lorsqu’il conversait avec les gens, il gardait Allah dans la mémoire ; il accomplissait la prière de Tahajjud(*) régulièrement, était dévoué à l’adoration d’Allah, et pleurait d’amour d’Allah.

            La prière de minuit. Elle n’est pas obligatoire mais très recommandée.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=2523:le-cinqui-imam-celui-exhume-la-connaissance-limam-muhammad-al-br-p&catid=230&Itemid=567

La Vie de l’Imam Muhammad al-Baqir (P)

Le cinquième Imam est Mohammed surnommé Al Bâqir (P). Son père est l’Imam Ali fils de Al Hussein (P), plus connu sous le nom de Zein El Abédine (P). Sa mère est Fatima (P), fille de l’Imam Al Hassan (P).

Il est né le lundi 1er Rajab de l’an 57 de l’Hégire . Son père et sa mère étaient respectivement le petit-fils et la petite-fille de l’Imam Ali Ibn Abi Talib (P) donc du Prophète (P). Ainsi, il était le premier à être descendant de l’Imam ‘Ali (P) des deux côtés en plus d’être totalement imprégné de l’environnement éducationnel du Prophète de l’Islam (P) .

Il eut également le malheur de vivre à l’âge de quatre ans le massacre de Karbala où fut martyrisé son grand-père Al Hussein (P).

Citons pour mieux cerner son caractère quelques passages du « Guide islamique des enfants » de Abbas Ahmad Al Bostani (pages 30 et 31).

« Il fut un homme de beaucoup de qualités de grandeur, de révérence et de piété . Il était la quintessence du savoir, de la courtoisie et des dispositions au bien. Il fut dévot, humble et généreux.

Les récits ci-après sont révélateurs de la qualité de son caractère :

Un jour, un chrétien insulta l’Imam en le traitant de Baqar (une vache). L’Imam lui répondit : « Je suis Al Bâqir (celui qui exhume la connaissance) ». Le chrétien rétorqua : « Tu es le fils d’une cuisinière ». L’Imam répondit : « C’était son travail ». Le chrétien, injurieux, répliqua : « Tu es le fils d’une mère barbare ». L’Imam lui dit : « Si tu as dit la vérité qu’Allah lui pardonne, et si tu as menti, qu’Allah te pardonne ».

Ayant constaté cette bonté chez l’Imam, le chrétien se convertit à l’Islam.

Jabir Ibn Abdullah Al Ansari, un compagnon du noble Prophète raconta : « Un jour j’étais avec le Prophète (P), qui gardait son petit-fils Hussein (P) sur ses genoux et jouait avec lui. Le Prophète me dit alors : « O Jabir ! Ce fils des miens engendrera un fils ayant pour nom ‘Ali qui à son tour engendrera un fils appelé Muhammad. O Jabir ! Lorsque tu le rencontreras, transmets-lui mes salutations. Après quoi tu ne vivras plus longtemps. »

L’Imam Al Bâqir (P) était un océan de connaissances et pouvait répondre à toute question sans hésitation. Ibn Ata Al Makki dit à ce propos : « Je n’ai jamais vu de grands savants se sentir aussi inférieurs devant quelqu’un, qu’ils le sont devant Muhammad Al Bâqir (P). Ainsi j’ai assisté à son entretien avec Hakim Ibn Utayba : celui-ci était comme un enfant face à son instituteur ».

Muhammad, fils de Muslim relate : « jamais une question ne m’est venue à l’esprit sans que je manque de la poser à l’Imam Muhammad Al Bâqir (P), jusqu’à ce que le nombre de questions que je lui ai posées ait atteint 30 000. »

A Médine où il était la référence ultime en matière de Connaissance, il arrivait que les gens évitassent de le rencontrer de peur de subir des représailles des dirigeants Ommeyades de l’époque. ‘Umar Ibn Abdel ‘Aziz, après s’être rendu compte de l’affaiblissement de la dynastie Ommeyyade à la suite de multiples coups portés par les révoltes des populations, décida d’interdire les injures qui étaient proférées tous les vendredi à l’encontre des descendants du Prophète(P) depuis l’Imam ‘Ali (P). Egalement il prit la décision de rendre aux descendants du Prophète le champ de dattiers connu sous le nom de Fadâk que Fatima Zahra (P), qui l’avait hérité de son père le Prophète (P), avait réclamé à Abû Baker pendant son règne.

De telles décisions encouragèrent les Musulmans de l’époque à rendre visite à l’Imam Al Bâqir (P) sans plus aucune crainte. Cette ère fut appelée pour sa fécondité Al Asr Azahab ou l’époque d’Or.

L’Imam Muhammad Al Bâqir (P) se rappelait toujours Allah. Son fils, l’Imam Ja’far Al Cadiq (P) raconta : « Mon père se rappelait Allah à tout moment ; partout où je l’accompagnais, je le voyais évoquer Allah; même lorsqu’il conversait avec les gens, il gardait Allah dans la mémoire; il accomplissait la prière de Tahajjud (surérogatoire de minuit) régulièrement, était dévoué à l’adoration d’Allah, et pleurait d’amour d’Allah.

Jusqu’au règne de l’Ommeyyade ‘Abdul Malick Ibn Marwan, la monnaie utilisée par les musulmans était la monnaie byzantine. Un conflit éclata, et l’empereur byzantin voulut utiliser l’arme économique, et envoya un ultimatum après quoi les musulmans seraient privés de la monnaie byzantine.

Embarrassé et craignant le pire, le calife demanda conseil à tous les notables mais la situation étant tellement imprévisible ils se déclarèrent tous dépourvus de solutions. C’est alors que l’imam Bâqir (P) voyant que la réputation de l’islam allait être atteinte et que l’état islamique risquait d’être déstabilisé par ses ennemis , conseilla au calife de collecter suffisamment d’or et d’argent de toutes les provinces islamiques afin de frapper une monnaie islamique pour remplacer la monnaie byzantine.

Il (P) indiqua le poids adéquat et les inscriptions qu’il fallait mettre sur la nouvelle monnaie.

Il mourut empoisonné le lundi 7 dhul-hijja de l’an 114 après l’Hégire, à l’âge de 57 ans et fut inhumé à Bâqia à Médine . »

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=3821:la-vie-de-limam-muhammad-al-baqir-p&catid=339&Itemid=168

Imam Muhammad al-Bâqir, le cinquième Imam des chiites

Imam Muhammad al-Bâqir (en arabe : الإمام الباقر عليه السلام) ; Muhammad b. Ali b. Hussayn b. Ali b. Abi Tâlib, connu sous le nom de Imam al-Bâqir (a), est le cinquième Imam des chiites. Il est donc fils de l’Imam as-Sajjâd (a), qui vit entre 57 H et 114 H, à Médine, et eut l’Imamat des chiites pendants 19 ans.

Son imamat fut contemporain de l’affaiblissement du gouvernement Omeyyade et le conflit intérieur du gouvernement autour de la passation du pouvoir.

L’Imam al-Bâqir (a) anima un grand mouvement scientifique durant son imamat ; ce mouvement fut poursuivi et épanouit ensuite par son fils l’Imam Ja’far as-Sâdiq (a).

Il fut le sommet de la science, de la connaissance, de la piété, de l’honneur et de la vertu, parmi tous les hommes de son époque.

La période de son imamat, introduit une très grande entrée dans l’édition des doctrines et les approches chiites dans diverses disciplines comme la morale (akhlâq), la jurisprudence (fiqh), la théologie (Kalâm), l’interprétation et l’exégèse du Coran (tafisîr).

Les grands savants sunnites également, témoignent et admettent les compétences et la maîtrise de l’Imam al-Bâqir (a) en matière de la science et de la piété.

Ibn Hajar Heythamî dit : « Abû Ja’far Muhammad al-Bâqir, révéla les trésors cachés des sciences et des connaissances. Il passa toute sa vie en se soumettant à Dieu, et le niveau qu’il atteignit dans la connaissance profonde d’Allah (‘Îrfân), fut tellement élevé que personne ne pouvait le décrire ». De très nombreux hadiths concernant la voie et la connaissance d’Allah, sont attribués à lui.

Ses titres et sa lignée

Muhammad b. Ali b. Hussayn b. Ali b. Abî Tâlib connu sous le nom de l’Imam al-Bâqir (a) est le cinquième Imam chiite ; son père est l’Imam as-Sajjâd (a), le quatrième Imam chiite, et sa mère Umm ‘Abd Allah est la fille de l’Imam al-Hassan al-Mujtabâ (a) (le troisième Imam chiite)[1].

L’Imam al-Bâqir (a) est le premier Imam chiite dont les deux parents sont issus de la tribu Banu Hachim et les deux également des descendants de l’Imam Ali (a)[2].

Les titres de L’Imam al-Bâqir (a) sont les suivants : Shâkir, Hâdî, Bâqir. Bâqir est son titre le plus connu, et signifie ‘tranchant’ ; d’après Ya’qûbî on le surnomma ‘tranchant’ puisqu’il trancha la science [3].

Il est nommé également Abu Ja’far, notamment dans les sources traditionnistes [4].

Sa naissance et son martyre

L’Imam al-Bâqir (a) est née un vendredi, premier jour du mois de Rajab de l’an 57 H. à Médine. Certains considèrent le jour de sa naissance le troisième jour du mois de Safar de la même année[5]. Très jeune, il fut présent lors de l’événement de Karbala[6].

Sa nomination

Il est rapporté, par Jâbir et d’autres récits, que le Prophète Muhammad (s), des dizaines d’années avant la naissance de l’Imam al-Bâqir (a), prévit sa naissance, le nomma Muhammad, et le lui donna comme titre, Bâqir[7].

Son martyre

L’Imam al-Bâqir (a) est mort en martyre, le septième jour du mois Dul al-hijja de l’an 114 H. A propos de l’an et le martyre de l’Imam al-Bâqir (a) existe de différentes opinions, et de divergences sur les personnes qui ont contribué à son assassinat.

Certains considèrent Hishâm b. Abd al-Malik la personne qui causa sa mort[8] ; d’autre pensent que Ibrâhîm b. Walîd fut la cause de son empoisonnement[9] ; certains considèrent Zayd b. Hassan comme acteur d’un complot contre lui[10].

En tous les cas, le martyre de l’Imam al-Bâqir (a) fut contemporain de l’époque du gouvernement de Hishâm b. Abd al-Malik qui régna de 105 H à 125 H[11].

Ces récits, malgré leurs divergences, semblent ne pas être loin de la vérité car il est possible que plusieurs personnes se soient co-alliés dans de son assassinat, et que chaque source parle de l’un d’eux. Compte tenu de la situation de l’époque et de l’extrême hostilité des Umayyade à l’égard des descendants de l’Imam Ali (a), cette coalition contre l’Imam al-Bâqir (a), semble tout à fait possible.

L’Imam al-Bâqir (a) repose dans le cimetière de Baqi’ à côté de son père, l’Imam as-Sajjâd (a), et l’oncle de son père Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a).

Ses femmes et ses enfants

Selon différentes sources, Umm Farwa fut l’épouse de l’Imam al-Bâqir (a) et la mère de l’Imam Ja’far al-Sâdiq (a). Une autre femme, appelé Umm Hakîm fille de Asîd Thaqafî, a était cité comme son épouse et la mère de deux enfants ainsi qu’une servante qui fut la mère de trois enfants des siens [12].

L’Imam al-Bâqir (a) eut donc sept enfants dont cinq garçons et deux filles.

J’a’far

Abd Allah. La mère de ces deux enfants fut Umm Farwa, fille de Qâsim b. Muhammad

Ibrâhîm

‘Ubayd Allah. La mère de ces deux enfants fut Umm Hakîm, fille de Asîd Thaqafî.

Ali

Zaynab. La mère de ces deux enfants fut une servante.

Umm Salama, dont la mère fut également une servante[13].

Son imamat

La période de l’Imamat de l’Imam al-Bâqir (a) commença durant la 95ème année de l’hégire, suite au martyre de son père, et continua jusqu’à la fin de sa vie, en 114 H. (ou 117 H. d’après certains).

Preuves de son imamat

Jâbir b. Abd Allah a rapporté :

Prophète Muhammad (s) en réponse à la question de Jâbir à propos des Imams suivants l’Imam Ali (a) dit :

Imam al-Hassan al-Mujtabâ (a) et Imam al-Hussayn (a), sont deux seigneuries des jeunes de Paradis, ensuite Imam as-Sajjâd (a), le seigneurs des pieux de son époque, puis Baqîr, Muhammad b. Ali, que toi, Jâbir, tu le verra …”[14].

Il est rapporté que l’Imam as-Sajjâd (a) attirait souvent les attentions vers son fils, Bâqir. Par exemple quand un de ses fils, ‘Umar, lui demanda de la raison de l’importance qu’il attribuait à Bâqir, l’Imam as-Sajjâd (a) répondit :

C’est parce que l’Imamat sera continué par ses descendant jusqu’à ce que notre Qâ’im se lève et remplisse le monde de la justice. Il est donc et l’Imam et le père des Imams.

Le Cheikh al-Mufîd écrit :

l’Imam Muhammad al-Bâqir (a) fut supérieur à tous ses frères et confrères dans la science et dans la connaissance, comme dans la piété ; tout le monde était admiratif à son égard et il était respecté de tous. Ce qu’il a pu produire dans le domaine de la science religieuse, de la connaissance coranique, de la tradition prophétique, de la littérature et de la morale, est invraisemblable et unique, et personnes d’autres parmi les enfants de l’Imam al-Hassan al-Mujtabâ (a) et de l’Imam al-Hussayn (a) n’a pu faire comme lui. Son niveau de connaissance et la grandeur de son esprit était tellement important qu’il fut exemplaire parmi tous les savants [de son époque] qui écrivirent des commentaires et des poésies en son éloge [15].

Les califes de son époque

L’époque de l’imamat de l’Imam Muhammad al-Bâqir fut contemporaine de cinq califes Umayyades, à savoir :

Walîd b. Abd al-Malek (86 H-96 H)

Sulaymân b. Abd al-malik (96 H-99 H)

‘Umar b. Abd al-‘Azîz (99 H-101 H)

Yazîd b. Abd al-Malik (101 H-105 H)

Hishâm b. Abd al-Malik (105 H-125 H)

Ces califes, d’après des récits rapportés, firent tous injustes à l’égard des chiites, sauf ‘Umar b. ‘Abd al-‘Aziz (99-101 H.). D’après les propos rapportés à propos de ces califes, ils appliquèrent beaucoup de discrimination et de vergences contre les chiites.

http://fr.imam-khomeini.ir/fr/n40238/Imam-Muhammad-al-B-qir-le-cinqui-me-Imam-des-chiites

Imam Bâqir Fondateur de la grande révolution scientifique

L’imam Baqir (as) est né en 57 après hégire à Médine. Lors de la mort de son père survenu en 94, il avait trente neuf ans. Il s’appelle Mohammad et ses patronymes sont Abou Ja’far et Baqir ainsi que Baqir Al Ouloum. La mère de l’imam Baqir (as) Oummou Abdallah est la fille de L’imam Hassan Mojtaba (as), ce qui fait de lui  la première personne (qui de père et de mère) est de la descendance Fatimite et Alaouite. L’imam Baqir (as) est décédé en 114 dans la ville de Médine et  il repose au célèbre cimetière de Baqii près de la tombe de son père et de son grand père. Son califat a duré dix huit ans.‌

Durant son imamat, dans les conditions difficiles, il s’est employé à répandre la connaissance et les enseignements divins, en apportant de solutions aux problèmes intellectuels et réussissant à lancer un important mouvement intellectuel qui servit de base pour la grande université islamique. Une révolution qui atteint son niveau le plus élevé durant l’imamat de son fils l’imam Sadiq (as).

Le cinquième imam est reconnu par sa connaissance, sa piété, sa grandeur, ses mérites, en tant que  leader de toute la tribu des Hachim, il occupait un grand statut intellectuel, moral aussi bien confirmé par les amis que les ennemis. Tant d’hadiths et de traditions sur les dispositions islamiques pratiques, commentaire du coran, histoire de l’islam et autres différentes formes de sciences ont été légués par ce grand imam au point où jusqu’à ce jour, aucun des enfants de l’imam Hassan (as) et de l’imam Hossein (as) n’avait réalisé un tel espoir intellectuel.[i] Les grands hommes, les sommités intellectuelles de l’époque ainsi que quelques compagnons du prophète (ç) qui étaient encore en vie profitaient de la présence de cet imam. Jabir ibn Yazid Joufi, KeyssaneSajestani (un musulman d’après la génération des Taabi’ines) et des jurisconsultes tels que Ibn Moubarak Zouhri, Ouza’i, Abou Hanifa, Malik, Shafe’i et Ziyad ibn Mounzar’andi citent directement ou indirectement dans leurs œuvres les déclarations de l’imam Baqir.

Les ouvrages des grands auteurs et historiens sunnites tels que Tabari,Bellarzi, Salami, HatibBaltadid, Abou Na’imEsfahani et bien d’autres livres tels que « MouwataMaliki », « SounanouAbi Daoud » «, Mousnad Abou Hanifa », « MousnadMarouzi », « TafsirNakach » « TafsirZamakhchari » et des dizaines d’autres livres de ce genre dans le monde citent les déclarations pleines de sens du cinquième imam en disant : «Mohammad ibn Ali dit » ou encore « Mohammad Al Baqir dit ».[ii]

Les ouvrages chiites sont également pleins des hadiths de l’imam Baqir (as) dans plusieurs domaines. Celui qui a  ne serait-ce  que la plus infime connaissance de ce livre confirmera ce fait.

L’imam Baqir (as) dans les propos des savants

L’écho des sciences des savants de l’imam Baqir (as) avait couvert l’Etat islamique au point qu’il prit le surnom de « Baqir Al Ouloum » (celui qui fait émerger les connaissances et débloquer les difficultés scientifiques)

Ibn Hajjar Meythami écrit :

L’imam Baqir (as) a fait émerger la connaissance et les sciences à la quantité des trésors cachés. Il a exposé les réalités sur les principes, les sagesses ainsi que les subtilités des connaissances que seul les gens qui n’ont pas de clairvoyance et les gens de mauvaise foi. C’est pour cette raison qu’on le désigne par « celui qui a fait émerger les sciences et le porte-drapeau de la connaissance.[iii]

Abdallah Ibn Atha l’un des illustres savants de l’époque de l’imam déclare :

« Je n’ai vu dans aucune assise ni aucune cérémonie un savant musulman à la taille de Mohammad ibn Ali. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi savant et humble en même temps. J’ai vu Akham Ibn Khouteiba qui était plutôt un savant en matière de connaissances et de jurisprudence aller vers l’imam Mohammad Baqir (as) et s’asseoir auprès de lui tel un tout petit enfant face à son maître suprême. Je l’ai vu agenouillé et particulièrement fasciné par les propos et sa personnalité »[iv].

L’imam Sadiq (as) argumentait généralement ses propos avec les versets coraniques. C’est-à-dire il prenait la parole de Dieu comme témoin et disait : «chaque fois  que je dis quelque chose, demandez moi dans quelle partie du coran cela se trouve afin que je vous apporte le verset relatif à ce sujet »[v].

Les disciples de l’école de l’imam Baqir (as)

L’imam Baqir (as) a formé d’illustres disciples dans le domaine du Fiqh, du Tafsir et bien d’autres sciences coraniques et chacun d’eux est un érudit. Les grandes personnalités telles que Mohammad ibn Mouslim, Zourara ibn Ayan Abou Basir, Boureid ibn MouawiyaAjali, Jabir ibn Yazid, Amran ibn Ayoun et Ibn Salim sont entre autre les élèves de l’école de l’imam Baqir.

Le 6ème imam dit : « quatre personnes ont restauré notre école et les hadiths de mon père. Ces quatre personnes sont : «Zourara, Abou Basir, Mohammad ibn Mouslim, et Boureid ibn MouawiyaAjali. Sans eux, nul n’aurait profité des enseignements religieux et de l’école du prophète (ç). Ces quelques personnes étaient les protecteurs de la religion. Parmi les chiites de notre époque, ils sont les premiers qui ont pris connaissance avec notre école et le jour du jugement, ils seront là également, ils devanceront les autres et se j o i ndront à nous »[vi].

Les disciples de l’école de l’imam Sadiq (as) étaient des sommités en matière de jurisprudence et de hadiths de l’époque. Et ils étaient toujours en avance par rapport à leurs concurrents intellectuels parmi les jurisconsultes et les juges non chiites.

Le propagateur et celui qui ouvre les portes des connaissances

L’effet splendide et intellectuel du 5ème imam et de ces illustres étudiants qui ont offert à la communauté islamique une grande école a matérialisé les prédilections du messager de Dieu. Le rapporteur de cette prédilection est Jabir ibn Abdallah Ansari l’une des grandes personnalités des premiers temps de l’islam.

Jabir l’un des compagnons du prophète (ç) et des épris de la famille de la prophétie dit :

« Un jour le prophète (ç) me dit : « Après moi, tu connaîtras quelqu’un de ma famille dont le nom sera le mien et le visage semblable au mien. Il ouvrira aux gens les portes de la connaissance »

Lorsque le prophète tenait ces propos, l’imam Baqir n’était pas encore né.

Des années se sont écoulées après ces évènements et l’époque du quatrième imam arriva. Un jour, Jabir passait par l’une des ruelles de Médine et vit l’imam Baqir (as). Lorsqu’il se concentra, il vit qu’il avait des signes que le prophète (ç) lui avait prédits. Il demanda: « quel est ton nom »?

Il répondit : « Mon nom est Mohammad ibn Ali ibn Hossein »

Jabir plaça sa main sur son front et dit : «ton grand père m’a demandé de te transmettre ses salutations ! »

Depuis ce jour, par respect pour la mémoire du prophète (ç), et des grands signes de l’imamat de l’imam Baqir (as), Jabir lui rendait visite deux fois par jour. Il s’asseyait dans la mosquée du prophète (ç) au milieu des gens (et répondant aux questions de certains détracteurs qui voulaient le sonder))  et rapportait alors les prédilections du messager de l’islam.[vii]

[i]- Al Irchad, Sheikh Moufid, page 261, les éditions MaktabatulBasirati, Qom.

[ii]- Manaquib Ul Ahl-ul-Abi Talib, Ibn Shari Ashoub, les editions Inticharat

Allamah, Qom, vol 4, page 195.

[iii]- As-Çahik Al Mahraka, page 201, les éditions MaktabatulCaira, le Caire, 2ème impression.

[iv]- TazkiratulHawaz, Sabt ibn Jawzi, page 337, les éditions Matbat Al Heidariya, Najaf, 1383 hégire lunaire ; KashfulGouma, Ali ibn Issa Irbali, vol 2, page 329, les éditions MaktabatulBaniHachimi, 1381, hégire lunaire ; IlamulWara, Bil Alam ulHouda, Fazhl ibn Hassan Tabrisi, page 269, les éditions ManchouratulDarulKoutoubulIslamiyya, 2ème impression ; Al Bedayat, wouolNihayat D’ibn Athir, vol 9, page 311, les éditions MaktabatulMa’areef, 2ème impression Beyrouth, 1997.

[v]- Al Ihtijaj de Tabrisi, les éditions MatbahatulMourtazawiya, Najaf, 1350, page 156. Il est mentionné dans certains manuscrits : « Akam ibn Heina. Cependant, c’est plutôt Outeiba qui est juste. Confer « Ilmou Hadith » et « Derayatul Hadith » de Kazim Moudir Shaneti, 3ème impression, Qom, DaftarInticharatIslami, affilier à l’assemblée des enseignants du séminaire islamique de Qom, 1362, page 67.

[vi]- Akhbar ulMarefatulReza, Sheikh Tousi (plus connu sous le nom de Rijalkashi) correction d’Hassan Moustaphawi, Université de Machhad, page 136 et 137 (Hadith 219).

[vii]- Beharul Anouar, Mohammad BaqirMajelisi, vol 46, page 226, les éditions MaktabatulIslamiyya, 2ème impression Téhéran, 1394 hégire lunaire.

[1]- Al Irchad, Sheikh Moufid, page 261, les éditions MaktabatulBasirati, Qom.

[1]- Manaquib Ul Ahl-ul-Abi Talib, Ibn Shari Ashoub, les editions Inticharat

Allamah, Qom, vol 4, page 195.

[1]- As-Çahik Al Mahraka, page 201, les éditions MaktabatulCaira, le Caire, 2ème impression.

[1]- TazkiratulHawaz, Sabt ibn Jawzi, page 337, les éditions Matbat Al Heidariya, Najaf, 1383 hégire lunaire ; KashfulGouma, Ali ibn Issa Irbali, vol 2, page 329, les éditions MaktabatulBaniHachimi, 1381, hégire lunaire ; IlamulWara, Bil Alam ulHouda, Fazhl ibn Hassan Tabrisi, page 269, les éditions ManchouratulDarulKoutoubulIslamiyya, 2ème impression ; Al Bedayat, wouolNihayat D’ibn Athir, vol 9, page 311, les éditions MaktabatulMa’areef, 2ème impression Beyrouth, 1997.

[1]- Al Ihtijaj de Tabrisi, les éditions MatbahatulMourtazawiya, Najaf, 1350, page 156. Il est mentionné dans certains manuscrits : « Akam ibn Heina. Cependant, c’est plutôt Outeiba qui est juste. Confer « Ilmou Hadith » et « Derayatul Hadith » de Kazim Moudir Shaneti, 3ème impression, Qom, DaftarInticharatIslami, affilier à l’assemblée des enseignants du séminaire islamique de Qom, 1362, page 67.

[1]- Akhbar ulMarefatulReza, Sheikh Tousi (plus connu sous le nom de Rijalkashi) correction d’Hassan Moustaphawi, Université de Machhad, page 136 et 137 (Hadith 219).

[1]- Beharul Anouar, Mohammad BaqirMajelisi, vol 46, page 226, les éditions MaktabatulIslamiyya, 2ème impression Téhéran, 1394 hégire lunaire.

 

 

https://www.makarem.ir/news/fr/News/Details/411879/Imam-B%C3%A2qir-Fondateur-de-la-grande-r%C3%A9volution-scientifique

Hadiths choisis de l’Imam Muhammad al-Bâqir (a.s.)

L’Imam Muhammad al-Bâqir (a.s.) a déclaré:1) Saisissez l’opportunité de prier à cinq reprises: Après avoir récité le Coran; Au temps d’Azan; Quand un opprimé appelle de l’aide; Quand deux armées se font face en cherchant le martyre; Au moment de la pluie.2) Le summum de la perfection [dans la religion] est l’excellence dans la compréhension de la religion, l’endurance dans les épreuves et l’administration des affaires de la vie selon ses moyens, dans la bonne mesure.3) O Jabir! Il ne suffit pas qu’une personne dise: «Je suis chiite et j’aime le Prophète (s) et la famille du Prophète et les Imams (a)». Par Dieu, un chiite est celui qui est parfaitement pieux et obéissant aux commandements de Dieu. N’importe qui d’autre n’est pas un chiite, peu importe combien ils disent qu’ils aiment Ali (a) et peu importe ce qu’ils s’appellent eux-mêmes. O Jabir! Nos chiites sont connus par ces signes: ils sont véridiques, dignes de confiance et loyaux; Ils se souviennent toujours de Dieu; Ils offrent leurs prières et observent les jeûnes et lisent le Coran; Ils aident leurs voisins et prennent soin des orphelins et ne disent rien mais bien des gens; Ils se comportent bien envers leurs parents; Ils sont dignes de la confiance des gens.4) Nos disciples sont de trois sortes: celui qui nous suit mais dépend des autres; celui qui est comme un verre impliqué dans ses propres réflexions; mais les meilleurs sont ceux qui sont comme l’or, plus ils souffrent, plus ils brillent.5) Je vous avertis à propos de cinq choses: si vous êtes lésé, ne commettez pas de tort en faisant aux autres; si vous êtes trahi, ne trahissez personne; Si vous êtes appelé un menteur, ne soyez pas furieux; si vous êtes loué, ne soyez pas jubilatoire; si vous êtes critiqué, ne vous inquiétez pas et ne pensez pas à ce qui est dit dans la critique, si vous trouvez en vous ce qui est critiqué à votre sujet, alors vous tombez aux yeux de Dieu; quand vous êtes furieux de la vérité, c’est une calamité beaucoup plus grande que votre chute dans les yeux du peuple. Et si vous êtes à l’opposé de ce qui est dit (dans la critique) à votre sujet, alors c’est un mérite que vous avez acquis sans avoir à vous fatiguer pour l’obtenir.6) Je déteste la personne qui est sans emploi et qui se couche simplement sur le dos en disant: «O Dieu, donne-moi de la nourriture!» Il demande à Dieu de lui faire une faveur tandis que la petite fourmi sort de sa fourmilière pour chercher sa subsistance.7) Le pire défaut est de regarder les fautes des autres et d’ignorer ses propres fautes; inciter les gens à faire des choses que l’on est incapable de faire soi-même; et de persécuter son ami ou compagnon qui n’a pas de soutien et d’aide, et de ne pas se dépêcher de l’aider.8) Quand vous êtes assis en présence d’un érudit, soyez plus désireux d’écouter que de parler; apprenez à bien écouter aussi bien que vous apprenez à bien parler, et n’interrompez pas le locuteur.9) Les gens ne deviendront pas des infidèles s’ils n’énoncent aucune idée sans en avoir connaissance, et quand ils ne nient pas ce qu’ils n’ont pas compris.10) Un érudit dont la connaissance est bénéfique aux gens est supérieur à soixante-dix mille fidèles.11) Je jure par Dieu qu’Il ne demande que deux choses aux hommes: premièrement, ils doivent reconnaître les bienfaits divins afin que Dieu les augmente pour eux; deuxièmement, ils doivent avouer leurs péchés afin que Dieu les leur remette.13) La prière (individuelle) de la personne qui sans aucune excuse (acceptable) ne participe pas à la prière en commun, n’est pas acceptée (par Dieu).14) On a demandé à l’Envoyé de Dieu à propos des meilleurs serviteurs et il a répondu ainsi: «Ils sont ceux qui sont satisfaits lorsqu’ils pratiquent la bonté, demandent pardon des qu’ils tombent dans l’erreur, remercient après qu’on les pourvoie, sont patients tandis qu’ils sont en difficulté et pardonnent quand on Ces met en colère.»

https://fr.al-shia.org/hadiths-choisis-de-limam-muhammad-al-baqir-a-s/

Psaumes de l’Islam (4e Imam)

Psaumes de l’Islam ‘Assahifat as-Sajjadiyat

Imam Ali Zayn Al-Abidin (Paix sur lui)

Fils de Al-Hussein (Paix sur lui)

Fils de l’Imam ‘Ali ibn Abi Talib (Paix sur lui) et de Fatima Zahra (Paix sur lui)

fille du Prophète Mohammad (Bénédictions sur lui et sa famille)

1 Lorsqu’il commençait à invoquer, il débutait par des louanges et des glorifications dédiées à Dieu, le Très Haut et Majestueux.

2 Après cette louange à Dieu, il avait l’habitude d’implorer en appelant les Bénédictions de Dieu sur Son Messager, que Dieu le bénisse ainsi que les Gens de sa Demeure.

3 Une invocation appelant les Bénédictions sur les Gardiens du Trône et sur chaque Ange rapproché

4 Ses invocations pour appeler les Bénédictions sur les Disciples qui prêtent serment aux Prophètes.

5 Son invocation pour lui-même ainsi que pour ceux qui sont sous sa Guidance.

6 Son invocation dans la recherche d’un abri face aux actes détestables, aux imperfections d’une morale délétère, et aux actions blâmables

1 Lorsqu’il commençait à invoquer, il débutait par des louanges et des glorifications dédiées à Dieu, le Très Haut et Majestueux

Que la Paix soit avec lui

  1. La louange appartient à Dieu, le Premier sans premier devant Lui, le Dernier sans dernier derrière Lui.
  1. Les regards des serviteurs ne peuvent Le voir, l’imagination est incapable de Le décrire.
  1. Il a donné la vie aux créatures par Sa Puissance créatrice, Il les a conçues en accord avec Sa volonté de faire naître.
  1. Puis, Il les a installées sur la Voie de Son dessein, Il les a invitées au chemin de Son amour. Elles ne peuvent revenir en arrière de ce qu’Il a prévu pour elles, pas plus qu’elles ne peuvent aller au-delà de ce qu’Il a décidé pour elles.
  1. A partir de Son bien, Il pourvoit aux besoins de chacun en nourriture abondante et judicieusement répartie. Rien ne peut diminuer ce qu’Il augmente aux uns, rien ne peut augmenter ce qu’Il diminue aux autres.
  2. Ensuite pour chaque vie Il scelle un terme fixe, pour chacune d’entre elles Il en détermine le moyen de la fin ; elle va à sa rencontre par chaque jour qui passe et prévu dans une limite, elle en rejoint l’instant prévu par les années accordées à sa durée. Alors, lorsqu’elle s’engage sur l’ultime échelon de sa limite et saisit l’addition de sa durée, Dieu lui fait prendre la direction de l’inépuisable récompense ou la direction du châtiment dont Il nous a prévenu. Afin qu’Il rétribue ceux qui font le mal d’après leurs actes et qu’Il rétribue ceux qui font le bien en leur accordant une très belle récompense
  1. en toute justice venant de Lui – Saints sont ses Noms et précieuses ses faveurs – Nul ne l’interroge sur ce qu’Il fait, mais les hommes seront interrogés.
  1. La louange appartient à Dieu qui a enseigné à Ses serviteurs la connaissance pour Le louer ; pour l’incommensurable bonté avec laquelle Il les a jugés ainsi que pour les éclatantes préférences qu’Il a étendues au-dessus d’eux. Si malgré tout cela ils ont grandi dans son incommensurable bonté sans Le louer et pris pour eux-mêmes de Son Bien sans Lui être reconnaissants,
  1. alors, si tel est le cas ils ont délaissé les Liens de l’humanité pour s’attacher à ceux de l’animalité pour devenir tels Il les a mentionnés dans le texte véridique de Son Livre : Ils ne sont comparables qu’à des bestiaux, et plus égarés encore, loin du chemin droit.
  1. La louange revient à Dieu pour la véridique connaissance qu’Il nous a fait parvenir de Son ètre ; pour nous avoir inspiré la reconnaissance envers Lui ; pour nous avoir ouvert les Portes qui mènent à la connaissance de Sa Seigneurie ; pour nous avoir dotés de la sincérité à Son égard dans le fait de professer Son Unicité à laquelle Il nous a guidés ; et pour nous avoir détournés de la déviation et du doute de l’obéissance à Son Commandement ;
  1. une louange par laquelle nous pouvons être dotés d’une longue vie parmi celles de Ses créatures qui Le louent et rejoignent ceux qui sont partis à la rencontre de Sa satisfaction et de Son pardon ;
  1. une louange par laquelle Il illuminera pour nous l’obscurité du Monde intermédiaire ; par laquelle Il facilitera l’attente de la Résurrection ; et nous mènera aux stations élevés du séjour des Témoins le Jour où chaque homme sera rétribué pour ce qu’il aura fait. Personne ne sera lésé, le Jour où nul ami ne pourra rien faire pour son compagnon, le Jour où les hommes ne seront pas secourus ;
  1. une louange qui s’élèvera de nous au sommet de l’Illiyun : dans un Livre écrit. Ceux qui sont proches de Dieu en sont témoins ;
  1. une louange par laquelle nos yeux seront protégés lorsque la vue sera éblouie ;
  1. par laquelle certains visages s’éclaireront tandis que d’autres visages seront noirs ; une louange par laquelle nous pourrons être éloignés de la douleur du Feu de Dieu et pénétrer dans la proximité généreuse de Dieu ;
  1. une louange par laquelle nous rivaliserons avec Ses Anges rapprochés et rejoindrons Ses Prophètes, les Envoyés, dans la Demeure inamovible de la Stabilité, le Lieu immuable de Son infinie Générosité.
  1. La Louange appartient à Dieu pour nous avoir doté des qualités les meilleures de la Création ; pour nous avoir octroyé les plus agréables bienfaits ;
  1. ainsi que pour vous avoir accordé la précellence à travers notre prédominance sur l’ensemble de la création ; chacune de Ses créatures nous sont soumises par Son Pouvoir et ont été appelées à nous obéir par Sa Puissance.
  1. La louange appartient à Dieu, Celui qui a fermé la porte de la nécessité, exception faite à Son égard. Aussi, comment pouvons-nous réussir à Le Louer ? Quand pourrons-nous Lui être assez reconnaissants ? Oui ! Quand ?
  1. La Louange appartient à Dieu, Celui Qui a placé en nous les moyens de notre expansion ; les instruments de l’acquisition ; Qui nous a donné de quoi satisfaire la vie de nos intellects ; attaché à nous des membres pour œuvrer ; Qui nous nourrit d’une saine nourriture ; Qui nous a libéré du besoin par Son inépuisable Générosité, et nous a donné de posséder grâce à Sa bienveillance.
  1. Puis, Il nous a prévenu qu’Il nous mettra à l’épreuve pour qu’Il teste notre obéissance, et Il nous a assigné des interdits pour qu’Il mette à l’épreuve notre gratitude. Aussi, nous nous sommes détournés de la voie de Ses commandements et avons enfourché Ses interdits. Sans cesse, Il a éloigné de nous Son châtiment, retardé sur nous Sa riposte. Oui ! Il agit en douceur avec nous à travers Sa Miséricorde et selon Son inépuisable Générosité, et Il attend notre Retour en toute clémence, mansuétude et affabilité.
  1. La louange appartient à Dieu, Celui qui nous a montré le chemin du repentir, que nous n’aurions pu rejoindre sans Sa Bienveillance. Nous n’aurions bénéficié de rien d’autre de plus généreux que Sa Bonté ; Son jugement à notre égard n’eût pas été aussi grandiose ; Sa Bienfaisance envers nous n’eut pas été autant magnifique ; Sa Générosité à notre égard n’eût pas été autant sublime.
  1. Tout cela fait que Sa Tradition du repentir ne sera plus la même que celle connue de ceux qui ont vécu avant nous. Il nous a déchargé de ce que nous ne pouvons porter, Il n’impose à chaque homme que ce qu’il peut porter, Il ne nous a imposé rient d’autre que ce qui nous est accessible, et n’a laissé à aucun d’entre nous un argument ou un prétexte.
  1. Donc, celui qui parmi nous vit dans la Félicité est celui qui L’implore.
  1. La louange appartient à Dieu augmentée de toutes les louanges de Ses Anges Rapprochés, de Ses Créatures les plus élevées à Ses côtés, et de Ses louanges les plus satisfaits auprès de Lui ;
  1. une louange qui l’emporte sur l’ensemble des louanges de la même manière que notre Seigneur surpasse toutes Ses créatures.
  1. Donc, à Lui appartient la louange en signe de gratitude pour chaque bienfait qu’Il a étendu au-dessus de nous, et au-dessus de tous Ses serviteurs, ceux d’autrefois et ceux encore présents ; de même équivalence au nombre de tous les sujets que Sa Science englobe ; une louange dont l’effet se double et se dédouble pour chacun de Ses Bienfaits et cela jusqu’au Jour de la Résurrection ;
  1. une louange dont le lien n’a pas de fin ; dont la valeur est inestimable ; dont les limites ne peuvent être atteintes ; dont la durée ne peut pas être entrecoupée ;
  1. une louange qui sera le Lien à Son obéissance et à Son pardon ; une trajectoire pour Sa sublime satisfaction ; un intermédiaire pour Son ablution ; un chemin qui mène à Son Jardin ; une protection contre Son châtiment ; une assurance face à Son indignation ; une aumône dans Son obéissance ; une barrière contre Sa désobéissance ; un secours dans l’accomplissement de Ses commandements et de Ses obligations ;
  1. une louange qui nous rendra heureux parmi Ses Amis bienheureux, qui nous élèvera à la station de ceux qui furent martyrs par le sabre de Ses ennemis. Il est l’Ami digne de Louange !

2 Après cette louange à Dieu, il avait l’habitude d’implorer en appelant les Bénédictions de Dieu sur Son Messager, que Dieu le bénisse ainsi que les Gens de sa Demeure

Que la Paix soit avec lui

  1. La louange appartient à Dieu, Celui qui fit preuve de Bonté à notre égard à travers Mohammed – Que Dieu le bénisse ainsi que les Gens de Sa Demeure – ce qui n’avait été accordé ni aux communautés d’autrefois ni aux générations passées, étendant ainsi Son Pouvoir face auquel rien ne peut faire obstacle tant il est immense, et rien ne peut lui échapper tant il est pénétrant.
  1. IL a scellé par nous tout ce qu’IL a créé ; IL nous a désignés comme témoins face à ceux qui sont peu nombreux.
  1. ô Mon Dieu ! Bénis Mohammed devenu Ton confident par Ta Révélation ; Tu l’as rendu le plus émérite parmi Tes créatures ;
  1. Ton fidèle dévoué parmi tes serviteurs ; le Guide-Imam de la miséricorde ; le commandeur du bien ; la clé de la grâce ;
  1. il a mis son âme au service de Ta Cause ; il a exposé son corps aux desseins détestables par amour pou Toi ;
  1. il a appelé fermement ses proches à se soumettre à Toi ;
  1. il a combattu son propre clan familial pour Ta suprême satisfaction ;
  1. il a coupé les cordons ombilicaux pour donner vie à Ta Religion ;
  1. il s’est éloigné de ses proches pour leur déni ;
  1. il a rapproche ceux qui lui étaient distants parce qu’ils T’ont répondu ;
  1. il montré de l’amitié aux plus éloignés par pour Toi ;
  1. il a manifesté de l’antipathie envers le proche par amour pour Toi ;
  1. il a habitué son âme à la persévérance pour transmettre Ton Message ;
  1. il l’a usée à l’appel de Ta croyance ;
  1. il l’a assujettie aux instructions à donner à ceux qui étaient dignes de Tes commandements ;
  1. forcé à l’émigration dans la terre de l’exil et en un lieu éloigné de la demeure de la selle de sa monture ; de l’endroit de l’empreinte de ses pieds ; de la terre de sa naissance ; et de la résidence intime de son âme ; désireux d’exhorter à Ta religion et recherchant Ton secours face à ceux qui ne croient pas en Toi ;
  1. jusqu’à réaliser ce qu’il a entrepris contre Tes ennemis pour qu’ils le rejoignent ;
  1. et jusqu’à accomplir ce qu’il avait prévu pour Tes amis.
  1. Il s’est levé face à eux jusqu’à la victoire par la puissance de Ton aide ; malgré son infériorité en nombre il est devenu puissant par Ton assistance.
  1. Il les combattit au cœur même de leurs cités ;
  1. et il les défia à l’intérieur de leurs résidences ;
  1. jusqu’à ce que Ton commandement soit établi et que Ta parole triomphe en dépit des polythéistes.
  1. ô Mon Dieu ! élève-le, en honneur de ses engagements par amour de Toi, aux plus hautes stations de Ton Jardin ;
  1. au point où personne ne pourra se prévaloir de sa station, ni ne pourra atteindre sa grandeur, et aucun ange rapproché, ni un Prophète envoyé ne pourront rivaliser avec lui dans Ton dessein.
  1. Et informe-le à propos des Gens de sa Demeure purifiée et de sa communauté de Croyants d’une suprême intercession, plus grandiose encore que ce que Tu lui avais promis !
  1. ô Toi Qui exécute Tes promesses ! ô Fidèle à Ta Parole ! ô Toi Qui change les mauvaises actions en bonnes œuvres ! Tu es Le Maître de la grâce incommensurable, Le Très Généreux, Le Noble !

3 Une invocation appelant les Bénédictions sur les Gardiens du Trône et sur chaque Ange rapproché

Que la Paix soit avec lui

  1. ô Mon Dieu ! Quant aux Gardiens du Trône, qui jamais ne se languissent à Te glorifier ; qui jamais ne s’épuisent à T’appeler Le Saint ; qui jamais ne se fatiguent en T’adorant ; qui jamais ne préfèrent réduire leur effort afin de rester assidus à Ton commandement, et qui jamais ne sont insouciants d’amour passionné à Ton égard ;
  1. Séraphiel, le Titulaire de la Trompette, ferme dans sa détermination,, dans l’attente de Ton autorisation, et de la descente de Ton commandement pour qu’il puisse faire lever par la puissance du Souffle les otages placés dans les tombes ;
  1. Michaël, possesseur de renommée à Tes côtés et d’une station élevée dans Ton obéissance ;
  1. Gabriel, auquel Tu as confié la charge de transmettre Ta Révélation, obéi par les habitants de Tes Cieux, remarquable auprès du Maître du Trône, très rapproché de Toi ;
  1. l’Esprit qui est au-dessus des anges des voiles ;
  1. et l’Esprit qui procède de Ton Commandement ; ô Mon Dieu ! bénis-les ainsi que les Anges qui sont au-dessous d’eux ; les habitants de Tes Cieux, ceux qui sont comblés de Tes Messages ;
  1. ceux qui jamais ne se lassent de persévérer ni ne s’épuisent ni ne fléchissent au labeur ; dont les passions ne peuvent les distraire de Ta louange et dont Ta glorification n’est jamais interrompue par des moments d’inattention ;
  1. les regards baissés, ils ne tentent pas de regarder vers Toi ; le menton rentré, ils ont toujours le désir de ce qui est avec Toi ; ils donnent libre cours à la mention de Tes bienfaits, ils demeurent humbles face à Ta Grandeur et la majesté de Ta splendeur ;
  1. ceux qui disent lorsqu’ils regardent la Géhenne rugissant au-dessus des Gens qui T’ont désobéi : Gloire à Toi, nous ne T’avons pas adoré d’une adoration digne de Toi ! –
  1. Bénis-les ainsi que les Esprits parmi Tes anges, ceux de Ta proximité, ceux qui transmettent l’invisible à Tes Messagers, ceux dont Tu as fait les confidents de Ta Révélation ;
  1. les groupes d’Anges que Tu as choisi pour Toi-Même, que Tu as libéré du besoin de nourriture et de boisson parce qu’ils t’appellent le Saint, et fait pour séjourner au sein de Tes Cieux ;
  1. et ceux qui se tiennent sur ses confins dans l’attente de la descente de Ton Commandement qui parachèvera Ta promesse ;
  1. les gardiens de l’eau de la pluie ; les pilotes des nuages ;
  1. celui qui conduit jusqu’à l’ouïe la voix du tonnerre ; et lorsque les nuages le frôlent s’illuminent les éclairs de la foudre ;
  1. les escortes de la neige et de la grêle ; ceux qui descendent avec les gouttes d’eau de la pluie lorsqu’elles tombent ; les responsables des trésors des vents ; ceux qui ont en charge les montagnes pour qu’elles ne disparaissent pas ;
  1. ceux auxquels Tu as fait connaître les densités de l’eau et les évaluations du contenu des torrents et des chutes de pluie ;
  1. les Anges qui sont Tes Messagers auprès des gens de la Terre faisant descendre d’une part de la détresse mal-aimée et de l’autre de la facilité bien-aimée ;
  1. des scribes nobles et purs ; des gardiens veillant sur vous, de nobles scribes qui notent scrupuleusement vos actions ; l’ange de la mort et ses auxiliaires ; puis Munkar et Nakir ; Ruman l’examinateur dans la tombe ; ceux qui tournent autour de la Maison peuplée ; Malik et ses gardiens ; Ridwan et les portiers des Jardins ;
  1. ceux qui ne désobéissent pas à l’Ordre de Dieu, ils font ce qui leur est commandé ;
  1. ceux qui disent Que la Paix soit sur vous, parce que vous avez été constants, la Demeure finale est excellente ;
  1. les Zabaniya (les Gardiens de l’Enfer), qui, lorsqu’on leur dit Saisissez-le ! puis, mettez-lui un carcan ! ensuite, jetez-le dans la Fournaise ils se hâtent à l’ouvrage et ne lui accordent pas de répit ;
  1. tout Ange que nous avons omis de mentionner pour ne pas connaître sa position à Tes côtés, ni le commandement dont Tu l’as chargé ;
  1. et les habitants de l’atmosphère, de la terre et de l’eau, et ceux parmi eux qui ont un regard sur les créatures ;
  1. bénis-les le Jour où chaque homme sera accompagné d’un conducteur et d’un témoin
  1. bénis-les d’une grâce qui ajoute de l’honneur à leur honneur et de la pureté à leur pureté.
  1. ô Mon Dieu ! Lorsque Tu auras béni Tes Anges et Tes Messagers, et que Tu leur auras transmis nos bénédictions, bénis-les encore par les bonnes paroles qui les concernent et que Tu as fait éclore pour nous à leur égard ! Tu es le Munificent, le Généreux.

4 Ses invocations pour appeler les Bénédictions sur les Disciples qui prêtent serment aux Prophètes

Que la Paix soit avec lui 1. ô Mon Dieu ! De la même manière que les Disciples des Prophètes et ceux qui parmi les gens de la Terre prêtent serment sans les avoir connus – alors que les entêtés opiniâtres leur résistent par des paroles mensongères -, ils ont de la compassion pour les Envoyés au travers des réalités de la Foi ;

  1. en chaque lieu et chaque période où Tu as envoyé un Messager, et établi un administrateur couvrant la durée qui va de la descente d’Adam à Mohammed – que Dieu le bénisse ainsi que les Gens de sa Demeure -, pris parmi les Imams de la Guidance et les Maîtres de la crainte révérencielle de Dieu – que la Paix soit sur eux -, que Ton pardon et Ta satisfaction leur soit accordés !
  1. ô Mon Dieu ! qu’il en soit de même pour les Compagnons de Mohammed spécialement ceux qui ont eu une juste conduite dans le compagnonnage, qui ont fait le bon choix en l’aidant, qui lui ont répondu lorsqu’il leur faisait entendre les arguments de son Message ;
  1. ils se sont séparés de leurs épouses et de leurs enfants pour l’honneur de transmettre son propos ; ils eurent à se défendre des attaques de leurs pères et de leurs fils pour le fait de soutenir la Prophétie, et grâce à elle ils remportèrent la victoire ;
  1. ceux qui étaient comblés de l’affection pour lui, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais en faisant preuve d’affection pour lui ;
  1. ceux qui furent mis au ban par les gens de leurs clans parce qu’ils avaient mis leur main dans la sienne, refusant ainsi de suivre les gens de leur clan pour rester à l’ombre de sa parenté ;
  1. ô Mon Dieu ! souviens-Toi de ce qu’ils ont abandonné pour Toi, et accorde-leur Ta sublime satisfaction par amour des créatures qui se sont dirigées vers Toi lorsqu’elles étaient les soutiens de Ton Messager rassemblés en Toi et pour Toi.
  1. Que Ta reconnaissance soit avec eux pour avoir échangé l’abondance d’une vie immédiate avec la parcimonie d’une autre, et que Ta gratitude soit sur ceux qui seront les victimes des mal intentionnés, et, dont Tu as multiplié le nombre pour avoir exalté Ta Religion.
  1. ô Mon Dieu ! accorde Ta sublime récompense à ceux qui ont bien agi en suivant les Compagnons qui clament Notre Seigneur ! Pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la Foi ;[1]
  1. ceux qui ont suivi directement la voie des Compagnons, recherchant leur conduite, et agi selon leur exemple.
  1. Aucun doute n’est venu distraire le bien-fondé de leur choix et aucune incertitude n’a pu les empêcher de poser leurs pas dans les traces des Compagnons afin d’être à la Guidance de leur lumière.
  1. D’être leurs auxiliaires et leurs soutiens, ils professèrent leur Religion, furent bien guidés par leur Guidance, ils furent harmonieusement en accord avec eux, et jamais ils ne les accusèrent de s’être sacrifiés pour eux.
  1. ô Mon Dieu ! bénis les Disciples dans les jours d’ici-bas jusqu’au Dernier Jour, leurs épouses, leur progéniture, ainsi que ceux qui parmi eux T’ont obéi ;
  1. d’une bénédiction grâce à laquelle Tu les protégeras de Te désobéir, accorde-leur des parcelles dans Ton Jardin, préserve-les des ruses de Satan ; aide-les dans l’humilité avec laquelle ils sont à la recherche de Ton assistance ; mets-les à l’abri des événements soudains qui apparaissent de jour comme de nuit – exception faites des événements qui amènent le Bien – ;
  1. et incite-les à serrer fermement le nœud du lien qui rattache à Ta suprême espérance, à n’espérer que ce qui est en Toi, et abstiens-les de vouloir posséder ce qui est entre les mains de Tes serviteurs, afin qu’ils ne désirent que Toi,
  1. Incite-les donc à T’invoquer et à Te craindre, inspire-les au renoncement de vouloir tout posséder dans l’immédiat, fais en sorte qu’ils aiment œuvrer pour ce qui est remis à plus tard et à se préparer ainsi pour ce qui vient après la mort ;
  1. rends facile pour eux les épreuves qu’ils rencontreront le Jour où les âmes abandonnent les corps ;
  1. libère-les des périls de l’envie, de ce qui prépare à l’Enfer et du séjour durable en son sein ;
  1. mets-les en lieu sûr, le lieu du repos de ceux qui craignent Dieu.

5 Son invocation pour lui-même ainsi que pour ceux qui sont sous sa Guidance

Que la Paix soit avec lui

  1. ô Toi dont les merveilles de Sa splendeur n’ont pas de fin ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille et que Ta Protection soit sur nous pour nous épargner de la déviance à l’égard de Ta Splendeur !
  1. ô Toi dont la Souveraineté n’a pas de terme ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nos cous soient libérés de Ton châtiment par Ta volonté !
  1. ô Toi dont les Trésors de Sa Miséricorde ne peuvent s’épuiser ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et qu’une part de Ta Miséricorde nous soit attribuée !
  1. ô Toi dont la vue couvre tout en un éclair ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nous soyons installés dans Ta proche proximité !
  1. ô Toi dont la Grandeur fait que tout ce qui est grand est petit ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nous soyons honorés de Ton Honneur !
  1. ô Toi pour Qui est manifeste ce qui est caché dans les nouvelles ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nous ne soyons pas exposés devant Toi !
  1. ô Mon Dieu ! Fasse qu’au travers de Ta faveur nous n’ayons pas besoin des faveurs des autres ; fasse qu’à travers Ton Lien nous ne soyons pas dans la solitude de ceux qui le rompent ; afin qu’au travers de Ta Bonté nous e ressentions aucune séparation par le fait de l’absence de l’autre.
  1. ô Mon Dieu ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, que Ton dessein soit en faveur et non contre nous ; que Ton stratagème soit à notre crédit et non à notre perte[2] ; fasse que l’avantage soit de notre côté et non à celui des autres !
  1. ô Mon Dieu ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, que par Toi nous soyons protégés de Toi (de Ton courroux) ; que par Toi nous soyons assistés ; que par Toi nous soyons dirigés vers Toi et ne nous écarte pas de Ta proximité ![3] Car celui que Tu protèges est sauf ; celui que Tu diriges est savant ; et celui auquel Tu accordes Ta proximité engrange les richesses.
  1. ô Mon Dieu ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, épargnes-nous des revers tranchants de la vie qui tourne, des pièges du Satan maudit, et de la violence de l’oppression du souverain !
  1. ô Mon Dieu ! Ce n’est que par la bonté de Ta puissance que l’homme préservé est épargné ; aussi, Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que Ta grâce soit avec nous ! Ce n’est qu’au travers de Ta richesse que les donneurs peuvent donner ; aussi, que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que Tes dons nous parviennent ! Seul l’Eclat de Ta Face peut diriger ceux qui sont guidés ;

aussi, que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que nous soyons guidés par Toi !

  1. ô Mon Dieu ! celui auquel Tu accordes la faveur de Ton amitié ne peut être offensé par le reniement de ceux qui renient ; celui auquel Tu donnes ne peut être démuni par la reprise de ceux qui reprennent ; celui que Tu diriges ne peut être égaré par l’égarement de ceux qui égarent.
  1. Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et que par Ta puissance nous soyons protégés de Tes créatures ; que par Ton soutien nous soyons libérés du besoin de demander à un autre que Toi ; et que par Ta juste Guidance nous marchions sur le chemin de la Vérité.
  1. ô Mon Dieu ! que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et fasse que par Ta Grandeur nos cœurs soient inspirés de Ton souvenir ; que par Ta Générosité cesse le désoeuvrement de nos corps ; et que par Ta Bienveillance le flot de nos paroles en fasse son éloge !
  1. ô Mon Dieu ! que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et sur sa Famille, et accorde-nous la faveur d’être de Tes appelants qui appellent à Toi ; de Tes guides qui guident vers Toi, et de Tes Amis intimes que Tu as élus ! ô Le Plus Miséricordieux de ceux qui font miséricorde.

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