Biographie de notre 10ème Imam Ali Al-Naqi Al-Hadi (p)

La période de l’imamat de notre 10ème Imam (p) correspond à l’époque du déclin de l’empire abbasside .
Sous la menace des turques, la capitale de l’empire est transférée de Bagdad à Samarra . Il avait tout juste six ans lorsque son père, Imam Muhammad Taqi (p) mourut en martyr à Bagdad, empoisonné sur ordre de Mu’tasim Billah Abbasi. Imam (p) vécut à Médine durant les huit ans restant du règne de Mu’tasim et cinq ans du règne de Wathiq Billah. Lorsque Mutwakkil devint calife en 236 AH (847 AD), notre Imam (p) fût contraint à se rendre à Baghdad, la capitale abbasside.

Ce calife a été le plus cruel et le plus farouche ennemi des Ahlulbayt (p) : il tenta de détruire le mausolée de Imam Al Hussayn (p) en faisant dévier le cours de la rivière Euphrate. Mais les eaux de la rivière passèrent de chaque côté du sanctuaire épargnant le tombeau, malgré le fait que les terres environnantes se trouvaient à une altitude plus importante. Face à cet échec, il ordonna que toute la zone soit transformée en terre cultivable mais les chevaux refusèrent de faire passer les charrues au dessus du tombeau : voyant cela il prit conscience de sa folie et laissa cette terre sacrée comme elle était mais toute sa vie,

il prohiba le pèlerinage à Karbala. L’histoire raconte que les pèlerins se rendaient malgré tout sur la tombe de Sayyidush Shohada (p) au péril de leur vie : beaucoup trouvèrent la mort sur le chemin du sanctuaire mais rien n’entama pour autant l’enthousiasme et l’envie de faire la visite pieuse d’Imam Al Hussayn (p).

Durant le règne de Mutawakkil, notre 10ème Imam (p) fut présenté au calife, amené depuis Médine à Baghdad. Yakubi écrit dans ses récits qu’une fois, les soldats trouvèrent notre Imam (p) en prière et ils l’emmenèrent dans cet état devant le calife. Mutawakkil s’adonnait à ses parties de beuverie et de jeux nocturnes et il demanda au saint homme (p) de se joindre à lui. Imam (p) déclina cette invitation répondant: « une liqueur semblable ne se mélangera jamais avec ma chair et mon sang ».

Le calife ivre demanda à l’Imam (p) de dire des poèmes. Ce dernier (p) répondit que ce n’était pas dans ses habitudes de s’adonner à ce genre d’activité. Devant l’insistance du Calife, l’Imam (p) récita les lignes suivantes (Ibn khalikan relata l’histoire mot pour mot). « Protégés par de vaillants guerriers ils passèrent la nuit au sommet de leurs montagnes mais ne les ont pas protégés. Abandonnant tous leurs pouvoirs et fastes,

ils eurent à descendre de leurs forteresses dorées pour rejoindre leurs tombes. Quelle récompense épouvantable ! Leurs tombes les avaient à peine accueillis qu’une voie s’exclama: « où sont les trônes, les couronnes et les robes d’état? Où sont à présent les visages des courtisanes, recouvertes par des voiles et cachées par des rideaux ? A tout cela, cette tombe est la réponse. Les vers festoient à présent sur ces visages. Ces hommes n’ont que trop bu et mangé mais désormais, ils sont dévorés par les vers en retour. » Beaucoup pleurèrent en écoutant ces mots. Le calife décida alors de mettre Imam (p) en résidence surveillée.

Mutawakkil va finalement mourir en 250 AH et son fils Muntazir va le succéder pour un règne de six mois. A sa mort Mustae’en monta sur le trône mais très vite, Mu’ta’z Billah va le succéder. Pendant ces périodes, notre Imam (p) sera tantôt à Médine, ou appelé par les califes à Samarra, où il passa ses derniers jours en résidence surveillée.

Le calife Mu’tazim était préoccupé par la guerre contre les byzantins et par les troubles générés par les abbassides à Baghdad. Il ne fût pas hostile à Imam (p) qui vaquait pacifiquement à ses responsabilités. A sa mort, son successeur Wathiq Billah traita relativement justement Imam (p). Mais lorsque son frère Mutawakkil ibn Mu’tazim accéda au califat, une période de persécution importante débuta contre Imam (p) et les membres de sa famille. Il surpassa ses prédécesseurs dans son animosité à l’encontre des Ahlulbayt (p).

A Médine, Imam (p) oeuvrait à transmettre son savoir et d’éduquer la population. Il attirait une foule importante des provinces où les partisans des Ahlulbayt (p) étaient forts, principalement depuis l’Irak, la Perse et l’Egypte. Durant les huit ans de califat de Mu’tazim puis celui de Wathik, rien ne laisse penser que Imam Ali Ibn Mohammad (p) ait pu subir des violences.

Bien que la personne de notre Imam (p) ne fût pas directement menacée par ces tyrans, Ils avaient malgré tout des suspicions quant à ses activités. Masudi raconte qu’un jour, Imam (p) fut appelé par Mutawakkil mécontent des méthodes d’enseignement à Médine. Il lui demanda: « Qu’est ce qu’un descendant de votre père a à dire concernant Al-Abbas ibn Abdul Muttalib? » Imam (p) répondit: « Qu’est ce qu’un descendant de mon père pourrait dire d’un homme dont les fils ont souhaité l’obéissance de son peuple et qui attendait de ses fils une obéissance à Dieu ? » Le calife satisfait de la réponse, laissa l’Imam (p) partir.

Masudi évoque un incident similaire que Ibn Khalikan a consigné dans sa description de notre Imam (p): des informations secrètes furent transmises au calife prétendant que notre Imam (p) serait en possession d’armes, de livres et autres objets pour ses partisans, dissimulés dans sa maison. Ces informations fallacieuses l’amenèrent à penser que Imam (p) avaient des vues sur l’empire. Mutawakkil envoya sa garde turque pour prendre notre Imam (p) en flagrant délit à un moment où il pouvait s’y attendre le moins.

Ils le trouvèrent seul dans sa chambre, vêtu d’une haire, la tête recouverte d’un manteau de laine et le visage en direction de la Mecque. Il était en train de réciter des Versets du Qur’an parlant des promesses et des mises en garde d’Allah : il n’y avait que le sable et le gravas entre lui et le sol. Il fût emmené dans cet état, dans la nuit profonde.

Lorsque le calife demanda aux soldats si des armes avaient été trouvées, leur réponse négative mit le calife dans l’embarras face à cette méprise. Il laissa donc Imam (p) partir. Durant son Imamat, Imam Ali Al-Naqi (p) était devenu extrêmement connu à travers le monde islamique et ceux qui appréciaient l’enseignement des Ahlulbayt (p) restaient dans son giron.

Dans la quatrième année du règne de Mutawakkil le gouverneur, à Médine se mit à harceler notre Imam (p): il envoya des rapports hostiles à Baghdad stipulant que Imam (p) était en train de rassembler un grand nombre de partisans qui pourraient présenter une menace. Conscient de cela, Imam (p) décida d’écrire au calife pour expliquer la haine du gouverneur à son égard.

Mutawakkil limogea le gouverneur de Médine en guise de geste politique mais en même temps, il envoya un régiment sous le commandement de Yahya Ibn Harthama pour demander à Imam (p) de quitter « temporairement » Médine pour aller s’installer à Baghdad. Cette invitation était ni plus ni moins que son bannissement de sa ville ancestrale. Mais refuser cette injonction était impossible à envisager et donc, notre Imam (p) dût se résoudre à partir de force.

Quitter cette ville sacrée fût un déchirement pour lui comme ce fût le cas pour ses illustres prédécesseurs: Imam al-Hussayn (p) en 60 AH, Imam Musa ibn Ja’afar (p) en 170 AH, Imam Ali Al-Reza (p) en 200 AH et même son père Muhammad Taqi (p) en 220 AH. C’est un tourment vécu par tous nos Imams (p), un tourment devenu un héritage…La lettre respectueuse de Mutawakkil n’était qu’un artifice face au détachement militaire envoyé pour escorter Imam (p). Lorsqu’il fût informé de l’arrivée de notre Imam (p) à Samarra, au lieu de l’installer de manière décente en rapport avec son rang, Imam (p) fût contraint de se loger parmi les mendiants dans les bas quartiers de la ville.

Mutawakkil a ainsi tenté d’humilier notre Imam (p) mais le descendant du Prophète (pslf) trouva ainsi l’opportunité de prendre soin de ces pauvres et de ces déshérités: l’obtention d’une vie luxurieuse n’a jamais été la finalité de nos Ahlulbayt (p). Le calife confia à son secrétaire Razaqi la captivité notre Imam (p), l’empêchant d’avoir tout contact avec les autres.

Il fût constaté durant la captivité de notre Imam Musa ibn Ja’afar (p) que sa haute qualité morale avait adoucie les cœurs des gardes cruels qui le surveillaient et il en fût de même avec Razaqi: impressionné par la grandeur de Imam Ali Al-naqi (p), il commença à s’assurer de son confort.

Cela n’échappa pas à Mutawakkil qui transféra Imam (p) à la prison de Sa’id, un homme cruel et dur qui sera le geôlier de Imam (p) durant douze ans. Aucune privation et aucune épreuve n’entama notre Imam (p) qui se consacrait au Ibadah, priant la nuit et jeûnant le jour. Même confiné entre quatre murs à Samarra, sa renommée se propagea à travers les provinces de l’Iraq.

Fadhl ibn Khaqan était un partisan des Ahlulbayt (p) qui avait réussi grâce à son intelligence et à son habilité, à se faire nommer au poste de ministre dans le cabinet de Mutawakkil. Sur ses conseils, le calife accepta de mettre fin à l’emprisonnement de notre Imam (p) et de le mettre plutôt en résidence surveillée. Le calife accepta et accorda une parcelle pour y bâtir une demeure. Sa’id gardait un œil sur les activités de Imam (p). Sa demeure fut souvent l’objet de perquisitions infructueuses.

Durant cette période, Imam (p) fit preuve d’une foi exemplaire, ignorant les biens de ce bas monde : malgré cette assignation, il n’a jamais protesté ou demandé de faveur au calife, menant une vie d’ascète comme durant ses années d’emprisonnement. Le tyran changea son comportement mais notre saint Imam (p) resta toujours le même. Malgré ces circonstances, il ne put vivre en paix: ceux qui suivaient ses enseignements ne pouvaient l’approcher afin de bénéficier du savoir véritable de l’Islam. Mutawakkil savait qu’il ne réussirait pas à briser Imam (p).

Il continua donc à persécuter les partisans de notre Guide (p). Un évènement va affliger Imam (p) : Ibn as-Sakkit de Baghdad, connu pour ses connaissances en grammaire et en lexicographie, était le précepteur des fils de Muwakkil. Un jour le calife l’interrogea: « est ce que mes deux fils sont plus respectables que Al-Hassan et Al-Hussayn? » Ibn Sakkit, sincère partisan des Ahlulbayt (p) ne put se contenir et très simplement il répondit: « Ne parlons pas de Al-Hassan et Al-Hussayn (p), Qanbar, l’esclave de l’Imam Ali (p), était plus respectable que tes fils. » Entendant ces mots il ordonna que la langue de Ibn Sakkit fût coupée.

L’un des plus grand artiste de l’époque et ce véritable partisan de notre Imam (p) en mourut. Imam (p) en ressentit une profonde douleur. La cruauté de Mutawakkil créa un climat de haine à son égard et ses propres enfants commencèrent à nourrir ce sentiment. L’un d’eux, Al-Muntazir, décida, avec son esclave Al-Rumi, d’assassiner son père : la mort du tyran et le califat de Al-Munazir furent proclamés. Après sa prise de fonction, il révoqua les ordres injustes de son père.

Les zyarats du mausolée de Najaf et de Karbala furent à nouveau autorisés sans aucune restriction et les tombes firent l’objet de réparations de fortune. La conduite du calife à l’égard de l’Imam Ali Al-Naqi (p) fût équitable. Mais ce règne ne dura que six mois avant de mourir. Après lui, Musta’een ne fut pas hostile à Imam (p).

Imam Ali Al-Naqi (p) demeura à Samarra et ne retourna pas à Médine. Comme le régime n’interférait pas dans ses activités, il attira autour de lui un grand nombre d’étudiant avide du savoir des Ahlulbayt (p). Cette situation alarma Mu’taz à un tel point qu’il décida de mettre fin à la vie sacrée de notre Imam (p). Avec l’aide de quelques courtisans, il fit mettre du poison dans la nourriture de notre Imam (p). Il (p) mourut peu de temps après son ingestion.

La qualité morale notre Imam (p) est typique de celle des membres de cette maison sacrée. Même emprisonné, en confinement ou en liberté, ces âmes sacrées ont toujours voué leur existence à l’adoration d’Allah et à la défense de cette religion. La vie de notre Imam (p) fût à l’image de ces qualités.

Durant son emprisonnement, il (p) avait fait creuser une tombe près de l’endroit où il avait l’habitude de prier. Certains des visiteurs en furent surpris et Imam (p) leur expliqua : « afin de ne pas oublier ma mort, j’ai placé cette tombe devant mes yeux ». Imam Ali Ibn Mohammad (p) succomba à Samarra et fut inhumé dans cette maison qui fût aussi sa prison…

 

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=3814:biographie-de-notre-10eme-imam-ali-al-naqi-al-hadi-as&catid=355&Itemid=170

La Biographie de l`Imam Jawad (P)

L’Imam Mohammad al-Jawad (a), ou Imam Mohammad Taqi (a), c’est Mohammad fils d’Ali fils de Moussa fils de Ja’far, connu sous le nom de Jawad, est le neuvième Imam des musulmans (que la paix soit sur eux tous).

Il est né en l’an 195H à Médine, et a été martyrisé à l’âge de 25 ans, par Khalife Mou’tassim. Il est enterré à Kadhimayn (Bagdad) à côté de son grand-père l’Imam al-Kadhim (a).

Après le martyre de l’Imam Ridha (s) la plupart des adeptes d’AhlulBayte ont admis l’imamat de son fils, l’Imam Jawad, malgré son jeune âge.

Son époque fut très sensible. Il était donc en relation avec ses partisans par l’intermédiaire de son représentant.

Ses titres et sa lignée :

Mohammad b. Ali b. Moussa b. Ja’far b. Mohammad (pseux), est le neuvième Imam des musulmans, connu sous le nom de l’Imam Jawad. Son père est l’Imam Ridha, le huitième Imam, et sa mère Sabika une fille issue de la famille de la mère des croyants Marya Qobtiya (Ra) une des épouses pieuses du saint Prophète (paix soit sur lui et sur sa sainte famille). Précisons que dans certaines sources, le nom de sa mère est mentionné : Khayzaran ou Rayhanah.

Son surnom est Abou Ja’far, et dans certaines sources on l’a nommé Abu Ja’far ath-Thani (le 2ème.), afin de ne pas le confondre avec Abou Ja’far al-Awwal (le 1er.), qui est l’Imam Mohammed al-Baqir (a).

Son surnom le plus connu est Jawad, mais il en a d’autres comme : Taqi, Murtadha, Radhï, Mukhtar.

Sa naissance:

D’après les sources historiques, l’Imam Jawad est né en 195H à Médine. Mais il y a des divergences sur le jour de sa naissance. Certains, comme le Cheikh Toussi dans Misbah al-Mutahajid, disent que ce fut le 10 Rajab. D’autres le considèrent le 14 du mois de Ramadhan.

Ses femmes et ses enfants :

Ses femmes :

L’Imam al-Jawad (a) a épousé la fille de Ma’moun al-Abbassi, appelée Oum Fadhl en 215/830 (ou 214/831). Ce mariage a eu lieu à la demande de Ma’moun, et l’imam (a) exprimé son consentement à ce mariage après avoir accordé une dot similaire à celle de sa grand-mère Zahra (a), égale à 500 dirhams. L’imam (a) n’a pas eu d’enfants de cette femme; tous ses enfants sont de Samana al-Maghribiyah (la maghrebine).

Selon Ibn Kathir, le contrat du mariage de l’Imam al-Jawad (a) et la fille de Ma’moun a été fait à l’époque de l’imamat de l’Imam Ridha (a), mais la cérémonie du mariage a eu lieu, par l’autorisation de Ma’moun, en 215 / 830 à Tikrīt en Irak. Selon ce rapport, il n’y a alors pas de divergence entre les paroles de ceux qui disent que ce mariage a eu lieu en 202/817, et ceux qui disent qu’il a eu lieu en 215/830. Toutefois cela n’est pas du tout en accord avec la célèbre histoire du débat entre Yahya b. Aktham et l’imam al-Jawad (a) à Bagdad.

Ses enfants :

Selon Cheikh Moufïd, l’Imam al-Jawad (a) a eu quatre enfants appelés : Ali (Imam al-Hadi (a)), Moussa, Fatima et Oumamah. Cependant, selon certaines sources l’Imam (a) avait trois filles nommées : Hakimah, Khadijah et Oumou Kolthoum.

Preuves de son imamat :

L’imamat de l’Imam Mohammad al-Jawad (psl) a duré 17 ans entre l’an 203 H./818 et l’an 220 H/835. Il existe de nombreux rapports concernant l’imamat de l’Imam al-Jawad (s), dont le rapport selon lequel l’un des compagnons de l’Imam ar-Ridha (a) a demandé au sujet de son successeur, et l’Imam ar-Ridha(a) a montré, en réponse, avec sa main indiquant son fils Abou Ja’far (Imam al-Jawad (a)) qui se tenait en face de lui.

Dans une autre narration, l’Imam ar-Ridha(a) dit: «Il est Abou Ja’far, que j’ai mis à ma place, j’ai laissé mon statut à lui. Nous sommes une famille dont les enfants héritent comme les adultes.» (Cela signifie que de la même manière que nos anciens héritent et reçoivent des connaissances, nos enfants héritent des connaissances des anciens.)

Dans un autre rapport, Abou-l-Hassan b. Mohammad (un des compagnons de l’Imam ar-Ridha(a)) a déclaré : «J’ai entendu l’Imam Ridha(a) dire : « Abou Ja’far est mon calife parmi mon peuple.»

Un enfant béni :

L’Imam al-Jawad (a) est né vers la fin de la vie de l’Imam ar-Ridha(a). On a dit qu’avant sa naissance, l’Imam ar-Ridha (a) n’a pas eu d’enfants et quelques ennemis ont répandu une rumeur d’après laquelle l’Imam ar-Ridha(a) n’allait pas laisser de descendance après lui et la chaîne de l’imamat serait brisée [après sa mort]. Selon des sources narratives, quand l’Imam al-Jawad (a) est né, on l’a amené à son père, l’Imam ar-Ridha(a) qui a dit: « Ceci est l’enfant le plus béni de tous ceux qui sont nés de nos partisans.». En outre, il a été rapporté par Ibn Asbat et ‘Oubbad b. Isma’ïl qui disent : « Nous étions chez l’Imam ar-Ridha(a) quand Abou Ja’far (Imam al-Jawad (a)) a été amené. Nous lui avons demandé: « Est-il cet enfant béni [qu’on attend]?» L’Imam ar-Ridha (a) dit: « [Oui] ceci est l’enfant le plus béni parmi tous ceux qui sont nés dans le monde musulman.»

Son imamat et son enfance:

L’Imam al-Jawad (a) est devenu l’Imam quand il n’avait que 8 ans. Mais son imamat a causé un désaccord entre les partisans d’Ahlou-l-Beit (pseux). Suite à la mort de l’Imam Ridha (p), un groupe chiite a rejoint les Waqifites. Selon an-Noubakhti, la raison d’une telle division était qu’ils considéraient que la maturité de l’âge est une des exigences principales de l’imamat.Un autre groupe errait à cause du fait que celui-ci était un enfant jusqu’à ce que la question de l’imamat soit posée; cependant ils ont suivi peu à peu son imamat. Ceci est l’une des questions qui a été soulevée par certaines personnes au moment de l’imamat de l’imam ar-Ridha (a) et celui de l’imam al-Jawad (a), et ces deux Imams (pseux) leur ont donné des réponses basées sur le Coran. L’une de ces réponses est au sujet de la prophétie du Prophète Yahya (psl) (Jean), où le Coran dit:

« Nous lui donnâmes l’Illumination (Houkm) en son enfance.» (19:12) Une autre réponse parlait du Prophète Issa (a)(Jésus) et sa prophétie pendant les premiers jours après sa naissance. Les versets 30 à 32 de la sourate Maryam (Marie) raconte: « Mais [l’enfant] dit : «Je suis serviteur d’Allah. Il m’a donné l’Écriture et m’a fait Prophète. Il m’a béni où que je sois et m’a recommandé la Prière et l’Aumône tant que je resterai vivant, ainsi que la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux.» (19: 30-32)

Cependant la plupart des chiites ont suivi l’Imam al-Jawad (a), même si certains d’entre eux lui ont posé la question à propos de son jeune âge, et l’Imam (a) a répondu à cette question en donnant l’exemple du successeur du Prophète Souleymane (a) (Salomon) après le Prophète Dawoud (a) (David).

Selon certains hadiths, lorsque l’Imam al-Jawad (a) est devenu l’Imam à l’âge de 8 ans, certaines personnes de Bagdad et d’autres villes sont allées le voir à Médine durant le Hadj. Lors d’une réunion avec Abdoullah b. Moussa (l’oncle de l’Imam al-Jawad (a)), elles lui ont posé des questions, mais ses réponses ne leur semblaient pas convaincantes, et les a déçues. Puis elles sont allées chez l’Imam al-Jawad (a) et lui ont posé les mêmes questions, il leur a données des réponses convaincantes qui les rendaient heureuses. Elles ont donc loué l’Imam Jawad (a) et ont prié pour lui.

Son imamat :

L’imamat de l’Imam al-Jawad (a) était contemporain avec deux califes abbassides: le premier était Ma’moun (193/809-218/833) et l’Imam (a) a passé 23 ans de sa vie au moment de son califat. Le deuxième était al-Mou’tassim al-Abbasi (218/833-227/842) deux années de son califat étaient contemporaines avec l’imamat de l’Imam al-Jawad (a).

L’Imam al-Jawad (a) est allé à Bagdad deux fois suite à la demande de ces deux califes. Son premier voyage à l’époque de Ma’moun ne fut pas longue. Lors du deuxième voyage, l’Imam al-Jawad (a) a resté plus longtemps à Bagdad et où il a été martyrisé.

Ses débats scientifiques :

1-Son débat pendant la rencontre avec Ma’moun :

Le débat de l’Imam al-Jawad avec Yahya b. Aktham était parmi les débats les plus importants de l’Imam (a) et il a eu lieu à l’époque de Ma’moun à Bagdad. Selon certaines sources, la cause de ce débat était la proposition de Ma’moun à l’Imam (a) selon laquelle il devait se marier avec Oum Fadhl. Quand les nobles abbassides ont été informés de cela, ils se sont opposés à Ma’moun. Pour justifier sa décision, Ma’moun leur a suggérés de tester l’Imam al-Jawad (a), et ils ont accepté et organisé un débat pour tester l’Imam (psl).

Au cours du débat, d’abord Yahya a posé une question à propos de la question de si un Mouhrim (celui qui fait les rituels du Haj /Pèlerinage) chasse un animal (ce qui est normalement interdit). Puis, l’Imam (a) a expliqué les différents aspects de la question et a demandé à Yahya de définir les critères qu’il entendait par cette question. Yahya ne pouvait pas répondre et les gens présents-là ont été surpris. Puis, l’Imam (a) lui-même a répondu à la question concernant ces différents critères. Après avoir entendu la réponse complète de l’Imam (a), les chercheurs et les courtisans abbassides ont admis sa compétence dans le fiqh (jurisprudence islamique). On a dit qu’en voyant cela, Ma’moun a dit: «Je loue Dieu, ce que je pensais, est arrivé.».

Le débat sur les Califes :

Selon des sources des hadiths chiites, dans une session où Ma’moun et de nombreux juristes et courtisans étaient présents, l’Imam al-Jawad (a) a eu un débat avec Yahya b. Aktham sur les mérites des califes (AbouBakr et Omar). Yahya se tourna vers l’Imam Jawad et a dit: «l’Ange Gabriel a transmis le message de Dieu au Prophète (pslf): Demandez à AbouBakr s’il est content de moi ; je suis content de lui.» L’Imam (a) a répondu: «Je ne rejette pas les mérites d’AbouBakr, mais quiconque a rapporté ce hadith, doit prêter attention à d’autres hadiths du Prophète (pslf) disant: «Lorsque vous recevez un hadith de moi, le présentez au livre de Dieu et à ma sunnah, si il est en accord avec eux, acceptez-le, et si non, ne l’acceptez pas, pour que le nombre des menteurs et des inventeurs de hadiths n’augmente pas.» Puis, l’Imam (a) a ajouté que ce hadith n’était pas en accord avec le Coran puisque le Coran dit: «Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire.» (50:16) Alors, est-ce que Dieu n’était pas conscient du contentement de AbouBakr pour lui poser cette question ?

Ensuite, Yahya a demandé au sujet d’un hadith qui dit: « AbouBakr et Omar sont sur la terre comme [l’ange] Gabriel et [l’ange] Michel dans le ciel.» l’Imam (a) a répondu : «Ce hadith n’est pas authentique, parce que Gabriel et Michel ont toujours servi Dieu et n’ont pas commis de péché alors que AbouBakr et Omar ont longtemps été polythéistes avant qu’ils deviennent musulmans. »

Couper la main d’un voleur:

Lorsque l’Imam (a) vivait à Bagdad, certains événements se sont produits et ont favorisé le statut de l’Imam (a) parmi les gens. Son verdict sur les voleurs en est un exemple. A l’époque on coupait la main des voleurs, et il y avait un désaccord sur la question de l’endroit où la main du voleur devait être coupée ; certains disaient qu’elle devait être coupée du poignet, d’autres disaient qu’elle devait être coupée du coude. Mou’tassim, le calife abbasside, a demandé à l’Imam al-Jawad (a) de donner son avis à cet égard. [L’Imam se retenait mais] suite à l’insistance du Calife il a dit: « Seulement les doigts d’un voleur peuvent être coupés et non pas sa main.» Il a ensuite évoqué le verset suivant du Coran comme sa preuve : « Les Massajid (Pluriel de Masjid qui veut dire mosquée ou Lieux/organes de prosternation) appartiennent à Allah. Ne priez donc personne à côté d’Allah.» (72:18) La réponse de l’Imam a plu à Mou’tassim et il a ordonné que son verdict soit suivi.La Morale de l’Imam (P)Malgré son très jeune âge, l’Imam (as) avait une forte personnalité qui suscitait chez tous ses interlocuteurs le plus grand respect et la plus haute considération.

Un jour, et alors qu’il regardait d’autres enfants jouer, le Calife al Ma’moune passa avec son escorte.

Tous les enfants s’enfuirent excepté le futur Imam al Jawad (as).

Al Ma’moune le regarda avec intérêt et lui dit :

« Pourquoi ne t’es-tu pas enfui comme les autres gosses ? »

L’Imam al Jawad (as) répondit :

« Le chemin n’est pas si étroit pour que je sois obligé de le libérer pour vous et je n’ai rien commis qui mérite une sanction. Je pense que vous raisonnez assez pour ne pas me punir si je ne le mérite pas. C’est pour cela que je n’ai pas bougé. »

Al Ma’moune fut très intrigué de la logique d’un si jeune enfant et lui demanda comment il s’appelait.

L’Imam (as) répondit : « Je m’appelle Mohammed ibn Ali ar-Ridza ! »

Al Ma’moune dut très certainement se rendre compte de la personnalité rare de l’Imam (as) fidèle à celle de son père l’Imam ar-Ridza (as).

Plus tard, lorsque le Calife empoisonna son père, les musulmans sincères accusèrent directement al Ma’moune comme instigateur de ce crime. Al Ma’moune se rendant compte du risque que cela comportait décida un acte par lequel il obtiendrait 2 choses.

La première chose serait d’apaiser les doutes et les soupçons à son encontre sur le meurtre de l’Imam ar-Ridza (as).

La deuxième chose serait de pouvoir contrôler de près l’Imam al Jawad (as).

Pour ce faire, il prit la décision de donner sa fille Oum al Fadhl en mariage à l’Imam al Jawad (as).

Lorsque les princes Abbassides apprirent cette nouvelle, ils craignirent que le pouvoir ne s’échappe de leurs mains et essayèrent de faire changer al Ma’moune d’avis.

Al Ma’moune leur fit par des réels objectifs de cette décision, mais les princes à court d’arguments donnèrent le motif du jeune âge de l’Imam(as) qui trop jeune serait inapte envers les responsabilités familiales. Alors al Ma’moune saisit l’occasion de les faire taire définitivement puisque ce dernier connaissait pertinemment le degré de maturité d’al Jawad(as).

Il convoqua tous les notables Abbasside, les savants de l’époque et bien sûr l’Imam al Jawad (as).

Parmi ses personnalités présentes figurait Yahia ibn Akhtam qui était une grande figure scientifico- juridique et également juge(Hakim).

Yahia ibn Akhtam lui posa la question :

« Que dis-tu concernant un croyant en état d’Ihram(sacralisation) qui aurait tué un animal ? »

L’Imam (as) répondit :

« A-t-il tué cet animal hors du lieu sacré ou dedans ? Connaissait-il l’interdiction de tuer l’animal ou non ? L’a-t-il tué par accident ou bien exprès ? L’Homme est-il libre ou esclave ? Est-il petit ou grand ? Est-ce la première fois ou est-ce une récidive ?

L’animal était-ce une volaille ou autre ? Etait-il petit ou grand ? L’homme regrette-t-il son acte ou non ? Etais-ce durant la nuit dans son nid ou la journée hors de son nid ? L’Ihram était-il fait pour la Oumra(petit pèlerinage) ou al Hajj(grand pèlerinage) ?

Yahia ibn Akhtam fut tellement gêné par ces détails auxquels il n’avait pas pensé qu’il se sentit malmené et avili. Les gens présents restèrent comme des écoliers lorsque l’Imam(as) tenu absolument à répondre lui-même à toutes ces questions.

Sur cette démonstration de Sciences de l’Imam al Jawad(as), les notables et les savants quittèrent le palais la tête base et le visage noircis.

Quelques temps après, al Ma’moune mourut d’une grave maladie et son frère al Mou’tassim devint Calife.Mort de l’Imam (P)Al Mou’tassim était aussi mauvais que son frère mais beaucoup moins calculateur et stratège. Il ne voulut pas perdre de temps avec une telle menace à son pouvoir illégitime qu’était l’Imam al Jawad(as) et les Ahloul Bayt en général.

Il ordonna à son neveu Ja’far de faire mourir l’Imam (as) et ce dernier commanda à sa sœur d’empoisonner son mari de la même manière que l’avait été l’Imam ar-Ridza(as) ce qu’elle fit.

Cet acte diabolique eut lieu le 26 Dzoul Hijjah de l’an 220 de l’HégireQuelques paroles de l’Imam Al Jawad (P)-La dignité d’un croyant réside dans son indépendance des autres (matérielle).

-Le croyant a besoin de 3 qualités :

-la bonne orientation d’Allah.

-Une exhortation de soi-même.

-l’acceptation des conseils.

-Le jour de la Justice est plus dur pour l’injuste que le jour l’injustice pour l’opprimé.

-L’adorateur n’obtient jamais la plénitude et la vérité de la foi tant que sa religion n’influe pas sur ses propres désirs.

https://fr.al-shia.org/biographie-de-limam-jawad-p/

Biographie de l’Imam Ali Al-Ridha(P)

Le Huitème Imam est Ali al-Reda, fils de Moussa. Sa mère est la Dame Najma.

L’Imam est né le 11 Thul Qi’da de l’an 148 A.H. à Médine. Il est mort empoisonné le dernier jour du mois de Safar, 203 A.H. Ses funérailles furent conduites par son fils, l’Imam Muhammad al-Jawad et il fut inhumé à Machhad (Iran) où se trouve son mausolée aujourd’hui.

L’imam al-Reda parvint à l’imamat après la mort de son père, sur Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. La période de son imamat coïncida avec le califat de Hârun et de ses fils Amin et Ma’mûn. Après la mort de son père, Ma’mûn entra en conflit avec son frère Amin, conflit qui se termina par des guerres sanglantes et par l’assassinat d’Ami’n, à la suite duquel Ma’mûn devint calife. Jusqu’alors, la politique du califat Abbasside envers les shi’ites était devenue progressivement plus dure et plus cruelle. De temps à autre, un des partisans d’Ali, se révoltait, provoquant des guerres et des rebellions qui causèrent de grandes difficultés au califat.

Ses connaissances, sa gentillesse, sa générosité, ses dispositions à la bonté et sa piété étaient sans limites.

On raconte que l’Imam aurait veillé toute la nuit en priant et qu’il aurait terminé la lecture de tout le Coran en trois jours. Il aurait prié pendant des heures d’affilées et accompli mille rak’ah en une journée et une nuit. Il se serait prosterné pendant plusieurs heures. Il avait l’habitude de jeûner souvent.

Il n’aurait jamais interrompu quelqu’un pendant qu’il parlait, ni abusé de quiconque. Il ne se serait jamais étendu en présence de quelqu’un, ni n’aurait jamais ri aux éclats, ni craché devant quelqu’un.

Il s’asseyait avec tous ses proches, femmes et serviteurs et partageait ses repas avec eux.

Le Calife Ma’mûn essaya de trouver une nouvelle solution à ces difficultés politiques qui, depuis soixante-dix ans n’avaient pu être résolues par ses prédécesseurs Abbassides et il voulut désigner l’Imam comme héritier présomptif.L’Imam déclina son offre, car il prévoyait la ruse du Calife. Toutefois Ma’mûn le força à accepter le titre de successeur. Mais l’Imam n’accepta cette offre forcée qu’à condition de ne prendre aucune part à l’administration du gouvernement.

Pour arriver à ses fins, le calife choisit le huitième Imam comme successeur, espérant ainsi surmonter deux difficultés: premièrement, empêcher les descendants du Prophète de se rebeller contre le gouvernement puisqu’ils en feraient eux-mêmes partie, et deuxièmement faire perdre aux gens leur croyance spirituelle et leur attachement intérieur aux Imams.Ceci se réaliserait en laissant les Imams s’enfoncer dans les affaires mondaines et la politique du califat qui avait toujours été considéré par les shi’ites comme mauvais et impur. De la sorte leur organisation religieuse s’écroulerait et ils ne représenteraient plus un danger pour le califat. Ces desseins une fois accomplis, l’éloignement de l’Imam ne présenterait aucune difficulté pour les Abbassides.

Afin de mettre en action son projet, Ma’mûn demanda à l’Imam de venir de Médine à Marw. Lorsqu’il y arriva, Ma’mûn lui offrit d’abord le califat et ensuite, la succession au califat. L’Imam s’excusa et refusa la proposition, mais il fut finalement forcé à accepter le principe de la succession, à condition qu’il ne se mêlât pas des affaires gouvernementales ni de la nomination et de la révocation des agents gouvernementaux.

L’héritier présomptifDieu, le Très-Haut, dit dans Son Noble Livre : ((Dieu ne veut que vous éviter l’impureté, [ô] Membres de la Famille [du prophète], et vous purifier excellemment.)) (Coran XXXIII, 33).C’est au onzième jour du mois sacré de Dhoul-Qi’da qu’a eu lieu la naissance de l’Imam ‘AliIbn Mûssâ ar-Ridâ (p), cet Imam qui a mené une vie particulièrement dynamique. Un événement qui a marqué sa vie résidait dans le fait que le calife abbâsside lui a imposé la fonction d’héritier présomptif. Il voulait passer le califat des descendants de al-‘Abbâs aux descendants de ‘Alî et Fâtima (p). L’arrière-fond de ce changement trouve son origine dans le conflit, pour le califat, qui a éclaté entre al-Ma’mûn et son frère al-Amîn. Le conflit a touché à sa fin avec le meurtre d’al-Amîn par al-Ma’mûn qui a demandé à l’Imam ar-Ridâ (p) de se charger de la fonction d’héritier présomptif. L’Imam (p) savait que cette proposition faite par al-Ma’mûn lui était imposée par la situation négative qui entourait les Abbâssides qui ne voulaient pas laisser le califat passer de leurs mains à des autres. Les transmetteurs affirment que, plus tard, al-Ma’mûn se détourna de l’Imam ar-Ridâ (p) qui a rejoint sa famille avant d’être empoisonné par al-Ma’mûn, comme l’affirment les historiens.En célébrant la mémoire de l’Imam ar-Ridâ (p), nous essayons de nous arrêter devant certains aspects de la personnalité de cet Imam (p). Il est dit dans sa biographie que, lorsqu’il a été nommé héritier présomptif, les poètes se mirent à se présenter devant lui pour lui réciter des poèmes d’éloge. Parmi ces poètes, on note Abû Nuâs qu’on considérait comme chiite et qui a dit en s’adressant à l’Imam (p) :On m’a dit que je suis le poète le plus distingué parmi tous les gens,Et que je compose des paroles ingénieuses.Que je construis des joyaux en versQui deviennent des perles dans les mains de ceux qui les cueillent.Pourquoi donc tu ne fais pas l’éloge du Fils de MûssâEt des qualités qu’il a rassemblées en lui ?J’ai répondu : Comment pourrais-je faire l’éloge d’un Imam,Pour le père de qui Jibrîl était  le serviteur ?Le savoir  de l’Imam (p)En nous penchant sur l’histoire de la vie de l’Imam (p) à la Médine, nous trouvons qu’il recevait les gens à la Mosquée pour les instruire et leur fournir des fatwas. Certains de ses compagnons ont compté les rapports qu’il a prononcés et ont trouvé qu’ils étaient au nombre de dix-huit mille rapports, dont la plupart étaient des réponses à des questions qui lui ont été posées dans les divers domaines de la science. Il se mettait dans un coin de la Mosquée et les autres savants occupaient d’autres coins. Mais chaque fois qu’ils se trouvaient dans l’incapacité de répondre à une question, ils le désignaient pour que les quêteurs aillent chercher les réponses auprès de lui.L’amour que les gens lui vouaientL’Imam ar-Ridâ (p) était la personnalité qui a donné à l’histoire de l’Islam un haut niveau sur les plans scientifique, gnoséologique, spirituel et relatif à la foi. Sur la route qu’il a conduit de  la Médine à Khorasan, les habitants des villes qu’il traversait profitaient de l’occasion et accourraient vers lui pour lui poser des questions et se renseigner auprès de lui. Il répondait, à la manière de ses pères et des Prophètes, et en se référant au Coran, pour insister sur la question de l’unicité de Dieu, sur l’importance de ne rien Lui associer, et de vivre sur la base de la sérénité de la foi en cette unicité, de sa profondeur et de la grandeur de l’engagement dans la voie de l’unicité de Dieu, le Très-Haut.Les Paroles de l’Imam (p) sont celles du Messager de Dieu (P)Les transmetteurs disent qu’en arrivant dans la ville de Merv, l’Imam (p) a vu les savants et tout le monde se rassembler autour de lui pour lui dire : “Parle à nous, ô Fils du Messager de Dieu !”. Ses paroles étaient centrées sur la nécessité de la foi en l’unicité de Dieu, car c’est cette foi qui authentifie l’engagement au service de l’Islam et qui rapproche l’homme de Dieu. Il s’est donc adressé aux gens du haut de sa monture et leur a dit: “Mon père Mûssâ Ibn Ja’far, qui le tient de son père Ja’far Ibn Muhammad, qui le tient de son père Muhammad Ibn ‘Alî, qui le tient de son père ‘Alî Ibn al-Hussein, qui le tient de son père al-Hussein Ibn ‘Alî, qui le tient de son père ‘Alî Ibn Abû Tâlib, qui, le tient du Messager de Dieu (P), qui le tient de Jibrîl, qui le tient de Dieu qui a dit : “L’expression “Il n’y a pas de Dieu si ce n’est Dieu” est Ma citadelle ; Celui qui entre dans Ma citadelle sera épargné de Mon châtiment’”.Un connaisseur de son époqueCertains des compagnons de l’Imam ar-Ridâ (p) ont transmis des rapports sur certaines de ses qualités qui montrent comment il représentait les bons caractères et les valeurs spirituelles de l’Islam. Ibrâhîm Ibn ‘Abbâs as-Sawlî a dit à ce propos : “Jamais ar-Ridâ (p) n’a été interrogé sur une question sans en connaître la réponse. Je n’ai jamais connu quelqu’un qui, comme lui, savait tout ce qui s’est déroulé depuis le début des temps jusqu’à son époque”. Il vivait à son époque. Il n’était pas séparé de l’étape dans laquelle il vivait. Il savait ce qui se passait à son époque, et il traitait toutes les questions qui s’y posaient. C’est une leçon que les savants devraient apprendre : Le savant qui vit à une époque devrait la connaître. Il devrait connaître les aspirations des gens de son époque, leurs raisons et leurs manières de penser. Et tout cela conformément à la parole du Prophète (P) qui dit : “Nous, les prophètes, nous avons eu l’ordre de parler aux gens selon leurs raisons”. Et as-Sawlî de poursuivre : “Al-Ma’mûn le testait en lui posant des questions sur toutes choses et chaque fois il répondait avec des extraits du Coran”. Il se référait donc au Noble Coran pour apprendre aux gens ce qu’ils devraient faire.Le confident du Coran L’Imam ar-Ridâ (p) récitait la totalité du Coran tous les trois jours. Il disait : “Si je voulais le réciter tout entier en moins de trois jours, je l’aurais pu. Mais je n’ai jamais lu un Verset sans y réfléchir, et sans réfléchir à la circonstance de sa révélation et au temps de sa révélation”. Le Noble Coran était pour lui sa culture. Il s’arrêtait devant chacun de ses Versets pour sonder son sens et sa signification, ce qu’il inspire, ses circonstances de révélation et le problème qu’il traite. C’est ce que nous devrions, nous-mêmes, apprendre, c’est-à-dire, la lecture du Coran afin de le comprendre et de savoir comment l’appliquer.La politesse de l’Imam (p)Dans un autre rapport, Abû al-‘Abbâs as-Sawlî dit : “Je n’ai jamais vu ni entendu parler de quelqu’un de meilleur que Abû al-Hassan ar-Ridâ. Il avait des conduites que n’avait personne d’autre. Il était le plus savant et le plus brillant. Al-Ma’mûn a rassemblé un grand nombre de savants de toutes les religions, et il leur a demandé de lui poser des questions. L’Imam (p) leur répondait et les confondait et ils ont tous reconnu leur propre faiblesse comparée à la supériorité de l’Imam dans tous ces domaines. Je ne l’ai jamais vu interrompre personne avant qu’elle n’eut  terminé sa parole. Il n’a jamais manqué de répondre positivement aux demandes qu’on lui faisait et qu’il pouvait réaliser. Il n’a jamais tendu ses pieds ni s’est allongé en  présence de ses compagnons. Il n’a jamais insulté un de ses serviteurs. (Il avait à cette époque des serviteurs et des esclaves. Il était doux avec eux, et nul ne dit qu’il aurait insulté l’un d’eux).  Je ne l’ai jamais vu cracher ou rire aux éclats. Son rire n’allait pas au-delà du sourire… Il se mettait à table avec ses serviteurs, et même avec le portier et le palefrenier. Il dormait peu pendant la nuit, et jeûnait pendant la journée et ne manquait jamais de jeûner trois jours par mois. Il disait que “ce jeûne est le jeûne éternel”. Il faisait, discrètement beaucoup de bien et discrètement il donnait l’aumône. Le plus souvent, il le faisait quand il fait nuit noire. Ne croyez pas celui qui prétend avoir vu quelqu’un qui lui ressemblerait”.Rajâ’ Ibn Abû ad-Dahhâk qui a accompagné l’Imam ar-Ridâ (p) dans son voyage de Médine à Merv le décrit en ses termes :” Je l’ai accompagné de Médine jusqu’à Merv et je n’ai vu un homme plus pieux que lui ; ni un homme qui, plus que lui, évoque Dieu pendant tout son temps ; ni un homme qui, plus que lui, a peur de Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire. Dès mon arrivée chez al-Ma’mûn, il m’a interrogé sur ce qu’il faisait lors du voyage. Je l’ai mis au courant de ce que je l’avais vu faire des ses jours et de ses nuits, lors de ses temps de repos et lors de ses haltes, et al-Ma’mûn m’a dit : “Oui, ô Ibn Abû ad-Dahhâk ! Il est les meilleur parmi les habitants de la terre, le plus savant et le plus pieux”.La modestie de l’Imam (p) Dans son livre, “al-Kâfî”, al-Kulaynî rapporte d’un homme de Balkh qui dit : ”Je me trouvais avec l’Imam ar-Ridâ lors de son voyage au Khorasan. Il a un jour demandé qu’on lui donnât à manger ; mais avant de commencer, il a réuni autour de sa table tous ses serviteurs noirs et blancs. Je lui ai dit alors : ‘Que je sois sacrifié pour toi, pourquoi ne laisses-tu pas ceux-là manger seuls autour d’une table à eux ? Il m’a répondu -que la paix soit sur lui : ‘Le Seigneur est un, la mère est une, le père est un, mais la rétribution sera distribuée selon les actions’”.‘Alî Ibn Shu’ayb a dit : “Je suis entré chez Abû al-Hassan, ‘Alî Ibn Mûssâ ar-Ridâ (p) qui m’a dit : ‘ O ‘Alî, qui, parmi les gens mène au mieux sa vie ?’. Sire, ai-je répondu, tu le sais mieux que moi. Alors il m’a dit : ‘Il est celui qui, en vivant, fait améliorer les conditions de vie des autres’. O ‘Alî, qui est, parmi les gens, qui mène au pire sa vie ?’. Tu le sais mieux que moi, ai-je répondu. Alors il m’a dit : ‘Il est celui qui, en vivant, ne fait pas améliorer la vie des autres”.L’Imam ar-Ridâ (p) : Hadîths choisisL’Imam ar-Ridâ (p) a dit : “L’ami de chacun est sa raison, son ennemi est son ignorance”, car c’est grâce à la raison que l’homme distingue le beau du laid, et l’ignorant porte atteinte à soi-même avant de porter atteinte aux autres. L’Imam (p) a dit aussi : “Se comporter avec douceur avec les gens est la moitié de la raison”. Et aussi : “La piété ce n’est pas la pratique excessive du jeûne et de la prière. Elle est le fait de réfléchir souvent à l’entreprise de Dieu”. La piété doit donc siéger dans la raison de l’homme : Tant qu’il connaît mieux son Seigneur, il se rapproche davantage de Dieu, le Très-Haut. Et : “Que tu aides le faible vaut mieux que de lui donner l’aumône”.L’Imam ar-Ridâ (p) a rempli le monde musulman. Il voulait voir les gens élever le niveau de leur savoir et de leur conscience,   vivre pour davantage connaître Dieu, pour davantage se rapprocher de Lui et  Lui être fidèles. Voilà ce qu’était la conduite des Imams appartenant aux Gens de la Maison (p) que Dieu a destinés à agir pour promouvoir le niveau des gens.Que la paix soit sur l’Imam ar-Ridâ, le jour où il est né, le jour où il est passé auprès de son Seigneur et le Jour où, vivant, il sera ressuscité.

https://fr.al-shia.org/biographie-de-limam-ali-al-ridhap/

La Biographie de l`Imam Moussa al-Kazim (AS)

Le septième Imam est Moussâ al-Kâzim, fils de Ja’far. Sa mère est Hamida al-Mussaffat. L’Imam est né à Abwa (entre la Mecque et Médine), le dimanche 7 Cafar de l’an 128 A.H.

Il mourut en prison, empoisonné par le Calife Haroun Rachid, le 25 Rajab 183 A.H., après avoir passé 14 ans d’emprisonnement pendant lesquels il a subi d’indicibles souffrances et oppressions. Ses funérailles furent conduites par son fils Ali Ridha. Il fut inhumé à Kazimayn au Sud de Bagdad où se trouve son mausolée aujourd’hui.

Il fut le plus grand érudit de son temps. Il fut également le meilleur, le plus généreux, le plus courageux, le plus aimable et le plus correct de son temps. Sa grandeur était connue de tous. Son savoir fut inégalable, son engouement pour l’adoration ne saurait être dépassé. C’est parce qu’il contenait toujours sa colère qu’il fut surnommé « al-Kâzim » (celui qui contient sa colère). Pour son intégrité, on le surnomma également « al-‘Abdu Câlih » (le bon serviteur d’Allah).

Ses connaissances furent révélées en diverses occasions, et elles éblouirent les gens. Son dialogue avec Buraiha est bien connu. A la suite de ce dialogue l’Imam convainquit en effet son interlocuteur chrétien de se convertir à l’Islam.

Un jour, un homme dans le besoin mendia cent dinars de l’Imam. Celui-ci lui posa quelques questions pour sonder ses connaissances religieuses et lui donna deux mille dirhams.

L’Imam avait une belle voix en récitant le Coran. On rapporte qu’il restait quatre heures debout pour accomplir des actes cultuels, et qu’il récitait le Coran et se prosternait pendant longtemps. Il pleurait souvent par amour d’Allah. Il mourut alors qu’il était en prosternation.

Le calife Haroun convoqua l’imam un jour et lui tena ce discours : « pourquoi vous a-t-on préféré sur nous alors que nous sommes les descendants d’Al ‘Abbas l’oncle du prophète et que vous aussi vous êtes les descendants d’Abu Tâlib l’oncle du Prophète (P) » ?

L’imam (P) répondit : « Nous sommes plus proches du Prophète (p) car Abu Talib et ‘Abdullah sont de même père et mère tandis qu’Al ‘Abbas n’était leur frère que du côté du père ».

Haroun lui posa une autre question : « pourquoi vous appelle t on les enfants du messager alors que vous les enfants d’’Ali (P) » ?

L’imam répondit : « si le messager était ressuscité pouvez vous le marier avec l’une de vos filles » ?

Haroun : « cela serait une source d’orgueil pour moi devant arabes et non arabes ».

L’imam : « Quant à nous il lui est interdit de demander nos filles en mariage car il nous a mis au monde et pas vous »

Un jour, Abou Hamza, voyant l’Imam al-Kâzim en train de travailler dans son jardin alors que la sueur perlait de sa tête jusqu’à ses pieds, lui demanda où étaient ses serviteurs. L’Imam lui répondit qu’il y avait quelqu’un de meilleur que l’Imam et son père, qui travaillait lui-même de ses propres mains. Lorsque Abu Hamza lui demanda qui était cet homme, l’Imam répondit que c’était le Prophète d’Allah, Mohammad (P), ainsi que Amir Al-Mouminin ‘Ali (P), et que tous ses ancêtres travaillaient de leurs propres mains. Tel fut donc la Sunna (la Tradition) des Prophètes, des Délégués d’Allah et des gens droits.

https://www.sibtayn.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=22&Itemid=242

Biographie de l’Imam Jaafar Sadique (p)

I- Naissance et Enfance

Naissance

L’Imam Jaâfar Al Sâdeq (psl) naquit le 17 Rabi’ premier de l’année 80 Hijra à Médine. Son père est l’Imam Al Bâqer (psl), sa mère est Ommou Farouah, fille d’Al Kâzem Ibn Mohamed Ibn Abou Bakr (le premier calife).

L’Imam Al Sâdeq (psl) dit à propos de sa mère : « Ma mère fut de celles qui avaient cru en Dieu et l’avaient craint comme il se doit, et avaient fait preuve de bienfaisance, et Dieu aime bien les bienfaisants. »

L’Imam Al Sâdeq (psl) vécut avec son grand-père l’Imam Al Sajâd (psl) 15 ans et avec son père l’Imam Al Bâqer (psl) 34 ans.

II avait été surnommé de plusieurs qualificatifs qui avaient dénoté tous des côtés différents de sa perfection, tels que : le pur, le digne, le patient, etc. Le plus célèbre de ces surnoms était Al Sâdeq qui signifie celui qui ne ment jamais.

L’ère de l’Imam (psl)

L’Imam Al Sâdeq (psl) assista aux quarante dernières années du pouvoir de Bèni Omeyyeh et aux vingt premières années de celui de Bèni El Âbbess : Il était témoin de l’une des plus ignobles duperies de l’histoire des musulmans, en l’occurrence, l’usurpation du pouvoir par les Abbassides au nom d’Ahlul Bayt (pse) !

Les racines de la révolution Abbasside : Après la mort de Mohammed Ibn Al Hanafieh, fils de l’Imam Ali (psl) ; son fils Abou Hachem décida de créer une organisation secrète pour préparer le terrain à une révolution générale contre les omeyyades et pour venger les sangs des martyrs de Achoura’.

L’ouvre d’Abou Hachem était totalement secrète et particulièrement efficace : Au bout de quelques années, il réussit à recruter des militants partout dans le califat et plus particulièrement dans la région de Khoracèn.

Tous les sympathisants d’Abou Hachem croyaient ouvrer pour l’avènement d’un pouvoir d’Ahlul Bayt (pse), et au bout de quelque temps, leur nombre s’accrut de telle sorte qu’ils pouvaient organiser des milices bien entraînées et fortement équipées.

Jusqu’à son décès, Abou Hachem n’avait pas eu de contacts spéciaux avec ses cousins les Abbassides (Bèni El Âbbess) ; mais la volonté de Dieu voulut que son décès soit à leur demeure à El Hamimeh ; et ne voyant personne de ses disciples près de lui, il laissa son testament à son cousin Ali Ibn Abdoullah Ibn El Âbbess.

Le plus grave dans cette affaire c’est que le testament d’Abou Hachem comprenait tout l’organigramme de l’organisation secrète et une recommandation à l’exécuteur testamentaire de continuer l’ouvre révolutionnaire jusqu’à l’établissement du pouvoir de Ahlul Bayt (pse) et ce en appelant les musulmans à obéir au « plus acceptable de la famille de Mohammed (pslp). »

Toute la légitimité de l’ouvre secrète d’Abou Hachem reposait bien sur ce concept :

« l’acceptable » de la famille du prophète (pslp). Et tout le monde pouvait imaginer cet « accable » comme il le souhaitait !

Les fils de Ali Ibn Abdoullah Ibn El Âbbess continuèrent le développement de l’œuvré d’Abou Hachem. Et lorsque les sympathisants de Khoracèn furent assez nombreux pour déclarer l’insurrection, le commandant général des milices de Khoracèn de la part de l’organisation secrète, Abou Mouslem El Khoracèni, commença une campagne d’épuration impitoyable contre toute trace du pouvoir omeyyade.

Abou Mouslem El Khoracèni était un homme particulièrement efficace, et son comportement dur ainsi que son scrupule lui avaient facilité des victoires éclatantes sur les Omeyyades.

Toute la révolution d’Abou Mouslem El Khoracèni fut sous la barrière de la vengeance des sangs d’Ahlul Bayt (pse) ! Et chaque fois qu’on lui demandait à qui il va livrer le pouvoir après son succès, il répondait toujours : à Al Reda de Ahlul Bayt, qui signifie l’homme « acceptable » parmi Ahlul Bayt !

La trahison des Abbassides : Quand l’armée des Khoracèniens arriva à l’Iraq et conquérait la Koufa, les populations musulmanes s’attendaient à voir apparaître l’Imam de Ahlul Bayt pour prendre la direction du nouvel état. Mais elles furent surprises de voir Abou El Âbbess, fils de Ali Ibn Abdoullah Ibn El Âbbess, faire un discours solennel dans lequel il se déclara être l’homme accepté par Ahlul Bayt !

Tout cela s’était passé à l’époque où l’Imam Al Sâdeq (psl) était la personnalité la plus connue et la plus aimée par les musulmans, et personne ne se doutait qu’il était l’unique homme vraiment acceptable parmi tous les Ahlul Bayt (pse).

La trahison des Abbassides était donc démasquée. Mais ils étaient si forts et si puissants et l’armée des Khoracèniens leur étaient si fidèles que personne n’avait osé s’opposer à leur pouvoir. Et surtout, parce qu’ils étaient encore en train de combattre les derniers bastions du pouvoir Omeyyade dont tous les musulmans espéraient l’anéantissement total !

La position de l’Imam Al Sâdeq (psi) : Devant l’imposture de ses cousins Abbassides, l’Imam Al Sâdeq (psl) choisit une politique d’opposition pacifique qui consiste à ne jamais légitimer l’usurpation d’une part, et à se consacrer à la grande mission culturelle que son père l’Imam Al Bâqer (psl) avait déjà inauguré : le développement de la Grande académie islamique pour faire face à toutes les attaques venant des autres cultures non islamiques, aux déviations et aux falsifications «dés hérétiques» des charlatans et des faux savants.

Le pouvoir Abbasside, à ses débuts, n’avait ni la force ni le temps de gêner l’ouvre de l’Imam Al Sâdeq (psl) qui eut ainsi une bonne occasion pour exécuter sa grande mission culturelle.

II- Sa Vie

Témoignages sur sa morale

Zeyd, fils de l’Imam Al Sajâd (psl), était un grand révolutionnaire qui avait commandé une grande insurrection contre le despotisme en préférant rejoindre les rangs des martyrs de Ahlul Bayt (pse). Et bien qu’il ait choisi une ligne d’action différente de celle de l’Imam Al Sâdeq (psl), il nous laissa un précieux témoignage qui enlève tout doute en sa loyauté envers Ahlul Bayt (pse).

En effet, il dit : « Pour chaque temps, il existe un homme issu de Ahlul Bayt qui est l’argument de Dieu sur ses créatures ! Est-il que l’argument de notre temps est mon neveu Jaâfar Ibn Mohammed : quiconque le suit ne s’égare jamais et quiconque s’oppose à lui n’aboutit jamais à la bonne voie ! »

Malek Ibn Anas, le fondateur de l’école malékite du fiqh (science des prescriptions légales islamiques) dit : « Par Dieu, je n’ai jamais vu de meilleur que Jaâfar Ibn Mohammed : son désintéressement des biens de la vie, sa piété, sa dévotion et sa pratique du culte sont inégalables ! Et lorsque j’allais chez lui, il m’accueillait bien et se consacrait à moi. »

Abou Hanifeh, le fondateur de l’école hanafite du fiqh avait eu aussi l’honneur d’être disciple de l’Imam pendant deux ans et il disait toujours : « Si ce n’étaient ces deux années, je me serais perdu ! »

L’un des compagnons de l’Imam Al Sâdeq (psl) raconta qu’il avait accompagné l’Imam une fois de sa demeure vers le marché. L’Imam montait alors un âne et lorsqu’il arriva près du marché, il descendit à pieds puis s’agenouilla pour faire une très longue prosternation et ensuite se leva sur pieds.

Le compagnon demanda à l’Imam la cause de son geste et il répondit : « Lorsque je me suis rappelé la grâce de Dieu qui me comble, je Lui ai fait cette prosternation de reconnaissance et de remerciement. »

Un autre compagnon de l’Imam nous relate qu’il l’avait un jour vu dans son champ vêtu d’un drap rude et tenant une pelle à sa main.

L’homme ajouta : « Je lui ai alors dis : « Que je sois sacrifié pour vous ! Donnez-moi cette pelle pour que je fasse ce travail pour vous ! »

Il me répondit alors : « J’aime bien que l’homme peine sous le soleil à la recherche de la provision de sa vie ». »

Un jour, l’Imam Al Sâdeq (psl) envoya son serviteur pour lui rapporter une chose mais il s’attarda beaucoup et l’Imam sortit à sa recherche.

L’Imam trouva son serviteur endormi au bord de la rue, il s’assit près de sa tête, prit un éventail et commença à ventiler l’air pour lui !

Lorsque le serviteur s’éveilla, l’Imam lui reprocha sa négligence tout doucement et juste en disant : « Tu dors à la fois la nuit et le jour ! La nuit est pour toi mais le jour est à nous ! »

L’Imam loua un jour les services de quelques ouvriers, et dès qu’ils finirent leur travail, il s’adressa à son valet Moê’teb et lui dit : « Donne leur leurs rémunérations avant même que leur sueur ne sèche ! »

La bienfaisance anonyme

L’Imam Al Sâdeq (psl), tout comme son père, son grand-père et ses arrières grand-père, tenait bien à garder vivace la généreuse coutume d’approvisionnement anonyme et nocturne des besogneux de la Médine.

A l’époque de l’Imam Al Sâdeq (psl), l’état économique général des musulmans avait connu un développement remarquable. Ainsi, le niveau de vie de tous les musulmans était relativement plus élevé que celui des générations passées.

L’Imam Al Sâdeq (psl) tenait bien à faire de son approvisionnement nocturne, non seulement un secours vital ou une aide primordiale, mais aussi une élévation considérable du niveau de vie de ces protégés besogneux pour qu’ils puissent jouir d’un bien être social proche de celui des couches moyennes.

Ainsi, chaque nuit, l’Imam Al Sâdeq (psl) remplissait une grande besace de pain et de viande et portait de grandes sommes d’argent pour distribuer tout cela entre les familles démunies de la Médine.

Bien entendu, l’Imam Al Sâdeq (psl) faisait tout cela en gardant absolument l’anonymat et ce n’était qu’après son martyre que ces familles sentirent sa présence et surent qui était leur bienfaiteur nocturne.

L’Imam (psl) et Sofièn Eththèouri

Sofièn était un savant musulman de grande renommée. Sa réputation revient sans doute à la fois au fait qu’il était un faqih déducteur des prescriptions légales, à son ascétisme et à son éloignement des jouissances de la vie.

Une fois, passant par la sainte mosquée de la Mecque, il vit l’Imam Al Sâdeq (psl) portant des vêtements de valeur et crut alors saisir une occasion unique pour l’en blâmer !

Sofièn s’approcha de l’Imam (psl) et lui dit : « Ô, fils du messager de Dieu ! Par Dieu,  ceci n’est ni l’habillement du messager de Dieu, ni celui de Ali Ibn Abou Taleb ou quiconque de vos ancêtres ! »

L’Imam dit alors : « Le messager de Dieu (pslp) vivait dans une époque de misère alors que nous sommes dans une époque de prospérité et les plus pieux sont plus dignes de jouir des grâces de Dieu ! »

Dis : « Qui a interdit l’ornementation que Dieu fait sortir pour ses adorateurs et les bonnes provisions… » [Coran, S.6 : V.32]

Est-il que nous sommes les plus dignes de ceux qui reçoivent ce que Dieu a donné. »

Puis, l’Imam (psl) montra à Sofièn ce qu’il portait sous les vêtements de valeur : c’était un habit rude que seul un anachorète coupé du monde pouvait supporter !

Montrant ses vêtements extérieurs, l’Imam dit à Sofièn : « Ô Thèouri ! Je porte ceci pour les gens, mais l’autre c’est pour moi ! »

Nous n’allons pas chercher à analyser cette petite histoire ni même à en chercher la morale comme cela se doit, nous avons laissé tout cela pour une étude plus profonde qui sera l’objet, par l’aide de Dieu, de vos prochaines lectures, mais disons ici tout simplement que l’Imam Al Sâdeq (psl) voulut donner une leçon à tous les musulmans tentés de chercher de plaire à la fois à Dieu et à Ses adorateurs, tombant ainsi dans l’ostentation interdite !

En effet, être désintéressé de la vie basse peut élever le musulman à des rangs bien privilégiés auprès de Dieu mais à une condition : qu’il ne cherche jamais à plaire aux gens en manifestant à eux ce désintéressement !

Ainsi, la meilleure aumône c’est l’aumône anonyme.

Le meilleur désintéressement des biens de la vie, c’est le désintéressement invisible et qui n’attire pas l’attention !

Mais Sofièn Eththèouri, loin comme il était de la ligne d’Ahlul Bayt, pouvait-il saisir cette vérité avant qu’elle ne lui soit révélée par l’Imam Al Sâdeq (psl) ? Non !

L’Imam (psl) et le commerce

Contre le monopole :

Remarquant que ses charges familiales étaient devenues relativement lourdes, l’Imam Al Sâdeq (psl) convoqua un jour son serviteur Mouçadef et lui donna mille dinars pour aller faire du commerce en Égypte.

Mouçadef acheta des vivres pour aller les vendre en Égypte et partit avec une grande caravane commerciale.

Sur la route de l’Égypte, une autre caravane égyptienne les rencontra, ils leur demandèrent quel était l’état du marché pour les vivres qu’ils emportaient et ils apprirent que l’Égypte connaissait alors une pénurie totale de ces biens !

Mouçadef se mit alors d’accord avec les autres commerçants de la caravane à imposer des prix exorbitants pour leurs marchandises. Et lorsqu’ils arrivèrent en Égypte, ils vendirent leurs marchandises avec un bénéfice de 100%, puis ils revinrent à la Médine.

Mouçadef entra chez l’Imam (psl) en portant dans ses mains deux bourses et lui dit : « Mon maître ! Voici votre capital et voici ses bénéfices ! »

L’Imam s’exclama alors : « C’est un grand bénéfice ! Comment l’as-tu réalisé ? »

Mouçadef lui raconta le récit de son voyage et des prix exorbitants qu’il avait fixés par l’intermédiaire de sa coalition avec les autres commerçants.

L’Imam Al Sâdeq (psl) dit alors :

 « Pureté à Dieu ! Vous vous coalisez contre des musulmans ! Et vous imposez un prix de monopole pour réaliser un bénéfice d’un dinar pour chaque dinar !? »

Puis il prit le sac du capital : « …c’est ça notre argent ! Et nous n’avons nullement envie de prendre son bénéfice ! »

Puis il ajouta : « Ô Mouçadef ! La confrontation des sabres est beaucoup plus facile que la recherche du licite. »

Contre la spéculation : L’Imam Al Sâdeq (psl) était contre toute sorte d’enrichissement aux dépens des autres. Et depuis que l’homme avait connu le commerce, la spéculation et le monopole étaient les voies les plus faciles d’enrichissement illicite. Et l’Imam Al Sâdeq (psl) ne cachait jamais son hostilité à ces deux vices économiques.

Il dit que dans l’année de bonne récolte, il est permis de garder la marchandise seulement 40 jours : c’est la limite de la spéculation en temps de profusion et d’abondance, et il ajouta (psl) qu’en temps de crise et de pénurie, la spéculation ne doit en aucun cas dépasser trois jours et quiconque excéderait ces deux délai, serait maudit par Dieu. »

La Médine fut frappée une fois par une sécheresse qui entraîna une pénurie générale des vivres, l’Imam Al Sâdeq (psl) demanda alors à son serviteur Moê’teb : A combien estimait-il leur provision de blé ?

Moê’teb répondit qu’il y avait un stock qui suffirait pour des mois. L’Imam, alors, lui demanda de porter tout le stock au marché et de le vendre, pour en suite acheter les provisions jour pour jour !

Des leçons d’assistance sociale

L’Imam Al Sâdeq (psl) était toujours au service de sa communauté. En ce qui concerne l’assistance à des personnes en crise ou dans le besoin, il ne faisait pas de différence entre ses sympathisants et ceux qui ignorent son droit et son rang.

Dans ce qui suit, nous allons voir quelques échantillons de l’assistance sociale que l’Imam (psl) assurait aux musulmans en leur donnant de véritables leçons de prédication et de bienfaisance.

La meilleure aumône : Un pauvre vint un jour chez l’Imam Al Sâdeq (psl) sollicitant une aide. L’Imam demanda à son serviteur combien y avait-il dans le coffre ? Il répondit qu’il y avait 400 dirhams. L’Imam ordonna de les donner toutes à ce pauvre qui s’en alla tout content.

Quelques instants après, l’Imam envoya son serviteur à la recherche de cet homme. Celui-ci, inquiet, dit à l’Imam : « J’avais sollicité ton aide et tu m’as aidé ! Alors que veux-tu maintenant ? »

Totalement indifférent de l’impertinence de ce pauvre ignorant, l’Imam lui dit : « Le messager de Dieu (pslp) avait dit : « La meilleure aumône est celle qui assure la richesse. » Et nous, ne t’avons pas garanti cela, alors, prends cette bague, elle vaut dix mille dirhams. Si tu tombes une autrefois dans le besoin, tu peux la vendre contre cette valeur ! »

Au secours des non sympathisants : Les musulmans pauvres et démunis, même lorsqu’ils ne connaissaient pas le rang de l’Imam (psl) bénéficiaient tous de sa bienfaisance et de son assistance.

Nous avons déjà parlé des tournées d’approvisionnement nocturnes que l’Imam Al Sâdeq (psl) faisait et nous voulons ici préciser un point qui nous a été révélé par l’un des sympathisants de l’Imam, Moâlla Ibn Khouneys, dont on peut résumer le témoignage comme suit : Par une nuit pluvieuse et sombre, Moâlla passa par l’une des ruelles de la Médine et vit l’Imam Al Sâdeq (psi) transportant des vivres et il voulut savoir vers qui il se dirigeait… En fin de compte, il apprit qu’il distribuait ces provisions à des mesquins et lorsqu’il demanda à l’Imam s’ils étaient de ses sympathisants, il répondit que non !

Histoire d’une mère chrétienne : Un jeune chrétien se convertit à l’Islam et vint auprès de l’Imam Al Sâdeq (psl) pour savoir comment devrait-il procéder avec ses parents chrétiens, et surtout avec sa mère aveugle.

L’Imam insista pour que le jeune converti suive le meilleur comportement possible avec sa mère. Et le jeune sortit de chez lui convaincu. Depuis ce jour, son comportement avec sa famille devint exemplaire et sa mère s’en étonna fortement.

Elle lui demanda un jour quelle avait été la raison de son revirement, il lui dit qu’il se comporte avec elle, maintenant qu’il a quitté sa religion, mieux que lorsqu’il le faisait quand il avait la même religion que sa famille !

Le jeune raconta à sa mère les recommandations de l’Imam Al Sâdeq (psl). La mère comprit que cette religion ne peut qu’être la religion de Dieu et la seule religion authentique ! Elle demanda à son fils de lui présenter les principes de l’Islam… Enfin, elle les accepta tous et se convertit à l’Islam.

Le bon exemple en temps de crise : Lors d’une année de famine, le blé se fit très rare à la Médine et la plupart de la population était obligée de le mélanger avec de l’orge pour fabriquer du pain.

Bien que l’Imam Al Sâdeq (psl), du fruit de son propre travail, puisse se procurer facilement du blé, il ordonna à son serviteur de mélanger le blé et l’orge et de préparer le même type de pain dont les déshérités de la Médine pouvaient se procurer.

Est-il que le bon exemple vaut mieux que des milliers de discours et d’exhortations. Et l’histoire nous a rapporté que les Imams de Ahlul Bayt étaient toujours le meilleur exemple pour tout ce qu’ils prônaient de comportement et de conduite islamique.

L’arme de l’invocation au service des opprimés : Bachchar Elmokari rendit visite à l’Imam Al Sâdeq (psl) et lorsqu’il entra chez lui, l’Imam lui présenta un plat de dattes duquel il était en train de manger.

Bachchar dit alors qu’il eut vu une scène dans la rue qui lui coupa tout appétit. L’Imam lui demanda des explications. II lui raconta qu’il avait vu un policier en train de frapper une femme en l’emmenant vers la prison, alors qu’elle criait : « Je demande aide et secours de Dieu et de Son messager. »

Bachchar ajouta ensuite que lorsqu’il avait demandé auprès des passants la cause de cette scène, ils lui avaient répondu que cette femme, en marchant sur la route, trébucha et involontairement, elle s’écria : « Ô Fatima Zahra’ ! Que Dieu maudisse tes prévaricateurs. »

Lorsque l’Imam Al Sâdeq (psl) entendit ces propos, il fondit en larmes et sortit aussitôt vers la mosquée où il pria pour la femme en invoquant Dieu pour qu’Il lui vînt en aide.

Ce n’était que quelques temps et la femme fut libérée. Et l’Imam lui envoya alors une bourse contenant sept dinars, ce qui représentait pour elle une fortune.

Son œuvre académique

Dans l’opuscule précédent de cette série, nous avons vu comment l’Imam Al Bâqer (psl) avait fondé une véritable académie islamique à la grande mosquée de la Médine.

Après le martyre de l’Imam Al Bâqer (psl), son fils et héritier de sa science l’Imam Al Sâdeq (psl) continua sa grande ouvre et c’est ainsi que cette grande académie islamique connut son âge d’or à la fin de l’ère omeyyade et au début de l’ère Abbasside.

Le changement politique et l’instabilité du pouvoir qui le précéda puis lui succéda, offrirent à l’Imam Al Sâdeq (psl) une occasion pour promouvoir librement son œuvre scientifique et académique.

Il put ainsi assurer la promotion de plus de quatre mille savants de grande renommée, et dans les différentes disciplines du savoir : le fiqh, la science des doctrines, la théologie spéciale, les sciences naturelles chimiques et autres, et même la médecine et l’anatomie.

Jabir Ibn Hayyan était l’un des plus célèbres disciples de l’Imam Al Sâdeq (psl) et il eut l’honneur d’avoir rédigé près de 500 opuscules dictés tous par son professeur. Tous les écrits d’Ibn Hayyan commençaient par : mon maître Jaâfar Al Sâdeq (psl) m’avait dit que…

Notons enfin que Jabir Ibn Hayyan, bien qu’il était devenu chimiste de renommée internationale, était un véritable encyclopédiste. Et ses œuvres sont «véritables témoignages sur la réussite de l’académie islamique que les Imams de Ahlul Bayt (pse) avaient créée et consolidée malgré les conditions dans lesquelles ils étaient astreints à vivre.

L’Imam (psl) contre l’hérésie

A l’époque de l’Imam Al Sâdeq (psl) les hérétiques qui étaient pour la plupart des athées se furent très nombreux et certains d’entre eux étaient particulièrement dangereux et ne cachaient point leurs idées.

Ce phénomène était tellement fort et le courant des hérétiques était si puissant que certains d’entre eux s’étaient mis d’accord, sous l’ombre de la Kaaba elle même, de rédiger un livre opposable au saint Coran, et se fixèrent un rendez-vous l’année d’après et dans le même lieu saint !

Les historiens nous racontent que leurs efforts s’étaient révélés vains et qu’ils n’avaient rien pu écrire le long de toute l’année.

Ils étaient pourtant quatre des plus connaisseurs des secrets de la littérature arabe et, alors qu’ils s’étaient rendus compte qu’ils étaient totalement impuissants de rédiger un seul verset comme le saint Coran, l’Imam Jaâfar Al Sâdeq (psl) passant par le lieu, s’adressa à eux par ce saint verset coranique : « Certes ! Est-il que les humains et les invisibles (jins) s’accordent pour apporter du semblable à ce Coran, ils n’y arriveront jamais même s’ils étaient parfaitement unis. »

Al Moufadhal Ibn Omar était l’un des sympathisants de l’Imam Al Sâdeq (psl). II lui rendit un jour visite se plaignant d’un hérétique appelé Abdoul Kèrim Ibn Abil âoujè’e, qui, disait-il, faisait des ravages parmi les musulmans.

L’Imam Al Sâdeq (psl) dicta à Al Moufadhal un livre dans lequel il démontra la nécessité logique de l’existence d’un seul Dieu Créateur en partant des observations empiriques que tout homme connaissant les sciences anatomiques et physiologiques de l’époque pourrait faire lui-même.

Ce livre existe jusqu’à nos jours et s’appelle « Tèouhid Al Moufadhal ». Ce qui attire l’attention dans ce livre c’est sa méthodologie.

En effet, pour la première fois, les musulmans se voient clairement et systématiquement appelés à la constatation et à l’observation scientifique empirique et à contempler les signes de Dieu en eux-mêmes !

C’est une véritable réhabilitation de la pensée islamique authentique qui repose sur l’exploitation de tout ce qui peut être intelligible : les règles de la logique et l’observation empirique.

Les musulmans avaient beaucoup besoin d’un tel geste dans une époque où les citeurs des hadiths se faisaient beaucoup plus nombreux que les penseurs et les savants logiciens !

L’école Jafarite

L’école d’Ahlul Bayt (pse) se propagea partout dans le monde islamique et à l’époque de l’Imam Al Sâdeq (psl), elle devint la principale école de pensée et de jurisprudence islamiques.

Les adeptes de Ahlul Bayt, communément appelés chiites (chiâh) furent, à cette époque, appelés : jafarite. Cette dénomination n’était pas sans fondement puisque la personnalité de l’Imam Al Sâdeq (psl) était si forte et si dominante dans tous les milieux scientifiques de l’époque que certains opposants ou du moins non sympathisants de la ligne d’Ahlul Bayt n’osaient plus manifester leur opposition à lui !

Et c’est ainsi que si les chiites, pour eux, restent toujours intolérables, le jafarite ne l’est quand même pas !

En réalité, tous les savants et les hommes de science et de la politique savaient bien qu’il n’y avait aucune différence entre Chiite et jafarite et que les révoltés et insurgés se proclamant de Chiisme et de Ahlul Bayt, et n’ayant aucun lien avec les Imams d’Ahlul Bayt n’étaient que des imposteurs. Mais jusqu’à nos jours, plusieurs musulmans préfèrent faire cette distinction et dans plusieurs pays, on accepte bien le jafarite comme étant un bon musulman alors qu’on regarde encore le Chiite avec de lourds préjugés que les ennemis de l’Islam ne cessent de propager et raviver.

L’école jafarite, n’est autre que celle de tous les Imams de Ahlul Bayt. C’est l’école de leur arrière grand-père, le messager de Dieu (pslp) : c’est l’Islam authentique et toutes les autres écoles sont d’autant moins légitimes qu’elles sont plus lointaines de cette ligne pure tracée par le prophète lui même dans la khotba de l’adieu lorsqu’il dit : « J’ai laissé parmi vous les deux poids : le livre de Dieu et ma progéniture, tant que vous y teniez, vous ne vous égarerez jamais ! »

Nous avons vu dans les opuscules précédents comment les chefs des musulmans avaient préféré s’aventurer loin de la légitimité de Ahlul Bayt (pse) et nous avons vu comment cette déviation avait été fatale et avait coûté à la communauté musulmane d’être gouvernée par des despotes sanguinaires et injustes, et de subir une injustice sociale qui ne fait que s’approfondir au fil des années.

Si l’école jafarite n’avait pas pu se propager librement c’est qu’elle a été toujours combattue par tous les califes despotes et leurs gouverneurs ; alors que les autres écoles, moins importantes et parfois totalement inconnues devinrent des doctrines officielles du pouvoir et par là se virent propager parfois par la force ainsi que par la contrainte. Cela peut expliquer que, de nos jours, l’école jafarite ne représente même pas 20% de toute la communauté musulmane alors que le reste est divisé entre plus d’une dizaine d’autres écoles qui étaient toutes déclarées comme officielles par l’un ou l’autre des pouvoirs dans des étapes différentes de l’histoire de l’Islam.

Face à El Mansour

Après la mort du premier calife Abbasside Abou El Âbbess, son frère El Mansour prit le pouvoir qui était encore fragile.

Ce calife peut être considéré comme le véritable fondateur de la dynastie Abbasside, et il était si malin que certains le considéraient comme l’équivalent de Muawiya.

En réalité, l’analogie entre les deux personnes n’est pas fausse et lorsqu’il s’agit du machiavélisme, la balance penche du côté d’El Mansour !

En effet, ce tyran n’était même pas reconnaissant à ceux qui étaient les fondateurs de son pouvoir ! Il exécuta même son chef des armées Abou Mouslem El Khoracèni.

Cette phase du pouvoir Abbasside connut plusieurs révolutions des Âlaouis (descendants de l’Imam Ali (psl) dont les plus importantes étaient celles des deux petits fils de l’Imam Al Hassan (psl) : Mohammed et Ibrahim qui furent tous les deux massacrés comme l’Imam Hussein (psl).

L’Imam Al Sâdeq (psl) savait bien que seul un politicien professionnel, sans scrupule et ne connaissant aucune limite religieuse pouvait être accepté par les musulmans ! Et il n’avait pas besoin d’une nouvelle expérience pour démontrer à tous ses fidèles qu’il fallait suivre la voie de son père et de son grand-père : éviter les luttes de pouvoir sans aucunement légitimer un pouvoir injuste.

C’est ainsi donc que l’Imam Al Sâdeq (psl) préféra demeurer loin du centre du pouvoir Abbasside et évita même de rencontrer le calife El Mansour qui, vraisemblablement, s’en senti offensé. Il convoqua alors l’Imam et lui dit : « Pourquoi tu ne nous visites pas comme le font tous les gens. »

L’Imam alors répondit : « Dans cette vie basse, nous n’avons rien sur lequel nous puissions avoir peur de toi ! En outre, tu n’as rien de ce qui concerne la vie dernière et que nous puissions solliciter de toi ! Par ailleurs, tu n’es ni dans une grâce pour que nous t’en félicitions ni dans un malheur pour que nous te présentions nos condoléances ! »

El Mansour dit alors malicieusement : « Tu nous accompagnes pour que tu nous conseilles ! »

L’Imam répondit : « Quiconque aurait aimé cette vie basse ne t’aurait pas conseillé et quiconque aurait aimé la vie dernière ne t’aurait pas accompagné ! »

El Mansour décida alors d’organiser une campagne de dénigrement contre l’Imam Al Sâdeq (psi) et ses ancêtres et il ordonna à son gouverneur de la Médine de saisir toute occasion favorable pour calomnier l’Imam et rabaisser le rang de son ancêtre le commandeur des croyants.

Une fois, le gouverneur de la Médine monta la tribune de la mosquée et fit un discours diffamatoire contre le commandeur des croyants (psl) et de sa progéniture purifiée.

Dès qu’il termina ses propos ignobles, l’Imam Al Sâdeq (psl) se mit debout et dit : « Est-il que ce que tu as dit du bien à propos de tes souverains revient plutôt à nous ! Alors que tout ce que tu as dit de mal s’accorde plutôt avec ton souverain. »

Puis il se retourna vers la masse des musulmans qui remplissaient la mosquée et dit : « Voulez-vous savoir qui, parmi les gens, aura la balance la plus légère et la faillite la plus claire le jour du jugement ? C’est celui qui rend sa vie dernière contre la vie basse de quelqu’un d’autre ! Et c’est bien ce pervers ! ». Et il indiqua du doigt le gouverneur de la ville qui descendit de la tribune ne voyant même plus où il mettait ses pieds et s’en alla tout humilier.

La mouche d’El Mansour :

Lorsque l’Imam Al Sâdeq (psl) était assis devant El Mansour, une mouche vint se poser sur le nez de ce dernier. Il essaya de s’en débarrasser mais elle tint bon et ne voulut point le quitter !

Très gêné, le calife se retourna vers l’Imam et dit : « Pourquoi Dieu a t-Il créé les mouches ? »

L’Imam répondit tout de suite : « Pour avilir par elles le nez des tyrans ! »

Le martyre de l’Imam (psl)

El Mansour ne pouvait plus se retenir devant la réputation et la renommée de l’Imam Al Sâdeq (psl) ! Mais il avait dû attendre de longues années, jusqu’à ce qu’il s’assure de la stabilité de son pouvoir pour qu’il prenne la décision d’agir selon la tradition Omeyyade : assassiner l’Imam du temps !

Il ordonna alors l’empoisonnement de l’Imam Al Sâdeq (psl) qui quitta ce bas monde le 25 Chaouèl 148 Hijra.

L’Imam Al Sâdeq (psl) fut enterré dans le cimetière du Baqi’ê en laissant la grande responsabilité de la direction spirituelle de la communauté musulmane à l’Imam Moussa El Kâzem (psl). Prière sur l’Imam Al Jaâfar Al Sâdeq et sur tous ses ancêtres d’Ahlul Bayt (pse).

https://www.sayyid-shouhadaa-center.com/2013/03/24/biographie-de-l-imam-jaafar-sadique-p/

La biographie de l’Imam Mohammad Baqir (as)

L’Imam Mohammad Ibn Ali Bâqir (le mot Bâqir signifie celui qui coupe et dissèque les sciences, un titre que le Prophète lui donna)

fils du quatrième Imam, est né en 57/675. Alors âgé de quatre ans, il était présent à l’événement de Karbala. Après son père, par Ordre divin et décret de ses prédécesseurs, il devint Imam. Il mourut en l’an 114/732, empoisonné, selon certaines traditions chi’ites, par Ibrahim Ibn Walid Ibn Abdallah, le neveu de Hishâm, le calife omeyyade.

Pendant l’imamat du cinquième Imam et en conséquence des injustices perpétrées par les omeyyades, des révoltes et des guerres éclatèrent chaque jour quelque part dans le monde islamique. De plus, des querelles à l’intérieur de la famille omeyyade elle même occupèrent le califat et laissèrent un peu de liberté aux membres de la famille du Prophète. Par ailleurs, la tragédie de Karbala et l’oppression subie par la famille du Prophète dont le quatrième Imam était le symbole vivant, attirèrent beaucoup de musulmans vers les Imams. Ces facteurs permirent au peuple et surtout aux chi’ites d’aller en grand nombre à Médine rejoindre le cinquième Imam.

Certaines conditions qui n’avaient jamais existé sous ses prédécesseurs, se présentèrent au cinquième Imam pour répandre les vérités relatives à l’Islam et aux sciences

de la famille du Prophète. La preuve en est les innombrables traditions attribuées au cinquième Imam et le grand nombre d’hommes illustres et de savants shiites formés par lui dans les différentes sciences islamiques. Ces noms sont enregistrés dans les biographies des hommes célèbres de l’Islam.

SON ENFANCE

L’Imam Mohammed Ibn Ali dit al Baqr (as) est né le 1er Rajab de l’an 57 de l’Hégire.

Son surnom était al Baqr (le pourfendeur de Science). Il est le fils de Zayn al abidine (as).

Mohammed al Baqr (as) avait 4 ans lors de la tragédie de Karbala, il fut donc avec son père Zayn al bidine (as) parmi les rescapés. Après son père, par Ordre, il devint le 5ème Imam de la Sainte descendance du prophète Mohammed (sas).

D’après la citation d’un grand compagnon nommé Jabir ibn Abdallah, le prophète(sas) aurait dit en désignant al Hussein(as) :

« De celui-ci naîtra Ali qui sera appelé le jour du jugement l’ornement des adorateurs(Zayn al abidine) et de lui naîtra alors un garçon qui pourfendra la Science(al Baqr) ! Alors Jabir, si tu le rencontre passe lui mon Salam. »

C’est donc sur les dires du prophète (sas) que bien plus tard le surnom d’al Baqr sera donné au 5ème Imam (as).

SA MORALE

L’Imam al Baqr (as) vécut 35 années au côté de son père Zayn al abidine (as) et resta 18 ans Imam des musulmans par la suite.

Il fut tout comme ses prédécesseurs un modèle parfait sur tous les plans et maîtrisa toutes les épreuves également, son mode de vie était simple à une époque où la luxure avait englouti tous les notables arabes, ce qui rajoute une excellence particulière à son détachement du matérialisme régnant.

Il tenait également comme ses prédécesseurs à travailler lui-même, par ses propres mains dans les champs. C’est certainement afin de donner l’exemple à tous les musulmans de l’époque qui devenaient oisifs et paresseux.

Les Omeyyades avaient propagés certaines valeurs sociales qui tentaient de convaincre que le travail manuel des notables arabes portait atteinte au rang de ceux-ci. L’Imam (as) fut toujours en opposition avec cela et montrait donc le bon exemple.

Un notable de l’époque nommé Mohammed ibn al Mounkader relate lui-même son entrevue avec l’Imam (as).

Un jour, je vis Mohammed ibn Ali al Baqr (as) travaillant dans les champs et je me suis indigné auprès de lui. Je trouvais indigne qu’un notable de Qoraïch puisse travailler de la sorte.

L’Imam (as) me fit comprendre que toutes tâches étaient une forme d’adoration (ibada) et grâce à lui, je compris cela, mais il me fit également comprendre l’importance de l’autosuffisance, afin de ne jamais dépendre d’un pouvoir auxquels ont devra se rallier suite à cette dépendance, cela même si nos convictions divergent.

Ibn al Mounkader dut son changement de moralité grâce à sa rencontre avec l’Imam Mohammed al Baqr (as).

LE POURFENDEUR DE SCIENCES

Lorsque l’Imam al Baqr(as) prit sa place dans la Mosquée de Médine afin d’y enseigner les préceptes de l’Islam authentique de son aïeul, le Saint prophète Mohammed(sas), il habitua les musulmans aux longs récits de Hadiths et à la récitation du Saint Coran. Cette attitude fut l’inauguration d’une page nouvelle dans l’histoire des sciences musulmanes, celle attitude prit le nom d’enseignement multidisciplinaire.

L’Imam al Baqr (as) « réhabilita » le système d’enseignement propre à celui de ses grands-parents, Mohammed (sas) et Ali (as).

Tous suivaient avec attention les enseignements de l’Imam, y compris les gens hostiles aux Ahloul Bayt (as) qui ne se privaient pas de récolter ces précieuses informations.

L’Imam (as) ne refusait jamais un demandeur de Science même s’il savait que cette personne ne le méritait pas; et l’histoire nous rapporte plusieurs scènes qui décrivent les fruits de ce comportement magnanime.

Entre autres, nous pouvons citer le récit d’un homme syrien qui assistait aux cours d’al Baqr (as) tout en affirmant ouvertement son mépris des Ahloul Bayt (as). Ce syrien assistait aux cours avec une insolence particulièrement rude.

Un jour cet homme tomba malade et l’Imam (as) lui rendit visite lui-même et lui proposa le traitement médical qui lui rendit la santé. Après son rétablissement, le syrien devint l’un des partisans des Ahloul Bayt (as).

A cette époque, beaucoup de fils d’anciens compagnons du prophète (sas) prétendaient détenir la Science alors que bien souvent, ils n’en avaient pas la compétence. Pourtant, sans avoir les qualités requissent, beaucoup volèrent imiter l’Imam al Baqr (as) dans cette démarche d’enseignement publique aux gens.

L’un d’entre eux, Abdallah ibn OUmar ibn al Khatab fut un jour bloqué par une question à laquelle il ne sut répondre. Embêté, il indiqua l’Imam (as) à celui qui lui avait posé la question pour qu’il reçoive une réponse.

Quand il reçut la réponse, ibn OUmar lui dit :

« Ce sont les enfants d’une famille à laquelle on a fait tout comprendre. »

Tout comme ses prédécesseurs, l’Imam al Baqr (as) avait une personnalité pouvant parfaitement représenter la religion d’Allah face à ses interlocuteurs d’autres religions ou types de pensées.

Bien qu’il furent sous la pression des Omeyyades, l’Imam al Baqr (as) et son fils Ja’far as-Sadeq (as) firent un voyage en Syrie, ce qui permettra à de nombreux Syriens restés Chrétiens d’entrevoir une approche de l’Islam et parfois une conversion.

Le récit qui suit témoigne de cela.

L’Imam (as) et son fils arrivèrent en ville et voyant une foule de Chrétien attendre devant une porte, ils se demandèrent de quoi s’agissait-il ?

On leur dit que ces Chrétiens attendaient la sortie de leur grand Prêtre qu’ils ne voyaient qu’une seule fois par an pour lui poser des questions.

L’Imam (as) attendit parmi la foule la sortie du grand Prêtre. Le Patriarche Chrétien remarqua directement que l’Imam (as) ne faisait pas partie des siens et lui demanda s’il était Chrétien ou Musulman. L’Imam (as) lui répondit qu’il était musulman.

Le Prêtre voulut alors tester al Baqr (as) afin de savoir s’il était un ignorant ou un Savant. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu’il s’aperçoive qui il avait devant lui.

Conscient qu’il était devant un grand Savant, le Prêtre décida de le rédiculiser en lui posant quelques questions, ceci pour réconforter son assistance Chrétienne devenue de plus en plus fragile depuis l’avènement de l’Islam.

Le Prêtre : « Comment pouvez-vous prétendre que les gens du paradis boiront et mangeront sans devoir uriner par la suite ? »

L’Imam (as) : « Le foetus dans le ventre de sa mère est également nourri sans qu’il n’extériorise quelque chose ! »

Le Prêtre :  » Connais-tu un moment qui ne soit ni du jour, ni de la nuit ? »

L’Imam (as) : « Entre le commencement de l’aube et le lever du soleil, c’est là que le malade se calme et que le veilleur s’endort ! »

Le Prêtre : « Parle-moi de 2 personnes qui naissent le même jour et meurent le même jour, mais l’âge de l’un est de 150 ans à sa mort et l’âge de l’autre n’est que de 50 ans à sa mort ? »

L’Imam (as) : « Il s’agit d’Ouzeyr et son frère, lorsque Ouzeyr avait 25 ans, il passa près d’un village ravagé et dit alors Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort ? » Allah voulut qu’il meurt pendant 100 ans puis il l’a ressuscité et retrouva son frère âgé et vécurent encore 25 ans ensemble »

  • *Ou comme celui qui passait dans par un village désert et dévasté : ‹Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort ?

› dit-il. Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita en disant : ‹Combien de temps as-tu demeuré ainsi ? › ‹Je suis resté un jour, dit l’autre, ou une partie de la journée.› ‹Non ! dit Allah, tu es resté cent ans…*§

SOURATE al Baquara verset n°259

Le Patriarche Chrétien resta étonné et se rendit vraiment compte alors à qui il avait à faire, car il pensait que seuls les Patriarches avaient accès à ces secrets. Il se convertit à l’Islam peu de temps après ainsi que de nombreux Chrétiens.

Nombreux furent les Savants Chiites formés par l’Imam al Baqr (as). Ces Savants sont aujourd’hui encore pris en référence par les Savants actuels.

LA MORT DE L’IMAM (as)

Malgré son désintéressement total vis-à-vis du pouvoir et sa ferveur à la propagation de l’Islam loin de la politique, le Calife Omeyyade de l’époque ordonna son empoisonnement tout comme il avait déjà ordonné l’empoisonnement du père de l’Imam(as), l’Imam Zayn al abidine(as). Pour ce faire, le Calife Hisham confia cet acte d’injustice à son propre neveu Ibrahim ibn Walid ibn Abdallah.

L’Imam (as) mourut à l’âge de 57 ans en l’an 114 de l’Hégire. Son Imamat durât 18 ans.

QUELQUES PAROLES DE L’IMAM MOHAMMED AL BAQR (as)

-Nul croyant ne voit son coeur touché par l’orgueil sans que sa raison (‘aql) n’en soit diminuée.

-Pour Allah, un Savant qui fait profiter de sa Science vaut mieux que mille adorateurs; pour Ibliss (le diable), la mort d’un Savant est préférable à la mort de 70 adorateurs.

-Si tu es lésé, ne lèse personne.

-Si on te trahi, ne trahis personne.

-Si on te contredits, ne te mets pas en colère.

-Si on te fait éloge, ne te réjouis pas.

-Si tu es déneigé, ne t’affole pas.

As-Salam alayk ya ibno Rassoulillah(sas)

https://erfan.ir/french/80887.html

                                           

La biographie de l’Imam Zaynoul Abédine (as)

L’Imam as-Sadjdjad (Ali Ibn Hussein nommé Zayn al-Abidin et As-sadjdjad) était le fils du troisième Imam et de la princesse Shahrbânou, la fille du Roi d’Iran Yazdgard III. Il était le seul survivant des fils de l’Imam Hussein, car ses trois frères, Ali Akbar, âgé de vingt cinq ans, Dja’afar de cinq ans et Ali Asghar (ou Abdallah) qui était un nourrisson furent tués à Karbala.

L’Imam accompagnait son père dans ce voyage qui se termina si fatalement à Karbala; mais à cause d’une maladie grave et de son inaptitude à porter les armes, il fut empêché de participer à la guerre sainte et échappa au martyre. Il fut envoyé avec les femmes à Damas. Après une période d’emprisonnement, il fut renvoyé avec tous les honneurs à Médine, car Yazid voulait se concilier l’opinion publique. Mais une seconde fois, sur ordre du calife omeyyade, Abdal Malik, il fut enchaîné et envoyé de Médine à Damas, puis renvoyé de nouveau à Médine.

Après ce dernier retour à Médine, le quatrième Imam se retira complètement de la vie publique, ferma la porte de sa demeure aux étrangers et passa son temps en adoration. Il fut en relation seulement avec l’élite des chi’ites tels Abou Hamzah Themâli, Abou Khâlid Kâbouli et leurs semblables. Cette élite répandit parmi les chi’ites les sciences religieuses qu’elle apprit de l’Imam. De cette manière, le shiisme s’étendit considérablement pendant l’imamat du cinquième Imam. Parmi les oeuvres du quatrième Imam le livre nommé :  » Sahifah Sadjdjadiyah  » qui consiste en cinquante sept prières se rapportant aux plus sublimes sciences divines est connu comme  » le psautier de la famille du Prophète. »

Le quatrième Imam mourut (selon certaines traditions chi’ites, empoisonné par Walid ibn Abdoul Malik, sur instigation du calife omeyyade Hishâm) en 95/712 après trente cinq ans d’imamat.

SON ENFANCE

L’Imam Ali ibn al Hussein (as), mieux connu sous l’appellation de Zayn al abidine as-sajjad (as) est né le 5 Chabane de l’an 38 de l’Hégire. Il était le fils de l’Imam al Hussein (as) et de Chah Zanane, la fille du dernier empereur persan Yezdaguerd.

Il fut le seul fils d’al Hussein (as) qui survécut, car ses trois frères furent parmi les martyrs de Karbala. (Voir al Hussein (as)

Après son père, il devint le 4ème Imam de la descendance du Saint prophète Mohammed (sas).

Lorsque al Hussein (as) épousa chah Zanane, l’Imam Ali (as) lui dit :

« ¨ش aba Abdallah ! Elle mettra au monde pour toi, le meilleur homme qui soit « 

QUALITES DE L’IMAM(as)

Parmi les contemporains de Zayn al abidine(as) figurait un poète arabe renommé qui s’appelait Farazdaq. Ce dernier décrivit l’Imam comme celui qui avait la meilleure mine et la meilleure odeur de son temps.

Sur son front figuraient les traces de la prosternation, c’est pour cela qu’on le surnomma d’as-sajjad (le prosterné).

Son fils, Mohammed al baqr (as) décrivit un des traits caractéristique de la générosité de son père, il dit :

« Dés que l’hiver partait, il donnait tout ses habits d’hiver et dés que l’été passait, il en faisait autant avec ses habits. »

Il était très connu pour ses invocations qu’il faisait régulièrement. L’un de ses disciples nommé Tawous al Yemeni a dit de lui :

« J’ai vu un homme qui priait à la Sainte Mosquée (Mekka) tout en invoquant et pleurant. J’ai avancé vers lui et je me suis aperçu qu’il s’agissait de l’Imam Zayn al abidine (as), alors je lui ai dit :

« ش, Zayn al abidine, tu pleures alors que tu es le petit-fils du prophète (sas) ? L’Imam répondit, « Je suis bien son petit-fils, mais qui va m’assurer contre le supplice d’Allah ? Ce jour là, les liens de parenté ne seront pas pris en compte. »

(Bien qu’il soient préservés de tout pêchés les Ahloul Bayt(as) ont toujours démontrés l’importance de la peur du jugement d’Allah, le plus grand exemple est celui du prophète Mohammed(sas) ou encore celui d’Ali(as) dans la Do’a Komeyl (la supplication de Komeyl) qu’il appris à son disciple.)

Zayn al abidine (as) effectua 20 fois le grand pèlerinage (al Hajj) à pieds.

SA MORALE

Un jour, il était avec ses disciples. Arriva l’un de ses cousins qui l’insulta avec de graves paroles. L’Imam (as) ne lui répondit pas, puis alla le trouver plus tard et lui dit :

 » Tu as dit de moi ce que tu as dit ! Alors si cela est vrai, qu’Allah me pardonne et si cela est faux, qu’Allah te pardonne ! »

Un des anciens compagnons du prophète (sas) qui s’appelait Mohammed ibn Oussama tomba malade. Zayn al abidine (as) lui rendit visite comme il se doit et le questionna sur les raisons de sa maladie. Il apprit alors que ibn Oussama était lourdement endetté et que cela avait des conséquences sur sa santé. Sans hésitation, l’Imam (as) recouvrit la totalité de sa dette.

A cette époque, la moralité des vrais croyants était telle qu’une simple dette non remboursée pouvait les rendre malades.

La générosité de Zayn al abidine était très grande et les livres d’histoire nous rapportent qu’il était le soutien de plus de 100 familles de Médine.

Prenons en compte la tragédie de Karbala et toutes les autres injustices avec lesquelles il vécut. Mettons tout cela dans la balance et voyons son dévouement envers les déshérités pour comprendre la grandeur d’âme du 4ème Imam (as).

APRES KARBALA

L’Imam avait suivit son père dans le désert de Karbala, bien quêtant en âge de se battre, l’Imam Zayn al abidine tomba gravement malade et inapte à porter les armes contre l’armée des injustes. Il fut donc empêché de participer à la bataille et fut épargné du martyr par la volonté d’Allah.

Epargné du martyr si l’on peut dire car Il fut envoyé avec sa tante Zayneb al Koubra et les autres femmes à Damas et exhibé de ville en ville comme preuve du triomphe de Yazid.

Après une période d’emprisonnement, il fut renvoyé avec tous les honneurs à Médine, car Yazid, après avoir affirmé sa victoire contre al Hussein (as) criât au complot de ses subalternes voulant ainsi concilier le peuple qui réagissait (bien tard) vis-à-vis de ce qui s’était passé. (Il faut souligner que les gens de l’irak. avaient prêté allégeance à al Hussein (as) puis ne l’avait finalement pas soutenu, ce qu’ils se sont reprochés amèrement par la suite. Ce qui explique les débuts d’émeutes de ceux-ci, comme pour se racheter du pêché qu’ils avaient commis)

Par la suite, sur ordre d’un autre Calife Omeyyade bien mal nommé Abdal Malik, il fut enchaîné tel un animal et expatrié de Médine vers Damas pour être finalement renvoyé plus tard vers Médine.

L’IMAM SE RETIRE

Après cet emprisonnement, Zayn al abidine (as) décida de se retirer de la vie  » politique  » ou « publique », et se consacra uniquement à l’adoration d’Allah. Il ne dispensait dés lors son savoir qu’a ses proches partisans tels qu’Abou Hamza at-Themali, Abou Khalid al-Kabouli etc…

Ces fidèles partisans dispensait quant à eux ce que l’Imam (as) leur avait enseigné, comme les sciences religieuses.

L’Islam eut une expansion considérable pendant l’imamat de Zayn al abidine. Il nous a notamment laissé une très belle compilation d’invocations et prières surérogatoires, ce recueil s’appelle as-Sahifah as-Sajjadiya.

L’Imam Zayn al abidine mourut en l’an 95 de l’Hégire, empoisonné par al-Walid ibn Abdal Malik, sous les ordres d’un autre (encore) Calife Omeyyade nommé Hicham.

QUELQUES PAROLES DE L’IMAM ZAYN AL ABIDINE (as)

-Faites attention à 5 genres de personnes avec qui vous ne devez jamais parler, ni les accompagner.

-garde toi du menteur, il est comme un mirage, il te fait voir l’ami proche comme une personne lointaine et la personne lointaine comme un ami proche.

-garde toi du pervers, il te trahi en contre partie d’un repas ou moins que cela.

-garde toi de l’avare, il t’abandonne lorsque tu as le plus besoin de lui.

-garde toi du sot, il veut te faire le bien mais il te fait le mal.

-garde toi de celui qui rompt le lien de parenté, il est maudit par Allah.

-Faites du bien à quiconque vous le demandes, s’il le mérite alors votre geste à sa place et s’il ne le mérite pas alors c’est vous qui aurai le mérite. Si quelqu’un vous insulte sur votre droite puis passe à votre gauche et vous demande pardon, acceptez ses excuses.

(C’est paroles on été dites par l’Imam Zayn al Abidine(as) à son fils l’Imam al Baqr(as), mais conviennent à toute la Communauté.)

As Salam alayk ya ibn Rassoulillah (sas)

La Biographie de Imam Hussein(p) le maitre des martyres

L’imam Hussein (AS) est le deuxième fils sorti de la sainte union entre le commandeur des croyants Ali ibn Abi Talib et la dame la plus prestigieuse du monde, Fatouma Zahra fille du saint Prophète Mohammad (paix et bénédiction sur eux). L’imam Hussein est né le 3 Chabane de la 4ème année de l’hégire à Médine. . Le saint Prophète(psl) dit à l’Imam Ali (p): « Oh Ali! Tu es pour moi ce que Hàroune était pour Moïse sauf qu`il n`y a pas de prophete après moi. Le Prophète Hàroune avait 2 enfants appelés Shabbar et Shabbir. La traduction de Shabbar en arabe est Hassan et celle de Shabbir est Hussein. » Il fut assassiné le Vendredi 10 muharram en l’an 63 A.H., à Karbala, au cours de la bataille de ‘Âchourâ’, après avoir subi la soif et l’oppression pendant plusieurs jours. Il fut inhumé à Karbala où son Tombeau se dresse encore de nos jours.son titre est : Sayyidu’ Shuhada comme le Sibt (Al-Asghar)

L’imam Hussein avait vécu six ans à côté de son grand père, le saint Prophète Mohammad (psl). Après la mort de ce dernier, l’imam Hussein resta avec son père, le commandeur des croyants Ali ibn Abi Talib (p).

Après le martyre de son père , il prêta serment de fidélité à son frère l’Imam Hassan et lui accorda son plein soutien dans sa résistance contre la rébellion de l’hypocrite Muawiya qui voulait instaurer la dictature de la dynastie de Bèni Omeyyeh…

Lorsque l’Imam Hassan (p) fut obligé de conclure la paix avec ce rebelle et de lui céder le pouvoir temporairement, l’Imam Hussein (p) demeura, comme il l’était toujours ; fidèle à l’Imam légal et lui obéissant dans toutes ses décisions jusqu’à son martyre.

Après le martyre de son frère aîné l’imam Hassan ibn Ali, l’imam Hussein devient imam de la communauté islamique, une communauté qui fut fondée et dirigée pour la première fois par son grand père.il a eu une place distingue et respectieus aupres de Oummah islamique. Comme son père et son frère, l’imam Hussein vécut aussi dans les conditions les plus pénibles.

A cette époque les lois divines n’étaient plus respectées, car Moawiya ibn Abou Soufiane avait illégalement gouverné pendant une dizaine d’années, et avait acquit une puissance et une autorité dans l’empire islamique. Moawiya avait tout fait pour écarter à jamais la progéniture de l’envoyer de Dieu du califat, et transmettre le califat à son fils Yazid et à ses descendants.

Moawiya avait utilisé tous les moyens possibles pour humilier et opprimer l’imam Hussein et tout celui qui manifestait son affection envers la progéniture du saint Prophète.histoir nous rapport ,mouawiya a organise une campagne de propagande pour dénigrer l’Imam Ali et sa famille (paix sur eux), Les musulmans qui résistèrent au pouvoir injuste de Muawiya et qui refusèrent de prononcer les propos injurieux contre le commandeur des croyants Ali (psl), avaient été exécutés par Muawiya !… Avant sa mort, Moawiya réussit à transmettre le califat à son pervers fils Yazid, et le conseilla de ne pas s’occuper de l’imam Hussein, si ce dernier refuse de lui prêter le serment d’allégeance.

Les chiites et les sunnites affirment que Yazid n’avait aucune qualité morale ou spirituelle pour diriger la communauté islamique, car il fut buveur d’alcool, fornicateur, assassin… Certains historiens ont dit que Pharaon était préférable à Yazid, car Pharaon ne maltraitait pas sa propre population, mais Yazid torturait et opprimé la sienne.

Lorsque Yazid accéda illégalement au califat, il négligea les conseils de son père, il ordonna au gouverneur de Médine d’obtenir le serment d’allégeance de l’imam Hussein. Au cas d’un refus, il n’a qu’à lui couper la tête et l’envoyer à Damas. mais l’Imam refusa catégoriquement en condamnant ouvertement Yazid, le privant ainsi de toute couverture légale. l’imam Hussein partit avec sa famille vers la maison de Dieu à la Mecque, où il resta au moins quatre mois. Se rendant au tombeau du Prophète (psl) avant de quitter Médine par refus de prêter serment d’allégeance au Califat illégal de Yazid, I’Imam al-Hussayn dit:

«Ô mon Dieu! ici se trouve le tombeau de Ton Prophète, et je suis le fils de la fille de Ton Prophète. TU sais ce qu’il m’arrive. Ô mon Dieu! J’aime le bien et je renie le mal. Je Te demande, Ô Toi qui es plein de majesté et de munificence, par ce tombeau et celui qui y gît, de ne me faire faire que ce qui Te satisfait et satisfait Ton Prophète».

Al-Hussayn arriva au « Lieu de la descente de la Révélation », la Mecque, Ville de la Paix, pendant la nuit du troisième vendredi du mois de Cha’bân. Il y entra en récitant ce verset coranique:

«Il dit, tout en se dirigeant vers Madian: « Il se peut que mon Seigneur me guide sur la Voie Droite». (Coran, XXVIII, 22)

la nouvelle de la presence de Imam a la meque s’était propagée dans toute la communauté islamique,il y restait durant 4 mois.Imam a ecrit des lettres ,envoye aux habitants de Kuffa et Basrah. Beaucoup des gens qui étaient contre les califats de Moawiya et de son fils Yazid avaient écrit des lettres à l’imam pour lui exprimer leur affection et soutien.

Il adressa la lettre suivante aux chefs de Basrah et à ses leaders de l’opposition:

« Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux… Dieu a élu Mohammad parmi Ses créatures pour lui accorder l’honneur de la mission prophétique. Il l’a choisi pour communiquer Son message. Puis Il l’a appelé vers Lui. Le Prophète a conseillé les serviteurs de Dieu et a communiqué ce pourquoi il fut choisi comme Prophète… Nous étions sa famille, ses amis, ses héritiers présomptifs, ses légataires et les premiers ayants droit à le représenter auprès des gens. D’aucuns parmi notre peuple nous ont usurpé notre droit. Et cependant, nous n’avons rien dit, car nous détestions la division et nous avons voulu favoriser la sécurité, tout en sachant que nous avions plus de droit au califat que ceux qui l’ont confisqué.

« Je vous envoie cette lettre avec mon messager et je vous appelle au Livre de Dieu et à la Sunna de son Prophète (P), car, en effet, celle-ci a été assassinée, et l’hérésie ressuscitée. Je vous invite à écouter ma parole, obéir à mes ordres; je vous conduirais vers la bonne voie. Que la Paix, la Miséricorde et les Bénédictions de Dieu soient sur vous ».

Plusieurs personnes étaient prêtes pour se soulever contre le gouvernement de Yazid. C’est pourquoi les habitants de la ville de Koufa en Iraq, avaient invité l’imam chez eux pour qu’il soit leur chef dans le but de provoquer un soulèvement et de réprimer l’injustice et l’iniquité. ! L’Imam décida alors de leur envoyer son plus proche compagnon et cousin : Mouslem Ibn Aqil .celui ci a envoye un rapport affirmant le soutien des gens de Koufa .la situation était devenue dangereuse pour Yazid. Il envoya à la Koufa le fils de son ancien gouverneur :Obeydoullah Ibn Ziyad qui était encore plus vilain et plus malin que son père, et il le chargea d’exterminer les sympathisants de l’Imam Hussein et de mater la révolte de la Koufa. Pour exécuter les ordres de Yazid, Obeydoullah Ibn Ziyad n’eut pas besoin de plus de quelques agents et d’une grosse somme d’argent… Aussitôt infiltré dans la ville, il envoya ses espions parmi les habitants pour propager la fausse nouvelle selon laquelle une grande armée de Yazid était sur le point d’envahir la Koufa…

Malheureusement Mouslim Ibn Aqil sera trahi et exécuté d’une façon horrible.

Avant de quitter la Maison de Dieu, l’imam Hussein avait accomplit le pèlerinage, mais il du écourter les rites de ce dernier, car il avait comprit que les espions de Yazid étaient venus à la Maison de Dieu en pèlerins afin de le tuer pendant les rites de ce devoir sacré. L’imam s’était levé au milieu des pèlerins venus de tous les coins de la région et avait fait un bref discours, il expliqua les raisons de son revolution. L’Imam al-Hussayn, lors de l’annonce de son soulèvement contre Yazid Ibn Mu’awiya a dit:

«Je ne me suis pas soulevé de gaieté de coeur, ni pour une quelconque insatisfaction personnelle, ni par subversion ni injustement. Je me suis soulevé pour réformer la Umma de mon grand-père, le Messager de Dieu, pour commander le bien et interdire le mal, et pour suivre les traces de mon grand-père et de mon père…»

L’imam Hussein savait que son assassinat était inévitable, il était déterminé lui aussi à ne pas prêter le serment d’allégeance à Yazid l’imposteur, il quitta donc la Maison de Dieu pour aller vers Koufa (en Iraq), où les gens l’attendaient.

L’Imam Hussein (psl) était en route vers la Koufa quand les nouvelles de martyre de Mouslem et de ses compagnons lui parurent, il dit alors à tous ceux qui l’entouraient : « Quiconque vient avec nous va au martyre et quiconque nous abandonne n’aura point de conquête !… »

C’est ainsi que l’Imam Hussein (psl) décida de se sacrifier pour réveiller la communauté musulmane que les Omeyyades dorlotaient depuis vingt ans. Oui, il fallait que Hussein, fils de Fatima Zahra et petit fils de Mohammed sceau des prophètes (psl) fût tué par les hypocrites se réclamant de l’Islam pour que le vrai visage des Omeyyades fût démasqué… et ce n’était pas là toute la leçon !

Imam Al-Hussayn, arrivé sur le lieu prédit de son martyre, dit à ses compagnons:

« ô mon Dieu! je me protège auprès de Toi du KARB (affliction) et du BAL?’ (malheur).Et d’ajouter:

« C’est un lieu d’affliction et de malheur. Descendez de vos montures. C’est ici le terme de notre voyage, le lieu de l’effusion de notre sang et la place de nos tombeaux. C’est ce que m’a dit mon grand-père, le Messager de Dieu ».

Quand l’imam, sa famille et ses partisans arrivèrent à Karbala (nom d’un désert près de la ville de Koufa), près de l’un des affluents du fleuve Euphrate ils furent encerclés par l` armée de Yazid composée des milliers d` hommes, comme disent plusieurs historiens. Pendant ce siège (qui dura dix jours), l’imam Hussein consolida ses hommes pour un combat inégal et inévitable. Il avait dit :

 » O gens! L’envoyé de Dieu a dit: Celui qui voit un sultan injuste qui autorise ce que Dieu a interdit, qui transgresse le pacte qu’il a conclu devant Dieu, qui dévie la Tradition de l’envoyé de Dieu, qui opprime les Musulmans et commet des péchés contre eux, sans s’opposer à lui (le sultan) même par une parole ou une action, Dieu va lui réservé le même traitement qu’IL réserve à ce sultan « .

A partir de 7em jour l`accee a l’eau du fleuve a été interdit pour en priver les femmes et les enfants sous une chaleur torride…

Au neuvième jour du mois de Moharram, l’armée ennemie lança un dernier ultimatum à l’imam Hussein, afin de choisir entre : prêter le serment d’allégeance et la mort. L’imam leur répondit que :  » Je ne vois en la mort que le bonheur, et en la vie avec les oppresseurs que l’angoisse « .

Et leur demanda un délai pour prier son Seigneur. La nuit, il appela ses compagnons et, en une brève allocution déclara qu’il n’y avait rien à espérer sinon la mort et le martyre; il ajouta que, puisque l’ennemi n’était intéressé qu’à sa propre personne, il les libérait de toute obligation afin que, s’ils désiraient fuir dans l’obscurité de la nuit ils puissent sauver leur vie.

Ensuite, il ordonna d’éteindre les lumières et la plupart de ses compagnons, qui l’avaient rejoint par intérêt personnel, se dispersèrent. Seuls restèrent une poignée de ceux qui aimaient la vérité – parmi ses proches collaborateurs – et quelques uns des Banou Hâchim. (on rapport que 30 hommes de Koufa ont rejoindent Imam avant Achoura).

L’imam Hussein passa la nuit du neuf au dixième jour par des prières, des invocations, des causeries avec sa famille et ses compagnons. Tout le monde était déterminé d’aller jusqu’au bout, personne ne voulait fuir et abandonner le petit fils de l’envoyé de Dieu seul.

Le lendemain fut un vendredi, jour de Achoura, le dixième jour du mois Moharram.

Dès le levé du soleil, l’armée ennemie commençait déjà à dresser leurs lances, flèches et sabres contre le camp de l’imam. L’imam Hussein entreprit l’organisation de sa petite troupe, et confia l’étendard à son frère Abbas ibn Ali.

Avant le combat, l’imam Hussein essaya une fois de plus, de ramener les combattants ennemis à la raison, afin de ne pas participer à cette guerre qui leur ouvrait les portes de l’enfer. L’imam avait levé le saint coran et leur dit :

 » O gens! Nous avons en commun le Livre de Dieu et la Tradition de mon grand-père, l’envoyé de Dieu. Il continua : Ne voyez-vous pas l’épée de l’envoyé de Dieu, son habit de guerre et son turban sur moi? Ils répondirent :  » Si « . Il leur demanda alors :

Pourquoi vous vous battez donc contre moi? Il répondirent : Par obéissance à l’Emir Obeidullah Ibn Ziyâd « . Tous ces appels étaient vains, seul le grand combattant au nom de Hour Ibn Yazid al Riyâhi (avec son fils et son serviteur) accepta de rejoindre le camp de l’imam pour mourir en martyre avec lui.

Il y eu un combat terrible. Au moment de l’assaut final, l’armée ennemie parvint à massacrer la famille et les compagnons de l’imam Hussein l’un après l’autre. L’imam Hussein lança un dernier appel pour la protection des veuves et des orphelins de la famille de l’envoyé de Dieu en ces termes :

 » N’y a-t-il donc personne pour défendre la famille de l’envoyé de Dieu ? N’y a-t-il pas un monothéiste qui craint Dieu pour ce qui nous arrive ? N’y a-t-il personne qui nous vienne en aide par amour de Dieu ? « 

L’imam resta seul sur le champ de bataille, après une forte résistance il finit par être atteint d’une flèche au menton. Après cela Chimr ibn al Jawchan avança et lui coupa la tête. Les combattants de l’armée de Yazid pillèrent et brûlèrent les tentes qui abrités les femmes et les enfants. Ensuite les ennemis de l’islam coupèrent les têtes des combattants de l’imam, les mirent à nus et les laissèrent sur le sol sans les enterrer.

Ils emmenèrent les membres restant de la famille de l’imam ainsi que les têtes des martyrs, à Koufa pour les exhiber dans les rues,puis a Sham(Damas) aupres de Yazid.

Que Dieu maudisse tous ceux qui ont assassiné l’imam Hussein, qui ont comploté contre lui ou qui ont réjoui de son assassinat.

https://new.alhassanain.org/fr/articles/show/9724/La_Biographie_de_Imam_Hussein%28p%29_le_maitre_des_martyres

La visite (Ziyarah) à Fâtimah az-Zahrâ (as) à Médine

Fatima-Zahra (as), la fille bien aimée de Noble Prophète Mohammad (صلی الله علیه وآله وسلم)  avait une place exceptionnelle chez Prophète صلی الله علیه وآله وسلم ,

Selon la tradition, Le Noble Prophète صلی الله علیه وآله وسلم avait l’habitude de la considérer comme «La Dame des femmes des mondes».

La ziyarah de la grande véridique (صذیقة الکبری) Fatima (as), est très méritoire selon la tradition.

On entendait souvent le Noble Prophète (صلی الله علیه وآله وسلم) dire:

«Allah est content de ce qui contente Fâtima et se met en colère contre ce qui la courrouce».

Le Noble Prophète (صلی الله علیه وآله وسلم) dit aussi:

«Quatre femmes sont les meilleures, entre toutes, dans le Paradis:

Asiyâ fille de Muzâhim, Maryam, fille de ‘Imrân, (la mère de ‘Issa- Jésus (p)), Khadîja, fille de Khuwaylid, et Fâtima, fille de Muhammad (p)».

Le Noble Prophète (P) dit: «Tout enfant suit la famille de son père, sauf la progéniture de Fâtima, dont je suis l’ancêtre et la source»

(Tous les enfants de Fâtima sont la progéniture du Prophète (صلی الله علیه وآله وسلم) ).

Concernent  l’endroit de l`enterrement de Fatima-Zahra la fille bien aimé du Prophète (صلی الله علیه وآله وسلم),

Il y a une grande divergence entre les récits sunnites et les récits qui ont été rapportés par les chiites.

Cependant la chose certaine, est qu’avant de quitta ce monde, Fatima Zahra (paix sur elle) avait insisté et laissé un testament

pour qu’elle soit enterrée dans la nuit et que son tombeau reste caché.

Certains supposent que la fille du Prophète (paix sur elle) fut enterrée soit dans le cimetière de Baqî,

ou à l’intérieur de sa maison (la Chambre Charif). Par contre, d’autres croient qu’elle fut inhumée

dans la mosquée du Prophète (صلی الله علیه وآله وسلم) ou entre celle-ci et sa maison.

Donc il vaut mieux faire son Ziyarah près de mausolée de saint Prophète (صلی الله علیه وآله وسلم) dans Rawza.

Premiere Ziayarah :

Zyarah de FATIMA- AZZAHRA (as)

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ رَسُولِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du Messager de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya binta rasuli Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ نَبِىِّ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du Prophète de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya binta nabiyyi Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ حَبيبِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du bien – aimé de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya binta habibi Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ خَليلِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille de l’ami de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya binta khalili Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ صَفىِّ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du choisi de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya binta saffiyi Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ اَمينِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du probe de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya binta amini Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ خَيْرِ خَلْقِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du meilleur parmi les créatures de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya binta khayri khalqi Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ اَفْضَلِ اَنْبِياءِ اللهِ وَرُسُلِهِ وَمَلائِكَتِهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du plus distingué parmi les Prophètes, les Messagers et les anges de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya binta afdali anbiya-illah wa rusulihi wa mala’ikatih,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ خَيْرِ الْبَرِّيَةِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du meilleur de la création !

Asalamu ‘alayki ya binta khayri al-bariyat,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا سِيِّدَةَ نِساءِ الْعالَمينَ مِنَ الاَْوَّلينَ وَالاْخِرينَ،

Que la paix soit sur toi, ô maîtresse des femmes des mondes des premières aux dernières !

Asalamu ‘alayki ya sayidata nisa-il-‘alamina minal-awwalina wal-akhirin,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا زَوْجَةَ وَلِيِّ اللهِ وَخَيْرِ الْخَلْقِ بَعْدَ رَسُولِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô épouse de l’allié de Dieu, la meilleure de Ses créatures après le Messager de Dieu !

Asalamu ‘alayki ya zawjata walliyi Allah wa khayri al-khalqi ba’da rasýli Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا اُمَّ الْحَسَنِ وَالْحُسَيْنِ سَيِّدَىْ شَبابِ اَهْلِ الْجَنَّةِ،

Que la paix soit sur toi, ô mère de Hassan et Hossein, les Maîtres des jeunes du Paradis !

Asalamu ‘alayki ya umma al-Hassani wal-Hussein sayyiday chababi ahli al-janat,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ اَيَّتُهَا الصِّدّيقَةُ الشَّهيدَةُ،

Que la paix soit sur toi, ô toi la véridique martyre !

Asalamu ‘alayki ayyatuha assiddiqatu achchahida,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ اَيَّتُهَا الرَّضِيَّةُ الْمَرْضِيَّةُ،

Que la paix soit sur toi, ô toi la satisfaite satisfaisante !

Asalamu ‘alayki ayyatuha radiyatu al-mardiya,

اَلسـَّلامُ عـَلَيْكِ اَيَّتـُهَا الْفاضِلـَةُ الزَّكِيـَّةُ،

Que la paix soit sur toi, ô toi la vertueuse intègre !

A salamu ‘alayki ayyatuha al-fadilatu zakiya,

اَلسـَّلامُ عـَلَيْكِ اَيَّتـُهَا الْحَوْراءُ الاِْنْسِيَّةُ،

Que la paix soit sur toi, ô houri humaine !

A salamu ‘alayki ayyatuha al-…awra’u al-insiya,

اَلسـَّلامُ عَلَيْكِ اَيَّتُهَا التَّقِيَّةُ النَّقِيَّةُ،

Que la paix soit sur toi, ô pieuse pure !

A salamu ‘alayki ayyatuha taqiyyatu naqiya,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ اَيَّتُهَا الُْمحَدَّثَةُ الْعَليمَةُ،

Que la paix soit sur toi, ô interlocutrice savante !

A salamu ‘alayki ayyatuha al-muhadathatu al-‘alima,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ اَيَّتُهَا الْمَظْلُومَةُ الْمَغْصُوبَةُ،

Que la paix soit sur toi, ô opprimée et outragée !

A salamu ‘alayki ayyatuha al-mathlumatu al-marsoba,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ اَيَّتُهَا الْمُضْطَهَدَةُ الْمَقْهُورَةُ،

Que la paix soit sur toi, ô persécutée et réprimée !

A salamu ‘alayki ayyatuha al-mudtahadatu al-maqhura,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا فاطِمَةُ بِنْتَ رَسُولِ اللهِ

Que la paix soit sur toi, ô Fatima fille du Messager de Dieu,

A salamu ‘alayki ya Fatimatu binta rasuli Allah,

وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكاتُهُ،

Ainsi que la miséricorde de Dieu et ses bénédictions.

Wa rahmatu Allahi wa barakatuhu,

صَلَّى اللهُ عَلَيْكِ وَعَلى رُوحِكِ وَبَدَنِكِ،

Que les prières de Dieu soient sur toi sur ton âme et sur ton corps.

salla Allahu ‘alayki wa ‘ala ruhiki wa badaniki,

اَشْهَدُ اَنَّكِ مَضَيْتِ عَلى بَيِّنَة مِنْ رَبِّكِ،

J’atteste que tu as persévéré avec clairvoyance de ton Seigneur,

achhadu annaki madayti ‘ala bayinatin min rabbiki,

وَاَنَّ مَنْ سَرَّكِ فَقَدْ سَرَّ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ

Certes, ce qui te réjouis aurait réjoui le Messager de Dieu, que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille,

Wa-anna man sarraki faqad sarra rasula Allah, salla Allahu ‘alayhi wa alih,

وَمَنْ جَفاكِ فَقَدْ جَفا رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ،

Ce qui t’offense aurait offensé le Messager de Dieu, que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille,

Wa-man jafaki faqad jafa rasula Allah, salla Allahu ‘alayhi wa alih,

وَمَنْ آذاكِ فَقَدْ آذى رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ،

Ce qui te nuit aurait nui au Messager de Dieu, que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille,

Wa-man athaki faqad atha rasula Allah, salla Allahu ‘alayhhi wa alih,

وَمَنْ وَصَلَكِ فَقَدْ وَصَلَ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ،

Celui qui se rapproche de toi se serait rapproché du Messager de Dieu, que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille,

Wa-man wasalaki faqad wasala rasula Allah, salla Allahu ‘alayhhi wa ælih,

وَمَنْ قَطَعَكِ فَقَدْ قَطَعَ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ

Celui qui rompt avec toi aurait rompu avec le Messager de Dieu, que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille,

Wa-man qata’aki faqad qata’a rasula Allah, salla Allahu ‘alayhhi wa alih

لاَِنَّكِ بِضْعَةٌ مِنْهُ وَرُوحُهُ الَّذي بَيْنَ جَنْبَيْهِ،

Car tu es ne partie de lui, son âme qui est dans ses flancs,

Li-annaki bid’atun minhu, wa ruhuhu al-lathi bayna janbayh,

اُشْهِدُ اللهَ وَرُسُلَهُ وَمَلائِكَتَهُ

Je témoigne devant Dieu et Son Messager ainsi que ses anges,

Uchhidu Allaha wa rusulahu wa mala’ikatahu,

اَنّي راض عَمَّنْ رَضَيتِ عَنْهُ،

Que je suis satisfait de ceux envers qui tu es satisfaite,

Anni radin ‘amman radiyti ‘anh,

ساخِطٌ عَلى مَنْ سَخِطْتِ عَلَيْهِ

Je suis outré de ceux envers qui tu es outrée,

sakhitun ‘ala man sakhitti ‘alayh,

مُتَبَرِّىءٌ مِمَّنْ تَبَرَّأْتِ مِنْهُ،

Je désavoue ceux que tu as désavoués,

Mutabari’un miman tabara’ti minh,

مُوال لِمَنْ والَيْتِ، مُعاد لِمَنْ عادِيْتِ،

Allié de ceux qui te sont alliés, Ennemi de celui qui t’est hostile,

Muwalin liman walayti, Mu’adin liman ‘adayti,

مُبْغِضٌ لِمَنْ اَبْغَضْتِ مُحِبٌّ لِمَنْ اَحْبَبْتِ،

Je hais ceux que tu hais, J’aime ceux que tu aimes,

mubridun liman abradti, muhibun liman ahbabti,

وَكَفى بِاللهِ شَهيداً وَحَسيباً وَجازِياً وَمُثيباً.

Dieu suffit comme témoin et juge, comme compensateur et rétribuant.

Wa kafa bil-Lahi chahidan wa …asiban wa jaziyan wa muthiba.

Puis dire :

« وَصَلَّی اللهُ عَلَیکِ ، وَعَلی أَبِیکِ مُحَمَّد رَسُولِ الله ، وَعَلی بَعلِکِ اَمِیرِ المُؤمِنینَ ، وَعَلی اَبنائِکِ الائِمَةِ الطّاهِرینَ وَسَلّمَ تَسلیماً کَثیراً » .

Puis lire la prière avec 2 genuflexion, ensuit lire l`invocation suivant :

دعا بعد الزیارة

« اَللّهُمَّ اِنّی اَتوَجَّهُ اِلَیکَ بِنَبیِّنا مُحَمَّد وَبِأَهلِ بَیتِهِ صَلَواتُکَ عَلَیهِم ، وَاَسأَلُکَ بِحَقِّکَ العَظیمِ عَلَیهِم الَّذی لایَعلمُ کُنهَهُ سِواکَ ، وَاَسأَلُکَ بِحَقَّ مَنْ حَقُّهُ عِندَکَ عَظیمُ وَبِاَسْمائِکَ الحُسنی اَلَّتی أَمَرتَنی أَن اَدْعُوَکَ بِها ، وَاَسألُکَ بِاسْمِکَ الاَعظَمِ الَّذی اَمَرتَ بِهِ اِبراهِیمَ عَلَیهِ السَّلامُ أَن یَدعُوَ بِهِ الطَّیرَ فَأَجابَتهُ ، وَبِاسمِکَ العَظیمِ الَّذی قُلتَ لِلنّارِ کُونی بَرداً وَسَلاماً عَلی اِبراهِیمَ فَکانَتْ بَرْداً ، وَبِأَحَبِّ الاَسماءِ إلَیْکَ وَأَشرَفِها وَأَعظَمِها لَدَیکَ وَأَسرَعِها إِجابَةً وَأَنجَحِها طَلِبَةً وَبِما أَنتَ اَهلُهُ وَمُستَحِقُّهُ وَمُستَوجِبُهُ ، وَأَتَوسَّلُ اِلَیکَ وَأَرغَبُ اِلَیکَ وَأَتَضَرَّعُ وَأَلِحُّ عَلَیکَ ، وَاَسأَلُکَ بِکُتُبِکَ الَّتی أَنزَلتَها عَلی اَنبِیائِکَ وَرُسُولِکَ صَلَواتُکَ عَلَیهِم مِنَ التوراةِ وَالانجِیلِ وَالزَّبورِ وَالقُرآنِ العَظیمِ ، فأنَّ فیها اسمُکَ الاَعظَمِ وَبِما فیها مِنْ أَسْمائِکَ العُظمی ، اَن تُصلِّیَ عَلی مُحَمِّد وَآلِ مُحَمَّد ، وَاَنْ تُفَّرِجَ عَنْ آلِ مُحَمَّد وَشیعَتِهِم وَمُحبِّیهِم وَعَنّی ، وَتَفتَحَ أَبوابَ السَّماءِ لِدُعائی وَترفَعَهُ فی عِلییِّن ، وَتَأذَنَ لی فی هذا الیومِ وَفی هذهِ السَّاعَةِ بِفَرَجی وَاِعطاءِ اَمَلی وَسُؤلی فِی الدُّنیا وَالاخِرَةِ ، یامَن لایَعْلَمُ أَحَدٌ کَیفَ هُوَ وَقُدرَتَه إِلاّ هُوَ ، یامَنْ سَدَّ الهَواءَ بالسَّماءِ ، وَکَبِسَ الاَرضَ عَلی الماء ، وَاْختارَ لِنَفسِه أحسَنَ الاَسماءَ ، یامَنْ سَمّی نَفسَهُ بالاسِمِ الَّذی تُقضی به حاجَةُ مَنْ یَدعُوهُ ، اَسْأَلُکَ بِحَقِّ ذلِکَ الاِسمِ فَلا شَفیعَ أَقوی لی مِنهُ اَن تُصَلِّی عَلی مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّد ، وَانْ تَقضیَ لی حَوائِجی وَتُسْمِعَ بِمُحَمَّد وَعَلی وَفاطِمَةَ وَالحَسَنِ وَالحُسَینِ وَعَلیِّ بنِ الحُسَینِ وَمُحَمَّدِ بنِ عَلیّ وَجَعْفَرِ بنِ مُحَمَّد وَمُوسی بنِ جَعفَر وَعَلیّ بنِ مُوسَی وَمُحَمَّد بنِ عَلیّ وَعَلیّ بنِ مُحَمَّد وَالحَسَنِ بنِ عَلیّ وَالحُجَّةِ المُنتَظَرِ لاذْنِکَ صَلَواتُکَ وَ سَلامُکَ وَ رَحْمَتُکَ وَ بَرَکاتُکَ عَلَیْهِمْ صَوتِی لِیَشفَعُوا لی اِلَیکَ وَتُشَفِّعَهمْ فیَّ ، وَلا تَرُدَّنی خائِباً بِحَقِّ لااِلهَ اِلاّ أَنْتَ »

*********

La second Ziyarah :

يا مُمْتَحَنَةُ امْتَحَنَكِ اللهُ الَّذي خَلَقَكِ قَبْلَ اَنْ يَخْلُقَكِ،

O Eprouvée devant Dieu, qui t’as créée avant même que tu existes !

Ya mumtahana imtahanaki Allahu alladhi khalaqaki qabla an yakhluqaki,

فوَجَدَكِ لِمَا امْتَحَنَكِ صابِرَةً،

Il t’a trouvé patiente lorsqu’ Il t’a éprouvée,

Fawajadaki lima imtahanaki sabirat,

وَزَعَمْنا اَنّا لَكِ اَوْلِياءُ وَمُصَدِّقُونَ

Nous avons prétendu être pour toi alliés et fidèles,

Wa za’amna anna laki awliya’a wa mussaddiqun,

وَصابِرُونَ لِكُلِّ ما اَتانا بِهِ اَبُوكِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ

Endurants devant ce que ton père a transmis, Que les prières de Dieu soient sur lui et ses proches,

Wa sabiruna likulli ma atana bihi abuki, salla Allahu a’alayhi wa alih,

وَاَتى بِهِ وَصِيُّهُ

Et qu’il a transmis à son mandataire,

Wa ata bihi wasiyuh,

فَاِنّا نَسْأَلُكِ اِنْ كُنّا صَدَّقْناكِ

Nous te demandons si nous sommes réellement tes fidèles,

Fa-inna nas’aluki ine kunna saddaqnaki,

إلاّ اَلْحَقْتِنا بِتَصْديقِنا لَهُما

De nous agréer à notre assentiment pour eux,

Illa alhaqtina bitasdiqina lahuma,

لِنُبَشِّرَ اَنْفُسَنا بِاَنّا قَدْ طَهُرْنا بِوَلايَتِكِ.

Afin d’annoncer à nous-même que nous avons été purifiés grâce à ton allégeance.

Li-nubachchira anfusana bi-anna qad tahurna bi-wilayatiki.

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ رَسُولِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du Messager de Dieu !

A salamu ‘alayki ya binta rasuli Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ نَبِىِّ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du Prophète de Dieu !

A salamu ‘alayki ya binta nabiyyi Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ حَبيبِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du bien – aimé de Dieu !

A salamu ‘alayki ya binta habibi Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ خَليلِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille de l’ami de Dieu !

A salamu ‘alayki ya binta khalili Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ اَمينِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du probe de Dieu !

A salamu ‘alayki ya binta amini Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكِ يا بِنْتَ خَيْرِ خَلْقِ اللهِ،

Que la paix soit sur toi, ô fille du meilleur parmi les créatures de Dieu !

A salamu ‘alayki ya binta khayri khalqi Allah,

اُشْهِدُ اللهَ وَرُسُلَهُ وَمَلائِكَتَهُ

Je témoigne devant Dieu et Son Messager ainsi que ses anges,

Uchhidu Allaha wa rusulahu wa mala’ikatahu,

اَنّي راض عَمَّنْ رَضَيتِ عَنْهُ،

Que je suis satisfait de ceux envers qui tu es satisfaite,

Anni radin ‘amman radiyti ‘anh,

ساخِطٌ عَلى مَنْ سَخِطْتِ عَلَيْهِ

Je suis outré de ceux envers qui tu es outrée,

sakhitun ‘ala man sakhitti ‘alayh,

مُتَبَرِّىءٌ مِمَّنْ تَبَرَّأْتِ مِنْهُ،

Je désavoue ceux que tu as désavoués,

Mutabari’un miman tabara’ti minh,

مُوال لِمَنْ والَيْتِ، مُعاد لِمَنْ عادِيْتِ،

Allié de ceux qui te sont alliés, Ennemi de celui qui t’est hostile,

Muwalin liman walayti, Mu’adin liman ‘adayti,

مُبْغِضٌ لِمَنْ اَبْغَضْتِ مُحِبٌّ لِمَنْ اَحْبَبْتِ،

Je hais ceux que tu hais, J’aime ceux que tu aimes,

mubridun liman abradti, muhibun liman ahbabti,

وَكَفى بِاللهِ شَهيداً وَحَسيباً وَجازِياً وَمُثيباً.

Dieu suffit comme témoin et juge, comme compensateur et rétribuant.

Wa kafa bil-Lahi chahidan wa …asiban wa jaziyan wa muthiba.

Puis faire la prière avec 2 génuflexion et dédier son Ajre(ثواب) a l`âme pure de Fatima-Zahra as, ensuite dire salawat:

اللهم صل علی محمدوآل محمد

http://www.hajij.com/fr/hadj/holy-places/item/2454-la-visite-ziyarah-a-fatimah-az-zahra-as-a-medine

Naissance et enfance de L’imam Hassan

Naissance et enfance de L’imam Hassan

Il est né le mardi 15 Ramadhan 3 ans après l’Hégire. Le Prophète (S.W.A.) lui donna le nom de Hassan rapporté de Allah par l’ange Gabriel. Le Prophète dit à l’Imam Ali (a.s.): « Oh Ali! Tu es pour moi ce que Hàroune était pour Moïse. Le Prophète Hàroune avait 2 enfants appelés Shabbar et Shabbir. La traduction de Shabbar en arabe est Hassan. »

Imam Hassan fut le premier petit-fils du Prophète (S.W.A.) et à la nouvelle de sa naissance le Prophète a sourit montrant ses dents (une des rares occasions de son bonheur intense).

Le 7ème jour on a accompli l’aqikà et ce fut le premier Akikà en Islam. Le Prophète organisa un festin pour les gens de Madinà.

Il est né l’année où les batailles ont eu lieu et par conséquent il a ouvert les yeux dans un environnement de Djihàd.

Une fois quand Imam avait seulement 14 mois Abou Soufyàne est venu voir Imam Ali pour lui demender d’interceder auprès du Prophète en son nom. Comme Imam Ali refusait, voyant le jeune Imam, Abou Soufyàne a donné le Wàsstà de Imam Hassan. Alors Imam Ali lui a dit de s’adresser directement à Imam Hassan. Celui-ci saisi Abou Soufyàne par le nez en lui disant: « d’abord dit du fond de ton coeur Là élàhà illallàh puis j’intercèderais en ta faveur auprès du Prophète. »

Il était l’image parfaite du Prophète et avait l’habitude d’écouter attentivement ses sermonts et ensuite de relater touts les Koutbà du Prophète (a.s.) à sa mère même à l’age de 4 – 5 ans. Une fois  Fatimà le raporta à l’Imam Ali (a.s.), qui dit qu’il souhaitait aussi écouter son fils. Une fois il vint à la maison et s’est installé où Imam Hassan ne pouvait le voir. Quand Imam Hassan est arrivé et a commencé à relater ce que le Prophète avait dit, il s’est senti géné et ne pouvait commencer. Il dit à sa mère: « je sens comme la présence de mon père dans la maison et je ne peux continuer. »

A la mort de Prophète, Imam Hassan avait 8 – 9 ans. Quand Abu Bakr monta sur le chaire pour délivrer son premier sermont, l’Imam entra dans la mosquée et lui dit de manière répétitive: « inzil- descend de la place de mon père. » Abou Bakr fut obligé d’accepter et dit: « oui c’est la place de ton père. »

Ce fut une enfance traumatisante, eu égard à l’injustice faite envers ses parents (la chute de la porte sur Fatima (a.s.) entraina la mort de Moshine (a.s.); la confiscation de Fadak.

Tout était fait pour inciter Imam Ali à faire un faux pas et de donner un prétexte aux Califes pour le tuer.

Imam Hassan et Houssen avaient une année de différence et ont grandis ensemble avec le même principe et le même but.

Le Prophète a dit : «Celui qui aime al-Hassan et al-Hussayn m’aura aimé, et celui qui les déteste m’aura détesté»  Cité par Ibn Kathîr dans Istich-hâd al-Hussayn

L’Amour du Prophète pour al-Hassan

Si la naissance d’al-Hassan et avant elle le mariage de ses parents étaient deux occasions pour le Prophète de fixer à travers les êtres les plus aimés de son coeur, des Traditions à la Ummah, l’amour qu’il continuera d’exprimer à l’égard de son petit-fils pendant les quelques années qu’il lui restait à vivre, lui permettra de tracer aux Musulmans beaucoup d’autres lignes de conduite et d’apporter à ce dernier (al-Hassan) les premiers éléments indispensables à l’équilibre de la personnalité.

En effet, le tendre baiser et la douce étreinte dont le grand-père a couvé le nouveau-né le jour de sa naissance inaugura une période de plus de sept ans au cours de laquelle le Prophète ne manquera aucune occasion d’entourer al-Hassan de son amour, de ses bons soins, de sa tendresse, de ses caresses et de toutes sortes de marques d’affection.

Cet amour et cette affection du Messager pour le premier descendant de la «Maison du Message» étaient devenus d’autant plus de notoriété publique qu’ils contrastaient avec l’attitude généralement assez distante d’un père envers son enfant dans les milieux bédouins de l’époque.

Ainsi, un jour, un bédouin voyant le Prophète embrasser, étreindre et renifler* le petit al-Hassan, dit à son adresse: «Moi aussi j’ai un fils ! Mais je ne l’ai jamais embrassé». Le Messager, indigné de cette réflexion, répondit: «Ce n’est pas ma faute si Dieu a ôté la miséricorde de ton coeur».**

* Ibn Kathîr, citant Anas Ibn Mâlik, écrit dans Istich-hâd al-Hussayn, p. 138: «Le Prophète disait: Apportez-moi mes deux fils (al-Hassan et al-Hussayn). Puis il les reniflait et les étreignait».

** Selon al-Wasâ’il, citant l’Imam al-Çâdiq: Lorsqu’un homme dit au Prophète: «Je n’ai jamais embrassé l’un de mes enfants», le Prophète dit après son départ: «Pour moi, cet homme est au nombre des habitants de l’Enfer». Chap. 90, Hadith 2.

On dirait que chaque fois que le Prophète laissait déborder ses sentiments d’affection envers son petit-fils devant les visiteurs ou les Compagnons, il tenait à faire passer un message ou un enseignement aux Musulmans. Les exemples suivants confirment l’exemple précédent à cet égard:

Selon Abou Hurayrah cité par l’imam Ahmad :

Un jour le Prophète (Ç) est venu nous accueillir en portant al-Hassan et al-Hussayn chacun sur une épaule, et en les embrassant alternativement. Lorsqu’il arriva à notre niveau, un homme lui dit: «Par Dieu, tu les aimes vraiment, Ô Messager de Dieu!» Le Prophète répondit: «Celui qui les aime m’aura aimé et celui qui les déteste m’aura détesté».

Cité par Ibn Kathîr, »Istich-hâd al-Hussayn », p. 138

Selon al-Barâ’ (cité par al-Bukhâri et Muslim): «J’ai vu le Messager de Dieu porter al-Hassan sur son épaule en disant: Ô mon Dieu! Je l’aime, aime-le donc».

Al-Imam al-Hassan Ibn ‘Alî, « Dâr al-Tawhid », op.cit., p.19

Selon Osâmah Ibn Zayd, cité par al-Tarmathi : «J’ai vu le Messager de Dieu porter al-Hassan et al-Hussayn sur ses hanches en disant: Ce sont mes deux fils et les deux fils de ma fille je les aime! Aime-les donc et aime ceux qui les aiment!».

Cité par M. J. Fadhlullâh, op. cit., p. 17.

Comme on le voit à travers ces témoignages et les témoignages qui suivent, le Prophète aimait tellement al-Hassan qu’il ne pouvait pas résister à l’envie de se prêter à des jeux d’enfant avec lui ou à le faire jouer même en présence de personnes étrangères au cercle familial.

«Je le protège par les mots divins parfaits contre tout Satan, tout oiseau de malheur et tout mauvais oeil».

Cité par Al-Hassan Ibn ‘Alî…, Kâmel Sulayman, Dâr al-Kitâb al-Lubnâni, 1979.

Ya’lâ Ibn Marrah témoigne à cet égard : «Un jour nous sommes sortis avec le Prophète pour nous rendre à une invitation. Chemin faisant, le Prophète (Ç) apercevant al-Hassan en train de jouer, accourut vers lui devant tout le monde, ouvrit ses bras, laissant l’enfant passer tantôt par ci tantôt par là, s’amusant avec lui et le faisant rire. Il finit par l’attraper, posant l’une de ses mains sur son cou l’autre sur sa tête. Puis l’étreignant et l’embrassant, il dit : Hassan est de moi et je suis de lui. Dieu aimera celui qui aura aimé al-Hassan».

Al-Imam al-Hassan, Dâr al-Tawhîd, op. cit., p. 20, citant plusieurs chaînes (voir note 24)

Incidents :

Un homme de Syrie est arrivé à Madinà et a commencé à médire l’Imam. Celui-ci lui a dit que comme il venait de faire un long voyage il le proposait à manger et à dormir chez lui. L’homme réalisa que la personnalité de l’Imam était honnorable. L’homme dit à l’Imam que quand je suis arrivé à Madinà j’étais votre pire ennemi et maintenant je vous quitte étant votre meilleur partisan et admirateur.

A chaque fois que l’Imam se préparait à faire ses ablutions, il tremblait et son visage devenait pâle. Quand on le lui demanda, il dit: « ne savez vous pas que je suis debout devant mon Créateur? »

Il avait l’habitude de distribuer tout ses biens dans la voies d’Allah. Quand il récitait le Coran et lisait un verset commençant par: « Ô vous qui croyez… » il répondait immédiatement : « Labaik allàhoummà labaik (je suis là, Ô Allah je suis là). »

Une fois quand un de ses servants a laissé tomber un aliment brûlant sur lui, l’Imam a récité le verset du Kour’àne (Souraté Alé Imràne 3:134): « et ceux qui maîtrise la colère…(l’Imam sourit, pas de colère) et pardonne l’homme…(l’Imam l’a pardonné) et Allah aime les bonnes actions (l’Imam a libéré l’esclave). »

Hassan ibn Yassar (Bashari) était une personne sainte de l’Islam et un homme de sagesse (21 A.H. à 110 A.H.-de l’Imam Ali à l’Imam Sàdiq). Il ne croyait pas que l’homme avait le libre choix. Un jour sa pensée a changé et il a ecrit à l’Imam Hassan: « Bismillàhir Rahmànir Rahim. Ô fils de Hàchim, Ô fils de Ali, vous étes l’arche de Noé. Celui qui y monte est sauvé et celui qui le laisse est noyé. Que pensez vous des actions de l’homme. Sont elles par Allah ou par nous même? » L’Imam a repondu: « Ô Hassan ibn Yassar, souviens toi! Ces mains, ces pieds, cette langue et ce corps vous ont été attribués par Allah. Il vous a munit et vous a rendu son gérant pour user de cet equipement pour ses propres usages particuliers. » Allah est le propriétaire et l’homme est le détenteur.

Son apparence :

Shaik Mohammad Moughniyàh dans son livre « AL Shià wal hakimoune » cite que Ahmad ibn Abdoullàh écrit: « la teinte de l’Imam Hassan était blanche mélangé a du rouge. Ses yeux étaient très noirs et son visage n’était pas charnu. Sa barbe était garnie. Ses cheveux tombaient jusqu’a ses oreilles. Il avait des épaules larges, une stature moyenne, un visage beau, les cheveux bouclés et un bon physique. Personne ne ressemblait au prophète plus qu’Imam Hassan. »

Jusqu’à 40 A.H. (martyre de Imam Ali)

Imam Hassan dans sa jeunesse a vu durant le règne des 3 premiers Califs une volonté constante d’accaparer les droits de son père. Les Khoumss étaient désormais payés aux Califs. Ceux qui connaissaient Imam Ali étaient mutés loin à Rome, Palestine et Iran pour combattre. Les Califs s’assuraient continuellement que personne à Madinà ne découvre la bravoure et les droits de l’Imam Ali.

Des héros étaient crées comme Khàlid ibné Wàlid pour minimiser l’héroïsme de l’Imam Ali. Dans la bataille de Yamàmà 17 de ceux qui étaient présents à Badr, parmi lesquels étaient également ceux qui avaient mémorisés le Coran entièrement (Hàfiz-é-Couràne) furent tués.

Quand l’Imam Ali a assumé la Califàte en 34 A.H. les batailles de Jamal, çiffine, Nahrawànne eurent lieus. Imam Hassan était le porte drapeau (Alamdàr) dans toute ces batailles et a contribué une part importante dans les victoires. Par exemple avant la bataille de çiffine les gens de Bassràh étaient contre l’Imam Ali. Celui-ci envoya Imam Hassan qui dans quelques jours ralia une grande proportion des gens pour combattre a coté de l’Imam Ali.

Durant son retour l’Imam Ali a écrit une lettre de profonde réflexion à l’attention d’Imam Hassan (Se référer au khoutbà N°31 de Nàhj el Balàghà).

40 A.H.

L’Imam Ali fut martyrisé le 21Ramazàne de 40 A.H., l’Imam Hassan et Houssen après l’avoir inhumé sont allés directement à Masdjidé Koufà avant de rentrer à la maison. Là l’Imam Hassan délivra son premier Koutbà après la mort de son père. Abdoullàh ibn Al-Abbàs s’éleva et accepta l’allégence, suites auxquels tout les présents le suivirent dans l’allégeance. Cependant, quand l’Imam les demanda d’accomplir le Djihàd, ils quittèrent sa compagnie et préférèrent les promesses de richesses de Moawiyà. Ils écrivirent à Moawiyà en nombre pour lui rapporter que l’Imam Hassan leur demandait de se battre contre lui et que si Moawiyà le voulait ils pouraient capturer l’Imam et l’envoyer vers lui. Moawiyà envoya toutes ces lettres (environs 4 à 5 chamaux) à l’Imam Hassan.

Moawiyà préparait une armée et avec 60 000 hommes se dirigea vers Iraq. L’Imam était contraint à se préparer à la guerre mais ceux à joindre son armée étaient peu et ceux qui le faisait succombaient à la corruption de Moawiyà. Le 21 Ramazàne 40 000 avaient accepté l’allégence mais 4 mois plus tard il ne réstait plus que 10 à 12 Personnes. Moawiyà a décrété l’indépendance. L’Imam Hassan voyant la « couleur » de ses soit disant supporteurs a délivré un serment leur disant que ceux qui avaient changés de coté pour aller vers Moawiyà le regretteraient et leur supplication (towbà) ne serait jamais accepté par Allah.

Moawiyà a proposé un traité mais Imam Hassan y a stipulé des conditions. Il n’y avait pas de question de compromis du Califàte ou de l’Imamat comme cela a été ordonné par Allah.

L’Imâm al-Hassan (p), était-il pacifique ?

Avant de nous pencher sur la question de la paix conclue par l’Imâm al-Hassan (p) avec Mu‘âwiya, il convient de signaler que les gens peuvent penser que al-Hassan (p) était un homme pacifique dont la personnalité ne connaissait pas le sens du défi. Certains peuvent même aller plus loin en disant -malheur à eux pour ce qu’ils disent- qu’il était faible de personnalité. Ceux-là ont parait-il étudié la question de la paix conclue par lui et non pas la question des évènements qui ont précédé la conclusion de cette paix.

Nous appellons tous les chercheurs à faire connaissance de la personnalité de l’Imâm al-Hassan (p), de la puissance dans tout son être et de la fierté islamique qui animait toute sa raison.

En lisant les correspondances de l’Imâm al-Hassan (p) avec Mu‘âwiya, et en les comparant aux correspondances de l’Imâm ‘Alî (p) avec ce même Mu‘âwiya, nous ne trouvons aucune différence entre les paroles de l’Imâm al-Hassan (p) et celles de l’Imâm ‘Alî (p) quant à la force et la responsabilité, à la conscience et l’attachement au Message et à l’esprit de défi et de fierté islamique. Cela nous fait découvrir dans la personnalité de l’Imâm al-Hassan (p) celle de la force par la vérité, celle du défi face à l’erreur et celle qui sait comment utiliser la manière violente dans la discussion, sans pour autant s’écarter de la ligne islamique car, ordinairement, l’homme pris de violence oublie généralement le calme et la sérénité dans sa conduite.

Vous constaterez que l’Imâm al-Hassan (p) suivait la voie de la violence dans ses attitudes tout en restant responsable dans ses paroles. Vous ne constaterez aucun état affectif révélant une éventuelle faiblesse de l’Imâm al-Hassan (p). Il n’était pas pacifique dans le sens de cet état psychologique qui caractérise les personnes pacifiques qui n’aiment pas s’engager sur le terrain du conflit.

Nous savons que l’imâm al-Hassan (p) s’est engagé fortement sur le terrain du conflit. Il a tout fait pour continuer, au service de la cause du vrai, ce que son père, l’Imâm ‘Alî, avait commencé. Mais, le problème représenté par l’abattement de l’armée de l’Imâm ‘Alî (p) vers la fin de ses jours, a frappé beaucoup plus durement l’armée de l’Imâm al-Hassan (p).

La nature de l’armée de l’Imâm al-Hassan (p)

Une partie de l’armée de l’Imâm al-Hassan (p) était constituée de ces Kharijites qui l’ont suivi non parce qu’ils l’aimaient et épousaient sa cause, mais parce qu’ils voulaient combattre Mu‘âwiya de n’importe quel moyen et sous la direction de n’importe quel chef. Il y avait aussi une partie qui a rejoint cette armée pour les butins, et une partie qui était animée par le fanatisme de leurs tribus et de leurs chefs de tribus, ces chefs qui n’étaient attirés que par l’argent et la notoriété, et qui étaient prêts à corrompre l’armée de l’Imâm (p).

Cette armée comprenait aussi certains chefs et individus parmi les proches parents de l’Imâm al-Hassan (p) qui, ayant reçu de l’argent envoyé par Mu‘âwiya, ont fui abandonnant l’armée sans direction. Nombreux sont ceux qui ont envoyé des lettres à Mu‘âwiya lui proposant de lui livrer l’Imâm al-Hassan (p) mort ou vif. De son côté, Mu‘âwiya leur envoyait des lettres et il était au courant de leur tentative de l’assassiner.

Pour l’Imâm al-Hassan (p), les circonstances n’étaient pas semblables à celles de l’Imâm al-Hussein (p). L’étape était différente tout autant que la nature de l’armée et le climat général n’était pas favorable à une action semblable à celle qu’entreprendra l’Imâm al-Hussein (p), car l’opposition n’avait aucune chance de réussir. L’imâm al-Hassan (p) voulait donner à l’opposition une chance de rester là pour ouvrir la conscience de la Nation à la vérité et au droit. Pour cette raison, la paix conclue par l’Imâm al-Hassan (p) avec Mu‘âwiya n’était pas une reconnaissance de la légalité de Mu‘âwiya. Elle était plutôt un geste entrepris par l’Imâm al-Hassan (p) après une étude réfléchie de toutes les donnes de la situation, à travers les données de l’étape, de la nature de son armée et des conséquences qui, si l’Imâm avait opté pour la guerre, auraient nui à la cause au lieu de la servir.

Nous savons que lorsque une personne veut mener une opération martyre ou quelque chose du genre, il est indispensable de penser tout d’abord aux conséquences positives de cette opération. Car si les conséquences sont négatives, l’opération serait alors contraire au message et à la cause.

C’est dans ce sens qu’on a dit que la révolution de al-Hussein (p) était un écho de celle de la paix conclue par l’Imâm al-Hassan (p). Nous nous opposons à ceux qui disent qu’il existe une voie hassanite qui serait pacifique et une voie husseinite qui serait révolutionnaire. En vérité, la voie hassanite est une voie husseinite empruntée au temps de al-Hassan et la voie husseinite est une voie hassanite empruntée au temps de al-Hussein. Les deux voies ont une seule source et leur point de départ est le même.

Nous savons aussi que l’action de l’homme porteur du Message doit prendre en considération les conditions objectives pour opter pour la paix par-ci ou pour la guerre par-là, en fonction des conditions, car la guerre a des conséquences positives ou négatives et la paix a des conséquences positives ou négatives.

Traité de paix

Ceci est le traité entre Moawiyà-fils d’Abou Soufyàne et Hassan-fils de Ali.

1-que Moawiyà réspèctera les précèptes du Coran et la Sounnah du Saint Prophète.

2-que les musulmans de l’empire islamique (Syrie, Iraq, Hédjàz, Yemen, Egypte…) vivront en paix et seront protégés contre les pérsécutions.

3-Moawiyà ne désignera aucun successeur.

4-les amis, les compagnons et les partisans de l’Imam Ali et toute leur famille seront protégés contre toute peur et vivront en paix.

5-que Moawiyà s’engage en tout cas à ne pas faire du mal, menacer ou comploter (secrètement ou non) contre Imam Hassan et Imam Houssen.

6-que Moawiyà n’enverrai pas « lànate » (malédiction) à l’Imam Ali dans le kounout, prière du vendredi,…etc.

Moawiyà a tout accepté sauf l’article 6. Devant son entêtement, l’Imam Hassan a dicté qu’au moins les malédictions ne soient prononcées en présence de l’Imam Hassan et Houssen. Moawiyà a donné sa parole à Imam Hassan qu’il réspècterait toute les conditions mais lorsque Mu’âwiyeh entra à Kûfa après l’accord de réconciliation, il tint un discours à l’adresse des Kufites dans lequel il dit notamment:

«… Je ne vous ai pas combattus pour que vous priez, fassiez le jeûne ou accomplissiez le pèlerinage …. Je sais que vous le faites de vous-mêmes. Je vous ai combattus pour vous gouverner… malgré vous. Certes, j’ai fait des promesses à al-Hassan, mais je les foule de mes pieds. Je ne respecterai aucun de mes engagements».

Ibn Abî Hadîd et d’autres. Cité par M. J. Fadhlallah, op.cit., p. 134.

Ainsi Moawiya (Que Dieu le maudit) ne respecta aucuns des engagements

Les avantages du traité de paix

Servir la cause nous permet d’avoir une prise de conscience dans toutes les étapes de notre vie. Etudions donc la question telle qu’elle se pose dans la seule réalité islamique et non pas dans la réalité non islamique. Car lorsqu’il s’agit d’un différend ou d’un conflit sur la scène islamique, l’intérêt islamique supérieur peut être d’opter pour la paix, car la guerre peut faire écrouler le temple au-dessus de tous.

C’est ce que nous nous inspirons de la parole de l’Imâm ‘Alî (p) où il dit : « Je me soumettrai tant que les affaires des Musulmans seront respectées et tant que je serai le seul à être traité injustement ». La paix et la soumission sont dictées par l’intérêt supérieur des Musulmans, et non pas par l’état psychologique de l’homme.

De ce fait, nous remarquons que, pour réformer la réalité islamique, il est parfois indispensable pour l’homme d’avoir recours à la violence et de se révolter quant la révolution s’impose comme la seule solution qui préserve l’intérêt islamique supérieur.

Le traité de l’imam Al Hassan peut etre comparé comme le traité de Hudaybiyya que le Messager de Dieu (P) a accepté pour préserver l’état de paix entre les Musulmans et les polythéistes pour se préparer à la grande conquête qu’était la conquête de la Mecque.

Si le Messager de Dieu (p) avait opté pour la guerre contre Quraysh à cette étape, il n’aurait pas pu conquérir la Mecque. Il a donc conclu une paix intermédiaire où il a fait une concession temporaire et sans importance que du point de vue en rapport avec le moral des Musulmans, pour assurer une grande conquête qui a définitivement mis fin au conflit avec la tribu de Quraysh dans la mesure où cette conquête l’a privée de toute chance de se remettre sur pied.

Pour ce qui est de la paix conclue par l’Imâm al-Hassan (p), elle est une paix qui a eu lieu entre Musulmans et dans l’intérêt des Musulmans qui étaient fatigués par des guerres qui, en raison des diverses complications et difficultés, étaient devenues improductives dans leur réalité. Il voulait aussi préparer le terrain à la révolution de l’Imâm al-Hussein (p). S’il aurait opté pour la guerre à cette étape, il se serait fait tuer avec al-Hussein (p) et tous leurs partisans et on n’aurait plus entendu la voix de la vérité et du droit retentir dans le monde.

Ainsi l’Imam Hassan cherchait à gagner du temps par ce traité pour faire le tabligh. L’atmosphère de haine contre Imam Ali crée par Moawiyà fut changé par l’Imam. En 10 ans de « paix » l’Imam a éffacé ce que Moawiyà et ses prédécésseurs ont fait pendant 50 ans en incitant les gens dès leur enfance à haïr l’Imam Ali. Cela fut prouvé quand les captifs de Karbalà furent promenés dans les villes de Koufà et Shàm.

L’Imam Hassan a utilisé ce temps à préparer les compagnons pour combattre avec Imam houssen. Les partisans de Imam Houssen (lors de la bataille de Karbalà) sont le résultat des efforts de Imam Hassan. Il a crée des gens spécialement solidaire à Imam Houssen (même notre 12è Imam est en train d’attendre de tels volontaires).

Le traité a également prouvé le Koufr de Moawiyà. Il maudissait Imam Ali et sa famille alors que le Prophète a dit: « celui qui maudit Ali me maudit. Celui qui me maudit se déclare Koufr. » Par conséquent Moawiyà s’est déclaré Koufr ouvertement.

Ahlou Sounnah walJamà’a

Un groupe entier de ceux qui étaient neutre ont joins Moawiyà le 25 Rabioul Awwal 41 aprés Hijr. Moawiyà a appelé cette année Sounnatoul Jamà’a. Tout ceux qui ont déclaré allégence à Moawiyà furent appelé Ahlou Sounnah walJamà’a.

Durand les 9 années suivantes Moawiyà a essayé de faire empoisonner l’Imam Hassan à plusieurs reprises pour finalement réussir à la neuvième tentative quand il a envoyé le poison à la femme de l’Imam Hassan appelé Jo’dà. On lui avait promis le mariage avec le fils de Moawiyà et de l’argent.

Mort

Jo’dà, l’une de ces femmes, a mis le poison dans l’eau déstiné à l’Imam Hassan la nuit. Il mourut 3 à 4 jours plus tard le7 saffar de l’an 50 A.H.

Inhumation et Aicha

Le voeux de l’Imam Hassan était d’être enterré près du Prophète (il le dit dans son testament mais rajouta que si cela n’est possible que par l’épée, il ne le souhaiterais pas et voudrais être enterré ailleurs). Furent présent à l’enterrement : Imam Houssen, Abdoullàh ibné Abbas, Abdoullàh ibné Jàffar et Mohammad-é-Hanafia. Comme le cortège funèbre se dirigeait vers la Mosquée du Prophète, Marwàne (Lànatoullàh Alayhi) a informé Aïcha qui s’est précipitée sur une mul vers la mosquée du Prophète pour protester contre l’enterrement de l’Imam. Abdoullàh ibné Jàffar lui dit: « vous êtes venue sur une mul et un chameau (bataille de Jammal), le prochain sera sur un éléphant. Votre droit n’est que le 1/9 du 1/8*. Comment pouvez vous tout réclamer?  » Elle refusa que l’enterrement puisse avoir lieu aux cotés du Prophète et des flèches furent tirées sur le cercueil. L’Imam Houssen a ramené le corps à la maison, il a enlevé les flèches et a redonné un nouveau ghoussl et kaffane. L’Imam Hassan fut ensuite inhumé dans le Jannatoul Baqi près de sa grand-mère paternelle Fàtémà binté Assad.

* Une femme hérite le 1/8 du 2/3 du propriété net de son mari. Aïsha était l’une des 9 femmes. Par conséquent elle hérite du 1/9 du 1/8.

https://lafamilleduprophete.fr.gd/L-h-Imam-Al-Hassan.htm#google_vignette